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Les raisons du conflit ?
Le Sud voulait créer un Etat commerçant indépendant. 67%  67%  [ 73 ]
Le Nord voulait l'émancipation des Noirs 10%  10%  [ 11 ]
Autres ( à préciser ) 23%  23%  [ 25 ]
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 Sujet du message : Re: La guerre de Sécession.
Message Publié : 25 Déc 2011 18:40 
(suite)

Napoléon III

Gustave Cluseret, colonel

Richmond mort à Charleston

les miliciens français et ceux enrôlés dans les brigades mobiles de Louisiane et du Mississipi, placés sous autorités de consuls européens

les français enrôlés dans les "Defens Guards"

les cajuns de Saint-James et de Martinsville (Saint-Martin en Louisiane)

le Prince de Joinville et de Paris

le Duc de Chartres et d'Orléans

(la participation allemande 200 000 soldats et irlandaise 175 000 soldats à cette Guerre de 1861-1865)

!?

A combien furent évalués, le nombre de soldats et de civils de couleurs et ceux d'origines amérindiennes de morts et enrôlés dans cette Guerre ?


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 Sujet du message : Re: La guerre de Sécession.
Message Publié : 25 Déc 2011 19:52 
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Jules Michelet
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Inscription : 04 Juin 2006 12:47
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Citer :
Alexis de Toqueville, officier supérieur des canadiens français et des milices canadiennes et cajuns français ?


Pourriez-vous donner des précisions sur ce personnage?


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 Sujet du message : Re: La guerre de Sécession.
Message Publié : 25 Déc 2011 21:40 
Tonnerre de Brest ! je me suis -peut-être- fourvoyé bien involontairement sur ce dernier personnage ? en fait, il y en a bcp d'autres tout aussi "oublié" dont:

Louis de Geoffroy

Les Princes de la famille d'Orléans

Camille de Polignac

Les régiments des zouaves d'Epineuil, "le 53 ième New-York"

Les Gardes de La Fayette et "des Enfants Perdus" !

Les brigades françaises de New-York, celles de San-Francisco, de Leavenworth, de Cheltenham, de Baltimore, de Philadelphie



une publication : "Les Français dans la Guerre de Sécession 1861-1865" par Farid Ameur, historien professionnel.


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 Sujet du message : Re: La guerre de Sécession.
Message Publié : 26 Déc 2011 9:30 
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Jules Michelet
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Inscription : 04 Juin 2006 12:47
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Si c'est à Alexis Clérel de Toqueville, auteur de "De la Démocratie en Amérique", que vous faites référence, il me parait peu probable qu'il ait participé à la guerre de Sécession, vu qu'il est mort en 1859 :wink:


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 Sujet du message : Re: La guerre de Sécession.
Message Publié : 27 Déc 2011 17:58 
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Polybe
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Trobriand n'est pas mort à Gettysburg et Cluseret n'a pas été tué à Petersburg non plus !

le chiffre des français ayant participé à la guerre de sécession est inconnu , surtout si on tente d'y rajouter les américains d'origine française (de Louisiane, d'Alabama, du Maine ou du vermont entre autres) et les acadiens francophones du Canada voisin, enrolés dans le conflit .

pour les indiens c'est de l'ordre de 20 000 en tout , beaucoup ayant combattu dans l'un puis l'autre camp successivement !


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 Sujet du message : Re: La guerre de Sécession.
Message Publié : 04 Jan 2012 18:48 
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Plutarque
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Timewalker a écrit :
Trobriand n'est pas mort à Gettysburg et Cluseret n'a pas été tué à Petersburg non plus !


En effet, et on peut d'ailleurs consulter leurs mémoires à l'un et l'autre sur http://gallica.bnf.fr/.

Pour préciser, le régiment de Trobriand, alors colonel (et naturalisé américain depuis 1861), s'est particulièrement distingué à Gettysburg. Regis de Trobriand est nommé général de brigade en 1864, et obtient un brevet de major-général après guerre. On lui doit également un "quatre ans de campagnes à l'armée du Potomac" que l'on peut trouver également sur Gallica.

