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Sacre de Charles X
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Auteur :  Drouet Cyril [ 29 Août 2016 7:10 ]
Sujet du message :  Re: Sacre de Charles X

Pierma a écrit :
Pourquoi avais-je en tête le château de Valençay ? Simple confusion, ou était-ce là qu'a eu lieu l'embuscade ?


A Bayonne.

Auteur :  Jean-Marc Labat [ 29 Août 2016 7:29 ]
Sujet du message :  Re: Sacre de Charles X

Il me semble que le Roi ne touchait jamais le jour du sacre, mais le lendemain ou surlendemain, voire même lors du pélerinage de Corbeny, après avoir révéré la chasse de Saint Marcoul.

Auteur :  bourbilly21 [ 29 Août 2016 7:33 ]
Sujet du message :  Re: Sacre de Charles X

Jerôme a écrit :
Il faut dire que dans cette famille l'ambiance était un peu ... Tendue !

B) Allusion à la liaison de qui vous savez avec San Carlos ?

Auteur :  Drouet Cyril [ 29 Août 2016 7:57 ]
Sujet du message :  Re: Sacre de Charles X

Jerôme a écrit :
Pierma a écrit :
Bien noté. C'est intéressant que le nom soit resté, à Marseille.

Pourquoi avais-je en tête le château de Valençay ? Simple confusion, ou était-ce là qu'a eu lieu l'embuscade ?



Je crois que Ferdinand et ses frères (ou son frère ?) ont bien été exilés à Valençay mais séparés de leurs parents !


On peut à ce sujet citer la lettre adressée par Napoléon à Talleyrand, le 9 mai :
« Le prince des Asturies, l'infant don Antonio son oncle, l'infant don Carlos son frère, partent mercredi d'ici, restent vendredi, et samedi à Bordeaux, et seront mardi à Valençay.
Soyez-y rendu lundi au soir. Mon chambellan Tournon s'y rend en poste pour tout préparer pour les recevoir. Faites en sorte qu’ils aient là du linge de table et de lit et de la batterie de cuisine. Ils auront huit ou dix personnes de service d'honneur, et autant ou le double de domestiques. Je donne l'ordre au général qui fait les fonctions de premier inspecteur de la gendarmerie à Paris de s'y rendre et d'organiser le service de la gendarmerie. Je désire que ces princes soient reçus sans éclat extérieur, mais honnêtement et avec intérêt, et que vous fassiez tout ce qui sera possible pour les amuser. Si vous avez à Valençay un théâtre, et que vous fassiez venir quelques comédiens, il n'y aura pas de mal. Vous pourriez y faire venir Mme Talleyrand avec quatre ou cinq femmes. Si le prince des Asturies s'attachait à quelque jolie femme, et qu'on en fût sûr, cela n'aurait aucun inconvénient, puisqu'on aurait un moyen de plus de le surveiller. J'ai le plus grand intérêt à ce que le prince des Asturies ne fasse aucune fausse démarche ; je désire donc qu'il soit amusé et occupé. La farouche politique voudrait qu'on le mît à Bitche ou dans quelque château fort ; mais, comme il s'est jeté dans mes bras, qu'il m'a promis qu'il ne ferait rien sans mon ordre, que tout va en Espagne comme je le désire, j'ai pris le parti de l'envoyer dans une campagne, en l'environnant de plaisirs et de surveillance. Que ceci dure le mois de mai et une partie de juin, alors les affaires d'Espagne auront pris une tournure, et je verrai le parti que je prendrai.
Quant à vous, votre mission est assez honorable : recevoir trois illustres personnages pour les amuser est tout à fait dans le caractère de la nation et dans celui de votre rang. Huit ou dix jours que vous passerez là avec eux vous mettront au fait de ce qu'ils pensent et m'aideront à décider ce que je dois faire.
Les brigades de gendarmerie seront renforcées, de manière qu'il y ait 40 gendarmes, pour être certain qu'on ne l'enlève pas, et mettre obstacle à sa fuite. Vous causerez avec Fouché, qui enverra des agents dans les environs et parmi ses domestiques. Car ce serait un grand malheur que, de manière ou d'autre, ce prince fît quelque fausse démarche.
Il faudrait une garde au château. J'ai pensé que la compagnie départementale pourrait fournir un poste.
Par le traité que j'ai fait avec le roi Charles, je me suis engagé à donner à ces princes 400 000 francs par an. Ils ont plus que cela de leurs commanderies ; ils auront donc à eux trois 3 millions. Si vous pensez, pour leur faire honneur et pour toutes sortes de raisons, avoir besoin d'une compagnie de grenadiers ou de chasseurs de ma garde, vous en causerez avec le général Walther, et vous la ferez partir en poste. Ci-joint un ordre pour le général Walther. »

Auteur :  ezio-auditore [ 10 Mars 2017 14:09 ]
Sujet du message :  Re: sacre charle X

Pierma a écrit :
J'ai trouvé et j'en suis affligé ! En plus "Ses preux, quand de sa voix leur oreille est frappée" c'est d'un lourd...

