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Message Publié : 27 Déc 2016 14:45 
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Faget a écrit :
Narduccio a écrit :
[ , car c'est en 1942 qu'il y aura le moins de troupes d'occupations. Sur un autre forum j'ai lu les chiffres et ils sont très bas, presque ridiculement bas. On pourrait presque dire que la France n'est occupée que de manière symbolique


C'est intéressant ça Narduccio. Vous avez la source ? Car, j'ai des souvenirs d'enfant jeune où ma ville natale Pau me semblait très occupée à partir de novembre 1942. Même si il y a une déformation dûe à l'âge ou à l'ancienneté du souvenir, il y a une chose qui ne trompe pas, c'était la quantité de villas, hôtels, collèges réquisitionnés en plus de la vieille caserne française pour loger officiers, troupes et services.


Faut que je retrouve la source. Mais, comme le rappelle Pierma, la France a servi de base de repli aux unités qui revenaient du front de l'Est. Le but était surtout d'éviter que des soldats qui reviennent du front soient tout de suite renvoyés en permission dans leurs familles, mais aussi d'engorger les hôpitaux allemands avec la masse des blessés. Donc, les unités qui sont retirées du front étaient envoyés dans divers pays occupés. On soignait les blessés, on occupait les valides, on les faisaient former les nouveaux engagés. Cela participait aussi à la visibilité des forces allemandes en France. Ces troupes ne sont pas directement des troupes occupantes ou chargées du maintien de l'ordre, même si certaines ont été déployées dans ce cadre-là, c'est le cas à Oradour, Mais, elle participent à la visibilité d'uniformes verts-de-gris.

Quant aux permissions, si j'ai bonne mémoire, c'était d'abord dans des villes françaises, puis à Paris et seulement après, on accordait une permission de plus longue durée dans la famille en Allemagne.

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Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable.
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Message Publié : 27 Déc 2016 19:57 
Pour revenir au titre et sans autrement juger, est-ce que l'action du (futur) Colonel Fabien ne répondait pas à une directive de Moscou ?


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Message Publié : 27 Déc 2016 20:15 
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Jean R a écrit :
Pour revenir au titre et sans autrement juger, est-ce que l'action du (futur) Colonel Fabien ne répondait pas à une directive de Moscou ?

Dès le début de l'invasion allemande, tous les PC d'Europe occupée reçoivent, via le komintern ou son successeur, l'ordre de passer à la lutte armée.

Fabien est le premier pressenti par le PCF pour former un groupe de combat en région parisienne, du fait de son expérience pendant la guerre d'Espagne. De plus il est déjà clandestin. (il s'est échappé d'un transfert pénitentiaire pendant la débâcle de 40 en étranglant un garde mobile - rien n'est simple...)

C'est lui qui prend la décision d'un attentat individuel, parce que ses camarades ne sont pas chauds pour tuer des jeunes allemands qui ont pu être des ouvriers communistes. Il prend la décision de montrer l'exemple. C'est donc bien lui qui organise. Par exemple il choisit la station Barbès à cause de sa courbure qui permet de surveiller d'un bout l'ensemble du quai.

Pour les communistes, le front intérieur est une extension du front de l'est, d'où - entre autres raisons - leur refus d'obéir à la consigne gaulliste de "ne pas tuer d'Allemands."

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Si l'avenir est multiple, le passé est unique. Malgré cela, la réalité historique est parfois difficile à découvrir.


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Message Publié : 27 Déc 2016 21:06 
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Localisation : Berry
Concernant la présence militaire en France, j'avais commis ça sur un autre forum il y a une dizaine d'années :

LB a écrit :
[...] voici ce qu'on peut dire de la présence militaire allemande en France entre mai 1941 et juin 1944.
Ces deux dates s'expliquent par le fait que la première coïncide avec la fin des préparatifs de l'opération "Barbarossa" et la mise en place d'un contingent destiné à être stable, la seconde avec le débarquement allié en Normandie.

Ne sont mentionnées que les divisions de campagne et de réserve, les seules unités qui ont des historiques suffisamment précis et documentés pour que l'on connaisse leur présence mois par mois.
J'ai apporté des corrections au travail de départ.

