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Message Publié : 04 Nov 2006 10:51 
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Grégoire de Tours
Grégoire de Tours
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A l'invitation de l'administrateur du site, j'ouvre ici une rubrique destinée à accueillir toutes vos contributions relatives à des ouvrages ayant pour cadre la période du Haut Moyen Age (ouvrages généraux, biographies, études particulières, etc.).

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Il n'est pas sur notre sol une chose qui soit plus utile que ces sublimes monuments qui ne servent à rien (Emile Mâle).


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Message Publié : 04 Nov 2006 11:02 
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Grégoire de Tours
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Inscription : 29 Déc 2003 17:02
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Localisation : Hainaut (Belgique)
J'initie la série en vous rappelant cette excellente biographie de Charlemagne, par Jean Favier :

Image

dont voici une présentation, donnée sur le site Amazon :

Citer :
Charlemagne, cet empereur quelque peu oublié dans l'enseignement dispensé en primaire ou plus avant, tant le moyen âge fut un temps méprisé, est ici ressuscité sous la plume de ce grand et je dirais même, merveilleux, médiéviste qu'est Jean Favier.
Ce portrait, fouillé, du premier Empereur d'occident et de son temps que nous montre Jean Favier, pourra à bien des égards surprendre, tant notre conception de Charlemagne a été forgée avec une bonne part de mythes.

Ce livre d'une érudition dépassant largement le cadre de Charlemagne, tant l'historien a pris soin à nous préparer à la venue de ce grand monarque, afin que nous soyons pénétrés de la mentalité du temps et de ses valeurs.
Ainsi l'historien, soucieux de nous imprégner de l'époque et des précédentes, nous renseigne bien entendu non seulement sur l'ascension finale des Pippinides dont le plus connu d'entre eux est Charles Martel mais aussi sur la société finissante des mérovingiens, de ses débuts aussi. Il nous informe également plus en amont, afin de mieux comprendre ce que représentait l'empire romain au yeux des premiers francs et des premiers chrétiens, sans oublier les contemporains de Charlemagne. Bien sûr, il aborde aussi l'osmose qui s'est effectuée au cours des siècles entre l'empire romain et l'église. Mais il en est allé de l'église comme de l'empire d'abord une, puis au fil du temps, des églises, celle d'orient et celle d'occident, qui commencent à marquer d'une façon ostentatoire leurs différences.
Enfin l'auteur s'attache, outre à mesurer l'héritage du premier Empereur d'Occident, à nous montrer les différents regards qu'ont porté les différentes époques sur l'empereur. Regards souvent fonction des circonstances et des intérêts du moment, comme les mythes d'ailleurs.
Cet ouvrage est une pure réussite. A lire et surtout à relire.

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Message Publié : 15 Nov 2006 16:30 
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Grégoire de Tours
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Inscription : 29 Déc 2003 17:02
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Localisation : Hainaut (Belgique)
Personne ne semblant inspiré par cette "bibliothèque", je vous suggère deux autres ouvrages, qui constituent les premiers volumes de la Nouvelle histoire de la France médiévale, publiée chez Points.

Image

et :

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Ces ouvrages, petits et bon marché, me semblent constituer une intéressante première approche de cette période.

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Dernière édition par Le_Slynx le 15 Nov 2006 17:44, édité 1 fois.

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Message Publié : 15 Nov 2006 17:29 
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Thucydide
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Inscription : 24 Oct 2005 13:14
Message(s) : 49
J'apporte ma petite pierre à l'édifice en suggérant cet ouvrage général, très souvent cité dans les listes bibliographiques traitant du Haut Moyen Age :
Robert FOLZ, Lucien MUSSET et al., De l'Antiquité au monde médiéval, 2° ed, Paris (PUF), 1990.

Image


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Message Publié : 15 Nov 2006 23:01 
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Salluste
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Bonsoir,
En plus des (très bons) ouvrages cités précédemment, aux éditions Fayard, pour les amateurs de biographie, je recommanderais :
P. Riché, Gerbert d'Aurillac, le pape de l'An Mil, 1996

Image

M. Rouche, Clovis, 1996.

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Côté culture, un livre intéressant par sa simplicité sans en altérer la qualité, pour un panorama assez complet des formes et des pôle artistiques du haut Moyen Age :

P. Skubiszewski, L'art du haut Moyen Age, Livre de poche, coll° Encyclopédies d' Aujourd'hui, 1998.

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Nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants...


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Message Publié : 10 Avr 2007 23:17 
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Grégoire de Tours
Grégoire de Tours
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Inscription : 29 Oct 2006 23:34
Message(s) : 619
Je profite du bug pour rappeller un ouvrage que j'ai lu il y a quelques semaines:

Il s'appelle " LES MEROVINGIENNES" de Roger-Xavier Lantéri, collection tempus.

Ce sont des portraits de femmes : la première écrivaine, une jeune fille qui se marie, une propriétaire qui écrit son testament.


Je signale aussi pour ceux qui aiment lire les auteurs dans la langue originelle la collection lettres gothiques (poche). La collection est bilingue.


