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Message Publié : 04 Avr 2005 19:13 
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Polybe
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Pouvez-vous me conseiller sur des ouvrages de référence concernant le colonel de La Rocque et le Parti Social Français? J'ai eu un bref aperçu de sa personnalité dans le très bon livre "La vie politique sous la IIIè République", de Jean-Marie Mayeur, mais je souhaiterais en apprendre davantage dans un ouvrage plus précis...


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Message Publié : 16 Avr 2005 21:22 
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Hérodote
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Le colonel de La Rocque, 1885-1946, ou, Les pièges du nationalisme chrétien
de Jacques Nobécourt
(sur amazon.fr)


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Message Publié : 15 Avr 2007 23:15 
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Salluste
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Jacques Guillermaz. Histoire du Parti communiste chinois. Des origines à la conquête du pouvoir. 1921 - 1949.. Paris. Bibliothèque Payot. 1968.


Citer :
Jacques Guillermaz (1911-1998), officier, diplomate et universitaire, fut directeur d'études et directeur du Centre de documentation sur la Chine contemporaine à l'École pratique des hautes études, et enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris et de Grenoble. Il séjourna plus de vingt ans de Chine et assuma de hautes responsabilités tant dans ce pays qu'à l'occasion de conférences internationales importantes.

Son Histoire du Parti communiste chinois est incontournable pour qui veut comprendre la Chine d'aujourd'hui.

" Une documentation sans faille... Guillermaz possède une très longue expérience des réalités politiques chinoises. Ce livre renferme une mine de renseignements. C'est dire que tous ceux qui étudient les problèmes de la Chine d'aujourd'hui s'en serviront avec fruit." - Le Monde.

"Guillermaz, en témoin, en sinologue, en historien, trie, classe, ordonne les faits. Fascinant laboratoire que la Chine. Ce livre dit d'abord ce qui s'y passe et non pas ce qu'on voudrait qu'il y advint. Pour cela il passion ne." - L'Express


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Message Publié : 12 Mai 2007 8:34 
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Localisation : Paris
Un très beau livre paru récemment: A feu et à sang; De la guerre civile européenne, 1914-1945 de Enzo Traverso; chez Stock. A mi chemin entre l'essai philosophique et l'enquête historique, Traverso y livre une réflexion à la fois juste et prenante sur l'âge des extrêmes, discutant au passage avec Nolte, Furet et quelques autres, pour tenter de dégager une approche originale: un livre engagé au meilleur sens du terme. Je le recommande vivement.


Citer :
La première moitié du XXe siècle fut une époque de guerres, de destructions et de révolutions qui mirent l'Europe à feu et à sang. De l'explosion du vieux monde en 1914 au nouvel équilibre instauré en 1945, le continent connut des temps de catastrophe et de chaos.
Pour Enzo Traverso, la notion de « guerre civile européenne » permet de rendre compte de cette terrible combinaison de guerre totale sans front ni limites, de guerres civiles locales et de génocides, qui vit aussi laffrontement de visions opposées du monde. Dans une ample perspective solidement documentée, il en brosse les principaux traits : le mélange de violence archaïque, de violence administrative froide et de technologie moderne pour anéantir l'ennemi, la brutalisation de populations jetées dans l'exode ou l'exil, le déchaînement émotionnel des conflits entre civils au sein de sociétés déchirées (URSS 1917-1923, Espagne 1936-1939, Résistance 1939-1945) ou encore l'irruption de la peur et l'effroi de la mort dans l'esprit des hommes. Restituant également leur place aux protagonistes engagés, il analyse les positions de ces intellectuels de l'entre-deux guerres qui, à partir d'un égal rejet du monde en l'état, optèrent de façon opposée pour le communisme (tels Gramsci ou Benjamin) ou pour la révolution conservatrice (tels Jünger ou Schmitt). Il revient de même sur le combat des militants et résistants antifascistes, sans pour autant esquiver la question des liens avec le stalinisme ou celle de l'aveuglement face au génocide.
Ce livre s'inscrit ainsi contre une relecture de cette période de l'histoire qui, sous couvert d'une critique des horreurs du totalitarisme, tend à rejeter les acteurs, fascistes ou antifascistes, dans le purgatoire indistinct des idéologies, comme si, derrière les victimes, aujourd'hui célébrées, tous les chats du passé étaient gris.


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 Sujet du message : La Roumanie des années trente
Message Publié : 22 Mai 2007 18:51 
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Inscription : 21 Mai 2007 14:59
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J'ai posté le message suivant dans le forum "Europe centrale et orientale" sans voir, sur le moment, qu'il débordait du champ chronologique de ce dernier. Je me permets donc de la reposter ici (je m'excuse auprès des modérateurs).

