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Message Publié : 15 Août 2016 15:37 
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Marc Bloch
Marc Bloch
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Cush vous avez tout compris, comme souvent :wink: . En 1917, il s'agissait de sauver la banque Morgan qui avait prêté inconsidérément aux alliés et qui en cas de victoire de l'Allemagne ne serait jamais remboursée de ses prêts. L'Histoire nous enseigne que les Etats-Unis , après 1919 ,ne seront quand même jamais, ou très peu rentrés dans leurs fonds.,

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"La faculté de prévoir appartient à celui qui se souvient." ( Léon Bérard)
" Jeune homme, la France se meurt, ne troublez pas son agonie..." ( Renan à Déroulède )


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Message Publié : 23 Sep 2016 5:35 
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Grégoire de Tours
Grégoire de Tours

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Etonnant que dans ce sujet ,on ne parle pas de Roosevelt.Ce président assez manipulateur est un peu va t'en guerre ...mais il a une opinion publique à convaincre. Il pense que face au nazisme,les nations européennes feront le "sale boulot", surtout la France.La défaite de 40 le laisse pantois .Il espère en l'URSS or l'année 41 est un désastre pour les soviétiques.Il doit donc y aller et dans ce sens multiplie les provocations militaires vis à vis de l''Allemagne puis du Japon (provocations navales en Atlantique et Pacifique).Or ce deux nations ne répondent pas.
C'est le 7 déc Pearl Harbor qui retourne l'opinion et Roosevelt peut enfin s'impliquer dans le conflit mondial (d'ou l'éternelle sujet sur la pré connaissance de l'attaque japonaise.
Pourquoi le Japon, plutot neutre avant,désirant surtout un accès au pétrole des Indes néerlandaises, décide t'il d'attaquer les USA est une autre histoire


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Message Publié : 23 Sep 2016 8:23 
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Pierre de L'Estoile
Pierre de L'Estoile

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Roosevelt pense que son pays entrera dans la guerre dès le moment où il choisit Marshall comme chef d'état-major général,il l'a sélectionné parmi d'assez nombreux candidats à ce poste car il était le seul à préconiser une armée de 5 à 6 millions d'hommes et d'avoir prévu dans ses dossiers une montée en puissance rapide et coordonnée au développement industriel des armements. Marshall est nommé à ce poste le jour même de la déclaration de guerre de l'Angleterre......C'est le signe qu'il sait que les USA seront impliqués .


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Message Publié : 24 Sep 2016 10:09 
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Philippe de Commines
Philippe de Commines

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Faget a écrit :
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Cush vous avez tout compris, comme souvent :wink: . En 1917, il s'agissait de sauver la banque Morgan qui avait prêté inconsidérément aux alliés et qui en cas de victoire de l'Allemagne ne serait jamais remboursée de ses prêts. L'Histoire nous enseigne que les Etats-Unis , après 1919 ,ne seront quand même jamais, ou très peu rentrés dans leurs fonds.,


Je recycle ici une large partie d'un message posté dans un autre fil.

Quand on veut comprendre les déterminants à long terme de la stratégie diplomatique d’un pays, il faut toujours revenir aux fondamentaux, c’est-à-dire à la géographie (que celle-ci soit physique ou démographique).

Les USA se sont constitués et sont parvenus là où ils sont parvenus de manière tout à fait improbable au regard de ce qu’est la géographie mondiale.

L’Amérique (je veux dire l’Amérique du nord autant que celle du sud) est excentrée géographiquement par rapport au cœur du monde qu’est l’immense masse constituée par l’Eurasie et l’Afrique.
Démographiquement, l’Amérique du nord et du sud ne représentent que moins de 15% de la population mondiale.

Bref, ce continent, y compris en son sein les USA, est complètement périphérique sur la planète terre.

Au sein de l’Amérique, les USA sont devenus une très grande puissance par un enchaînement improbable de concours de circonstances favorables.

