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 Sujet du message : Noël napoléonien
Message Publié : 24 Déc 2016 13:55 
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Fustel de Coulanges
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Sous la plume de Méneval (Souvenirs historiques) :
« Pendant la courte campagne que fit l'Empereur en Espagne, en 1808, il passa deux jours à Tordesillas [il y arriva le jour de Noël], dans un bâtiment dépendant du monastère de Sainte-Claire, qui était réservé pour l'habitation de l'évêque, lorsqu'il venait visiter le couvent.
J'ai dit à tort que l'abbesse de ce couvent était française. Voici ce que m'a raconté à ce sujet M. le comte d'Hédouville, frère du général, qui faisait les fonctions d'officier d'ordonnance de l'Empereur en Espagne, et lui servait d'interprète.
L'Empereur étant à dîner, chargea cet officier de lui amener la supérieure du couvent. Cette religieuse, née en Espagne, était entrée en religion à l'âge de six ans. Elle refusa d'abord de suivre M. d'Hédouville, alléguant qu'il ne lui était pas permis de violer sa clôture, et de franchir les grilles du cloître. Elle se rendit à l'observation que l'ordre d'un souverain lui servait de dispense. Elle prit avec hésitation le bras de son conducteur. Arrivée à la grille, elle fut saisie d'un tremblement qui ne lui permit pas d'avancer. Il fallut que M. d'Hédouville la soutînt. Elle lui dit qu'il y avait plus de soixante ans qu'elle était entrée au couvent par cette grille, et que depuis elle ne l'avait pas repassée. Introduite auprès de l'Empereur, son premier mouvement fut de s'agenouiller devant lui. Sur un signe qu'il fit, elle fut retenue par M. d'Hédouville. Ce qui frappait le plus la pauvre et simple religieuse, c'était la plaque et les décorations de l'Empereur, vers lesquelles elle ne pouvait s'empêcher d'étendre la main. M. d'Hédouville la retenait, en lui faisant remarquer l'indiscrétion de ce mouvement de curiosité. L'Empereur lui fit plusieurs questions.

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Il commença par lui demander si elle était l'abbesse du couvent. Elle répondit qu'elle n'y occupait que la seconde place, et ajouta : « Heureusement pour moi ! » L'Empereur voulant savoir pourquoi, elle dit qu'elle aimait mieux obéir que commander, que c'était plus méritoire, et que sa conscience était plus en repos. L'Empereur ne put s'empêcher de sourire de l'ingénuité de cette réponse. Il lui demanda ensuite si Jeanne la Folle, mère de Charles-Quint, morte àTordesillas, était enterrée dans le couvent. Elle resta un moment pensive, et finit par répondre qu'il y avait des reines et des princes enterrés dans les caveaux, mais qu'elle ignorait leurs noms. Interrogée si elle n'avait pas quelque connaissance de l'histoire d'Espagne, elle dit qu'elle ne connaissait que ses livres de liturgie, et les passages de la Bible, dont son confesseur lui permettait la lecture. L'Empereur lui trouvant l'œil vif, malgré son âge, voulut savoir si elle avait été jolie. Elle répondit naïvement qu'elle le croyait, mais qu'elle n'avait point eu de miroir, et que personne ne le lui avait dit. La conversation se soutint pendant quelque temps sur ce ton; et les réponses de la nonne annonçaient de l'esprit naturel. L'Empereur, satisfait de son innocence et de son ingénuité, dit qu'il voulait lui accorder une grâce, et qu'elle pouvait demander ce qu'elle désirait. Avant de répondre, la religieuse voulut savoir si on lui accorderait tout ce qu'elle demanderait; on lui dit que l'Empereur ne promettait pas en vain; alors elle demanda la grâce du directeur du couvent, qui avait été pris, marchant à la tête de bandes armées, un crucifix à la main.
L'Empereur l'accorda, puisqu'il l'avait promis; ajoutant que ce moine devait éviter de retomber dans la même faute, parce qu'il n'aurait plus le pouvoir de lui pardonner. La nonne promit qu'elle aurait soin qu'il ne quittât pas le couvent, et répondit de lui. L'Empereur dit ensuite qu'il avait, à sa considération, accordé une grâce à quelqu'un qui était étranger à sa famille, mais que c'était pour elle personnellement qu'il voulait faire quelque chose. Comme elle hésitait à répondre, il lui fit demander si elle avait des parents. Elle répondit qu'elle avait un frère dans les ordres. « Veut-elle que je le fasse évêque? dit l'Empereur. » Elle se mit à genoux pour le remercier de cette faveur inespérée; mais la bonne volonté de Napoléon ne put être remplie ; ce religieux était enfermé dans Saragosse. Avant que la prieure rentrât dans son cloître, l'Empereur lui fit offrir du café. Elle ne le trouva pas bon : elle n'en avait jamais goûté, et ne connaissait que le chocolat. La pauvre religieuse, après avoir remercié de nouveau l'Empereur à genoux de la bienveillance avec laquelle il l'avait accueillie, et lui avoir baisé la main, fut reconduite par M. d'Hédouville dans son cloître, émue et reconnaissante.
Avant que l'Empereur partît de Tordesillas, M. d'Hédouville vint me demander de sa part cent napoléons pour les porter à la supérieure du couvent. Il fut à son arrivée l'objet de la curiosité et des prévenances des pauvres sœurs auxquelles la religieuse avait raconté sa visite. Elles accoururent toutes pour le voir; elles le touchaient de la main, et l'examinaient avec la curiosité d'insulaires qui auraient vu des Européens pour la première fois. Quand M. d'Hédouville remit à la prieure les cent napoléons, celle-ci les refusa, en disant que si elle les recevait, le couvent perdrait le peu de mérite de son hospitalité. Sur l'observation, qu'il avait fallu lui faire plusieurs fois pendant sa visite, qu'il n'était pas permis de refuser le don d'un souverain, elle consentit à les accepter, et donna ordre que cette somme fût déposée dans le trésor du chapitre, pour qu'on n'y eût recours que dans des circonstances extraordinaires, voulant conserver le plus longtemps possible ce témoignage de la bienveillance de l'Empereur. »

