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Message Publié : 03 Sep 2016 7:05 
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Philippe de Commines
Philippe de Commines
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Inscription : 05 Oct 2005 20:39
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Localisation : Lyon-Vénissieux
En quelle année ont été supprimés les prix d'excellence qui à l'école récompensaient les meilleurs élèves ?
Pourquoi les a t-on supprimé alors qu'ils avaient l'avantage de susciter l'émulation entre les élèves ?
Y a t-il eu des velléités de les rétablir ?

Merci de vos éclaircissements.
:mrgreen: :mrgreen:

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Message Publié : 03 Sep 2016 7:47 
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Jean Froissart
Jean Froissart

Inscription : 27 Déc 2013 0:09
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Ce dont je me souviens est qu'une cérémonie de distribution des prix était organisée en fin d'année. Pour chaque matière était donné un prix et au moins deux accessits.

Cela a été supprimé en 1968.


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Message Publié : 03 Sep 2016 9:49 
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Pierre de L'Estoile
Pierre de L'Estoile

Inscription : 16 Jan 2010 19:18
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Je pense que c'est une conséquence de mai 68 et du triomphe du" pédagogisme " Mao -collectiviste :plus vous êtes nuls parce que vous ne fournissez aucun effort et plus vous méritez les encouragements et l'aide de la collectivité .Sauf dans les sports où bien sûr il faut mettre à l'honneur la force brute augmentée si possible par la dope bien camouflée comme il est de rigueur dans toutes les tricheries.....L'école de la vraie vie !


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Message Publié : 03 Sep 2016 10:33 
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Marc Bloch
Marc Bloch
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Inscription : 09 Août 2006 6:30
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Localisation : Allemagne
La distribution des prix était une conséquence de la récompense du travail, du sérieux, de l'effort. Mais, donc, quelle horreur, cela signifiait la sélection des meilleurs. Pour les agités du bocal de Mai 68 c'était une insulte contre la religion de l'égalitarisme. Egalitarisme, comme le fait remarquer Sir Peter qui n'a pas cours dans le domaine physique. Pourquoi fait on des compétitions sportives, pourquoi tous les chevaux n'arrivent pas premier au tiercé ? L'égalitarisme est une négation de la nature. Ce qui est important c'est de donner l'égalité des chances au plus grand nombre. Lors des distributions des prix d'antan, combien d'enfants de milieux très pauvres étaient récompensés car ils avaient pu s'élever par l'effort ? Là, je crois que l'on va me reprocher d'énoncer des horreurs lol :mrgreen:

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"La faculté de prévoir appartient à celui qui se souvient." ( Léon Bérard)
" Jeune homme, la France se meurt, ne troublez pas son agonie..." ( Renan à Déroulède )


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Message Publié : 03 Sep 2016 10:40 
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Philippe de Commines
Philippe de Commines
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Inscription : 22 Sep 2005 18:53
Message(s) : 1741
Bonjour

Houps !! il y a des profs sur ce forum lol lol lol

Sir Peter a écrit :
Je pense que c'est une conséquence de mai 68 et du triomphe du" pédagogisme " Mao -collectiviste :plus vous êtes nuls parce que vous ne fournissez aucun effort et plus vous méritez les encouragements et l'aide de la collectivité .Sauf dans les sports où bien sûr il faut mettre à l'honneur la force brute augmentée si possible par la dope bien camouflée comme il est de rigueur dans toutes les tricheries.....L'école de la vraie vie !


Avis personnel qui n'a rien d'historique et que je ne partage pas. je me souviens bien de ses prix de fin d'année que l'on recevait sous forme de livre (et pourquoi toujours des livres ??).

Le problème de ce système c'est qu'il récompensait une "certaine" excellence concernant les matières qui étaient bien vue par le système éducatif (mathématique, science par exemple) mais ne tenait pas compte d'autres qualités que l'élève pouvait avoir eu pendant son parcours.

Bien à tous.

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Hugues de Hador.
Au service des Mongols de la "Horde d'Or" entre 1350 et 1360.


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Message Publié : 03 Sep 2016 11:34 
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Marc Bloch
Marc Bloch
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Inscription : 09 Août 2006 6:30
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Localisation : Allemagne
Hugues, je dois être plus âgé que vous, mais dans les années 50, toutes les disciplines étaient récompensées par des livres. Et oui, à l'époque on lisait encore....Un souvenir personnel, comme j'étais bon en anglais, je recevais chaque année un livre du consulat américain de Bordeaux.

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Message Publié : 03 Sep 2016 11:54 
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Jean Froissart
Jean Froissart

Inscription : 27 Déc 2013 0:09
Message(s) : 1014
Hugues de Hador a écrit :
Avis personnel qui n'a rien d'historique et que je ne partage pas. je me souviens bien de ses prix de fin d'année que l'on recevait sous forme de livre (et pourquoi toujours des livres ??).