Quant à Cluseret, il est intéressant de rappeler le parcours assez incroyable de cet aventurier ambigu, vrai personnage de roman : Saint Cyrien, lieutenant dans l'armée puis la Garde nationale en 1848, il participe à la "pacification" de l'Algérie et à la guerre de Crimée où il est nommé capitaine avant de démissionner. Il est également de l'expédition des Mille de Garibaldi avant de s'engager dans l'armée de l'Union, d'y atteindre sous Frémont et Jackson le grade de général de brigade, de démissionner là encore en 1863 (ne pouvant donc participer au siège de Petersburg de l'automne 64 au printemps 65) pour finir sa carrière militaire comme membre de la Commune de Paris et éphémère délégué à la Guerre en 1871. Exilé un temps, il rentre en France pour se faire élire député - d'ailleurs violemment antidreyfusard - dans le Var dans les années 1880. Étrange d'ailleurs qu'un tel scénario de "road movie" n'ait pas inspiré plus d'auteurs ou de cinéastes. :wink:

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 Sujet du message : Re: La guerre de Sécession.
Message Publié : 04 Jan 2012 20:47 
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Plutarque
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Localisation : Gironde
jerem88 a écrit :
J'ai lu votre sujet d'un bout à l'autre et je l'ai trouvé très intéressant, je voudrais néanmoins poser quelques questions, notamment, je voudrais demander que sais t'on des sudistes unionistes? Pas ceux ce qui était contre la sécessions (au moins au début) ceux ci été légion dont Jefferson Davis ou Robet E. Lee eux même, non je parle des soldats unionistes originaires du sud soit plus de 120000 hommes (seul la Caroline du Sud n'a pas eu sont lot de soldats unionistes) ce qui à fait quand même tout ça de moins pour les armées confédérées (qui auraient pu attendre le demi million d'hommes) et ils prenaient un sacré risque car en cas de défaite ils ce seraient retrouvés apatride et considérés comme des traitres, que sais t'on d'eux ? si il est possible qu'elle est le profil type de ces hommes (car il y a autant d'histoires personnelle que d'hommes j'en suis conscient) mais quels était leurs motivations pour ainsi préférer l'état fédéral à leur état?
Une seconde question toujours dans le même ordre, comment la réunification à t'elle été vécue dans le sud ? Et comment les choses on t'elles évolués avec le temps? Car en effet aujourd'hui la plupart des familles sudistes "natives" (donc sans compter les immigrations de Nordistes vers le sud au XXième siècle. fuite vers la Sunbelt) bien que très fiers de l'héritage sudiste et n'aimant pas du tout être appelés Yankee et ayant même des symboles confédérés sur les drapeaux des états (Mississippi, Arkansas, Alabama,Caroline du Nord,Floride, Texas et Géorgie) reste cependant très patriotes envers les États-Unis (alors qu'ils ce haïssaient pendant la guerre) sont devenu pour beaucoup des votants républicains plus que démocrates.

Merci Jerem88


Il faudrait un ouvrage entier (et même sans doute plusieurs) pour répondre à toutes ces questions, c'est sans doute ce qui a découragé l'auditoire :wink:

Ce qu'il faut surtout comprendre ici c'est que la notion de patriotisme n'est entre la Révolution américaine et la guerre de Sécession (certains diront entre les "deux" révolutions américaines) pas encore fixée comme elle l'est aujourd'hui. La place, le rôle et les droits respectifs des états et de l'état fédéral sont dès l'origine et la rédaction de la constitution au coeur de la plupart des rivalités politiques américaines, objets de très violentes controverses qui se soldent pendant plusieurs décennies par une série de compromis plus ou moins satisfaisants. L'esclavage, ou plutôt son extension future puisque l'abolition forcée n'est jusqu'en 1862-63 pas une option, est un puissant catalyseur de ces tensions en scindant le pays entre deux modes de développement et deux "cultures" radicalement différents.

Pour faire simple, le Sud repose sur la force de travail de plus de 3 millions de noirs et n'a pas de plus grande crainte que les voir libres de leurs mouvements. Le Nord n'est pas moins raciste (sauf dans quelques cercles abolitionnistes, et encore) mais méprise l'esclavage comme un fléau moral et économique (la population noire libre des états du nord est d'ailleurs très limitée : en 1860, il y a moins de noirs (libres, mais pas citoyens !) au Nord qu'il n'y a d'esclaves dans le seul état de Virginie !) Les populations noires - essentiellement esclaves - sont même majoritaires dans certains états comme le Mississippi ou la Caroline du Sud.