Parution récente (premier trimestre 2007) :

<img id="image_msg" src="http://www.histoforum.org/histobiblio/IMG/arton374.jpg" border="0" align="absmiddle"><br>

"La Roumanie des années trente. De l'avènement de Carol II au démembrement du royaume (1930-1940)", Editions Anovi, 224 pages.


Quelques liens relatifs à cet ouvrage :

Anovi : <a href="http://www.anovi.fr/new/livre.php?id=66" target="_blank" class="postlink">http://www.anovi.fr/new/livre.php?id=66</a>
Généanet : <a href="http://boutique.geneanet.org/catalog/product_info.php?products_id=75475" target="_blank" class="postlink">http://boutique.geneanet.org/catalog/product_info.php?products_id=75475</a>
Courrier des Balkans : <a href="http://balkans.courriers.info/livre8097.html" target="_blank" class="postlink">http://balkans.courriers.info/livre8097.html</a>
Histoforum : <a href="http://www.histoforum.org/histobiblio/article.php3?id_article=374" target="_blank" class="postlink">http://www.histoforum.org/histobiblio/article.php3?id_article=374</a>


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Message Publié : 29 Mai 2007 10:38 
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Localisation : Paris
Vient de paraître chez Fayard:

Image

Citer :
Issue de la défaite et de la révolution de novembre 1918, la République de Weimar n'a jamais pu se dégager d'un si lourd héritage. Jusqu'à sa fin, en 1933, il a pesé sur la vie politique, économique et sociale de l'Allemagne, et restreint les chances de succès. Le régime démocratique était-il condamné dès l'origine du fait de l'absence de révolution sociale et de nationalisation des industries clés, comme l'ont prétendu certains historiens ? N'y avait-il, en 1918, qu'une alternative : une révolution sociale avec dictature sur le modèle bolchevique ou un régime parlementaire avec le soutien du corps des officiers et de la bureaucratie d'Ancien Régime, ce qui limitait les réformes de fond ? Une troisième voie aurait-elle pu assurer une base populaire plus large au nouveau système ?

La période finale de la République de Weimar et l'arrivée des nazis au pouvoir ont suscité des interrogations et des controverses bien plus vives encore. La fin de la grande coalition, en mars 1930, et la chancellerie de Brüning signifient-elles la mort de la démocratie ? Brüning est-il le fossoyeur de Weimar ? Le régime parlementaire a-t-il été condamné à la paralysie par l'incapacité des partis à trouver une solution à la crise économique et sociale ? La déflation pratiquée par Brüning, son refus de mener une politique monétaire expansionniste pour relancer l'économie et mettre fin au chômage ont-ils fait le lit du nazisme ? À l'extérieur, Stresemann a-t-il continué la politique de puissance du Reich wilhelmien, ou faut-il le considérer comme l'un des pères de la construction européenne ?

Ce livre répond ainsi à de multiples questions qui ont longtemps divisé les historiens. Avec prudence, Christian Baechler estime que, si les conditions de naissance et de développement de la République de Weimar ont été difficiles, la démocratie allemande n'était pas condamnée dès l'origine. Même en janvier 1933, l'accession de Hitler au pouvoir n'était pas inévitable, et d'autres issues s'offraient encore à l'Allemagne...

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Message Publié : 29 Mai 2007 10:50 
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Localisation : Provinces illyriennes
Excellent livre, pour un excellent auteur, que j'ai eu la chance d'avoir comme professeur et directeur de recherches. :wink:
Son approche de la période de la République de Weimar est moins déterministe que ses collègues allemands, spécialistes de la question, qui a le mérite supplémentaire de faire une bonne synthèse sur son historiographie.
Cet ouvrage est sans aucun doute plus pointu et porteur que son Guillaume II, peu novateur dans ses perspectives d'approche et ses problématiques, mais bien meilleur que ceux des autres biographes français.

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Message Publié : 29 Mai 2007 11:58 
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Eginhard
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Et par rapport au livre de Peukert, qu'apporte l'ouvrage de Baechler ?


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Message Publié : 29 Mai 2007 12:44 
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Localisation : Provinces illyriennes
L'ouvrage de Peuckert se veut davantage économique et social que la plupart de ses "collègues".
Il offre une vision très particulière d'une l'Allemagne en crise face à la modernité, durant cette période et C. Baechler y faisait souvent allusion dans ses cours ; donc, je pense - j'ai simplement survolé son nouvel ouvrage (je vais le lire bientôt !) - que son livre reprend certains points de Peuckert tout en l'intégrant dans une dimension plus "politique". La biographie qu'il réalisa de G.Stresemann était aussi somptueuse, je la conseille à tous ! :wink:

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Message Publié : 30 Mai 2007 1:00 
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Grégoire de Tours
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Inscription : 09 Mai 2006 18:17
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Localisation : Metz
Duc de Raguse a écrit :
Son approche de la période de la République de Weimar est moins déterministe que ses collègues allemands, spécialistes de la question...

