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Message Publié : 15 Août 2010 17:05 
Ce n'est pas mon livre préféré. D'ailleurs, il ne s'agit pas d'un roman. Toutefois, "La Confusion des sentiments" de Stefan Zweig (1927) est une belle nouvelle appréciée de Freud et pour laquelle j'avais pris quelques notes que voici (que tous ceux qui n'ont pas encore lu cette nouvelle ne lisent pas la suite):

Âgé de soixante ans, un universitaire se souvient d'une séquence de sa vie qui l'a particulièrement marqué et a déterminé sa carrière intellectuelle. Fils de proviseur, le narrateur, Roland, 19 ans, rejetait naturellement les études (« Entouré de livres de tous côtés, je méprisais les livres ») jusqu'au jour où il quitta ses études berlinoises d'Anglais pour partir étudier dans une petite université de province du centre de l'Allemagne. Là, lors d'un séminaire [1], il subit un choc, captivé qu'il était par la passion du discours d'un professeur de philologie (« Jamais je n'avais vu pareille chose, un discours qui était tout extase ») qui se promit au demeurant de l'aider dans ses études. Et de fait, l'étudiant, qui habita bientôt dans la chambre sise juste au-dessus de l'habitation de cet enseignant et de sa femme, se mit à dévorer de nombreux livres (« j'étudiais sans arrêt, sans récréation, presque sans sommeil »), mettant parfois, d'un manque de sommeil criant, sa santé en péril. Les relations devinrent peu à peu plus familières et les visites du jeune homme plus fréquentes. Le professeur, sans amis et dont seul le contact avec ses élèves à l'université le reliait au monde extérieur, avait une femme dont la personnalité était aux antipodes de la sienne: âgée d'environ 35 ans selon le narrateur, sportive, elle détestait la lecture, si bien qu'elle entretenait avec son mari des relations très froides. Un jour, Roland, qui avait découvert que le professeur avait jadis abandonné un projet d'écriture d'une Histoire du Théâtre du Globe, se proposa d'aider l'universitaire dans ce difficile travail: il écrirait ce que le professeur dicterait. Le narrateur devint ainsi un intime du couple, partageant avec celui-ci les repas, mais se rendant rapidement compte qu'à chaque fois qu'il se rapprochait intellectuellement de son maître, celui-ci l'en empêchait, le repoussant. Ainsi, si à la page 82 [2], le professeur pose sa main sur celle de son élève en le remerciant de l'aider à écrire ce livre, et s'il pénètre nuitamment à la page 87 dans la chambre de son élève, toutefois est-ce pour lui expliquer qu'il serait préférable qu'ils ne se tutoient dorénavant plus. Un pas en avant, deux en arrière. D'où la confusion des sentiments qui naquit en Roland, passionné par l'esprit par ce professeur qui ne laissait de le rejeter. Trouvant de l'aide auprès de la femme, qui, elle seule, semblait le comprendre, le narrateur se réfugia dans ses bras (page 106). Il apprend en outre qu'elle n'a pas eu de relation sexuelle avec son maître depuis maintes années. Pris de remords (« je baisai la lèvre qui trahissait l'homme que j'aimais le plus au monde ») d'avoir couché avec mais aussi d'avoir écouté sans riposter les secrets les plus intimes du professeur - qui n'avait pas eu de relation sexuelle avec sa femme depuis de nombreuses années -, Roland prend conscience de sa trahison et prépare ses valises. Dans cette tache, le professeur le surprend et, par le silence de son élèves aux questions qu'il lui pose, comprend qu'il a couché avec sa femme. Pourtant, le courroux et la réprimande ne se font pas entendre. Le professeur ne lui explique-t-il pas qu'il la laisse prendre qui elle désire ? L'épilogue confirme le pressentiment du narrateur de l'existence d'un secret chez son professeur: il avoue ses sentiments amoureux à Roland, visiblement troublé (page 112). Servant de « de paravent pour masquer aux yeux de la société la récidive de son penchant » (page 119), la femme ne pouvait donc qu'être étrangère au professeur qui, lors du temps des adieux, avoue à son élève son amour et l'exprime dans un baiser ultime (pages 125 et 126), « un baiser comme je n'en ai jamais reçu d'une femme, un baiser sauvage et désespéré comme un cri de mort ».
Si durant ce baiser, son « âme s'abandonnait à lui », toutefois Roland, aux sentiments de nouveau confus, répugnait d'embrasser un homme. Roland, formé par ce professeur qui n'avait in fine jamais fait paraître son livre et qui lui avait transmis le goût du savoir, n'en reçut plus jamais aucune nouvelle. Le professeur est mort, vive le professeur.

