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 Sujet du message : Arianisme
Message Publié : 11 Jan 2012 21:54 
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Salluste
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Bonsoir,
j'ai rencontré cette notion plusieurs fois dans un livre que je suis en train de lire. Je ne connais pas du tout cette religion, en quoi cela consistait?

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L'Histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d'originaux et beaucoup de copies. Alexis de Tocqueville


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 Sujet du message : Re: Arianisme
Message Publié : 11 Jan 2012 22:08 
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« L'arianisme – du nom d'Arius, prêtre d'Alexandrie au début du IVe siècle, qui fut traditionnellement considéré comme le père de cette hérésie – est une réflexion doctrinale visant à approfondir le dogme chrétien de la Trinité et à éclairer le problème des relations, à l'intérieur de l'Être de Dieu, des trois personnes, Père, Fils, Esprit. Ce courant de pensée, déclaré hérétique depuis le concile de Nicée (325), est né en réaction contre des théories « monarchianisantes » qui, dès le IIe siècle, tendaient à absorber la personne du Fils dans celle du Père. »

Source : http://www.universalis.fr/encyclopedie/arianisme/

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 Sujet du message : Re: Arianisme
Message Publié : 11 Jan 2012 22:19 
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Salluste
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Ok merci, c'est ce qui me fallait :)

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 Sujet du message : Re: Arianisme
Message Publié : 11 Jan 2012 22:51 
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Georges Duby
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Plus concrètement, Arius niait la divinité du Christ dont il faisait un être intermédiaire entre Dieu et l'homme.
Benoit XVI a déclaré à ce sujet que cet amoindrissement de la nature du Christ, en lui enlevant son caractère divin, avait repris une actualité dans notre époque.
Ci-après un extrait d'un exposé de 2007 du Pape actuel : " ... le Credo de Nicée-Constantinople. Dans ce texte fondamental — qui exprime la foi de l'Eglise indivise, et que nous répétons aujourd'hui encore, chaque dimanche, dans la célébration eucharistique — figure le terme grec homooúsios, en latin consubstantialis : celui-ci veut indiquer que le Fils, le Logos est "de la même substance" que le Père, qu’il est Dieu de Dieu, qu’il est sa substance : ainsi est mise en lumière la pleine divinité du Fils, qui était en revanche niée par les ariens. "

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Heureux celui qui a pu pénétrer les causes secrètes des choses. Virgile.


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 Sujet du message : Re: Arianisme
Message Publié : 11 Jan 2012 22:57 
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Jean Mabillon
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Alain.g a écrit :
Benoit XVI a déclaré à ce sujet que cet amoindrissement de la nature du Christ, en lui enlevant son caractère divin, avait repris une actualité dans notre époque.


En fait, l'arianisme a eu des échos tout au long des siècles: je pense par exemple à l'unitarisme de Servet (brûlé dans la Genève de Calvin) ou au socinianisme.

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«L'humanité est comme un paysan ivre à cheval: quand on la relève d'un côté, elle tombe de l'autre.»
(Martin Luther)


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 Sujet du message : Re: Arianisme
Message Publié : 12 Jan 2012 0:21 
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Georges Duby
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Inscription : 27 Juil 2007 15:02
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il y a aussi l'islam qui a fait de Jésus non un dieu mais un simple prophète, mort non crucifié et non resuscité, prêchant pour Allah.

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 Sujet du message : Re: Arianisme
Message Publié : 12 Jan 2012 1:14 
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Thucydide
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Les chrétiens d'Afrique latine sont divisés. Dès 313, des chrétiens demande à l'empereur d'arbitrer leurs querelles. Les chrétiens d'orient se montrent également divisés. Le christianisme se veut un monothéisme, comme le judaïsme dont il est issu. Mais avec Jésus-christ, Dieu ne s'est il pas fait homme ? Dès les IIe et IIIe siècles, certains points de vue sont considérés comme hérétiques : l'adoptianisme (Jésus est un homme adopté par dieu lors de son baptême) et le docétisme (jésus n'a souffert qu'en apparence). Désormais, le problème se concentre sur la relation du "Fils" et du "Père". Un prêtre d'Alexandrie, Arius, voulant sauvegarder l'unicité de Dieu, estime que seul le père est incréé. Pour lui, Jésus, son fils, est une créature subordonnée à lui. Les adversaires les plus radicaux d'Arius sont "modalistes"; selon eux, le Fils est un aspect du Père.