Bonjour Duc de Raguse,

Je suppose que par "déterministe", vous voulez parler de l'idée selon laquelle Weimar n'était qu'un régime politique qui ne pouvait que mener au IIIe Reich. En effet, cette république a souvent été vue, a posteriori, comme un régime qui ne pouvait qu'échouer tant il était "coincé" entre un IIe Reich autoritaire et un IIIe totalitaire. Bref, on considère trop rapidement et trop exclusivement Weimar comme le régime qui a permis l'éclosion de l'abomination hitlérienne. Ce qui est faire peu de cas de ses caractéristiques propres. On pense, par exemple, au bouillonnement intellectuel allemand de l'Entre -deux-guerres qui fut, en définitive, terrassé par l'arrivée au pouvoir des nazis.

On ne peut donc que saluer le fait qu'un livre d'historien (en français de surcroît) s'intéresse à cette période de l'histoire allemande (méconnue pour ne pas dire inconnue). Merci à Florian et à Duc de Raguse pour ce conseil de lecture. (Coïncidence : il y a quelques heures, je parlais justement de Weimar à mes élèves de Bac Pro qui ne connaissaient rien sur le sujet... Tout comme moi à leur âge ! :wink:)

PJ

PS. A titre d'info, je signale tout de même L'Allemagne de Weimar de Georges Castellan (A. Colin, coll. "U") : l'ouvrage est sans doute daté (1969) mais, si mes souvenirs de fac sont exacts, l'auteur proposait déjà une étude de la République de Weimar pour ce qu'elle était et non considérée au prisme de l'Allemagne nazie.


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Message Publié : 30 Mai 2007 7:03 
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Localisation : Provinces illyriennes
Citer :
Je suppose que par "déterministe", vous voulez parler de l'idée selon laquelle Weimar n'était qu'un régime politique qui ne pouvait que mener au IIIe Reich. En effet, cette république a souvent été vue, a posteriori, comme un régime qui ne pouvait qu'échouer tant il était "coincé" entre un IIe Reich autoritaire et un IIIe totalitaire.

C'est tout à fait exact mon cher PJ ! :wink:
De plus, il y avait un courant dans l'historiographie allemande, le sonderveg - d'inspiration marxiste - pour qui, l'unité allemande (avec tout ce que l'on sait sur ses mouvements accompagnateurs comme l'industrialisation, la militarisme prussien, les privlièges, la mise en sommeil politique de la bourgeoisie...) menait inéluctablement au nazisme.
Le Régime de Weimar n'étant qu'un ultime soubresaut avant le déluge, qui ne fit que le lit de l'hitlérisme.

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Message Publié : 01 Juin 2007 18:34 
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Localisation : Paris
Après avoir pris connaissance un peu plus en profondeur de l'ouvrage de Baechler, je reste un peu déçu par l'approche essentiellement économico-politique qu'il met en oeuvre, alors que ce qui fait tout l'intérêt
de l'Allemagne de Weimar, c'est quand même surtout la formidable effervescence intellectuelle, culturelle et artistique qui la caractérise alors même que la situation économique et politique se dégrade. Un seul chapitre sur ce sujet me paraît un peu léger. Un titre comme Histoire politique de l'Allemagne de Weimar aurait été plus juste pour cet ouvrage.

Pour ceux qui souhaiteraient des éclairages sur ce pan un peu marginalisé dans l'ouvrage de Baechler, je ne peux que recommander le très beau livre de Reiner Metzger récemment traduit chez Hazan qui revient, avec de nombreuses illustrations, sur la vie artistique de l'Allemagne des années 1920:

Image

Citer :
C'est la République de Weimar au cours des années 1918 à 1933 qui propulsa Berlin au zénith. Ainsi, le Berlin des années vingt a donné naissance à une culture qui a totalement vécu de la politisation. Il y germait des utopies qui, en cette époque de crise, traçaient des perspectives de progrès. La communication prenait son essor dans les sphères populaires par le biais de la photo, du cinéma, des affiches, de l'agit-prop, du cabaret et des variétés. Grâce à ces techniques, ces millions de Berlinois ne formaient plus une masse mais des citoyens : ils acquéraient à la fois un accès et une dignité à la culture. Ces évolutions venaient de la masse, mais il y avait une avant-garde pour les faire entrer dans les pratiques et les prémices des beaux-arts. Il suffit d'aligner quelques noms, George Grosz, Otto Dix, Raoul Hausmann, John Heartfield, Hannah Höch pour l'aventure Dada ; Fritz Lang, Ernst Lubitsch pour le cinéma et la photographie ; Mies van der Rohe, Moholy-Nagy, Lissitzky pour les grandes conquêtes utopistes ou fonctionnelles de l'architecture, du design et de l'œuvre d'art totale, pour prendre la mesure de ces années de révolutions et de créations tous azimuts.