Le problème de ce système c'est qu'il récompensait une "certaine" excellence concernant les matières qui étaient bien vue par le système éducatif (mathématique, science par exemple) mais ne tenait pas compte d'autres qualités que l'élève pouvait avoir eu pendant son parcours.
A l'école qui a pour mission l'acquisition d'une culture, il est tout naturel qu'une récompense soit donnée sous forme de livre, objet culturel par excellence. Qu'auriez-vous préféré ? Un bloc de foie gras ? Un billet de dix ou cinquante francs ?

Il y avait des prix dans toutes les matières et les matières littéraires n'étaient pas moins bien considérées que les matières scientifiques. Etaient considérées comme fondamentaux le français et les mathématiques parce que cela correspondait aux fondamentaux : lire, écrire, compter. Mais l'histoire, la géographie, les sciences naturelles, les langues vivantes n'étaient pas du tout négligées et, cumulées, comptaient beaucoup dans la note finale.


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Message Publié : 03 Sep 2016 12:58 
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Pierre de L'Estoile
Pierre de L'Estoile

Inscription : 16 Jan 2010 19:18
Message(s) : 2432
Il existait des prix qui relevaient sans doute d'un certain particularisme de mon Lycée : prix de "camaraderie" et de "solidarité", il n'y avait nulle obligation de limiter aux enseignements traditionnels, il y avait même eu une année un prix de "Courage" pour un élève qui avait plongé dans l'eau glacée pour sauver un bébé tombé dans un canal. Les récompenses n'étaient pas limitées aux livres, des sociétés de navigation offraient des voyages, d'autres offraient des "pécules de voyages". Ainsi, en 1957/58, j'ai sous les yeux le palmarès, 10 élèves avaient reçu de l'argent pour voyager.... Pour les prix en dehors du domaine des matières, les élèves récipiendaires n'étaient pas désignés directement par les profs mais par les classes qui établissaient des listes dans lesquelles un comité mixte profs et élèves représentants des classes désignaient les élus....
Il y avait beaucoup de travail pour tout organiser et solliciter des donateurs allant des entreprises aux simples particuliers en passant par les amicales les plus diverses,les municipalités, les clubs, les parlementaires .


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Message Publié : 03 Sep 2016 13:54 
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Philippe de Commines
Philippe de Commines
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Inscription : 05 Oct 2005 20:39
Message(s) : 1501
Localisation : Lyon-Vénissieux
Citer :
Je pense que c'est une conséquence de mai 68 et du triomphe du" pédagogisme " Mao -collectiviste


Mais alors pourquoi c'est un gouvernement de droite qui a fait passer cette mesure ?
:rool: :rool:

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Message Publié : 03 Sep 2016 13:56 
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Grégoire de Tours
Grégoire de Tours
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Inscription : 07 Sep 2009 17:07
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La distribution des prix, j'ai bien connu ça au début des années '50 à l'école primaire... Ça marquait alors la fin "officielle" de l'année scolaire et pour nous cétait alors surtout le signal du début des grandes vacances. Il me semble (début des '50, donc) que cela avait souvent lieu le 14 juillet même ou un jour très proche.

Les parents, les enfants et les instits, tout le monde était rassemblé dans le préau, assis sur des bancs, en habits du dimanche. Ça commençait toujours par un discours du directeur (celui de mon école je me rappelle qu'il lui manquait un bras, sans doute la guerre...). Après ça il y avait souvent un petit sketch préparé et joué par les grands, puis venait enfin la remise des prix. Cela débutait par les grandes classes et l'instit concerné appelait alors ses élèves un par un, en commençant par le prix d'excellence. Il leur remettait leurs livre et avait un mot pour chacun (c'était personnalisé ;)). C'était ensuite au tour des classes moyennes et se terminait avec les petits. Il n'y avait jamais de chahut autant que je me souvienne (juste parfois un peu de bavardage qui obligeait alors le directeur à réclamer le silence). La cérèmonie se terminait enfin sur une vibrante Marseillaise que tout le monde chantait debout tête découverte (à l'époque les hommes portaient presque toujours un chapeau).

Tou ça pour dire que c'était bien plus que le simple fait de recevoir un prix d'honneur ou d'excellence matérialisé par un beau livre. C'était aussi et surtout un acte civique qui avait un sens. Je ne sais pas ce qu'il en est maintenant, mais si c'est tombé en désuétude je trouve ça bien dommage...

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"Pour ceux qui vont chercher midi à quatorze heures, la minute de vérité risque de se faire longtemps attendre."


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Message Publié : 03 Sep 2016 14:10 
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Inscription : 15 Avr 2004 22:26
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Localisation : Alsace, Colmar
Je suis entré en primaire en 1965, je ne me souviens pas d'une seule distribution des prix durant ma scolarité et des souvenirs que j'en ai, c'était perçu comme ringards et désuet par une bonne partie du corps enseignant de l'époque.

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Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable.
Appelez-moi Charlie


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Message Publié : 03 Sep 2016 14:15 
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Tite-Live
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Inscription : 10 Mai 2015 14:12
Message(s) : 306
Localisation : Isère
Sir Peter a écrit :
Il existait des prix qui relevaient sans doute d'un certain particularisme de mon Lycée : prix de "camaraderie" et de "solidarité"


Je pense que ce genre de prix existait dans tout les lycée, mais il y a pas mal de temps (dans les années 1950/60), ainsi ma grand-mère obtenait régulièrement le premier prix de camaraderie ;)

Gér@rd a écrit :
La cérèmonie se terminait enfin sur une vibrante Marseillaise que tout le monde chantait debout tête découverte (à l'époque les hommes portaient presque toujours un chapeau).