En 325, Constantin convoque un concile à Nicée (en Turquie). C'est le premier concile œcuménique dans l'histoire du christianisme. Le terme œcuménique vient d'un terme grec signifiant "terre habitée", synonyme d'universel. En fait sur prés de trois cents participants, cinq seulement proviennent de l'occident (dont deux délégués de l’évêque de Rome et l'expert de Constantin, Osius de Cordoue). Sans aller jusqu'au modalisme le concile affirme que Jésus-Christ est "le Fils unique de Dieu". "Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de lumière, engendré, non pas créé, consubstantiel au Père". Le mot "consubstantiel" (ὁμοούσιος : homoousios) vient de la notion philosophique grecque d'ousia qui signifie "substance" ou "essence". En grec hellénistique ὁμοούσιος désigne aussi des alliages de métal. Seuls deux évêques soutiennent Arius; ils sont excommuniés et exilés avec lui. Cependant, certains gardent des réserves sur la définition nicéenne. Des camps se forment. Athanase, nouvel évêque d'Alexandrie est un nicéen strict, tout comme l’évêque de Rome . Mais d'autres, comme l’évêque Eusèbe de Nicodémie, restent proches de l'arianisme et c'est lui qui baptisera Constantin sur son lit de mort en 337. L'empereur, en effet a accepté le retour d'exil d'Arius, réhabilité par le concile de Jérusalem en 335.

Les successeurs de Constantin sont, en Occident, Constance qui est nicéen et, en Orient, Constance II, arien modéré. En 353, ce dernier devient également empereur d'Occident. L'arianisme modéré triomphe : Athanase et Libère, l'évêque de Rome, sont exilés. Le concile de Constantinople (360) présente le Fils comme légèrement subordonné au père. Eunome prône un arianisme radical qui nie toute divinité du Christ. tandis qu'en Cappadoce, l’évêque Basile son frère grégoire de Nysse et Grégoire de Naziance élaborent une théologie de la trinité : Père, Fils et Saint-Esprit, un Dieu en trois personnes.

Le revirement nicéen est soutenu par l'empereur Théodose. Il convoque un nouveau concile à Constantinople en 381, au cours de duquel la position de Nicée, réaffirmée, est complétée par l’indication de la divinité de l'Esprit-Saint. Un édit impérial proclame que son admis comme chrétiens que ceux qui partagent ces croyances.

En France, le baptême de Clovis marque un tournant dans la lute entre chrétiens ariens et chrétiens nicéens. A l'époque de ce baptême (vers 496, dit on), l’Italie est dominée par les Ostrogoths, l'Afrique latine par les vandales, l’Espagne et la Gaule méridionale par les Wisigoths, et les burgondes sont installés dans la vallée du Rhin. Tous sont des chrétiens ariens. La seule exception est due aux francs restés païens et le baptême de Clovis et ses guerriers francs va y mettre fin.

Aujourd'hui, le symbole dit de "nicée-constantinople" appelé le "credo" est considéré par les catholiques, la plupart des protestants et des orthodoxes comme énonçant les croyances fondamentales chrétiennes.


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 Sujet du message : Re: Arianisme
Message Publié : 12 Jan 2012 3:01 
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Jean-Pierre Vernant
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david weber a écrit :
Les chrétiens d'Afrique latine sont divisés. Dès 313, des chrétiens demande à l'empereur d'arbitrer leurs querelles. Les chrétiens d'orient se montrent également divisés. Le christianisme se veut un monothéisme, comme le judaïsme dont il est issu. Mais avec Jésus-christ, Dieu ne s'est il pas fait homme ? Dès les IIe et IIIe siècles, certains points de vue sont considérés comme hérétiques : l'adoptianisme (Jésus est un homme adopté par dieu lors de son baptême) et le docétisme (jésus n'a souffert qu'en apparence). Désormais, le problème se concentre sur la relation du "Fils" et du "Père". Un prêtre d'Alexandrie, Arius, voulant sauvegarder l'unicité de Dieu, estime que seul le père est incréé. Pour lui, Jésus, son fils, est une créature subordonnée à lui. Les adversaires les plus radicaux d'Arius sont "modalistes"; selon eux, le Fils est un aspect du Père.