Les choix de chacun sont largement liés à leur position géographiques entre ces deux mondes : les Nordistes des états "libres" se sentent agressés par la Sécession considérée comme une trahison tandis qu'au Sud, on invoque le droit des états à décider de leurs propres institutions et le respect de la propriété privée (dont, dans cette logique, les esclaves) : les planteurs considèrent que le Nord voudrait à terme éteindre l'esclavage en le confinant et les pauvres qui ne possèdent évidemment pas d'esclaves (on ne compte qu'environ 600000 "planteurs" dont l’activité dépend de l'esclavage), sont sensibles à l'idée que la fin de l'esclavage signifierait leur mise sur un pied d'égalité avec les noirs. Entre les deux "mondes", dans le haut sud, l'esclavage est moins omniprésent et les relations économiques plus ouvertes. Certaines régions (dans l'est du Tennessee, le nord du Missouri, dans le Kentucky ou le nord-ouest de la Virginie), l'esclavage n'est même que marginal et la plupart des "blancs" cultivent seuls leurs terres et ne sentent aucunement solidaires des planteurs sudistes. Ce fait contribue, parmi d'autres, à expliquer l'unionisme très fort dans certaines régions du sud, d'où proviennent nombre des soldats que vous évoquez. Pour des raisons inverses, des régiments sudistes seront levés dans certains états pourtant demeurés fidèles à l'Union comme le Maryland où l'on trouve de fortes minorités pro-confédérées.

Les racines sudistes sont également en moyenne plus profondément ancrées dans les états que celles des populations du Nord car celui-ci bénéficie de la quasi totalité de l'immigration et que les nouveaux arrivants s'assimilent beaucoup plus facilement au drapeau de l'Union qu'aux particularismes d'états issus de l'ère coloniale. Le choix de Robert Lee est sans doute emblématique de ces questions : jusqu'à la veille de la sécession de la Virginie, celui-ci professe que la dissolution de l'Union est une grave erreur et prétend rester fidèle au drapeau. En poste au Texas au moment de la Sécession, il ne songe pas alors un instant à la rejoindre à l'inverse de son supérieur le général Twiggs. Ce n'est que lorsque l'état de Virginie décide de rompre avec Washington qu'il décide malgré la proposition qui lui est faite de prendre le commandement de toutes les forces de l'Union, à démissionner pour se mettre au service de son "état natal", ce que d'autres éminents virginiens (Scott, Thomas...) ne feront pas. Au contraire on trouve le cas de certains Yankee se ralliant au Sud (exemple éminent de Samuel Cooper) le plus souvent par solidarité familiale avec leur épouse sudiste ou parce qu'ils se sont de longtemps installés dans le Sud et y ont donc leurs intérêts.

Quant à la question du patriotisme actuel des Sudistes malgré le mythe de la "cause perdue", elle se révèle assez par l'attitude de la plupart après guerre : les armes ayant parlé et leur ayant été défavorables, détruisant par la même occasion le socle de leur "civilisation" propre, leur combat a plutôt été de se "réinsérer" et de peser au sein de la nouvelle Union dans le cadre de la "reconstruction" qui leur a été imposée. Le clivage entre républicains et démocrates a depuis 1860 si profondément évolué que les comparaisons avec cette époque ne valent plus grand chose mais il est vrai qu'il est piquant de voir par exemple que l'électorat noir est aujourd'hui très majoritairement démocrate alors que le Sud profond vote largement républicain. Le basculement se fait progressivement au cours du XXe siècle pour des raisons trop longues à expliquer ici d'autant que j'ai déjà écrit un vrai roman lol

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 Sujet du message : Re: La guerre de Sécession.
Message Publié : 09 Jan 2012 18:37 
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Hérodote
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Inscription : 09 Déc 2011 18:09
Message(s) : 8
Vincent Bernard a écrit :
jerem88 a écrit :
J'ai lu votre sujet d'un bout à l'autre et je l'ai trouvé très intéressant, je voudrais néanmoins poser quelques questions, notamment, je voudrais demander que sais t'on des sudistes unionistes? Pas ceux ce qui était contre la sécessions (au moins au début) ceux ci été légion dont Jefferson Davis ou Robet E. Lee eux même, non je parle des soldats unionistes originaires du sud soit plus de 120000 hommes (seul la Caroline du Sud n'a pas eu sont lot de soldats unionistes) ce qui à fait quand même tout ça de moins pour les armées confédérées (qui auraient pu attendre le demi million d'hommes) et ils prenaient un sacré risque car en cas de défaite ils ce seraient retrouvés apatride et considérés comme des traitres, que sais t'on d'eux ? si il est possible qu'elle est le profil type de ces hommes (car il y a autant d'histoires personnelle que d'hommes j'en suis conscient) mais quels était leurs motivations pour ainsi préférer l'état fédéral à leur état?
Une seconde question toujours dans le même ordre, comment la réunification à t'elle été vécue dans le sud ? Et comment les choses on t'elles évolués avec le temps? Car en effet aujourd'hui la plupart des familles sudistes "natives" (donc sans compter les immigrations de Nordistes vers le sud au XXième siècle. fuite vers la Sunbelt) bien que très fiers de l'héritage sudiste et n'aimant pas du tout être appelés Yankee et ayant même des symboles confédérés sur les drapeaux des états (Mississippi, Arkansas, Alabama,Caroline du Nord,Floride, Texas et Géorgie) reste cependant très patriotes envers les États-Unis (alors qu'ils ce haïssaient pendant la guerre) sont devenu pour beaucoup des votants républicains plus que démocrates.