Il n’allait pas du tout de soi que les USA allaient bénéficier si vite d’une absence de concurrence et de menace sur le continent nord-américain ni sur celui du sud. Cette absence de concurrence et d’obstacles leur a permis de développer une richesse interne et un potentiel de puissance tel qu’aucun autre pays européen n’en a jamais eu, hormis la Russie tsariste.

Rien ne destinait les USA à devenir l’hyperpuissance économique qu’elle a été depuis la 1ère guerre mondiale. En 1914, l’empire russe était la puissance émergente qui connaissait la plus forte croissance, la plus rapide modernisation économique, bien plus peuplée que les USA, et qui allait devenir la superpuissance du heartland cher à Mackinder.

D'ailleurs, à peine la Grande-Bretagne avait-elle avalé sa défaite dans la guerre d’indépendance des jeunes USA et repris conscience de ses intérêts vitaux à long terme qu’elle a orienté en conséquence sa stratégie géopolitique. Elle a bien sûr misé à fond sur l'Asie du sud et de l’est qui était la zone la plus peuplée et la plus riche du monde. Et c’est l’Asie qui a fait la fortune et la suprématie mondiale de la Grande-Bretagne, pas ses colonies américaines perdues ou conservées. C’est l’Inde qui a fait la révolution industrielle britannique à partir du dernier tiers du 18ème siècle. C’est la Chine qui a donné un élan supplémentaire à l’industrie britannique après les guerres de l’opium.
L’Amérique et les USA étaient complètement excentrés.

Par ailleurs, rien ne garantissait que les USA allaient développer un Etat fédéral fort capable de mener une politique de projection de puissance. Les particularismes locaux étaient très forts et chaque Etat très attaché à son autonomie. Le débat n’a d’ailleurs été tranché (c’est le mot adéquat vu les circonstances d’alors) qu’au prix d’une guerre civile terriblement destructrice.

Ce sont les divisions et les conflits entre puissances européennes qui ont offert l’occasion historique aux USA de prendre une place démesurée dans les affaires économiques et diplomatiques du monde.

Je pense qu’on se trompe en se focalisant sur l’exposition de la banque JP Morgan aux dettes européennes pour expliquer l’entrée en guerre des USA en 1917. Morgan n’était exposé aux dettes des alliés que parce que les industriels et agriculteurs américains exportaient tellement en direction des alliés pour soutenir leur économie de guerre que les alliés était arrivés quasiment à l’épuisement du collatéral « solide » qu’ils pouvaient donner à leurs fournisseurs américains.

Mais pour les fournisseurs américains, la 1ère guerre mondiale, cela a été le jackpot, avec des bénéfices multipliés par 3, 4, 5, ou plus, ainsi qu’une croissance phénoménale de leur production (de leur PIB, comme on ne disait pas encore), un recul massif du chômage (qui tutoyait les 8% en 1914 aux USA).
https://en.wikipedia.org/wiki/United_St ... orld_War_I

Et c'est à l'occasion de la 1ère guerre mondiale que New-York supplante Londres comme centre de la finance mondiale.

Simplement, quand on est devenu une immense puissance économique et démographique comme les USA en 1914 mais qu'on est géographiquement excentré et éloigné par rapport au cœur du monde, on veut irrésistiblement y revenir, du moins dans les cercles de pouvoir politique et économique. Et une fois que l'occasion s'est présentée et qu’on a non seulement mis un pied dans la porte mais qu’on est devenu un acteur majeur du théâtre stratégique central qu’est l’Europe, eh bien on ne veut pas en repartir, on veut y intervenir et faire en sorte que des décisions essentielles ne s’y prennent pas sans votre avis, voire contre votre avis, quand bien même votre opinion publique est-elle massivement isolationniste et pacifiste.