L’entretien fut également brièvement rapporté dans le 25e Bulletin du 5 janvier 1809.
Douce rencontre, à mille lieues de la sanglante veillée de Noël, huit ans plus tôt :
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 Sujet du message : Re: Noël napoléonien
Message Publié : 24 Déc 2016 14:28 
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Fustel de Coulanges
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J'oubliais : joyeux Noël à tous !

En guise de cadeau :
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 Sujet du message : Re: Noël napoléonien
Message Publié : 24 Déc 2016 14:55 
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Excellente parodie ! :mrgreen:

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Si l'avenir est multiple, le passé est unique. Malgré cela, la réalité historique est parfois difficile à découvrir.


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 Sujet du message : Re: Noël napoléonien
Message Publié : 24 Déc 2016 20:29 
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Jean Froissart
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L'historien Fransico José Gomez relate également dans son livre "une brêve histoire de Noel" la rencontre entre Napoléon et la mère Maria Manuela Rascon.

Celle ci est décrite comme «une femme pleine de grâce et de sympathie et ce qui semblait être une visite de courtoisie devient un entretien long et amical."

Par ailleurs Maria Manuela Rascon demande à l'Empereur une grâce: la liberté pour trois Espagnols (dont deux accusés d'espionnage sur les troupes Françaises) qui devaient être exécutés.
Grâce accordée par Napoléon car dès le lendemain, quand le défilé militaire annonce le départ de l'Empereur il y a longtemps que les prisonniers ont été libérés.

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Et l'historien de poursuivre "Aucune plaque ou inscription rappelle, cependant, ces faits dans ce magnifique palais mauresque, construit par le roi Pedro I de Castille. Pas étonnant qu'il n'y ai aucune mention car «Napoléon était un fléau pour l' Espagne".

Cette histoire n'est donc pas un joyeux de conte de Noel permettant de réconcilier la mémoire Franco-Espagnole sur une période disons pour le moins...tumultueuse.

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> Le courage, c'est de comprendre sa propre vie... Le courage, c'est d'aimer la vie et de regarder la mort d'un regard tranquille... Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel.
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 Sujet du message : Re: Noël napoléonien
Message Publié : 25 Déc 2016 11:41 
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Philippe de Commines
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Merci !


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 Sujet du message : Re: Noël napoléonien
Message Publié : 25 Déc 2016 12:08 
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Fustel de Coulanges
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nico86 a écrit :
L'historien Fransico José Gomez relate également dans son livre "une brêve histoire de Noel" la rencontre entre Napoléon et la mère Maria Manuela Rascon.

Celle ci est décrite comme «une femme pleine de grâce et de sympathie et ce qui semblait être une visite de courtoisie devient un entretien long et amical."

Par ailleurs Maria Manuela Rascon demande à l'Empereur une grâce: la liberté pour trois Espagnols (dont deux accusés d'espionnage sur les troupes Françaises) qui devaient être exécutés.
Grâce accordée par Napoléon car dès le lendemain, quand le défilé militaire annonce le départ de l'Empereur il y a longtemps que les prisonniers ont été libérés.


Méneval, citant l’interprète Hédouville, parle de la seule grâce d’un moine et d’une faveur qui, elle, ne put être honorée ; le 25e Bulletin dit que la religieuse « obtint un grand nombre de grâces pour tout ce qui l’intéressait ; Lejeune (Mémoires) écrit (il place l’affaire lors du retour début janvier) « En passant à Tordesillas, il retourna loger dans l'ancien palais des rois maures, transformé maintenant en couvent de religieuses bénédictines. Il se fit présenter la supérieure du couvent, abbesse octogénaire, femme d'esprit et de tête, qu'il combla de gracieusetés, à laquelle il accorda tout ce qu'elle crut utile de lui demander, lui laissa pour la communauté des dons généreux, et remplit d'enthousiasme pour lui les soixante religieuses auxquelles un mois auparavant on l'avait dépeint comme un anthropophage » ; Constant (Mémoires) parle de « plusieurs grâces « accordées.
Marcel (Campagnes), lui, plus attaché au souci de l’intendance, se souvient d’un tout autre genre de grâces : « Le régiment fut logé dans la ville où s'était arrêté aussi l'Empereur; la compagnie de voltigeurs du bataillon fut commandée de service au logement de Sa Majesté. Deux heures après, Napoléon fit appeler plusieurs des voltigeurs de garde et leur fit une ample distribution de jambons et de lard trouvés dans un magasin abandonné par les Anglais et qui avait été constitué dans une des dépendances de la maison qu'occupait justement l'Empereur » :wink:


