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 Sujet du message : Re:
Message Publié : 05 Déc 2010 12:22 
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Plutarque
Plutarque

Inscription : 17 Juil 2007 23:11
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Roy-Henry a écrit :
Ces chiffres ne me paraissent pas cnformes à ceux donnés à l'époque:

548 899 hommes, la garnison de Paris n'étant pas compris dans ce chiffre. Elle est neutralisée. Il restait encore 100 000 hommes environ dans les dépôts et sur le point d'être incorporés.


Je ne sais pas trop sauf que la revue d'effectif faite le 5 février 1871 donne un chiffre de 888 000 hommes repartis dans les corps, les dépôt en France et en Afrique. Ceci ne tenant pas compte des 300 000 prisonniers de guerre.
Encore que ces chiffres sont à prendre avec prudence, les armées de Paris sont souvent un agrégat de non valeurs. Mis à part les 25000 hommes du XIIIe corps du Général Vinoy auquel se rajoute les 12000 marins qui forment une grande partie des artilleurs des batteries et des garnisons des forts, on ne pourra y rajouter le XIV corps qu’ après un certain temps, car celui ci est composé de régiments de marche hâtivement à partir des compagnies de dépôt de divers régiments. De ce fait il est sans cohésion et n'a pas d'esprit de corps du moins au début.
Pour ce qui est de la garde nationale mobile si elle est impressionnante en chiffre: 115 000
hommes, par contre elle est assez disparate;
Les 18 bataillons de la Seine y côtoient 72 bataillons provinciaux dont 28 de l'Ouest qui ne sontpeu opérationnels. Si dans certaines circonstances ils peuvent faire preuve de bravoure et de courage, ils sont souvent mal encadrés et souvent peu disciplinés.
Le commandement n'a pas confiance et pense qu'une offensive aboutirait immanquablement à une débandade et à de lourdes pertes.
Ce qui entraîne des difficultés avec des démagogues qui demandent une sortie en masse en se basant sur les mythes de la révolution et de la levée en masse 1792, ce qui fera dire au général Ducros "l'opinion publique ne sera satisfaite que lorsque 10 000 gardes nationaux seront à terre"
D'autre part il y a une monde entre le paysan catholique breton et le garde mobile parisien; ceci aussi bien parfois pour la langue que pour les croyances. De nombreux grades mobiles de province se sentent en pays étranger voir hostile du fait d'un violent anti cléricalisme affiché par une partie de la population.
Quant à la garde nationale de Paris si elle est considérable sur le papier: 300 000 hommes, elle dispose de sa propre artillerie de campagne avec ses 200 canons acquis par souscription; mais ce n'est qu'une force défensive. Elle se battrait certainement farouchement pour défendre son quartier mais ses cadres sont élus et dans l'ensemble, hormis quelques cas exceptionnels, sont incompétents. Beaucoup des chefs de bataillons sont plus axés sur un rôle administratif ou politique que sur le militaire. Si dans l'ensemble s’acquittent de leur mieux de leurs taches ils sont peu aptes au commandement sous le feu.
Pour ce qui est des corps en province le commandement des troupes est du fait des pertes en officiers lors des premiers mois aussi très problématique.
la discipline est souvent difficile à faire respecter, beaucoup d'officiers sont des officiers provisoires sans connaissances et les équipements sont souvent inadaptés voir inexistants, Chaussures de mauvaise qualités, uniforme en toile en plein hiver, pas de cartes.
des officiers d'active ayant fait une carrière administrative se retrouvent à des commandements qui les dépassent.
l'armement est souvent disparate (89 types d'arme à feu en février 1871!), et les théories passées ont la vie dure à un officier général qui demandait des mousquetons pour ses cavaliers le ministère répondit que le pistolet d'arçon était suffisant.
On alla jusqu’à armer des compagnies d'infanterie avec une malheureuse carabine gallager tout juste capable de porter à 100 mètre, les troupiers équipés de fusil remington rolling block n'avaient pas de baïonnettes et de plus la formation au tir était souvent inexistante.
Les aiguilles des percuteurs des chassepots n'étaient pas disponibles en quantités suffisantes à partir de septembre on en était réduit à démonter ceux des fusils en magasin pour les expédier aux unités en cours de formation! il fallu trouver en catastrophe des manufactures pour en fabriquer
Bref une situation qui ne prête pas à l'optimisme, après les échecs de l'armée de la Loire de comme de l'Est et le repli de celle du nord, la tentative de l'armée de paris pour percer du 19 janvier à Buzenval qui aboutit à 5000 morts et blessés rend la situation politique encore plus instable. En février la plus grande partie des officiers est pour un arrêt des hostilités hormis le général Chanzy.


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