---------------

1) Point de départ : mai 1941.
Sont présentes en France occupée 30 divisions, certaines en réserve générale de l'Oberkommando des Heeres, d'autres sous le commandement direct de la Heeresgruppe "D" (qui est chargée du contrôle des unités en occupation en France) et des trois armées qui la composent (1. Armee sur le littoral atlantique et pour contrôler la Demarkationslinie, 7. Armee en Bretagne et en Normandie, 15. Armee dans le nord et en Belgique) :
- réserve générale de l'OKH déjà préemptées pour un envoi à court terme sur le front oriental : cinq divisions (Polizei Division, 15., 52., 86. et 95. Infanterie Divisionen) ;
- occupation : 24 divisions (81., 83., 88., 205., 208., 211., 212., 215., 216., 223., 225., 227., 302., 305., 320., 321., 323., 327., 332., 333., 335., 336., 337. et 340. Infanterie Divisionen) ;
- point particulier : la 319. Infanterie Division est stationnée dans les îles anglo-normandes (Kanalinseln). Depuis novembre 1940, sont présentes dans les "Reichsländer" français (Alsace-Moselle) les Divisionen Nr. 148 et 158 (Metz et en Alsace), ainsi que la Division Nr. 182 à Nancy. Divisions d'instruction, elles n'ont qu'une faible valeur militaire, et sont considérées comme en Allemagne, pas en France. La 339. Infanterie Division est en France jusqu'en mai 1941, et part dans le mois pour le Front de l'Est, aussi ai-je décidé de ne pas la prendre en compte, mais je la mentionne quand même ;
- en Belgique : 304. et 306. Infanterie Divisionenc(ces deux divisions ne sont pas prises en compte), la 336. Infanterie Division quitte la Belgique au mois de mai 1941 pour le secteur du Havre, peut-être des éléments des 216. et 323 ;
- en Hollande : 82. Infanterie Division.

Si on exclut les divisions de réserve générale qui ont vocation à court terme à rejoindre le théâtre d'opérations soviétique et qui appartiennent à des vagues d'infanterie diverses et variées (1., 2. et 5. Wellen), les autres divisions appartiennent aux 3. (205., 208., 211., 212., 215., 216., 223., 225. et 227.), 6. (81., 83. et 88.), 13. (302., 305., 319., 320., 321., 323. et 327.) et 14. (332., 333., 335., 336., 337. et 340.) Wellen.
Elles ont une structure globalement identique aux divisions des premières vagues (infanterie organisée sur un schéma ternaire, un régiment d'artillerie à trois ou quatre groupes), mais sans doute allégée dans les unités élémentaires ce qui leur donne un effectif compris vers 15 ou 16000 personnels (effectifs théoriques d'une division d'infanterie de la 1. Welle mobilisée en septembre 1939 : 17734 hommes).

En ne comptant que ces divisions, évaluées pour simplifier le calcul à 15500 personnels, on a donc, en mai 1941 : 465000 soldats, dont près de 80000 sont destinés à court terme au front oriental.
Ce chiffre ne comprend, je le répète, que les effectifs des divisions de campagne présentes en France.

-----------------

2) Premier point intermédiaire : novembre 1941.

Cette date a été retenue parce qu'elle constitue une période charnière : à l'est, l'insuccès devant Moscou, suivi du début des contre-offensives soviétiques qui vont se dérouler tout au long de l'hiver 1941-1942, vont drainer de nombreuses forces allemandes afin de stabiliser le front à partir du début du mois de décembre 1941. Les divisions en occupation en France vont être mises à contribution, aussi est-il utile d'en donner le panorama, sachant que, déjà, au cours de l'été et de l'automne 1941, la France avait vu un turnover limité de ces unités.

Sont présentes en France 28 divisions :
81., 83., 88., 205., 208., 211., 216., 225., 246., 302., 305., 319., 320., 321., 323., 327., 332., 333., 335., 336., 337., 340., 708., 709., 711., 712., 715. et 716. Infanterie Divisionen.

En effet, auront rejoint sept divisions entre juin et novembre 1941 :
- en juin 1941 : 708., 709., 711., 712., 715. et 716. Infanterie Divisionen ;
- en août 1941 : 246. Infanterie Division ;
- en octobre 1941 : la 22. Panzer Division en cours de consitution ;
- en novembre 1941 : les 5., 8. et 28. Infanterie Divisionen, bien que réduites à deux régiments en vue de leur transformation en divisions légères.