Sauf que la division dont vous parler en Afrique ne correspond en rien à des divergences théologiques ; elle provient des suites de la grande persécutions lancée par Dioclétien et qui a vu des prêtres et des fidèles remettre aux autorités les écritures sacrées ou abjurer leur foi par un sacrifice. Le problème fondamental éclata en 312 lors de la succession de Mensurius , évêque de Carthage et qui avait remis certains textes aux autorités. Caecilianus devait prendre la succession mais cela fut contesté par une partie des ecclésiastiques ; il avait en effet été ordonné prêtre par Mensurius ce qui le rendait à leurs yeux illégitime en la fonction. Le schisme donatiste se déchaina alors et c'est dans cette conjoncture que l'on vint demander l'arbitrage de Constantin.

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Scribant reliqua potiores, aetate doctrinisque florentes. quos id, si libuerit, adgressuros, procudere linguas ad maiores moneo stilos. Amm. XXXI, 16, 9.


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 Sujet du message : Re: Arianisme
Message Publié : 12 Jan 2012 16:54 
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Thucydide
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Inscription : 11 Jan 2012 23:51
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Je fais effectivement allusion, en ce qui concerne l'Afrique, à la contestation de l'élection de Cécilien comme évêque de Carthage par un courant dirigé par Donat. "Sauf que la division dont vous parler en Afrique ne correspond en rien à des divergences théologiques", écrivez vous. Il semble pourtant que cela soit, en partie, le cas : http://www.persee.fr/web/revues/home/pr ... _10_1_6653. Ceci écrit, tout ce que je connais de cette affaire c'est que l'empereur juge l'élection de Cécilien Valide et qu'il va réprimer les donatiens de 317 à 321.

Très cordialement.


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 Sujet du message : Re: Arianisme
Message Publié : 12 Jan 2012 17:41 
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Jean-Pierre Vernant
Jean-Pierre Vernant
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Localisation : Limoges
Bien sûr la controverse va piocher dans le substrat théologique pour démonter le parti adverse. On peut également invoquer l'intransigeance sur ce point des textes de Tertulien, Africain lui aussi, qui "facilita" l'explosion. Néanmoins le recours aux écritures suit plus le faits qu'ils ne les déterminent et c'est en cela que je ne vois pas la crise donatiste comme une simple opposition théologique. L'Eglise avait plus fort à faire avec le foisonnement oriental. ;)

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 Sujet du message : Re: Arianisme
Message Publié : 21 Jan 2012 16:39 
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Hérodote
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Inscription : 01 Nov 2011 19:36
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Il est même soulevé l'hypothèse que l'Islam garde des liens avec l'arianisme. En effet, l'annonce de la venue de Mahomet joue un rôle capital dans la théologie islamique, et la redécouverte des manuscrits de la Mer Morte a d'ailleurs mis en avant l'attente par la communauté essénienne de Qumran de deux Messies et d'un prophète, ce prophète étant vu dans la personne de Jean-Baptiste sous la tradition chrétienne. Or les historiens musulmans font de Bahira un annonciateur du statut de prophète dans la jeunesse de Mahomet. En effet, selon la tradition, Bahira, moine arien, aurait vu la marque de naissance de Mahomet dans son dos, vers l'âge de douze ans, et aurait annoncé que l'enfant deviendrait un prophète.

Néanmoins l'historien se méfie de tels récits et s'interroge, à la suite de Maxime Rodinsson dans son Mahomet: « Le récit a-t-il quelque noyau de vérité ? Nous n'en savons pas trop. Il est certain qu'il recèle des préoccupations apologétiques. Il s'agit de faire reconnaître le prophète par une des deux grandes religions monothéistes, dont l'Islam se constitue l'héritier. Certains chrétiens ont retourné l'argument, en voyant dans le moine (Bahira), supposé hérétique, l'inspirateur du prophète arabe, de manière à dépouiller celui-ci de toute originalité. »


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 Sujet du message : Re: Arianisme
Message Publié : 21 Jan 2012 20:23 
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Georges Duby
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Localisation : Montrouge
Sur un site original, concernant notamment l'islam en Espagne: http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_content&task=view&id=478&Itemid=58
" À partir du Ve siècle, le monothéisme antitrinitaire ou unitaire acquit la prépondérance, favorisé par les monarques wisigoths, d’obédience arienne ; puis, comme au Proche-Orient, le syncrétisme arien évolua vers un syncrétisme musulman. "
J' ai déjà rencontré cette idée que l'islam avait succédé à l'arianisme qui était très répandu dans sa zone de progression. C'est évident en Espagne. Ce qui aurait facilité considérablement son implantation. Voir le site précité, par curiosité.
Mais faut-il en déduire que l'islam est un arianisme transformé. Là c'est autre chose et non admis jusqu'ici !