Si les USA avaient voulu rester neutres, eh bien ils auraient juste cessé d'approvisionner les alliés fin 1916, quand ceux-ci ont tellement tapé dans leurs réserves de collatéral solide qu'ils sont obligés de s'endetter auprès des USA pour payer leurs importations. Après tout, la récession liée à l'arrêt des approvisionnements de guerre était inévitable. Elle aurait simplement eu lieu en 1917-1918 au lieu de 1920-21.

On a tendance à méconnaître la volonté de puissance et la poussée impérialiste des USA qui était très nette dès la fin du 19ème siècle, avec Mac Kinley et Roosevelt qui s'emparent des dernières colonies espagnoles, qui interviennent dans les affaires européennes à l'occasion de la crise marocaine avec la conférence d'Algésiras.

Quand on regarde la carte de l’Europe en 1919, résultant du principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sous-jacent à plusieurs des 14 points énoncés par Wilson, on ne peut manquer de constater le morcellement et donc l’affaiblissement de l’Europe.

Si on prend le cas de Roosevelt, on oublie le rôle désastreux qu’il a eu dans la gestion de la montée du péril hitlérien en Europe. Alors que se dessinait une grande alliance qui, juste avant la crise de Munich, allait regrouper les puissances occidentales et l’URSS pour faire la guerre à l’Allemagne et lui coller une dérouillée si jamais Hitler agressait la Tchécoslovaquie, Roosevelt est intervenu pour dissuader fortement les français et les britanniques d’envisager le recours à la force contre l’Allemagne.

Certains estiment que c’est une erreur, une maladresse de Roosevelt. D’autres estiment que c’est délibérément qu’il a agi ainsi, non pas pour favoriser l’Allemagne ni parce qu’il était opposé à la guerre contre Hitler mais pour que la crise en Europe ne se règle pas sans que le président des USA y dise un mot décisif.

Dès l'entre deux guerres, on voit se dessiner des attitudes hégémoniques des USA sur le règlement de certains contentieux européens. Dès cette période, Londres et Paris sont très sensibles au point de vue des USA parce qu'ils ont déjà mesuré l'importance de l'aide américaine dans la 1ère guerre mondiale. En 1938, avant Munich, Churchill intervient déjà auprès de Chamberlain pour le conjurer d'essayer d'impliquer les USA pour contrer l'Allemagne nazie.


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Message Publié : 24 Sep 2016 13:26 
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Eginhard
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Caesar Scipio a écrit :
Faget a écrit :
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Si on prend le cas de Roosevelt, on oublie le rôle désastreux qu’il a eu dans la gestion de la montée du péril hitlérien en Europe. Alors que se dessinait une grande alliance qui, juste avant la crise de Munich, allait regrouper les puissances occidentales et l’URSS pour faire la guerre à l’Allemagne et lui coller une dérouillée si jamais Hitler agressait la Tchécoslovaquie, Roosevelt est intervenu pour dissuader fortement les français et les britanniques d’envisager le recours à la force contre l’Allemagne.

.


Je ne vois pas trop quel rôle désastreux aurait joué Roosevelt dans la montée du péril hitlérien ...puisque les USA, dès l'adoption du JOhnson Act, en 1934, s'engageait sur la voie de l'isolationnisme.
Secundo, Munich n'allait nullement regrouper les puissances occidentales et l'URSS. Cette dernière ne fut même pas invitée à la conférence, et c'est après la capitulation des franco-anglais face aux exigences d'Hitler, à Munich, qu'elle va commencer à réorienter sa politique étrangère, et à penser à un possible pacte avec l'Allemagne nazie, dès mai 39 avec le remplacement du juif Litvinov par Molotov, aux affaires étrangères. Ni les français, ni les britanniques n'avaient pensé, d'ailleurs, à s'allier pour attaquer Hitler, même après l'annexion pure et simple de la Bohême-Moravie par le Reich, en mars 1939. Anglais et français ne voulaient pas d'une guerre avec l'Allemagne, et l'absence d'aide aux républicains espagnols, qui s'accentua, du côté français, à l'époque de Daladier, prouve, s'il en est, cette peur d'une guerre contre les teutons. L'invasion de la Pologne fut juste la goutte d'eau qui fit déborder le vase, les franco-anglais ne pouvant pas laisser Hitler dépecer l'Europe centrale.