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Message Publié : 01 Juin 2007 20:09 
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Localisation : Provinces illyriennes
Citer :
Un seul chapitre sur ce sujet me paraît un peu léger.

Mais mon cher Florian les ouvrages sur la République de Weimar - généralistes somme toute - font rarement la part belle à ce qui est artistique et culturel.
Par ailleurs, l'auteur n'a pas vraiment de formation universitaire dans ce domaine.
En tout cas, merci pour cette référence. :wink:

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Message Publié : 23 Juin 2007 16:01 
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Toujours sur la culture de Weimar, une belle étude sur l'exil des intellectuels allemands vers la côte Est des Etats-Unis qui vient de paraître outre-Atlantique, due à la plume d'E. Bahr (UCLA):

Image

Citer :
Présentation de l'éditeur:

In the 1930s and 40s, Los Angeles became an unlikely cultural sanctuary for a distinguished group of German artists and intellectuals--including Thomas Mann, Theodore W. Adorno, Bertolt Brecht, Fritz Lang, and Arnold Schoenberg--who had fled Nazi Germany. During their years in exile, they would produce a substantial body of major works to address the crisis of modernism that resulted from the rise of National Socialism. Weimar Germany and its culture, with its meld of eighteenth-century German classicism and twentieth-century modernism, provided served as a touchstone for this group of diverse talents and opinions.

Weimar on the Pacific is the first book to examine these artists and intellectuals as a group. Ehrhard Bahr studies selected works of Adorno, Horkheimer, Brecht, Lang, Neutra, Schindler, Döblin, Mann, and Schoenberg, weighing Los Angeles's influence on them and their impact on German modernism. Touching on such examples as film noir and Thomas Mann's Doctor Faustus, Bahr shows how this community of exiles reconstituted modernism in the face of the traumatic political and historical changes they were living through.

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Message Publié : 08 Oct 2007 12:24 
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Parution en traduction française de la somme de C.R. Browning sur Les origines de la Solution finale (L'évolution de la politique anti-juive des nazis, septembre 1939-mars 1942) aux Belles Lettres (35 euros).

Image

Citer :
En 1939, l’Allemagne nazie a pour projet de redessiner l’Europe de l’Est en expulsant les populations juives qui l’habitent. À l’automne 1941 est décidée la destruction totale des juifs. Comment la politique nazie est passée de l’expulsion massive à la destruction massive ? Quels sont les rouages, humains, circonstanciels ou intellectuels qui ont mené à la prise de décisions ? Quel rôle a eu Hitler ? Telles sont les questions soulevées dans cette étude magistrale, fruit du travail de Christopher Browning, historien mondialement reconnu. Le livre, salué par la communauté scientifique mais aussi par le grand public, est l’étude la plus détaillée et la plus complète de cette période complexe et décisive où la politique raciale nazie a « bifurqué » de la persécution et du « nettoyage ethnique » vers la Solution finale et l’Holocauste. Articulant son étude autour de deux dates clefs, la conquête de la Pologne en septembre 1939 et le début des déportations au printemps 1942, Christopher Browning envisage la Pologne comme le laboratoire d’essai de la politique raciale. Il démontre ensuite le rôle essentiel de l’offensive contre l’Union Soviétique dans la radicalisation qui a conduit à la Solution finale. De cette évolution, Adolf Hitler est le chef d’orchestre sinistre : au débat entre fonctionnalistes et intentionnalistes, le livre donne de nouveaux arguments et montre les liens inextricables noués entre les hommes, leurs idéologies et les circonstances.
Méticuleusement documenté et ayant bénéficié de l’ouverture de nouvelles archives, Les Origines de la Solution finale est un livre indispensable, aussi important que l’ont été les travaux de Raul Hilberg, Ian Kershaw et bien entendu Daniel Goldhagen dont la polémique avec Browning sera ici relancée. Après Politique nazie, travailleurs juifs, bourreaux allemands (traduit de l’anglais par Jacqueline Carnaud, Les Belles Lettres, 2002) et Des hommes ordinaires.

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