Merci Jerem88


Il faudrait un ouvrage entier (et même sans doute plusieurs) pour répondre à toutes ces questions, c'est sans doute ce qui a découragé l'auditoire :wink:

Ce qu'il faut surtout comprendre ici c'est que la notion de patriotisme n'est entre la Révolution américaine et la guerre de Sécession (certains diront entre les "deux" révolutions américaines) pas encore fixée comme elle l'est aujourd'hui. La place, le rôle et les droits respectifs des états et de l'état fédéral sont dès l'origine et la rédaction de la constitution au coeur de la plupart des rivalités politiques américaines, objets de très violentes controverses qui se soldent pendant plusieurs décennies par une série de compromis plus ou moins satisfaisants. L'esclavage, ou plutôt son extension future puisque l'abolition forcée n'est jusqu'en 1862-63 pas une option, est un puissant catalyseur de ces tensions en scindant le pays entre deux modes de développement et deux "cultures" radicalement différents.

Pour faire simple, le Sud repose sur la force de travail de plus de 3 millions de noirs et n'a pas de plus grande crainte que les voir libres de leurs mouvements. Le Nord n'est pas moins raciste (sauf dans quelques cercles abolitionnistes, et encore) mais méprise l'esclavage comme un fléau moral et économique (la population noire libre des états du nord est d'ailleurs très limitée : en 1860, il y a moins de noirs (libres, mais pas citoyens !) au Nord qu'il n'y a d'esclaves dans le seul état de Virginie !) Les populations noires - essentiellement esclaves - sont même majoritaires dans certains états comme le Mississippi ou la Caroline du Sud.

Les choix de chacun sont largement liés à leur position géographiques entre ces deux mondes : les Nordistes des états "libres" se sentent agressés par la Sécession considérée comme une trahison tandis qu'au Sud, on invoque le droit des états à décider de leurs propres institutions et le respect de la propriété privée (dont, dans cette logique, les esclaves) : les planteurs considèrent que le Nord voudrait à terme éteindre l'esclavage en le confinant et les pauvres qui ne possèdent évidemment pas d'esclaves (on ne compte qu'environ 600000 "planteurs" dont l’activité dépend de l'esclavage), sont sensibles à l'idée que la fin de l'esclavage signifierait leur mise sur un pied d'égalité avec les noirs. Entre les deux "mondes", dans le haut sud, l'esclavage est moins omniprésent et les relations économiques plus ouvertes. Certaines régions (dans l'est du Tennessee, le nord du Missouri, dans le Kentucky ou le nord-ouest de la Virginie), l'esclavage n'est même que marginal et la plupart des "blancs" cultivent seuls leurs terres et ne sentent aucunement solidaires des planteurs sudistes. Ce fait contribue, parmi d'autres, à expliquer l'unionisme très fort dans certaines régions du sud, d'où proviennent nombre des soldats que vous évoquez. Pour des raisons inverses, des régiments sudistes seront levés dans certains états pourtant demeurés fidèles à l'Union comme le Maryland où l'on trouve de fortes minorités pro-confédérées.