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Message Publié : 11 Avr 2007 11:27 
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Hérodote
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Inscription : 16 Déc 2006 23:42
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Du même auteur comme dans le précédent message, Roger-Xavier LANTERI, je vous incite à lire "BRUNEHILDE", édité chez Perrin, pour ceux qui s'intéressent comme moi à la rivalité au VIe siècle qui existait entre cette reine et Frédégonde.
J'ai aussi en ma possession quatre autres ouvrages concernant le haut Moyen Age :
"DAGOBERT" de Maurice Bouvier-Ajam, édité chez Tallandier, qui retrace bien l'embellie apparue pendant son règne, un intermède pendant ce VIIe siècle d'obscurantisme.
"CHARLEMAGNE" d'Arthur Kleinclausz édité chez Tallandier, une référence parmi les nombreuses biographies consacrées à Charlemagne.
"CHARLES LE CHAUVE" de Janet L.Nelson, édité chez Aubier, la seule ?biographie existante de ce roi à ma connaissance, roi qui gagne à être connu, ne serait-ce que pour bien comprendre cette période du IXe siècle.
enfin "HUGUES CAPET" d'Yves Sassier, édité chez FAYARD, livre sorti à l'occasion du millénaire du sacre du premier roi capétien.


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Message Publié : 05 Mai 2007 9:38 
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Inscription : 13 Mars 2006 10:38
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Localisation : Lorraine
Déplacé

Les invasions barbares

Citer :
Liberté

Existe t'il un livre d'un historien spécialiste des invasions barbares durant le haut moyen âge ?

Citer :
Atlante

Régis Boyer, peut-être, grand spécialiste de la question scandinave.

Citer :
Plastic

Vous pouvez essayer ces deux là :
- Musset, Les invasions, les vagues germaniques, Nouvelle Clio, Paris, 1971.
- La Roncière, Delort, Rouche, L'Europe au Moyen Age, Documents expliqués, t.1, pp 395-888, Paris, 1969.

Citer :
Cap

Un "Que sais-je?" pas mal du tout, synthétique (comme il se doit) et assez récent de Pierre Riché (mais cela parle aussi des premières invasions barbares, à la fin de l'antiquité).

Citer :
Diadok

Le temps des Barbares, Pierre Miquel (Nathan), période de 500 à 1000 à peu près.


Les dynasties du Haut Moyen-Âge

Citer :
Liberté

Quelqu’un aurait ils des petits conseils à me donner en terme de bibliographie afin d'aborder
Mérovingiens Carolingiens et Capétiens sereinement?
(Un historien particulier? Georges Duby me semble pas mal ?!)

Citer :
Ringo

Je conseille Pierre Riché pour Les carolingiens.

Citer :
André Sanphrapé

ringo a écrit :
Je conseille Pierre Riché pour Les Carolingiens.

Je l'avais trouvé particulièremenr barbant (et je reste poli...), ce livre.

Pour une première approche, on peut voir les histoires générales, par exemple l'Histoire de France des origines à nos jours dirigée par Georges DUBY, dont la dernière édition a été publiée par Larousse en 2006 : http://www.amazon.fr/gp/product/2035826365/402-8532913-6733735?v=glance&n=301061&s=books&v=glance

Si on veut approfondir, je conseillerais pour ma part les quatre premiers volumes de la Nouvelle Histoire de la France médiévale :

Tome 1 : http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2020115522/sr=1-1/qid=1154027787/ref=sr_1_1/402-8532913-6733735?%5Fencoding=UTF8&s=books&v=glance

Tome 2 : http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2020115530/sr=1-6/qid=1154027787/ref=sr_1_6/402-8532913-6733735?%5Fencoding=UTF8&s=books&v=glance

Tome 3 : http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2020115549/sr=1-5/qid=1154027787/ref=sr_1_5/402-8532913-6733735?%5Fencoding=UTF8&s=books&v=glance

Tome 4 : http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2020122200/sr=1-3/qid=1154027787/ref=sr_1_3/402-8532913-6733735?%5Fencoding=UTF8&s=books&v=glance


Bibliographie sur les Francs

Citer :
le poulpe

Après le livre de Bouvier-Ajam : Attila le fléau de Dieu que j'ai bien aimé, j'aimerais bien (pour ma culture personnelle) en savoir plus sur les francs et la période Clovis.
Le livre de Grégoire de Tours : l'histoire des francs me rebute un peu (je m'en fais une idée plutôt "abrupte" et indigeste...)
Avez vous une référence à me conseiller ?

Citer :
Hannibal

Ben c'est clair qu'attaquer Clovis via une source en latin de cette époque est quelque peu kamikaze.
Je sais qu'une biographie est sortie sur Clovis par M. Rouche si je ne me trompe mais j'avoue ne pas encore avoir eu le temps de la lire. Je ne sais plus si c'est édité chez Perrin ou Fayard, mais peut-être que maintenant il est sorti en Poche.