Tout ça pour dire que c'était bien plus que le simple fait de recevoir un prix d'honneur ou d'excellence matérialisé par un beau livre. C'était aussi et surtout un acte civique qui avait un sens. Je ne sais pas ce qu'il en est maintenant, mais si c'est tombé en désuétude je trouve ça bien dommage...


Je trouve que ce genre d'actes civiques comme vous dites manque vraiment à l'école, on s'implique également beaucoup moins dans la vie de son établissement (clubs par exemples)... (et encore mon lycée a une forte identité et des valeurs affirmées ainsi que quelques rituels bien ancrés). Et la seule fois où l'on a chanté une (vibrante) Marseillaise, c'était lors de la minute de silence pour les attentats de Paris, le proviseur a commencé seul, puis ce furent tous les élèves. Là j'ai compris ce que signifiait l'union et la fraternité, c'est un moment très fort que je ne suis pas prêt d'oublier. Oui mais voilà il faut que ce soit les attentats qui provoquent un peu d'unité et de rassemblement, et encore, dès que ce fut terminé, il y en avait pour dire mollement, "la Marseillaise c'est trop violent!" ou du style "ohlala, la Marseillaise, quand même!" (enfin, désolé pour ces impressions qui n'ont rien à faire sur le forum mais je tenais juste à donner mon avis).

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Þat skal at minnum manna
meðan menn lifa


Cela restera dans la mémoire des hommes
tant qu'ils vivront (pierre de Runby, Upland)


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Message Publié : 03 Sep 2016 16:20 
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Jean Mabillon
Jean Mabillon

Inscription : 22 Août 2008 14:17
Message(s) : 2562
Au lycée où j'étais (jusqu'en 1951) la distribution solennelle des prix avait lieu au théâtre municipal. Les professeurs (assez nombreux en toges) étaient sur la scène. L'un d'entre eux était désigné chaque année pour nous dispenser un pompeux discours et, à l'appel de leur nom et de leur prix les jeunes récipiendaires venaient recevoir le (ou parfois les) livre (s) qui leur était échu (s), des mains du professeur de leur classe concerné. Le tout avec accompagnement de la chorale du lycée et même quelquefois de l'orchestre local. Les parents constituaient bien sûr "le public".

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"L'histoire serait une chose merveilleuse si seulement elle était vraie."
Léon Tolstoï.


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Message Publié : 03 Sep 2016 17:03 
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Inscription : 20 Juin 2003 22:56
Message(s) : 7138
Localisation : Provinces illyriennes
Trop jeune ( :oops: ) pour avoir connu ce genre de cérémonial - que certains veulent remettre au goût du jour... -, il me semble qu'après avoir brûlé ses idoles, la société actuelle est prête à les honorer à nouveau. Bien entendu, il faudra procéder autrement, mais le retour de la méritocratie me semble indispensable. J'écris cela sans nostalgie aucune...
Car, quel genre d'élite qui se respecte dans un pays peut accepter de laisser dans la fange la réussite par le mérite ? Une certaine a choisi ce chemin au début des années 1970 (il me semble que "droite" ou "gauche" n'ont malheureusement pas grand chose à voir là dedans), il est temps que celle d'aujourd'hui s'engage à récompenser le mérite.
Le nivellement par le bas, le relativisme à tout va et l'égalitarisme stérile (ce concept est bon pour les meilleurs, lorsqu'ils sont entre eux, pas autrement) ont conduit notre système scolaire à obtenir des niveaux proches de pays de l'ex-bloc soviétique.
Nous sommes loin de l'attrait que pouvait encore avoir le baccalauréat français au sein de l'élite mondiale dans les années 1960...
La déconfiture du système scolaire français va de paire avec celui de l'Etat, en marche depuis le milieu des années 1970. C'est assez inquiétant.

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Un peuple sans âme n'est qu'une vaste foule
Alphonse de Lamartine


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Message Publié : 03 Sep 2016 17:45 
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Marc Bloch
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Inscription : 09 Août 2006 6:30
Message(s) : 4382
Localisation : Allemagne
Mon cher Duc, une fois encore je suis d'accord avec vous. Une seule remarque, êtes vous sûr que le niveau des études dans le bloc soviétique était aussi moche que le niveau français actuel. Les échos que j'ai eu de l'ex-URSS et de la RDA , entre autres, m'avaient appris le contraire. En Russie, après 1991, j'ai rencontré des personnes de ma génération qui parlaient un français ou un anglais somptueux, parfois sans accent, alors qu'elles n'étaient jamais sorti de l'Union soviétique. Mais, elles avaient travaillé dur. Dans les écoles et les universités , il y avait la discipline et une grande exigence, plus la sélection. Comme disait un ami, c'est le seul secteur où le pouvoir communiste a réussi.

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