Les racines sudistes sont également en moyenne plus profondément ancrées dans les états que celles des populations du Nord car celui-ci bénéficie de la quasi totalité de l'immigration et que les nouveaux arrivants s'assimilent beaucoup plus facilement au drapeau de l'Union qu'aux particularismes d'états issus de l'ère coloniale. Le choix de Robert Lee est sans doute emblématique de ces questions : jusqu'à la veille de la sécession de la Virginie, celui-ci professe que la dissolution de l'Union est une grave erreur et prétend rester fidèle au drapeau. En poste au Texas au moment de la Sécession, il ne songe pas alors un instant à la rejoindre à l'inverse de son supérieur le général Twiggs. Ce n'est que lorsque l'état de Virginie décide de rompre avec Washington qu'il décide malgré la proposition qui lui est faite de prendre le commandement de toutes les forces de l'Union, à démissionner pour se mettre au service de son "état natal", ce que d'autres éminents virginiens (Scott, Thomas...) ne feront pas. Au contraire on trouve le cas de certains Yankee se ralliant au Sud (exemple éminent de Samuel Cooper) le plus souvent par solidarité familiale avec leur épouse sudiste ou parce qu'ils se sont de longtemps installés dans le Sud et y ont donc leurs intérêts.

Quant à la question du patriotisme actuel des Sudistes malgré le mythe de la "cause perdue", elle se révèle assez par l'attitude de la plupart après guerre : les armes ayant parlé et leur ayant été défavorables, détruisant par la même occasion le socle de leur "civilisation" propre, leur combat a plutôt été de se "réinsérer" et de peser au sein de la nouvelle Union dans le cadre de la "reconstruction" qui leur a été imposée. Le clivage entre républicains et démocrates a depuis 1860 si profondément évolué que les comparaisons avec cette époque ne valent plus grand chose mais il est vrai qu'il est piquant de voir par exemple que l'électorat noir est aujourd'hui très majoritairement démocrate alors que le Sud profond vote largement républicain. Le basculement se fait progressivement au cours du XXe siècle pour des raisons trop longues à expliquer ici d'autant que j'ai déjà écrit un vrai roman lol


Merci de votre réponse très complète et passionnante :)

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SIC SEMPER TYRANNIS


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 Sujet du message : Re: La guerre de Sécession.
Message Publié : 30 Mai 2013 18:53 
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Plutarque
Plutarque

Inscription : 27 Fév 2012 23:10
Message(s) : 128
Je souhaiterais des informations sur l'état d'esprit des combattants confédérés.
Je regarde en ce moment "La guerre de sécession" de Ken Burns et on y cite un témoignage d'un soldat qui dit que leurs état d'esprit (combatants libres défendant leurs terres, leurs libertés) a changé quand il y eu conscription obligatoire avec exemption des propriétaires de 10 esclaves ou plus.

Ce soldat dit qu'ils furent dégoûtés par ce règlement et qu'alors ils n'avaient plus le sentiment de se battre pour eux-mêmes et leur pays mais pour des nantis.


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 Sujet du message : Re: La guerre de Sécession.
Message Publié : 18 Nov 2013 10:27 
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Polybe
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Inscription : 28 Oct 2006 13:50
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Localisation : yvelines
l'exemption intervient en fait à partir de 20 esclaves et dans les faits elle ne concerne que très peu de personnes, mais comme vous le dites le mal était fait et les petits fermeiers blancs qui constituaient l'essentiel des troupes sudistes le prirent très mal ayant l'impression désormais de combattre dans "a rich man's war" (une guerre d'fommes riches)

le congrés confédéré amenda très vite cette loi (le 1er mai 1863 , la loi étant promulguée en septembre 62) en y incluant plus que les surveillants des plantations ou ne résidait que des personnes incapables de prendre en charge la surveillance des esclaves (propriétaires agés ou invalides, femmes seules...), ces surveillants davient être payer fort cher par les propriétaires et avoir été surveillant avant avril 1862 (afin d'éviter que la profession n'attire brusquement trop de monde !) , en 1864 le nombre d'esclaves fut réduit à 15.


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 Sujet du message : Re: La guerre de Sécession.
Message Publié : 03 Nov 2014 0:35 
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Inscription : 25 Juil 2012 18:05
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J'aurais une question un peu particulière, une réflexion que je médite depuis longtemps sur les origines de la guerre de sécession... Peut-on la placer dans la continuité de la Révolution Américaine ? Dans un sens n'est-ce pas une 2e révolution américaine ? Beaucoup de questions qui se sont posés à ce moment là- et qui étaient toujours en suspens- l'esclavage dans le sud, la nature de l'état américain- fédéral, Unioniste ou confédéral, le problème culturel entre un sud plus latins et un nord plus anglo-saxon- se sont résolus brutalement pendant ce conflit- au détriment du sud et de ce qu'il représentait- Je ne suis pas un spécialiste de la question, mais il y-a-t-il un intérêt à replacer ce conflit dans une telle longue durée? ou le contexte est complétement différent?


