Nous sommes actuellement le 22 Juil 2019 10:57

Le fuseau horaire est UTC+1 heure




Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 7 message(s) ] 
Auteur Message
Message Publié : 22 Oct 2006 16:52 
Hors-ligne
Salluste
Salluste

Inscription : 06 Août 2006 17:25
Message(s) : 213
Localisation : Seine et Marne
Quelqu'un connaitrait il une biographie sur la vie du dernier fils de Louis XIV et de la Montespan ?

Image


De plus, est il vrai qu'avant son mariage, le comte de Toulouse eut deux batards avec une certaine Madeleine Aumont :
- Louis Alexandre de Ste Foy (né en 1720-mort jeune)
- Philippe Auguste de Ste Foy (né en 1721-mort en 1795) et qui épousa en 1772 Anne Marie Richard (morte en 1801) dont il eut un fils mort jeune.

Qui était cette Madeleine Aumont ?


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message :
Message Publié : 22 Oct 2006 19:02 
Hors-ligne
Hérodote
Hérodote
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 21 Oct 2006 23:58
Message(s) : 20
Localisation : Belgique
Bonjour, je ne connais aucune biographie sur le Comte de Toulouse !

Ceci dit, il a bien eu un fils naturel, avec Madeleine Aumont, nommé Philippe Auguste de Ste Foy dit "le Chevalier d'Arcq", né le 20 juillet 1721 et décédé le 5 février 1795 et qui s'est marié le 11 février 1772 avec Anne Marie Richard. Il a eu une fille d'après mes notes...

Quant à Madeleine Aumont, je n'en sais pas plus...

_________________
Demain, j'en apprendrai encore et toujours...


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message :
Message Publié : 24 Sep 2007 8:32 
Hors-ligne
Plutarque
Plutarque
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 25 Juin 2004 14:38
Message(s) : 154
Localisation : Barcelone
Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, duc de Penthièvre, d'Arc, de Châteauvilain et de Rambouillet, Duc de Damville naquit à Versailles le 6 juin 1678 et mourut à Rambouillet le 1er décembre 1737.

Fils naturel de Louis XIV et de Madame de Montespan, il fut légitimé et fait comte de Toulouse en 1681, puis duc de Penthièvre en 1697 et duc de Rambouillet en 1711. Il reçut en 1683, à l'âge de cinq ans, la charge d'amiral de France, et fut fait colonel d'un régiment d'infanterie à son nom en février 1684 puis mestre de camp d'un régiment de cavalerie en 1693.

De tous le enfants de Madame de Montespan il faut sans doutes celui qui fut le plus proche de sa mere. Il resta eloigne toute sa vie de ses freres et soeurs aux destins plus tumultueux, le Duc et la Duchesse du Maine, la Duchesse de Bourbon, la Duchesse d´Orleans...

Lors de la guerre de Succession d'Espagne, il fut chargé de défendre la Sicile. En 1704, devant Malaga, il infligea de très lourdes pertes à la flotte anglo-hollandaise commandée par l'amiral George Rooke. Il obtint le gouvernement de Guyenne en janvier 1689, qu'il échangea contre celui de Bretagne en mars 1695.

Fait maréchal de camp le 3 janvier 1696 puis lieutenant général des armées du Roi le 3 août 1697, il obtint la charge de grand veneur de France en mars 1714. Il fut chevalier des Ordres du Roi le 2 février 1693 puis chevalier de la Toison d'or en 1704.

C'était, dit Saint-Simon, « un homme fort court, avec un accueil aussi gracieux qu'un froid naturel, mais glacial, le pouvait permettre ; de la valeur et de l'envie de faire, mais par les bonnes voies, et en qui le sens droit et juste, pour le très ordinaire, suppléait à l'esprit ; fort appliqué d'ailleurs à savoir sa marine de guerre et de commerce et l'entendant très bien. »

En 1706, il acheta à Joseph Fleuriau d'Armenonville le château de Rambouillet. Il agrandit considérablement le domaine et fit procéder à d'importants embellissements du château. Par lettres patentes de mai 1711, le marquisat de Rambouillet fut alors érigé en duché-pairie.

En 1712, il acheta à Louis II Phélypeaux de La Vrillière la magnifique demeure située près de la place des Victoires, connue désormais sous le nom d'« Hôtel de Toulouse », et qui abrite aujourd'hui la Banque de France, et la fit réaménager par l'architecte Robert de Cotte.