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Message Publié : 24 Sep 2016 13:35 
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Marc Bloch
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Pour en revenir au titre initial du sujet, ne pas oublier le rôle du Council on Foreign Relations. Ci joint la version en anglais qui est beaucoup plus riche que la version française :

https://en.wikipedia.org/wiki/Council_o ... _Relations

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Message Publié : 24 Sep 2016 13:47 
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Eginhard
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ALEXANDRE 1ER a écrit :
Etonnant que dans ce sujet ,on ne parle pas de Roosevelt.Ce président assez manipulateur est un peu va t'en guerre ...mais il a une opinion publique à convaincre. Il pense que face au nazisme,les nations européennes feront le "sale boulot", surtout la France.La défaite de 40 le laisse pantois .Il espère en l'URSS or l'année 41 est un désastre pour les soviétiques.Il doit donc y aller et dans ce sens multiplie les provocations militaires vis à vis de l''Allemagne puis du Japon (provocations navales en Atlantique et Pacifique).Or ce deux nations ne répondent pas.
C'est le 7 déc Pearl Harbor qui retourne l'opinion et Roosevelt peut enfin s'impliquer dans le conflit mondial (d'ou l'éternelle sujet sur la pré connaissance de l'attaque japonaise.
Pourquoi le Japon, plutot neutre avant,désirant surtout un accès au pétrole des Indes néerlandaises, décide t'il d'attaquer les USA est une autre histoire


Roosevelt va-t-en guerre ? Curieux jugement ...puisque les USA sont entrés en guerre après avoir été attaqués par les japonais à Pearl Harbor, fin 41. Ils ne déclarèrent même pas la guerre à l'Allemagne nazie.
Le Japon neutre avant Pearl-Harbor ? Il faudrait demander aux chinois ce qu'ils pensent de cette "neutralité" japonaise ...

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Message Publié : 24 Sep 2016 14:45 
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ALEXANDRE 1ER a écrit :
Etonnant que dans ce sujet ,on ne parle pas de Roosevelt.Ce président assez manipulateur est un peu va t'en guerre ...mais il a une opinion publique à convaincre. Il pense que face au nazisme,les nations européennes feront le "sale boulot", surtout la France.La défaite de 40 le laisse pantois .Il espère en l'URSS or l'année 41 est un désastre pour les soviétiques.Il doit donc y aller et dans ce sens multiplie les provocations militaires vis à vis de l''Allemagne puis du Japon (provocations navales en Atlantique et Pacifique).Or ce deux nations ne répondent pas.
C'est le 7 déc Pearl Harbor qui retourne l'opinion et Roosevelt peut enfin s'impliquer dans le conflit mondial (d'ou l'éternelle sujet sur la pré connaissance de l'attaque japonaise.
Pourquoi le Japon, plutot neutre avant,désirant surtout un accès au pétrole des Indes néerlandaises, décide t'il d'attaquer les USA est une autre histoire


Provocation militaire ? Quel est le pays qui en 1931 a envahi un pays voisin souverain sur un prétexte fallacieux ? De 1931 à 1941, les USA œuvreront diplomatiquement pour que cesse l'invasion de la Chine par le Japon. On connait le résultat et le sac de Nankin n'est que le phénomène le plus visible du prix qu'accordaient les japonais aux civils chinois...

Votre message est à la limité du négationnisme historique tellement il y a de contrevérités en quelques lignes. Alors, soit vous ne connaissez rien à l'histoire de cette période ou de cette région du monde et vous assumez, soit pour diverses raisons vous travestissez la vérité historique. Dans le second cas, la modération se verra contrainte d'intervenir.