Citer :
Kitten

Tout dépend si vous voulez juste connaître l'histoire de Clovis (sa vie, ses actes etc) ou si vous préférez lire des analyses et des études sur lui. Pour ce qui est de la simple histoire, inutile de gaspiller votre argent, des tonnes de sites sont à votre entière disposition sur internet. Quant aux études, c'est clair que le Clovis de Michel Rouche (éd. Fayard) est une excellente référence, très complète et très précise (24 euros dans le commerce, mais perso je l'ai eu pour 12 sur amazon.fr). Pour un passionné, c'est fantastique, pour un amateur...sans doute moins...
Le livre de Grégoire de Tours, lui, est un vrai pavé truffé de miracles en tous genres, mais il n'est pas si mal dans le fond. Surtout pour avoir les faits historiques tels quels, et non pas commentés par les historiens.

Citer :
François de Galoppe

Clovis de Godefroid Kurth aux Edts Jules Taillandier
Mais Dagobert Ier, Mérovée, Childéric et Chilpéric sont d'autres personnages intéressants (voire Charles Martel pour l'avènement des Carolingiens et leur lente prise politique du pouvoir)

Citer :
Robert Courteheuse

Dagobert - Laurent Theis (mais je ne sais plus chez quel éditeur)
L'auteur Paul Murray Kendall (qui a signé 2 très bonnes biographies de Louis XI et de Richard III) avait écrit un petit livre fort curieux - et très documenté - sur les temps Mérovingiens, intitulé "Chilpéric, mon frère" (là encore je ne sais plus chez quel éditeur mais je peux éventuellement retrouver).

Citer :
Keikoz

Mmh le livre de Grégoire de Tours est un vrai trésor parmi les sources de l'histoire haut-médiévale... espèce d'émuleuse va...
Sinon la bio de Rouche est effectivement pas mal du tout...

Citer :
Julien

Le livre de Grégoire de Tours a été publié par les éditions "les belles lettres". Il est traduit en Français du XXème siècle. Suite à l'incendie qui a détruit tout leur stock, j'ignore si cet éditeur l'a réédité.
Sinon, j'ai beaucoup apprécié le livre de Geodefroid Kurth "Clovis" réédité par Tallandier (1978) et les Editions de la Seine

Citer :
Isidore

Sur les francs, et donc le monde mérovingien deux références, à mon sens, en sus de celles mentionnées plus haut.
Michel Rouche "Les racines de l'Europe"
Patrick Geary (un professeur à UCLA si ma mémoire est bonne) "Le monde mérovingien"
Deux tableaux du monde francs mérovingien puis carolingien, ils démontrent et reviennent tout les deux sur la place centrale de la royauté franque.
Le livre de Geary remonte aux premiers siècles de l'ère chrétienne et s'attaque au processus continu et permanent de romanisation des barbares qui préparera le processus de migration et d"intégration de ces derniers dans les provinces de l'Empire Romain... Passionnant...

Citer :
Sebzaaf

Rouche, c'est bien...
Geary est bien à UCLA. C'est sérieux.
Vous avez oublié Patrick Périn et surtout Stéphane Lebecq (les origines franques coll. Points Histoire).
A lire aussi car très intéressant et documenté : La préhistoire des Capétiens de Christian Settipani. De courtes notices sur tous les Mérovingiens importants...


Burgondes, Alamans, Francs, Romains...

Citer :
Guiscard

Ne trouvant pas le livre suivant en rayon, j'hésite à l'acheter.

Burgondes, Alamans, Francs, Romains : dans l'Est de la France, le Sud-Ouest de l'Allemagne et la Suisse, Ve-VIIe siècle après J.-C.
Auteur : Journées d'archéologie mérovingienne, 21, 2000, Besançon
Editeur : Presses universitaires franc-comtoises

Si quelqu'un l'a eu entre les mains peut il me dire si il est bien

Citer :
Sebzaaf

Oui. Je l'ai eu entre les mains. Ouvrage très intéressant, écrit par nombre de grands spécialistes (et des petits mais faut pas le dire...non, je rigole).
L'AFAM est une grande association, sérieuse et tu peux lire et noter en toute confiance.


Editions de sources du haut Moyen Age

Citer :
Kitten

Dans mes recherches sur les premières reines de France, je me heurte à un problème de taille : trouver des traductions fiables des oeuvres contemporaines. J'ai bien trouvé divers ouvrages sur internet (Gallica : we love you ) mais je voudrais vous demander si vous avez les traductions des auteurs suivants sur papier :
- Grégoire de Tours, Historiarum libri decem (traduit sous le nom fautif de Histoire des Francs).
- La chronique de Frédégaire.
- Fortunat, Carmina.
- Eginhard, Vita Karoli Magni (Vie de Charlemagne).

Citer :
Keikoz

Peut-être Eginhard peut se trouver en traduction aux éditions du Cerf.
Pour Grégorie de Tours c'est facile, il y a la traduction des Belles Lettres, sous le nom effectivement mal traduit d'Histoire des Francs.

Les "Belles Lettres", appelée aussi CUF (collection des universités de France), ou collection "Guillaume Budé", est une énorme collection de classiques, initialement grecs et romains, en bilingue, et ensuite on a fait aussi certains ouvrages du Moyen Age, comme Grégoire de Tours, Yves de Chartres, etc...
Demande simplement les Belles Lettres et ils comrpendrons en bibliothèque... Par contre c'est quasi-introuvable en librairie... Espérons qu'ils rééditerons tous les classiques de l'histoire de France au Moyen Age...
Sinon il y a très peu d'éditions de ces textes en français, et surtout ils sont peu fiables, sans le moindre apparat philologique...