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 Sujet du message : Re: La guerre de Sécession.
Message Publié : 03 Nov 2014 7:27 
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Polybe
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Inscription : 11 Oct 2014 18:17
Message(s) : 85
A mon avis : "non" .

La guerre était inscrite dans les ports d'une part et dans l'industrie d'autre part .
Ensuite il y a eu la musique des "Etats",et la fanfare des "Esclaves" .

Je m'explique :

La grande vague des immigrants arrivaient au Nord .
Rien que par le nombre ,le Nord devenait chaque jour de plus en plus puissant .

Le Nord commençait son industrie et avait besoin d'un marché protégé pour survivre à la concurrence anglaise .
Le sud au contraire devait avoir un marché ouvert pour concurrencer les cotons indiens .

Le nord regorgeait de main d'oeuvre : les immigrants .
Le sud n'avait pas assez de main d'oeuvre et elle devait avoir une main d'oeuvre d'une certaine façon "spécialisée" ,qui donc ne pouvait pas partir à tout bout de champs,et la solution des esclaves était donc toute trouvée .

Bon évidemment,on peut pas expliquer ça aux soldats ...
Alors on met l'affaire en musique .
Il y a la liberté des états.
Il y a aussi l'horreur de l'esclavage ...

Sans me faire un chantre de l'esclavage,à quelques exceptions près,les esclaves étaient en majorité bien mieux lotis que les travailleurs européens de la même époque .
Pour les esclaves de la maison,là se discutait pas ... Ils étaient vus par toute la communauté,et ils devaient donc être joyeux et bien portants .

Pour les esclaves des champs,c'était une toute autre chanson ,mais encore ....

Ce qui est sur,c'est que le nord n'a pas fait la guerre pour libérer les esclaves,mais pour sa bannière douanière,
la libération des esclaves est une arme de guerre ,et une arme médiatique .

Ce qui est sur aussi,c'est que la libération des esclaves a été une catastrophe pour eux : ile perdaient leurs "maitres" cad en général leur assurance pension-vieillesse-soins de santé (qui n'était pas inscrite dans leur statut,mais dans les faits .
Pour le reste,ils n'avaient toujours rien à dire,
et ils n'avaient pas trop intérêt à se faire remarquer ...


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 Sujet du message : Re: La guerre de Sécession.
Message Publié : 08 Août 2015 0:42 
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Inscription : 25 Juil 2012 18:05
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En regardant le documentaire un peu simpliste de Kens Burn sur la Guerre de Sécession, je me pose une question sur McCelan.
Est-il un parfait incapable ? Un homme habité par des arrières-pensées politiques ?
Son incapacité à conduire la moindre offensive, à la livrer la moindre bataille-même à 10 contre 1- sa molesse est assez stupéfiante.
Qu'il soit soucieux d'épargner le sang de ses soldats est une chose, mais est-il possible d'être aussi pusillanime ? Ou alors il avait des arrières- pensées politiques, épargner sa belle armée et servir de recours en cas de défection de Lincoln ?


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 Sujet du message : Re: La guerre de Sécession.
Message Publié : 18 Août 2015 1:20 
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Inscription : 26 Juil 2008 16:33
Message(s) : 23
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Je pense que les lacunes de McClellan sont d'abord d'ordre psychologique. Homme extrêmement intelligent (voire même surdoué), il n'a jamais connu l'échec, que ce soit dans sa carrière militaire ou sa vie civile. Sa posture d'homme providentiel après Bull Run, alliée à un sens très chatouilleux des préséances, lui a forcément monté à la tête (il décrit lui-même la déférence à son égard du tout-Washington dans une lettre à sa femme). Dans ces conditions, risquer son armée au combat, c'est risquer sa position. McClellan n'est pas un Grant forgé par une succession de ratés dans sa vie. Son inaction (qui est une forme d'échec) ne pouvant être de son fait, il justifie celle-ci en reportant la responsabilité sur les autres.

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"Tu vas ouïr le comble des horreurs...
J'aime... A ce nom fatal, je tremble, je frissonne,
J'aime..."

Phèdre, acte I, scène 3

"Ils s'instruisent pour vaincre"
TBPCESF


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