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Message Publié : 24 Sep 2016 17:50 
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Philippe de Commines
Philippe de Commines

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Tietie006 a écrit :
Caesar Scipio a écrit :
Faget a écrit :
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Si on prend le cas de Roosevelt, on oublie le rôle désastreux qu’il a eu dans la gestion de la montée du péril hitlérien en Europe. Alors que se dessinait une grande alliance qui, juste avant la crise de Munich, allait regrouper les puissances occidentales et l’URSS pour faire la guerre à l’Allemagne et lui coller une dérouillée si jamais Hitler agressait la Tchécoslovaquie, Roosevelt est intervenu pour dissuader fortement les français et les britanniques d’envisager le recours à la force contre l’Allemagne.

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Je ne vois pas trop quel rôle désastreux aurait joué Roosevelt dans la montée du péril hitlérien ...puisque les USA, dès l'adoption du JOhnson Act, en 1934, s'engageait sur la voie de l'isolationnisme.
Secundo, Munich n'allait nullement regrouper les puissances occidentales et l'URSS. Cette dernière ne fut même pas invitée à la conférence, et c'est après la capitulation des franco-anglais face aux exigences d'Hitler, à Munich, qu'elle va commencer à réorienter sa politique étrangère, et à penser à un possible pacte avec l'Allemagne nazie, dès mai 39 avec le remplacement du juif Litvinov par Molotov, aux affaires étrangères. Ni les français, ni les britanniques n'avaient pensé, d'ailleurs, à s'allier pour attaquer Hitler, même après l'annexion pure et simple de la Bohême-Moravie par le Reich, en mars 1939. Anglais et français ne voulaient pas d'une guerre avec l'Allemagne, et l'absence d'aide aux républicains espagnols, qui s'accentua, du côté français, à l'époque de Daladier, prouve, s'il en est, cette peur d'une guerre contre les teutons. L'invasion de la Pologne fut juste la goutte d'eau qui fit déborder le vase, les franco-anglais ne pouvant pas laisser Hitler dépecer l'Europe centrale.


Comme je le disais dans mon message il est vrai très long, Roosevelt est intervenu dans les prémices de la crise de Munich pour empêcher que la France, l'URSS, et à leur suite le Royaume Uni (je dis à leur suite car si Paris et Moscou y avaient été, Londres, selon les termes de Halifax, aurait fini par se sentir obligé de suivre), honorent leur engagement de défendre militairement l'intégrité de la Tchécoslovaquie. Roosevelt s'est montré très insistant pour que la crise soit réglée pacifiquement, par une négociation. Ce qui a donné du poids aux appeasers.

Or il n'y a guère de doute qu'à l'automne 1938, Tchécoslovaquie, France, URSS et Royaume Uni auraient vaincu rapidement l'Allemagne. D'autant plus vite que l'état-major allemand n'attendait que la déclaration de guerre pour renverser Hitler.

http://www.yamaguchy.com/library/cikkek/sanborn.html


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Message Publié : 24 Sep 2016 18:00 
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Eginhard
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Caesar Scipio a écrit :

Comme je le disais dans mon message il est vrai très long, Roosevelt est intervenu dans les prémices de la crise de Munich pour empêcher que la France, l'URSS, et à leur suite le Royaume Uni (je dis à leur suite car si Paris et Moscou y avaient été, Londres, selon les termes de Halifax, aurait fini par se sentir obligé de suivre), honorent leur engagement de défendre militairement l'intégrité de la Tchécoslovaquie. Roosevelt s'est montré très insistant pour que la crise soit réglée pacifiquement, par une négociation. Ce qui a donné du poids aux appeasers.