Citer :
Julien

Pour répondre à ta question
Les Belles Lettres ont traduit beaucoup d'ouvrages grecs, latins ou du Moyen-Âge.
Malheureusement, ils sont en pleine réédition car leur entrepôt a brûlé vers 2002.
Pour ceux qui habitent Paris, ils y ont une librairie. Ils avaient publier Grégoire de Tours, Fortunat...
Tu as aussi les éditions Paleo qui sont en Auvergne (5 rue de la treille à Clermont-Ferrand - Diffuseur l'instant durable, même ville). Ils ont traduit des livres d'auteurs romains et du Moyen âge (ex. : Jordanes Histoire de Rome et Histoire des Goths)
Brepols qui se trouve en Belgique à Turnhout. Tu peux commander leurs livres en France Ex. de Livre : Frédégaire.

J’ai omis de préciser que Eginhard (vie de Charlemagne - Correspondance et Translations des reliques) a été traduit par Paleo. Les 3 textes que j'ai cités ont été publiés sous un même volume appelé Éginhard.

Citer :
Florian

Citer :
Tu as aussi les éditions Paleo qui sont en Auvergne (5 rue de la treilleà Clermont-Ferrand - Diffuseur l'instant durable, même ville). Ils ont traduit des livres d'auteurs romains et du Moyen âge (ex. : Jordanes Histoire de Rome et Histoire des Goths)

Le seul problème chez cet éditeur est qu'il publie les textes "bruts", sans aucun appareil critique, ce qui n'est (du moins à mon avis) pas très pratique.

Citer :
Julien

Je suis tout à fait d'accord avec vous. Paleo a ce défaut. En outre, il ne donne jamais le texte d'origine. Mais quand nul autre éditeur n'a traduit le texte qui m'intéresse, je fais avec.

Brepols et les Belles Lettres ne donnent pas toujours le texte d'origine (ex Grégoire de Tours chez Les Belles Lettres) mais ils donnent des introductions de qualité et moult notes (avec lesquelles on peut ne pas toujours être d'accord).

Citer :
Kitten

J'avais effectivement trouvé le texte de Fortunat chez les Belles Lettres, dont je donne les références pour ceux qui, comme moi, mettent six siècles à trouver quelque chose :
Venance Fortunat : Poèmes ; Texte établi et traduit par Marc Reydellet, professeur à l'Université de Haute Bretagne, Les Belles Lettres, Paris.
Ce recueil est composé de trois tomes (Livres I-IV en 1994 ; Livres V-VIII en 1998) mais je n'ai pas trouvé le troisième volume puisque les bibliothécaires ont eu la bonne idée de la classer dans une autre section des BU. Quoi qu'il en soit cette traduction s'accompagne de très nombreux commentaires et d'une longue introduction qui s'avèrent très précieux.

Pour ce qui est de la Chronique de Frédégaire, elle est actuellement disponible en librairie :
Frédégaire : Chronique des temps mérovingiens ; Traduction, introduction et notes de O. Devillers et J. Meyers, Brepols, 2003.
Le texte en latin y est donné face à la traduction française, pourtant celle-ci débute à partir du Livre IV (et comprend une partie des Continuations), mais tout ce qui précédait a été supprimé.

Quant à Grégoire de Tours, il semble que la traduction la plus acceptée soit celle de Robert Latouche, mais elle est tellement empruntée qu'il faut se ruer dessus tant qu'elle est disponible.


Ouvrages sur la défense de Sithiu en 851

Citer :
Jfnaturelle

Je suis a la recherche d'ouvrages spécialisés qui parleraient de la défense de Sithiu en 851 si mes souvenirs sont bons. Je vous remercie d'avance.

Citer :
Claire

Je crains qu'il existe peu d'ouvrages aussi spécialisés... :wink: Concernant la défense de Sithiu, le 18 avril 891, il faut connaître le témoignage d'un moine de Saint-Bertin, traduit dans l'Histoire des Pays-Bas français. Documents, de Louis Trenard (Toulouse, 1974, p. 71-74).
Sinon, je ne peux que te suggérer la lecture de l'ouvrage d'Else Roesdahl, The Vikings, daté de 1992. Selon mon ancien prof d'agrég, il s'agit du titre le plus complet sur la question normande. Peut-être y aura-t-il quelques renseignements intéressants à ce sujet ?

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Tous les désespoirs sont permis


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Message Publié : 28 Juin 2007 14:00 
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Thucydide
Thucydide

Inscription : 03 Sep 2006 18:52
Message(s) : 42
bonjour,
je passe en seconde année et pour m'avancer voire me mettre à niveau pourriez vous m'indiquer quelques livres:
Les sociétés du Haut Moyen Age (Ve-XIe)

Mes "connaissances" concernant cette période remontent seulement au collège donc je ne vous cache pas qu'il n'en reste pas grand chose, si vous avez des livres pour acquérir les bases

En vous remerciant d'avance,

Kyosuke


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Message Publié : 17 Juil 2007 16:31 
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Hérodote
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Inscription : 17 Juil 2007 15:01
Message(s) : 3
Localisation : Canada
«Art and Antichrist in Medieval Europe» par Rosemary Muir Wright, 1995, Manchester University Press.

