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Les femmes au Moyen-Age sont elles plus libres ?
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Auteur :  Jean-Marc Labat [ 20 Avr 2005 12:59 ]
Sujet du message :  Les femmes au Moyen-Age sont elles plus libres ?

L'évolution de la condition féminine durant cette période est paradoxale. La femme me parait plus libre au Moyen-Age que dans les périodes qui suivirent .

Elles ont accès à des métiers qui leur furent interdits par la suite, ont des capacités juridiques qu'elles ne retrouveront qu'au début du XXème siècle, disposent de leurs bien propres comme elles le souhaitent.

Bref, disposent elles de leur vies plus aisément que dans des périodes qui nous semblent plus "éclairées".

Qu'en pensez-vous ? Les débats sont ouverts.

Auteur :  Alkand [ 20 Avr 2005 15:01 ]
Sujet du message :  Re: Les femmes au Moyen-Age sont elles plus libres ?

Jean-Marc Labat a écrit :
L'évolution de la condition féminine durant cette période est paradoxale. La femme me parait plus libre au Moyen-Age que dans les périodes qui suivirent .

Elles ont accès à des métiers qui leur furent interdits par la suite, ont des capacités juridiques qu'elles ne retrouveront qu'au début du XXème siècle, disposent de leurs bien propres comme elles le souhaitent.

Je ne suis pas vraiment d'accord avec ces informations.
En ce qui concerne les biens propres cela ne concernait que les veuves et femmes seules.
Si elles vivaient chez leurs parents ou chez leur mari ce n'etait pas le cas.
A l'époque c'est quand même le père qui donne son accord au mariage d'une fille et qui se doit de constituer une dote et le divorce était interdit.
Franchement je n'ai pas l'impression qu'il y ai eu une régression à la renaissance.

Auteur :  Julien [ 20 Avr 2005 19:22 ]
Sujet du message : 

Il me semble que la condition féminine s'est dégradée lorsque les juristes réintroduisirent les lois romaines à partir de Philippe Auguste.

Auteur :  Marie-Zoé [ 20 Avr 2005 22:19 ]
Sujet du message : 

Et pourquoi avoir réintroduit les lois romaines sous Philippe-Auguste ?

Auteur :  Jean-Marc Labat [ 21 Avr 2005 5:11 ]
Sujet du message : 

La femme restait propriétaire de ses biens, que son mari gérait et administrait, mais qu'il n'avait pas le droit d'aliéner. Si elle devenait veuve, elle avait droit en plus à une part des biens de son époux.

Elle pouvait remplacer son mari en cas d'absence ou d'empêchement sans autorisation de ce dernier et peut tenir un commerce.

Elle avait la capacité juridique, et ce n'est qu'au XVIème siècle qu'elle devient incapable, et ses actes sont nuls si elle n'a pas l'autorisation de son mari.

C'est incontestablement l'influence du droit romain qui a amené cette régression, mais cette influence fut lente à se propager et se fait sentir véritablement qu'au XVème siècle.

Quant à l'interdiction du divorce, n'est-ce pas une protection contre la répudiation ? Je ne pense pas que cela fut une régression pour les femmes, mais une protection contre l'arbitraire. Avec nos yeux d'aujourd'hui, cela peut paraître un déni de liberté, mais au Moyen-Age ?

Auteur :  Genn [ 21 Avr 2005 10:29 ]
Sujet du message : 

Il ne faut pas oublier quand même que lorsque la femme devenait veuve, elle passait de la tutelle de son mari à celle de ses fils.

Ensuite, ces informations ne concernent pas toutes les époques, ni toutes les femmes.

Une femme noble, par exemple, il est hors de question qu'elle travaille ou tienne un commerce. Ce n'est qu'aux XIIIème-XIVème siècles qu'elle commence petit à petit à gérer le domaine quand son mari est absent, et à gérer la maison (les domestiques...)

Elle n'a pas la capacité juridique. Elle ne peut pas tester, ni témoigner en justice.

Dans le mariage, enfin, ses droits sont extrèmements restreints.
Ses biens et son corps appartiennent à son mari. Coucher avec son mari se dit même "rendre sa dette", elle ne peut pas se refuser à lui. Si son mari ne veut pas qu'elle sorte, même pour aller à l'Eglise, elle n'en a pas le droit. Elle ne peut pas non plus jeûner si son mari n'est pas d'accord, puisqu'elle doit garder son corps en forme pour son mari.
Et cela avant Philippe Auguste.