Or il n'y a guère de doute qu'à l'automne 1938, Tchécoslovaquie, France, URSS et Royaume Uni auraient vaincu rapidement l'Allemagne. D'autant plus vite que l'état-major allemand n'attendait que la déclaration de guerre pour renverser Hitler.

http://www.yamaguchy.com/library/cikkek/sanborn.html


J'ai jamais lu quelque part ce que vous affirmez sur le rôle de Roosevelt, avez-vous une source livresque ? Mais même si c'était le cas, de toute façon, anglais et français ne voulaient pas se battre pour les Sudètes, ni, par la suite, pour la Bohême-Moravie, Roosevelt ou pas. Quant à l'URSS, comme je l'ai déjà écrit, elle n'a même pas été invitée à Munich et n'avait nullement envie de déclarer la guerre à l'Allemagne nazie.
Le poids politique de Roosevelt, dans son Amérique isolationniste, était quasiment nul en Europe.

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Message Publié : 24 Sep 2016 19:48 
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Philippe de Commines
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La source livresque est dans le lien que j'ai mis dans mes 2 précédents messages. C'est Sanborn.


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Message Publié : 25 Sep 2016 19:19 
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Eginhard
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Caesar Scipio a écrit :
La source livresque est dans le lien que j'ai mis dans mes 2 précédents messages. C'est Sanborn.


Que Roosevelt ait été un pacifiste, c'est un fait, mais les franco-anglais l'étaient aussi. Et la capitulation face à Hitler à Munich, c'est bien Chamberlain et Daladier, et non Roosevelt, qui l'ont accepté. Quant à une alliance franco-anglo-soviétique avant septembre 39, elle reste une vue de l'esprit.

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Message Publié : 26 Sep 2016 9:12 
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Grégoire de Tours
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a Narduccio
Quelle charge ???? et quels mots négationisme ???
Ce qui est écrit a été évoqué par Alexandre Halder sur la chaine Histoire. Il ne dit pas que le Japon est pacifiste mais qu'il ne veut pas d'une guerre contre les USA. Les provocations navales consistent à faire des convois en Atlantique et à penetrer les eaux territoriales japonaises.
Vous interprétez les mots et mon post .Un peu de modération .il n 'ya aucun complot


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Message Publié : 26 Sep 2016 9:40 
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Salluste
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Le Japon sait assez tôt qu'à un moment ou l'autre il devra affronter les USA : depuis le début du siècle les Etats Unis jouent un rôle important dans les tantatives de prise de contrôle de la Mandchourie par un seul état. après 1905 c'est le Japon qui se voit privé en grade partie de ce qu'il estime avoir gagné sur le terrain.

1931 est une année étrange avec une armée qui lance presque de son propre chef les opérations : le gouvernement japonais se retrouve court-circuiter et en danger de survie (parfois au sens propre du terme) face à l'agitation des factions extèmes des militaires. Mais dès ce moment le Japon sait que la collision avec les USA n'est plus qu'une question de temps : il y a des querelles quant à savoir si le principal danger vient de l'URSS ou des USA mais plus l'Empire s'interesse au reste de la mer de chine plus les probabilités que le choc se fasse avec les USA grandit (Les américains sont aux Philippines et ont de grands intérêts en Chine dont ils ont sans doute éviter le dépécement au début du siècle).

pour la guerre en Chine, malgré quelques réticences, cette fois le gouvernement se montre plus conciliant et suit : c'est la suite de la fuite en avant. Ces conquêtes en appelle d'autre parce qu'il faut faire marcher le complxe militaire qui engloutit les ressources nipppnes. Ishiwara, un des architectes des l'invasion mandchou puis minsitre envisageait un dévellopement militaire et technique conséquent mais il espérait que le pays prendrait plus de temps.