Très bien documenté et source d'infinis délices...le livre couvre également le Bas Moyen Age.

_________________
Souviens-toi des Athéniens.


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Message Publié : 24 Sep 2007 18:27 
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Hérodote
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Inscription : 24 Sep 2007 16:04
Message(s) : 28
Localisation : Bretagne
[img][img]http://i23.servimg.com/u/f23/11/09/01/28/attila10.jpg[/img][/img]

ATTILA. Eric Deschodt. Biographie. Gallimard 2006.

"Les Huns dépassent en férocité et en barbarie tout ce qu'on peut imaginer. Ils labourent de cicatrices les joues de leurs enfants pour empêcher la barbe de pousser. Leur corps trapu avec des membres supérieurs énormes et une tête démesurément grosse leur donne un aspect monstrueux. Ils vivent d'ailleurs comme des animaux. Ils ne font cuire ni n'assaisonnent leurs aliments, vivent de racines sauvages et de viande mortifiée sous leur selle. Ils ignorent l'usage de la charrue, les habitations sédentaires, maisons ou cabanes. Eternellement nomades, ils sont rompus dès l'enfance au froid, à la faim, à la soif. Leurs troupeaux les suivent dans leurs migrations, traînant des chariots où leur famille est renfermée. C'est là que leurs femmes filent et cousent leurs vêtements, enfantent et élèvent leurs enfants jusqu'à la puberté. Demandez à ces hommes d'où ils viennent, où ils sont nés, ils l'ignorent. Leur habillement consiste en une tunique de lin et une casaque de peaux de rats cousues ensemble. La tunique, de couleur sombre, leur pourrit sur le corps. Ils ne la changent que parce qu'elle les quitte. Un casque ou un bonnet rejeté en arrière et des peaux de bouc roulées autour de leurs jambes velues complètent cet équipage. Leur chaussure taillée sans forme ni mesure, ne leur permet pas de marcher; aussi sont-ils tout à fait impropres à combattre comme fantassins, tandis qu'une fois en selle, on les dirait cloués sur leurs petits chevaux, laids mais infatigables et rapides comme l'éclair. C'est à cheval qu'ils passent leur vie, tantôt à califourchon, tantôt assis de côté à la manière des femmes. Ils y tiennent leurs assemblées, ils y achètent et vendent, y boivent et mangent, ils y dorment même, inclinés sur le cou de leurs montures. Dans les batailles ils fondent sur l'ennemi en poussant des cris affreux. Trouvent-ils de la résistance, ils se dispersent, mais pour revenir avec la même rapidité, enfonçant et renversant tout ce qui se rencontre sur leur passage. Toutefois ils ne savent ni escalader une place forte ni assaillir un camp retranché, mais rien n'égale l'adresse avec laquelle ils lancent, à des distances prodigieuses, leurs flèches armées d'un os pointu, aussi dur et meurtrier que le fer."

C'est par ces mots qu'Ammien Marcellin, historien romain du IVè siècle décrit, dans ses Histoires, le peuple des Huns. Cette vision terrible, effrayante, perdurera jusqu'à nos jours, et qui ne se souvient des images des manuels scolaires de notre enfance dépeignant ces peuplades barbares déferlant sur l'Europe ? Qui ne se souvient du miracle de Sainte-Geneviève stoppant la horde sauvage du Fléau de Dieu aux portes de Paris ? Les Huns sont, à ce titre, restés dans l'imaginaire collectif, au même titre que les Vikings, l'archétype du barbare sanguinaire, païen et bestial, un être qui, par la terreur et l'aversion qu'il inspire, se rapprocherait plus de l'animal que de l'être humain.
Qu'en est-il en réalité ? Que furent les Huns ? Et qui était le tout premier d'entre eux, leur empereur, Attila?

C'est à ces questions que répond Eric Deschodt dans cette biographie qui met à bas nombre d'idées reçues et fait la lumière sur certains aspects de la personnalité de l'un des plus grands conquérants qu'ait connue l'histoire humaine.

Les Huns, tout d'abord, n'apparaissent pas spontanément au Vè siècle de notre ère, comme sortis du néant ou d'un enfer qui les aurait vomis afin de punir pour leurs péchés les empires chrétiens romains d'orient et d'occident, Constantinople et Rome.
Ils apparaissent pour la première fois dans les écrits chinois au cours du IIIè siècle avant J.C. Cavaliers nomades d'origine turco-mongole connus sous le nom de Hiong-Nou ( Xiongnu) ils sont originaires des steppes de l'Asie, entre Sibérie, Tibet, Fleuve Jaune, Altaï et Pacifique. C'est la Chine qui la première attirera leur convoitise et la célèbre Grande Muraille sera édifiée afin de parer à leurs sanglantes incursions. Peine perdue, celle-ci n'empêchera pas les hordes d'envahir les provinces septentrionales de l'empire. Mais des dissenssions éclatent et le peuple Hun se divise en deux parties, les Huns du Nord qui deviendront bientôt sujets de l'empire chinois, et les Huns de l'Ouest, ou Huns noirs, qui s'établissent dans les steppes du Kazakhstan.