Pour l'interdiction du divorce, je pense pas non plus que ce soit une régression pour les femmes. D'ailleurs, c'était interdit également pour les hommes, et plutôt pour limiter l'instrumentalisation des femmes dans le mariage.

Auteur :  Jean-Marc Labat [ 22 Avr 2005 5:19 ]
Sujet du message : 

C'est toujours la même chose lorsque l'on aborde le Moyen-Age. La diversité des coutumes rend toute généralisation impossible. Il y a des régions où les femmes ont plus de droits qu'ailleurs. Et il existe des évolutions au cours du temps que j'ai du mal à cerner.

Ce que dit Genn n'est pas faux, ce que j'affirme non plus, mais une des conclusions que je tire est qu'il n'y a pas de situation uniforme.

Auteur :  Invité [ 26 Avr 2005 13:02 ]
Sujet du message : 

Genn a écrit :
Elle ne peut pas tester


à quelle époque du moyen-âge et dans quelle(s) région(s) ou pays ?
Récement en cours de paléographie, notre prof nous a donné comme exercice un testament rédigé par une femme au XVe siècle.


Irène

Auteur :  Savinien [ 27 Avr 2005 2:16 ]
Sujet du message : 

Le divorce n'était pas interdit, mais la répudiation ?

Auteur :  Jean-Marc Labat [ 27 Avr 2005 5:51 ]
Sujet du message : 

A partir du moment où la femme garde une part des biens acquis du mariage, ainsi que ses biens propres qui demeurent inaliénables sans son autorisation, elle ne peut qu'avoir le droit de tester. Une étude postérieure à la période qui nous intéresse prouve d'ailleurs qu'elle a conservé ce droit.

Lors de la mise en place de l'intitution du mariage par l'Eglise au début du XIIème siècle, la répudiation n'est plus possible, le divorce est interdit sauf les cas prévus dans le droit canon (non-consommation, altération du consentement etc..). La séparation demeure toutefois possible, mais les personnes demeurent néanmoins mariées et ne peuvent pas contracter de nouvelle union. Une répudiation comme celle de Rosala par Robert II n'est plus envisageable un siècle après.

Cela me parait un progrès, car la femme ne peut plus être répudiée lorsqu'elle a cessé de plaire, ou qu'une nouvelle stratégie matrimoniale se fait jour.

Auteur :  125FLORE [ 15 Juin 2009 22:43 ]
Sujet du message :  Activité des femmes Moyen Âge

Fusionné

bonjour,
je recherche des données sur les activités des femmes pour la période de 1200 à 1350, en dehors de la famille (élever des enfants, épouses, concubines), qui étaient les femmes instruites, avaient elles des domaines d'activité particuliers, pour certaines d'entre elles, c'est à dire bien nées, avaient elles accès à tous les domaines d'instruction de l'époque? dans quels milieux? pouvaient elle exercer des activités "professionnelles"? par exemple traductrices? Beaucoup de questions ? merci à tous ceux qui pourront répondre.

Auteur :  Walsingham [ 16 Juin 2009 19:40 ]
Sujet du message :  Re: Activité des femmes Moyen Âge

Je vous conseil le livres de Régine Pernoud très facilement trouvable, et pas chère :

La femme au temps des cathédrales
http://livre.fnac.com/a224078/Regine-Pernoud-La-Femme-au-temps-des-cathedrales?Mn=-1&SID=e390afbd-8342-c5e6-6229-7c48bbfb469f&Origin=FnacAff&Ra=-1&To=0&Nu=16&UID=0576718E8-4204-2F4D-6B75-1EB688F591E0&Fr=3

Auteur :  125FLORE [ 16 Juin 2009 20:55 ]
Sujet du message :  Re: Activité des femmes Moyen Âge

merci, je l'ai commandé. D'autres sources?

Auteur :  Jean-Marc Labat [ 17 Juin 2009 9:01 ]
Sujet du message :  Re: Activité des femmes Moyen Âge

Image

Auteur :  X20 [ 17 Juin 2009 10:55 ]
Sujet du message :  Re: Activité des femmes Moyen Âge

http://www.quercy.net/lib/detail.php?article=407

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