1: L'équivalent de nos travaux dirigés actuels, où le professeur est beaucoup plus proche de ses élèves que lors d'un cours magistral. D'ailleurs, Zweig avait déjà critiqué l'éloignement du professeur sur sa "chaire surélevée" dans Le Monde d'Hier.
2: Dans la collection "Livre de poche".


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Message Publié : 16 Août 2010 11:31 
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Hérodote
Hérodote

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pour ma part il y en a tellement que je ne sais lequel je prefere, avec un petit faile pour les bienvaillantes de john little, rouge bresil de jean christophe ruffier, le chevalier de saint hermine d'alexandre dumas et l'etoile des mers de joseph o'connor

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patrice


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Message Publié : 21 Oct 2016 14:27 
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Thucydide
Thucydide

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Je viens de parcourir le tableau Excel dans lequel sont répertoriés tous mes livres, voici les romans qui m’ont le plus marqué :

Brunner, John - Tous à Zanzibar
Burroughs, William- Le festin nu
Caldwell, Erskine - La route au tabac
Carr, John Dickson - La chambre ardente
Céline, Louis-Ferdinand - Voyage au bout de la nuit
Dick, Philip Kindred - Ubik
Dostoievski, Fiodor - Les démons
Gary, Romain - La promesse de l'aube
Homère - L'Iliade
Kafka, Franz - Le procès
Montherlant, Henry de - Les jeunes filles
Priest, Christopher - Le monde inverti
Rogers, J.T. - La sinistre main droite
Roth, Philip - Portnoy et son complexe
Silverberg, Robert- L'homme dans le labyrinthe
Simmons, Dan - Hypérion
Verne, Jules - 20000 lieues sous les mers
Villiers de l'Isle-Adam - L'Eve future


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Message Publié : 21 Oct 2016 22:39 
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J'aime beaucoup Philp K. Dick, mais je n'ai pas lu Ubik.
C'est bien, d'après vous. Quel est le thème du récit ?

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Si l'avenir est multiple, le passé est unique. Malgré cela, la réalité historique est parfois difficile à découvrir.


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Message Publié : 22 Oct 2016 22:02 
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Fernand Braudel
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Je ne sais pourquoi , mais je trouve un grand plaisir à lire les œuvres des auteurs qui sont bi-culturels. Je pense à Michel del Castillo, Vladimir Volkoff,Assia Djebar, Jorge Semprun ou Makine.
Et bien sûr, en outre, Jean Raspail pour son (malheureusement) prémonitoire "Le Camp des saints" paru en 1973.

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"La faculté de prévoir appartient à celui qui se souvient." ( Léon Bérard)
" Jeune homme, la France se meurt, ne troublez pas son agonie..." ( Renan à Déroulède )


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Message Publié : 23 Oct 2016 0:09 
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Jean Froissart
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Pierma a écrit :
J'aime beaucoup Philp K. Dick, mais je n'ai pas lu Ubik.
C'est bien, d'après vous. Quel est le thème du récit ?


Ubik est le grand roman de Dick, le plus connu, le plus emblématique de son oeuvre. Il est aussi, me semble-t-il, le mieux écrit, avec Substance Mort. On est dans sa période de maturité - il s'est dégagé alors des vieux ancrages de l'Âge d'or de la SF et n'est pas encore dans sa phase totalement psychédélique. Il y a ce grain de folie de Dick, toujours ce questionnement de l'identité (qui est "je", la question du réel et du factice), mais qui n'est pas encore encombré des interrogations existentielles très "philosophie de comptoir" de la période de la Trilogie Divine. Ubik, comme Substance M, c'est une sorte d'épisode génial de la Quatrième Dimension ! Ca a du sens, mais au premier degré, il s'agit de vous faire passer un bon moment dans les mondes truqués de l'auteur.

Ce serait vraiment un brise-cœur de vous en révéler l'intrigue. Le roman est court - si vous aimez les nouvelles du vieux Dick, aucune hésitation. Non, vraiment - si je devais garder deux bouquins de Dick, ce seraient Substance Mort et Ubik.