Au début du IVè siècle, après trois cents ans de calme relatif, les peuples Huns se remettent en mouvement. Les Huns du Nord s'emparent de toute la Chine septentrionale et les Huns de l'Ouest se dirigent vers l'occident et atteignent le Danube. Dans leur progression, ils repoussent devant eux les Alains, les Ostrogoths et les Wisigoths qui vont forcer les frontières de l'empire romain d'orient.
C'est en l'an 395 que naît Attila, au coeur de l'Europe dans ce qui est la Hongrie actuelle. Son père Mundzuk est l'un des quatre fils du « roi » Turdal. Il meurt en 401 et le jeune Attila est confié à son oncle Roas. Il apprend, comme tout enfant nomade, à chevaucher, à chasser, à combattre, mais aussi à lire, à écrire, et à compter. Il pratique le grec et le latin et est avide de connaissances. Quel contraste avec l'image traditionnelle du barbare inculte et grossier !
Roas cherche à s'attirer les bonnes grâces de l'empire romain et plus particulièrement de l'empereur d'occident Honorius. A cet effet, et pour convaincre l'empereur de sa bonne volonté, il propose à celui-ci de lui envoyer un observateur qui, reçu à la cour des huns, pourra juger de leurs bienveillantes intentions. C'est un jeune homme d'une quinzaine d'années qui sera désigné, un jeune noble, probablement né en Pannonie, Flavius Aetius. Quand il arrive en 405 à la cour des Huns il se lie immédiatement d'amitié avec le jeune Attila.

L'empereur d'orient Arcadius décédé, lui succède Théodose II auquel Aetius réussit à convaincre Roas de s'allier. Roas est nommé général romain. En ces temps troublés, il est préférable pour l'empire de se concilier des alliés puissants afin de maîtriser, et de dresser les unes contre les autres, toutes ces peuplades qui franchissent les frontières et dépecent peu à peu l'héritage de la Rome d'Auguste : « Alains, Alamans, Angles, Avars, Burgondes, Francs, Germains, Hérules, Jutes, Lombards, Ostrogoths, Saxons, Suèves, Vandales et Wisigoths... »

Aetius repartit pour Rome où Attila le rejoignit en 408 à la cour d'Honorius. Il y resta quatre années au cours desquelles il put, entre Rome et Ravenne, apprendre les mécanismes de l'empire, son organisation, mais aussi son atmosphère de décadence et de corruption. Puis Attila est rappelé auprès de son oncle qui fait de lui son homme de confiance et son héritier.
Jusqu'à ce qu'il atteigne une quarantaine d'années, Attila ne cesse de faire des allers-retours entre Danube , Caucase et Chine du Nord où il s'évertue à rassembler et fédérer les tribus hunniques éparses ainsi qu'à se trouver de nouveaux alliés : Roxolans, Sarmates et Akatzires.
A son retour, il constate le double-jeu que mènent les empereurs romains d'occident et surtout d'orient qui se sont appliqués pendant son absence à corrompre et à suborner les tribus de la fédération danubienne. Roas somme Constantinople de s'expliquer. Deux ambassadeurs romains sont envoyés en 435 à la cour des huns afin de négocier avec Roas mais quand ils arrivent celui-ci est mort et c'est Attila, qui s'est autoproclamé « empereur, roi des Huns » qui les reçoit. A ses côtés, ses deux fidèles conseillers, Oreste, transfuge romain d'origine pannonienne et le Grec Onégèse. A l'issue des négociations, l'empire d'orient se voit contraint, par le Traîté de Margus, à verser tribut aux Huns.
Les Huns prêtent leur concours à l'empire d'occident à la demande d'Aetius qu'ils aident à combattre les Burgondes, les Wisigoths et les bagaudes gaulois.


Mais Théodose de son côté continue en sous-main à tenter de corrompre les tribus et d'affaiblir la puissance hunnique.Le Traîté de Margus ayant été foulé aux pieds, Attila envahit l'empire romain d'orient et arrive en 447 sous les murs de Constantinople. Alors qu'il tient dans sa main le destin de l'empire d'orient, il décide, inexplicablement de faire marche arrière et de renoncer à prendre la ville.

Cette étrange décision, il la réitérera par deux fois, devant Paris en 450 et devant Rome en 452. Après avoir une nouvelle fois humilié l'empire d'orient, c'est à l'empire romain d'occident qu'Attila va se confronter. Car désormais le torchon brûle entre les deux anciens amis Aetius et Attila. Ce que le Hun a proposé au romain, c'est ni plus ni moins de faire tous deux main basse sur l'empire bipartite et de se le partager. Aetius refuse, son ambition étant de marier son fils avec la fille du nouvel empereur d'occident, Valentinien III.