Comme son frère le duc du Maine un édit du Roi de juillet 1714 le déclara apte à succèder au trône à la suite des princes légitimes et lui donna le rang de prince du sang. Mais cet édit fut cassé par le Parlement de Paris en 1717. Contrairement à son frère, le comte de Toulouse ne fut cependant pas écarté du pouvoir. Il entra au Conseil de Régence où il fut chargé de la marine, jusqu'en 1722, date à laquelle il fut remplacé par le même Fleuriau d'Armenonville à qui, quelques années auparavant, il avait un peu forcé la main pour lui acheter son domaine de Rambouillet.

En 1723, il fit un mariage d'amour en épousant Marie Victoire de Noailles qui lui donna un fils, Louis Jean Marie de Bourbon (1725-1793), duc de Penthièvre, de Rambouillet, d'Aumale et de Gisors. Ce mariage, contracté quelques mois avant la mort du Régent en août 1723, fut rendu public peu après cet événement.

Louis XV avait pour le comte de Toulouse une grande affection, renforcée par leur goût commun pour la chasse. En août 1724, le Roi alla pour la première fois chasser le cerf à Rambouillet où il coucha. Il y retourna dès le mois suivant et prit dès lors l'habitude de s'y rendre très régulièrement.

Tombé en disgrâce, il se retira dans son château de Rambouillet où il mourut en 1737 des suites d'une opération. Il est inhumé, ainsi que sa famille, dans la Chapelle royale de Dreux.

On notera au Chateau de Rambouillet la salle de bains, encore existante que le Comte de Toulouse fit constuire. Les ceramiques decorant les murs et le sol reprennent des combats navals et les attributs de la Marine.


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message :
Message Publié : 24 Sep 2007 8:34 
Hors-ligne
Plutarque
Plutarque
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 25 Juin 2004 14:38
Message(s) : 154
Localisation : Barcelone
On notera egalement que Louis XV etait tres proche de la Comtesse de Toulouse chez laquelle il trouvait toujours une societe raffinee et libre... Il y rencontra notament sa premiere maitresse Louise Julie de Mailly Nesles, Comtesse de Mailly. La comtesse de Toulouse semble avoir ete proche quelque peu a cette epoque de Mademoiselle de Charolais...
La Comtesse fut quelque peu ecartee lors de la faveur de la Duchesse de Chateauroux, mais Louis XV lui conserva toujours un profon respect, et son amitie...


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message :
Message Publié : 24 Sep 2007 16:43 
Hors-ligne
Eginhard
Eginhard
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 22 Mai 2003 16:34
Message(s) : 790
Merci La Fouine d'avoir reproduit mon avatar ! :lol:
Personnellement j'ai un faible pour le comte de Toulouse. Il m'inspire de la sympathie et n'a pas participé aux intrigues de son frère ainé le duc du Maine pendant la régence de Philippe d'Orléans. Du reste, il fut un excellent gestionnaire de fortune que son fils le duc de Penthièvre augmenta encore au point que les descendants de Louis XIV par la main gauche atteignirent le troisième rang de fortune sous Louis XVI.

_________________
Dominique Poulin


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message :
Message Publié : 24 Sep 2007 17:32 
Pour "l'anecdote" : c'est dans l'hôtel de Toulouse que le fabuliste Florian écrivit toutes ses oeuvres ( il était, en effet, un page du fils d'Alexandre, le très "éclairé" duc de Penthièvre )

Corlin de Coubron


Haut
  
Répondre en citant  
 Sujet du message :
Message Publié : 27 Sep 2007 15:40 
Hors-ligne
Eginhard
Eginhard
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 22 Mai 2003 16:34
Message(s) : 790
A défaut de biographie, il existe un article important de Jean Duma consacré au comte de Toulouse dans son livre "Les Bourbon-Penthièvre 1678-1793, une nébuleuse aristocratique au XVIIIe siècle" édité aux Publications de La Sorbonne en 1995.
Voici l'organisation de cet article :

Le comte de Toulouse, un batard atypique 1678-1737

Les étapes d'une vie

- Les débuts
- Vers les sommets
- La difficile succession
- Une semi-retraite paisible et discrète

Les difficultés d'une carrière

- L'effort manqué d'un rôle militaire et politique
- Dans la société de Cour

Ce livre ne relève pas du genre biographique, c'est une étude très détaillée sur les mécanismes et les rouages de la fortune du comte de Toulouse, puis de son fils le duc de Penthièvre. Cette référence constitue une sommité remarquée pour tout spécialiste ou curieux de la société princière d'Ancien Régime.

_________________
Dominique Poulin


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Afficher les messages publiés depuis :  Trier par  
Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 7 message(s) ] 

Le fuseau horaire est UTC+1 heure


Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 3 invité(s)


Vous ne pouvez pas publier de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas insérer de pièces jointes dans ce forum

Recherche de :
Aller vers :  





Propulsé par phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction et support en françaisHébergement phpBB