L'invasion de la Chine continuant, les Etats Unis, qui ont sans doute le plus à perdre d'une chute chinoise applique l'arme "anglo-saxonne", le boycott/blocus. la pénurie de matière déjà oprésente du fait de la surchauffe militaire devient critique avec en particulier une flotte, qui sait et se prépare depuis 1918 à une confrontation avec les flotte américaine, qui voit le danger de ne plus pouvoir agir faute de moyens si un conflit se déclenche estimer qui à son tour s'engage dans la volonté d'acquérir les ressources naturelles (en particulier le pétrole des Indes néerlandaises). dès lors la messe est dite : le Japon devra engager les hostilités et forcément affronter les USA (les Philippines sont une étape obligée)


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Message Publié : 26 Sep 2016 13:54 
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Philippe de Commines
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Tietie006 a écrit :
Caesar Scipio a écrit :
La source livresque est dans le lien que j'ai mis dans mes 2 précédents messages. C'est Sanborn.


Que Roosevelt ait été un pacifiste, c'est un fait, mais les franco-anglais l'étaient aussi. Et la capitulation face à Hitler à Munich, c'est bien Chamberlain et Daladier, et non Roosevelt, qui l'ont accepté. Quant à une alliance franco-anglo-soviétique avant septembre 39, elle reste une vue de l'esprit.


Le projet d'alliance avec l'URSS était dans les tuyaux depuis plusieurs années avant septembre 1939.

Avez-vous lu la source que j’ai indiquée ?

Je la copie ici.

C'est moi qui ai souligné en gras.


"And now it becomes necessary to narrate the melancholy story of Munich. Even among historians it does not seem to be generally known that Mr. Roosevelt must bear a portion of the responsibility which has been attributed entirely but erroneously to Mr. Chamberlain. When the summer of 1938 began, Chancellor Hitler was preparing to press new demands upon Czechoslovakia, but he was careful to note that he intended to avoid war : “ However, I will decide to take action against Czechoslovakia only if I am firmly convinced as in the case of the occupation of the demilitarized zone and the entry into Austria that France will not march and therefore England will not intervene.”(24) As the situation became intensified in late August, Mr. Churchill, although not in office, wrote to Lord Halifax(25) and suggested that Britain, France, and Russia should address a joint note to Germany intimating that an invasion of Czechoslovakia “would raise capital issues for all three powers.” And Mr. Churchill also advised that Mr. Roosevelt should be induced “to do his utmost” in approaching Chancellor Hitler only, and in urging upon him a friendly settlement. In the outcome, the only deviation from Mr. Churchill’s plan was in its last item.

As September lengthened the situation became more acute, but on the whole the tendency was for Britain, France, and Russia to stand more firmly together. On September 12, 1938, Foreign Minister Bonnet repeated the latter part of Mr. Churchill’s suggestions, and urged that Ambassador Wilson at Berlin be instructed to make representations to Germany only.(26) Mr. Chamberlain had gone to see the German Chancellor on September 15 at Berchtesgaden and again on September 22 at Godesberg, but his tendency, and that of the British cabinet, toward appeasement after the first interview was checked by the more exorbitant demands made at the second meeting.

On the night of September 23, 1938, general mobilization was ordered in Czechoslovakia, and the next day Prague informed London that the German demands were absolutely and unconditionally unacceptable. On September 24 Ambassador Kennedy telephoned from London to Mr. Hull. He reported that while the British cabinet was split, some of its members were of the opinion that Britain would have to fight.(27) On September 25 the American Minister to Prague telegraphed Mr. Hull a request from President Benes to Mr. Roosevelt that he should urge Britain and France not to desert Czechoslovakia.(28) Meanwhile France was at last preparing to perform its treaty obligations to Czechoslovakia, and partial mobilization was ordered.(29) Similarly Britain, on September 26, had announced its decision to assist France if France would stand by Czechoslovakia, and the mobilization of the British fleet was ordered on September 27 for the following day. Russia notified Prague(30) that she would honor the obligations of the 1935 treaty, and arranged with Rumania (which, with Czechoslovakia and Yugoslavia, formed the Little Entente) for the passage of her troops. Russia had already delivered three hundred war planes to Czechoslovakia,(31) and in addition several squadrons of Soviet planes were on the Czechoslovak airfields.(32) In consequence Lord Halifax, still on September 26, 1938, issued this statement : “If, in spite of the efforts made by the British Prime Minister, a German attack is made upon Czechoslovakia, the immediate result must be that France will be bound to come to her assistance, and Great Britain and Russia will certainly stand by France.”(33)