Prenant acte de ce refus et ayant échoué dans sa tentative d'épouser Honoria, la turbulente soeur de l'empereur Valentinien, Attila lance ses armées innombrables sur l'Europe de l'Ouest saccageant tout sur son passage. Le nord de la Gaule est envahi, pillé, mis à sac.


Au moment de prendre Paris, Attila fait une nouvelle fois demi-tour.L'explication du miracle de Sainte-Geneviève fera longtemps force de loi mais il semble plutôt que l'empereur des Huns ait voulu se préparer à la confrontation avec Aetius qui s'est allié aux Wisigoths. Pour cela les plaines de Champagne sont idéales au déploiement de la cavalerie hunnique. C'est donc près de Châlons, aux Champs Catalauniques que la bataille va se dérouler. Cette bataille sera la plus gigantesque jamais livrée en Occident jusqu'à la Grande Guerre. Elle fera environ 160 000 morts mais il n'y aura ni vainqueur ni vaincu. Attila se retire du combat encore une fois alors que le rapport de forces est de quatre, voire cinq contre un. Son nouvel objectif : Rome.


Il envahit le Nord de l'Italie. Rome est prête à capituler. Valentinien et ses conseillers décident d'envoyer une ambassade auprès d'Attila afin de négocier. Qui envoyer comme émissaire ? Ce sera le Pape lui-même, Léon 1er, qui rencontrera l'empereur des Huns.


Que se disent-ils au juste durant cette entrevue ? Nul ne le sait. Mais Attila, à la surprise générale, se retire.


Miracle ? Repli stratégique ? Manifestation d'aboulie résultant d'un caractère cyclothymique ? Les hypothèses sont nombreuses. Tout ce que l'on peut affirmer c'est qu'Attila repart sans tarder vers l'Asie afin de mater définitivement les Alains du Caucase et de la Volga qui menacent la partie orientale de son empire.
Il revient enfin sur les bords du Danube où il meurt en Mars 453, probablement d'une crise d'apoplexie hémorragique.


Son empire ne lui survivra pas. Les Huns, conduits par Denghizikh, un de ses fils, sont battus une dernière fois en 468 par les armées de Constantinople.


L'empire romain d'occident survivra encore vingt-trois ans après la mort d'Attila et en 476, le dernier empereur Romulus Augustulus sera déposé par le barbare Odoacre.


Eric Deschodt nous décrit donc un Attila bien peu semblable aux images convenues véhiculées au fil des générations par l'iconographie, la littérature, l'opéra et plus récemment par le cinéma.


Barbare, certes il l'était, mais au même titre que tous les peuples qui n'appartenaient pas à la sphère de la romanité. Sanguinaire ? Oui, mais les moeurs de l'époque ne l'étaient-elles pas ? Les empereurs romains d'orient et d'occident n'étaient pas non plus des apôtres de la non-violence. Rustre ? Attila savait lire, écrire et parler le Grec et le Latin. Quatre siècles plus tard, l'empereur Charlemagne n' atteindra jamais un niveau d'érudition comparable.


Alors pourquoi avoir dépeint pendant si longtemps Attila comme « le Fléau de Dieu », une brute à peine humaine avide de sang ? Peut-être parce qu'il est resté païen toute sa vie. S'il s'était converti au christianisme comme l'a fait plus tard Clovis en 496 ( les Francs n'étaient pas non plus des anges de douceur ), son image en aurait sûrement été radoucie. Car il ne faut pas oublier que les chroniqueurs de l'époque sont en majorité des religieux,des missionnaires de la foi appliqués à propager le christianisme et à éradiquer toute trace de paganisme. De la même manière que les journalistes d'aujourd'hui, ils adorent noircir le tableau et présenter les choses sous leur aspect le plus dramatique. Ils feront de même lors de l'expansion arabo-islamique ainsi que pour les incursions des vikings.


Dans cette passionnante biographie, Eric Deschodt redonne à Attila une figure d'être humain. Il écarte les vieux poncifs et donne enfin une image objective de cet homme et de son peuple, images trop souvent et trop longtemps occultées par le masque des idéologies, qu'elles soient politiques ou religieuses.
Attila n'était qu'un homme de son temps, un homme doté des qualités et des défauts que sa culture et sa personnalité, l'époque à laquelle il a vécu, ainsi que le contexte politico-religieux de celle-ci, ont modelé jusqu'à en faire une des figures les plus saisissantes de notre histoire.

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"Brûlez de vieux bois, buvez de vieux vins, lisez de vieux livres, ayez de vieux amis" (Alphonse XI Le Justicier)


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Message Publié : 15 Nov 2007 21:05 
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Hérodote
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Inscription : 15 Nov 2007 19:41
Message(s) : 4
Si je puis me permettre, l'oeuvre de Laurent Theis sur Dagobert n'est aboluement pas pertinente ( voir fausse ! telle que sa datation de la naissance de Dagobert qu'il fonde sur l'âge "légal" d'accession au Trône en Neustrie alors qu'il fut roi d'Austrasie !) , de même que l'oeuvre de Bouvier-Ajam qui n'est absolument pas reconnue par les médiéviste !