Seront parties entre juin et novembre 1941 neuf divisions :
- en juin-juillet 1941 : Polizei Division, 15., 52., 86. et 95. Infanterie Divisionen ;
- en octobre 1941 : 212. et 227. Infanterie Division ;
- en novembre 1941 : 215. et 223. Infanterie Divisionen.

Les divisions qui ont rejoint l'est sont les meilleures de celles présentes en mai 1941, ne restent que les divisions des 3., 6., 13., 14. et 15. Wellen.
Cette dernière comprend des divisions très allégées (six présentes en France), à structure binaire, qui comprennent donc à la louche seulement 10 à 12000 soldats.

On a donc 23 divisions à 15000 membres environ, et neuf à 11000 (chiffre moyen). Soit près de 450000 soldats.

3) Deuxième point intermédiaire : mai 1942.

Mai 1942 est un mois significatif dans la présence militaire allemande à l'ouest, donc en France : de nombreuses unités ont été envoyées à l'est à partir du début décembre 1941 et jusqu'en avril 1942, remplacées par des divisions envoyées à l'ouest pour "refitting". D'autre part, les Allemands parfont leurs préparatifs en vue de l'offensive d'été qu'ils lanceront en juin 1942, et préparent donc l'envoi d'autres divisions en renfort.
On est donc à la confluence de trois mouvements : le départ des divisions de renfort pour la crise d'hiver ; l'arrivée des divisions affaiblies pour renforcement dans la "Doulce France" ; le départ des divisions de renfort pour l'offensive d'été.

Sont présentes en France en mai 1942 18 divisions, dont deux blindées et deux d'infanterie de retour du front oriental dans le courant du mois de mai (affaiblies), plus cinq divisions dont une blindée en instance de départ pour l'est (elles partiront au cours du mois) :
- en occupation à moyen terme : 302., 319., 320., 321., 327., 332., 333., 335., 337., 708., 709., 711., 712. et 715. Infanterie Divisionen ;
- de retour du théâtre d'opérations soviétique dans le courant du mois : 6. et 10. Panzer Divisionen, 15. et 106. Infanterie Divisionen ;
- en instance de départ : 24. Panzer Division, 305., 323., 336. et 340. Infanterie Divisionen ;
- point particulier : la 716. Infanterie Division est envoyée en Belgique entre février et mai 1942. Elle revient en France (secteur de Caen) dans le mois, ce qui fait une division supplémentaire.

Dans la période s'étendant entre novembre 1941 et mai 1942, on note les mouvements suivants :

- créées :
--- en mars 1942 : 23. Panzer Division.

- arrivées :
--- en février 1942 : 71. Infanterie Division (en provenance de Belgique où elle était stationnée depuis novembre 1941 en provenance du front oriental) ;
--- en mars 1942 : 24. Panzer Division.

- départs :
--- en décembre 1941 : 81. et 83. Infanterie Divisionen ;
--- en janvier 1942 : 88., 211., 216., 225. et 246. Infanterie Divisionen, 5. Leichte Division ;
--- en février 1942 : 205., 208. et 716. Infanterie Divisionen, 8. et 28. Leichten Divisionen ;
--- en mars 1942 : 22. Panzer Division ;
--- en avril 1942 : 23. Panzer Division, 71. Infanterie Division.

Soit une croissance de trois divisions, dont deux blindées, pour un départ de onze divisions d'infanterie, trois divisions légères et deux divisions blindées.

On a donc bien là un creux dans les effectifs allemands déployés en occupation en France.
En mai 1942, peuvent être effectivement comptées comme en occupation 19 divisions, dont deux blindées et deux d'infanterie à effectifs incomplets.
A celles-ci, il convient de rajouter les cinq divisions, dont une blindée, qui sont sur le départ, mais je ne pense pas qu'ils conviennent de les intégrer au total.
En comptant 1) les divisions d'infanterie des 13. et 14. Wellen (série des 300-330) à 15000 membres, les divisions de la 15. Welle (série des 700) à 11000 membres et les divisions de retour d'URSS à 12000 soldats, on a donc : 249000 soldats, plus ceux appartenant aux unités en transit.


Notez bien que ça ne concerne que les unités de campagne, pas les formations chargées de l'occupation en elle-même (membres des Feldkommandanturen et des Landesschützen ou de l'administration militaire allemande).
Concernant celles-ci, il y a ce fil qui était, il me semble, assez complet : viewtopic.php?f=49&t=28203&hilit=occupation+Infanterie+Divisionen

CEN EMB

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