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"Le génie mériterait les chaînes s'il favorisait les crimes des tyrans"


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Message Publié : 23 Oct 2016 1:22 
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Jean-Pierre Vernant
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Pour ma part j'avoue une passion assez profonde pour l'oeuvre d'Octave Mirbeau et, dans une mesure à peine moindre pour celle d'Anatole France.

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Scribant reliqua potiores, aetate doctrinisque florentes. quos id, si libuerit, adgressuros, procudere linguas ad maiores moneo stilos. Amm. XXXI, 16, 9.


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Message Publié : 23 Oct 2016 12:27 
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Jefferson a écrit :
Pierma a écrit :
J'aime beaucoup Philp K. Dick, mais je n'ai pas lu Ubik.
C'est bien, d'après vous. Quel est le thème du récit ?


Ce serait vraiment un brise-cœur de vous en révéler l'intrigue. Le roman est court - si vous aimez les nouvelles du vieux Dick, aucune hésitation.

Je comprends. Merci pour cet avis.

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Message Publié : 23 Oct 2016 16:06 
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Philippe de Commines
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En tête je place :

"1984" - George Orwell
"Le Nom de la Rose" - Umberto Eco
"Le Portrait de Dorian Gray" - Oscar Wilde
"Martin Eden" - Jack London

+ H.P. Lovecraft, Stefan Zweig (son "Marie-Antoinette" est quasiment un roman)

Je lis en ce moment pas mal de classiques du Théâtre (Shakespeare, Racine, Molière).
A mon grand regret, je ne suis pas touché par l'écriture de Céline ou Dostoïevski.

Actuellement, je lis "Le Désespéré" de Léon Bloy...
Woouuuaaahhh, 'faut s'accrocher. Style particulièrement alambiqué. D'ailleurs je me demande si ça n'est pas de l'esbroufe.

Dans ma liste (d'attente) : Asimov, Sándor Márai, Arcadi et Boris Strougatski, Malaparte, André Suarès, Drieu la Rochelle

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- "Heil Hitler !"
- "Heil Myself !"

"To Be or not To Be" - Ernst Lubitsch (1942)


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Message Publié : 23 Oct 2016 18:23 
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Jean-Pierre Vernant
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Robert Spierre a écrit :
ctuellement, je lis "Le Désespéré" de Léon Bloy...
Woouuuaaahhh, 'faut s'accrocher. Style particulièrement alambiqué. D'ailleurs je me demande si ça n'est pas de l'esbroufe.


Autant le bonhomme me répugne autant c'est pour moi la plus belle langue que j'ai lu. On ne cesse de nous rabattre les oreilles avec Céline mais c'est de la pâtée frelatée à coté de Bloy et au fond je me demande si c'est une tare de ne pas accrocher à cet auteur (Dostoïevski par contre j'adhère, surtout Netochka).

Pour ce qui est de 1984 autant le bouquin m'avait semblé lumineux dans ce qu'il dénonce, autant j'avais eu de la peine à le lire tant le style m'avais paru lourd ; est-ce un effet de la traduction comme avec Lovecraft? (les anglicistes au secours). Coté Lovecraft je suis un grand amateur ; j'en ai beaucoup lu et j'y reviens souvent.

Coté London j'ai acheté récemment le talon de fer dont on m'a dit grand bien.

J'aime beaucoup Sweig également, surtout la Confusion des sentiments mais j'ai été assez déçu pas Amok.

Je viens de finir un recueil de nouvelles d'Oscar Wilde, j'ai beaucoup aimé ; une pensée amusante et sympathique.

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Message Publié : 23 Oct 2016 23:43 
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De London, à côté des plus connus (Croc-Blanc, l'appel de la forêt) il y a un très intéressant recueil de nouvelles du grand nord : "l'amour de la vie." Je n'en dis pas plus pour ne pas déflorer le sujet. Disons qu'il s'agit d'histoires données pour vraies, de survie dans des cas extrêmes souvent très étonnants.