Il manque des oeuvres majeures

Claude Gauvard, La France au Moyen Age : du Ve au XVe siècle, 2004, Paris, Puf.
Karl Ferdinand Werner, Les origines avant l'an Mil, coll. Histoire de France, 1984, Paris : Fayard.
Régine Le Jan, Histoire de le France : Origine et premier essor 480-1180, 1996, coll. carré histoire, hachette supérieur.
O. Guillot, A. Rigaudière, Y. Sassier, Pouvoirs et institutions dans la France médiévale : Tome 1 Des Origines à l'époque féodale, 2003, Paris, Armand Colin

A mon sens, l'oeuvre d'Olivier Guillot qui reprends les travaux d'Yves Sassier est absolument fondamentale, au même titre que l'oeuvre de Karl Ferdinand Werner.

Pour une approche des sources de la période, il existe un excellent livre :

Jean-Pierre Brunterc'h, Archives de la France, Tome 1, Le haut Moyen Âge, Ve-XIe siècle, 1997, Paris : Fayard.


enfin, une oeuvre nécessaire pour aidé à la compréhension parfois difficile de cette période

Dir Claude Gauvard, Dictionnaire du Moyen-Age, 2004, Paris, Puf.


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Message Publié : 20 Nov 2007 15:22 
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Hérodote
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Inscription : 21 Mai 2004 22:09
Message(s) : 21
Je vous recommande deux livres
Jean-Pierre Devroey, Économie rurale et société dans l’Europe franque (VIe-IXe siècles) Tome 1, « Fondements matériels, échanges et lien social », éd. Belin, 2004
Table des matières
Les oscillations de la nature
La population
Production et productivité
Les valeurs de l'échange
La distribution et la circulation des richesses
L'Etat et les ressources royales
Les fortunes privées et le patrimoine des Eglises


Karol Modzelewski, L'Europe des barbares : Germains et slaves face aux héritiers de Rome, Editions Aubier, 2006
Table des matières
Des témoignages écrits aux sociétés illettrées ; Récits sur les barbares
Les lois des barbares
L'homme au sein de la communauté parentale
Les uns au-dessus des autres ; Les différences sociales dans le régime tribal
La communauté des voisins et son territoire
La dimension politique du voisinage
Les institutions de la communauté tribale


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 Sujet du message : Dagobert, de Laurent Theis
Message Publié : 27 Jan 2008 6:53 
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Pierre de L'Estoile
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Inscription : 05 Jan 2008 16:29
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Je viens de lire le petit livre de Laurent Theis sur Dagobert (Dagobert, Fayard collection Historiques, 1982)

C'est plus un essai qu'une biographie, et c'est tout à fait passionnant, reposant sur une abondante bibliographie.
La thèse est de montrer pourquoi, et comment, ce roi assez quelconque, aux moeurs dissolues et au règne court, est devenu une telle figure de l'histoire religieuse et politique dans les siècles qui ont suivi.

4 chapitres :

1) Des faits : relation de ce qu'on "sait" de Dagobert, c'est à dire pas grand chose, sur la base des quelques textes d'époque. Analyse critique de ces textes d'époque par recoupements (rares) et surtout par les biais probables des différents rédacteurs.
Ce chapitre montre aussi comment la figure de Dagobert a été utilisée dans de nombreux faux des siècles suivants pour des raisons religieuses et de propriété de domaines cléricaux.

2) La politique : explication des raisons pour lesquelles à travers les siècles, le nom de Dagobert a été mis en valeur, en particulier pour des raisons politiques tenant à la légitimité des dynasties carolingiennes puis capétiennes, jusqu'aux Bourbons. Comme au chapitre 1, analyse de nombreux faux documents et fausses généalogies.

3) L'histoire : comment à partir du XVè siècle, progressivement, les historiens critiques ont progressivement nettoyé tout cela pour revenir plus près de la "vérité" historique.

4) La légende : au delà de la "fausse histoire sérieuse" des chapitres 1 et 2, ce chapitre montre l'évolution et la persistance du personnage dans la culture dite "populaire".


Ce qui ne gâte rien, c'est bien écrit, dans un style direct et parfois teinté d'un soupçon d'ironie.


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Message Publié : 27 Jan 2008 7:09 
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Pierre de L'Estoile
Pierre de L'Estoile
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Inscription : 05 Jan 2008 16:29
Message(s) : 2084
Localisation : France
KaYran a écrit :
Si je puis me permettre, l'oeuvre de Laurent Theis sur Dagobert n'est aboluement pas pertinente ( voir fausse ! telle que sa datation de la naissance de Dagobert qu'il fonde sur l'âge "légal" d'accession au Trône en Neustrie alors qu'il fut roi d'Austrasie !) , de même que l'oeuvre de Bouvier-Ajam qui n'est absolument pas reconnue par les médiéviste !


Pouvez-vous m'éclairer sur ce qui n'est pas pertinent dans le livre de Theis ?

Au sujet de la date de naissance, il écrit "La reine Bertrude mit Dagobert au monde peut-être en 609..."
Ce n'est pas très affirmatif, et je ne crois pas y avoir vu votre référence à l'âge légal en Neustrie (mais je ne vais pas tout relire pour vérifier).


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