C'est le problème des alexandrins, cette lourdeur. De plus Hugo fait dans l'épopée alors pour la légèreté... :mrgreen: ; il n'a pas non plus, au sein de la littérature du moment en Europe, l'image d'un poète à la légèreté musicale. En ceci, il vaut mieux se tourner vers d'autres plumes. Hugo a un côté lamartinien dans le lourd sans les ruptures allégoriques qui font le balancement de Lamartine et lui donne un ton bien personnel pour évoquer les questionnements métaphysiques. Hugo martèle, c'est son côté prolixe qui le rend incontournable.

Citer :
La Sainte Alliance est cette entente entre les vainqueurs de Napoléon, dont la sainteté douteuse se borne à l'engagement de massacrer toute révolution qui pourrait advenir chez l'un d'entre eux, et tant qu'à faire, dans n'importe quel pays d'Europe, la France en tout premier lieu.

Mouais... Je ne m'attarde pas sur l'analyse des alcôves, je laisse ceci en renfort argumentaire à d'autres.

Que ceci plaise ou non, nous sommes à un moment où le fonctionnement est ainsi : "vae victis" disiez-vous, c'est bon pour tout le monde en quoi et pourquoi la France ferait exception ? Surtout lorsque c'est toujours à charge concernant les autres.

Face au problème espagnol, quelle est l'attitude des puissances ? Canning est hostile à toute intervention, Alexandre Ier veut intervenir au nom de la solidarité entre souverains, Metternich louvoie effrayé par les Russes et espérant ramener les Anglais au sein de l'alliance, il ne souhaite pas plus une intervention française qui pourrait imposer un régime constitutionnel calqué sur la Charte, la crainte que la contagion se répande en Italie lui pose un gros problème...
En France, Villèle est hostile à une intervention mais il pèse l'influence anglaise dans la péninsule. Montmorency (représentant la France à Vienne puis à Vérone) est pour une intervention au nom de la Ste A. Il se tourne et sonde : quelle serait l'attitude des alliés en cas de rupture des relations diplomatiques franco-espagnoles ? Quel appui moral et matériel la France recevrait-elle en ce cas ?
Wellington rompt avec le congrès, les autres assurent de leur soutien en cas d'attaque contre l'Espagne ou d'attentat contre Ferdinand VII.
Villèle et le roi veulent voir dans une éventuelle action de la France, un fait de "son propre mouvement" ---> démission de Montmorency. Chateaubriand est appelé (il a aussi été présent au congrès de Vérone). Il a servi sous le Consulat, la Restauration, à Berlin et à Londres (en rpt de Decazes). Ce n'est donc pas un débutant. Il y voit l'occasion pour la France de reprendre sa place au sein de l'Europe. C'est louable.
Il saura faire garder à l'expédition son caractère national en contenant Canning dans la neutralité et en faisant de Metternich un simple observateur.

[Le résultat le plus considérable, outre l'influence exercée dans un pays où un corps d'occupation français demeura jusqu'en 1828, était d'ordre intérieur : ce baptême du feu du drapeau blanc s'était opéré sans la moindre indiscipline de l'armée, contrairement aux prévisions des libéraux. Le trône en fut consolidé.]

[Le 29 mai 1825, Charles X se faisait sacrer à Reims avec un faste rappelant les grands jours de l'Ancien Régime mais auquel on avait associé les hommes de la France nouvelle. Ce qui choqua l'opinion dans ce sacre de "Charles le simple" ce n'est peut être pas tant le fait en lui-même que le roi prosterné devant l'archevêque, l'homélie maladroite de Mgr de La Fare contre la Charte et la liberté des cultes, et le traditionnel toucher des scrofuleux.
L'année suivante, quand le roi suivit à pied les procession du jubilé vêtu de violet, couleur du deuil royal, le peuple parisien s'imagina qu'il s'était fait évêque et la légende courut qu'il disait la messe. Absurdité, mais symptomatique de la répulsion pour le gouvernement des prêtres...]

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