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 Sujet du message : Re: Arianisme
Message Publié : 09 Sep 2015 18:11 
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Hérodote
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Inscription : 09 Sep 2015 17:52
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Alain.g a écrit :
Sur un site original, concernant notamment l'islam en Espagne: http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_content&task=view&id=478&Itemid=58
" À partir du Ve siècle, le monothéisme antitrinitaire ou unitaire acquit la prépondérance, favorisé par les monarques wisigoths, d’obédience arienne ; puis, comme au Proche-Orient, le syncrétisme arien évolua vers un syncrétisme musulman. "
J' ai déjà rencontré cette idée que l'islam avait succédé à l'arianisme qui était très répandu dans sa zone de progression. C'est évident en Espagne. Ce qui aurait facilité considérablement son implantation. Voir le site précité, par curiosité.
Mais faut-il en déduire que l'islam est un arianisme transformé. Là c'est autre chose et non admis jusqu'ici !


D'abord, bonjour à toutes et tous!^^

Oui, évident pour moi aussi, dans l'Espagne wisigothe très arianisée. L'arianisme avait débordé aussi de l'autre côté de la Méditerranée, et il me semble qu'il y avait de nombreux éléments arianistes chez les Nazaréens, Ebionites, au sud-est. Parce que c'est la tentation intellectuelle de la facilité, et d'un retour à un schéma connu, presqu'archétypique. Un intermédiaire entre l'homme en Dieu, qui résout le problème de la transcendance inconnaissable.
Cf les développement de Gallez sur les fondements de l'islam (thèse de théologie de l'Université de Strasbourg).

Mais l'islam n'est pas seulement un arianisme transformé. Ce serait bien trop simple. Et oublier les impératifs de conquête qui nécessitaient de s'appuyer sur un corpus, le lectionnaire ""Al Quran", qui s'est établi lentement au cours de plusieurs siècles. Religion stricto sensu et expansion territoriale ne sont pas dissociables.

J'ai choisi cet angle pour entrer dans votre forum, car je vois un parallèle avec la situation contemporaine: une société occidentale et française déchristianisée, et tout au moins très arianisée, autour de moi.


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 Sujet du message : Re: Arianisme
Message Publié : 09 Sep 2015 20:56 
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Tite-Live
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Inscription : 14 Sep 2014 20:36
Message(s) : 369
L'étude de l'histoire des hérésies est une formidable exploration de la subtilité et de la profondeur de la Foi chrétienne.

Quant on commence à plonger dans les nuances de la Trinité, et de la très longue élaboration de ce dogme central, on constate que le christianisme n'a vraiment rien à envier aux richesses et aux paradoxes des spiritualités asiatiques.
Plus je lis sur ce sujet et plus je pense que nous autres Français, et Européens, déchristianisés, et désenchantés, nous sommes endormis sur un trésor inouï.

Bien plus que le subordonationisme des arianistes, je trouve particulièrement intéressant, et séduisant, mais sans doute simplificateur, le chemin exploré par les modalistes (opposés eux aussi à la Trinité), notamment le modalisme de Praxéas, selon lequel le Père souffre en Jésus.
J'attends avec curiosité la parution à venir du Contre Praxéas de Tertullien sur lequel travaille actuellement Frédéric Chapot (Strasbourg II) et la lecture en parallèle du livre La souffrance de Dieu, du regretté François Varillon.


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 Sujet du message : Re: Arianisme
Message Publié : 31 Mars 2018 16:27 
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Grégoire de Tours
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Alain.g a écrit :
il y a aussi l'islam qui a fait de Jésus non un dieu mais un simple prophète, mort non crucifié et non resuscité, prêchant pour Allah.


Petite correction, selon le récit coranique "Jésus fils de Marie" ne fut pas crucifié car Dieu refusa en quelque sorte de le livrer à ses ennemis et leur a fait croire qu'ils l'ont tué. La tradition islamique considère qu'il n'est pas mort et qu'il a été enlevé vers le ciel corps et âme. Pas de résurrection donc parceque pas de mort, mais ok pour l'ascension.

Sinon, Jésus (qui est reconnu comme Messie) n'est pas un simple prophète en Islam. C'est l'un des plus importants avec Abraham et Moïse, sachant que sa naissance virginale est reconnue ainsi que tous les miracles qui lui sont attribués dans diverses traditions chrétiennes.

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Honeste vivere ; Alterum non Laedere ; Suum cuique Tribuere


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