Here was a momentary climax of power. It was a turning point of history, for there was bitter controversy in the opposite camp. The German people were at this moment, September 27, 1938, devoid of enthusiasm either for Chancellor Hitler or for the prospective conflict.(34) The German generals were convinced that Germany would be defeated and were preparing a Putsch(35) to depose Chancellor Hitler. The Chancellor wavered and, on the night of the twenty-seventh/twenty-eighth, the German radio broadcast an official denial that Germany intended to mobilize. Later, on the morning of the twenty-eighth, a similar statement was issued by the official German news agency.(36) The era of appeasement had apparently ended, and it seemed as if Great Britain, France, Czechoslovakia, and Russia had called Chancellor Hitler’s bluff just in the nick of time.


At this critical moment Mr. Roosevelt intervened and wrecked the entire situation. For some time he had been eager “to make personal appeals to the heads of the European Governments concerned.” There had been a conflict in the State Department : “Welles kept pushing the President on, while I [Mr. Hull] kept advising him to go Slow.”(37) Mr. Roosevelt decided to go ahead, and on September 26, 1938, he sent identical messages not only to Chancellor Hitler, but also to the President of Czechoslovakia, the Prime Minister of Great Britain, and to the Premier of France, asking that the negotiations might continue to settle the questions at issue, and that war might be avoided. The inner meaning of Mr. Roosevelt’s intervention could not have been misunderstood by any informed person. Mr. Roosevelt had earlier been requested to apply his pressure only against Germany, but now he was applying it against Germany’s opponents too. It was thus clear that Mr. Roosevelt was not only opposing their military preparations to go to war against Germany : he was also lending the support of his influence to those who, in the divided counsels of the British and French governments, were opposed to war—to those who have since been called the appeasers.
After all, there was nothing to negotiate except Chancellor Hitler’s demand for Czechoslovakian territory, for no country was then demanding any territory from Germany. The military preparations of Czechoslovakia, which Mr. Roosevelt’s message equated with those of Germany, were purely defensive, so that this was hardly quarantining the aggressor.


Mr. Roosevelt possessed the power as President to declare American neutrality, and by embargoing the shipment of munitions of war to both belligerents to deny them the aid of America’s vast productive and financial power. Even If Britain and France had not been divided in their counsels they would hardly have dared to antagonize Mr. Roosevelt under such critical circumstances. Quite unexpectedly the appeasers found themselves in the drivers’ seat, and Chancellor Hitler’s bluff gained an unanticipated supporter. Messrs. Chamberlain, Daladier, and Benes cabled back “their complete accord with the President’s views and their willingness to negotiate for peace” on September 26, 1938.(38) Mr. Chamberlain’s request to broadcast a message—no doubt of explanation—to the American people on the following night, September 27, 1938 was denied by Mr. Roosevelt.(39)


Nor was this all. Chancellor Hitler’s reply, which was received in America on the night of September 26, was inconclusive. Consequently, Mr. Roosevelt thought it expedient to find additional support for his proposal. Circular instructions were therefore sent on September 27 to American diplomats in other countries, requesting them to ask the governments to which they were accredited “to send comparable appeals to Germany and Czechoslovakia”(40) (emphasis supplied); nineteen other governments (seventeen being in Latin America) obliged. Also on September 27 Mr. Roosevelt besought Premier Mussolini to urge the use of negotiations, and to Chancellor Hitler Mr. Roosevelt sent a further message urging that a conference be called. So the stage was inescapably set for Munich by Mr. Roosevelt’s personal actions and maneuvers, and Mr. Chamberlain received a full award of general opprobrium in which, if justified, Mr. Roosevelt deserved a considerable share.
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