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Message Publié : 24 Oct 2016 0:24 
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Jean-Pierre Vernant
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Pierma a écrit :
De London, à côté des plus connus (Croc-Blanc, l'appel de la forêt) il y a un très intéressant recueil de nouvelles du grand nord : "l'amour de la vie." Je n'en dis pas plus pour ne pas déflorer le sujet. Disons qu'il s'agit d'histoires données pour vraies, de survie dans des cas extrêmes souvent très étonnants.


Intéressant, je note. ;)

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Message Publié : 24 Oct 2016 20:39 
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Philippe de Commines
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Au passage, quelques anecdotes :

Jack London, qui eut une vie mouvementée, exerça notamment le métier (SIC) de chasseur de chats (pour leurs peaux).

Le Pape François, lors de sa première messe papale à la chapelle Sixtine, le 14 mars 2013, a cité Léon Bloy : « Celui qui ne prie pas Dieu prie le diable. »
https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on ... _les_Juifs

Et des citations d'Oscar Wilde himself :

Sur son lit de mort lorsqu'il reçoit la note du médecin qui lui demande de la régler avant de mourir :

« Docteur, je meurs au-dessus de mes moyens. »

A son arrivé à New York en 1882 pour sa grande tournée Américaine il est interrogé par un fonctionnaire des douanes, qui lui demande s'il a quelque chose à déclarer :

« Je n'ai rien à déclarer excepté mon génie. »

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Message Publié : 25 Oct 2016 6:57 
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Philippe de Commines
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Faget a écrit :
Et bien sûr, en outre, Jean Raspail pour son (malheureusement) prémonitoire "Le Camp des saints" paru en 1973.



Humm.

Il y a bien longtemps déjà, pensant me faire plaisir, on m'offre "Les Peaux-Rouge" de ce fameux Jean Raspail. Ce livre raconte les pérégrinations de l'auteur dans plusieurs réserves amérindiennes ou il décrit leur quotidien (et se qu'ils sont devenus).
Il y critique pas mal de tribus et énormément les Sioux.
Il en termine par encenser les "Crows" qu'il présente comme les plus purs garant de l'indianité, ayant gardé leurs traditions et leur identité (j'ajoute perso que les Crows furent surtout les plus fidèles alliées des blancs).

A la fin de ma lecture et s'en vraiment comprendre pourquoi, j'avais un goût amère dans la bouche. Ce livre me dérangeait.
En effet, j'avais intuition qu'il y avait un message caché quelque part que je n'arrivait pas à découvrir, que les "Peaux-Rouge" n'était que le prétexte à autre chose.

C'est en lisant, par hasard et quelques années plus tard, un reportage dans "Point de vue" sur Jean Raspail que j'ai compris qui il était et ce qu'il défendait !!!!

Bien à tous.

_________________
Hugues de Hador.
Au service des Mongols de la "Horde d'Or" entre 1350 et 1360.


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Message Publié : 25 Oct 2016 11:46 
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Philippe de Commines
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Hugues de Hador a écrit :
Faget a écrit :
Et bien sûr, en outre, Jean Raspail pour son (malheureusement) prémonitoire "Le Camp des saints" paru en 1973.



Humm.

Il y a bien longtemps déjà, pensant me faire plaisir, on m'offre "Les Peaux-Rouge" de ce fameux Jean Raspail. Ce livre raconte les pérégrinations de l'auteur dans plusieurs réserves amérindiennes ou il décrit leur quotidien (et se qu'ils sont devenus).
Il y critique pas mal de tribus et énormément les Sioux.
Il en termine par encenser les "Crows" qu'il présente comme les plus purs garant de l'indianité, ayant gardé leurs traditions et leur identité (j'ajoute perso que les Crows furent surtout les plus fidèles alliées des blancs).

A la fin de ma lecture et s'en vraiment comprendre pourquoi, j'avais un goût amère dans la bouche. Ce livre me dérangeait.
En effet, j'avais intuition qu'il y avait un message caché quelque part que je n'arrivait pas à découvrir, que les "Peaux-Rouge" n'était que le prétexte à autre chose.

C'est en lisant, par hasard et quelques années plus tard, un reportage dans "Point de vue" sur Jean Raspail que j'ai compris qui il était et ce qu'il défendait !!!!

Bien à tous.
A propos des "Peaux-Rouges", connaissez-vous celui-ci ?

Image

On me l'avait prêté : j'en garde un excellent souvenir (je pense d'ailleurs le commander un de ces jours) même si c'est fort triste...

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