Pour revenir aux libérations, quelle sont les sources données par Francisco José Gomez au sujet des trois grâces accordées s’il vous plait ?

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 Sujet du message : Re: Noël napoléonien
Message Publié : 25 Déc 2016 12:20 
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Jean Froissart
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Drouet Cyril a écrit :
Pour revenir aux libérations, quelle sont les sources données par Francisco José Gomez au sujet des trois grâces accordées s’il vous plait ?


Il me semble que ce sont les sources écrites provenant du monastère mais je n'en suis certain...je vais approfondir la question.

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 Sujet du message : Re: Noël napoléonien
Message Publié : 27 Déc 2016 21:37 
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Fustel de Coulanges
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nico86 a écrit :
Drouet Cyril a écrit :
Pour revenir aux libérations, quelle sont les sources données par Francisco José Gomez au sujet des trois grâces accordées s’il vous plait ?


Il me semble que ce sont les sources écrites provenant du monastère mais je n'en suis certain...je vais approfondir la question.


En attendant les éclaircissements de nico86, un autre triste Noël :

"L'Empereur voulut [...] garder [Joséphine] à dîner. Comme à l'ordinaire, il se trouva placé en face d'elle. Rien ne paraissait changé. La reine de Naples et moi y étions seules. Les pages et le préfet du Palais y assistèrent comme toujours. Il régnait un profond silence. Ma mère ne pouvait rien prendre et je la voyais prête à s'évanouir. L'Empereur essuya deux ou trois fois ses yeux sans rien dire et nous partîmes immédiatement après le dîner."
(Hortense, Mémoires)

C'était le 25 décembre 1809, à Trianon. C'était le dernier repas que Napoléon et Joséphine prenaient ensemble...

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 Sujet du message : Re: Noël napoléonien
Message Publié : 30 Déc 2016 9:51 
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Un Noël diplomatique, 25 décembre 1799 :

A François II :
« De retour en Europe, après dix-huit mois d’absence, je retrouve la guerre allumée entre la République française et Votre Majesté.
La nation française m’appelle à occuper la première magistrature.
Etranger à tout sentiment de vaine gloire, le premier de mes vœux est d’arrêter l’effusion du sang qui va couler. Tout fait prévoir que, dans la campagne prochaine, des armées nombreuses et habilement dirigées tripleront le nombre des victimes que la reprise des hostilités a déjà faites.
Le caractère connu de Votre Majesté ne me laisse aucun doute sur le vœu de son cœur. S’il est seul écouté, j’entrevois la possibilité de concilier les intérêts des deux nations.
Dans les relations que j’ai eues précédemment avec Votre majesté, elle m’a témoigné personnellement quelque estime. Je la prie de voir, dans la démarche que je fais, le désir d’y répondre, et de la convaincre de plus en plus de la considération toute particulière que j’ai pour elle. »


A George III :
« Appelé par le vœu de la nation française à occuper la première magistrature de la République, je crois convenable, en entrant en charge, d’en faire directement part à Votre Majesté.
La guerre qui depuis huit ans ravage les quatre parties du monde doit-elle être éternelle ? N’est-il donc aucun moyen de s’entendre ?
Comment les deux nations les plus éclairées de l’Europe, puissantes et fortes plus que ne l’exigent leur sûreté et leur indépendance, peuvent-elles sacrifier à des idées de vaine grandeur le bien du commerce, la prospérité intérieure, le bonheur des familles ? Comment ne sentent-elles pas que la paix est le premier des besoins comme la première des gloires ?
Ces sentiments ne peuvent pas être étrangers au coeur de Votre Majesté, qui gouverne une nation libre et dans le seul but de la rendre heureuse.
Votre Majesté ne verra dans cette ouverture que mon désir sincère de contribuer efficacement pour la seconde fois à la pacification générale, par une démarche prompte, toute de confiance et dégagée de ces formes qui, nécessaires peut-être pour déguiser la dépendance des Etats faibles, ne décèlent dans les Etats forts que le désir mutuel de se tromper.
La France, l’Angleterre, par l’abus de leurs forces, peuvent longtemps encore, pour le malheur de tous les peuples, en retarder l’épuisement ; mais, j’ose le dire, le sort de toutes les nations civilisées est attaché à la fin d’une guerre qui embrase le monde entier. »

Aux citoyens de Saint-Domingue :
« Citoyens, une constitution qui n'a pu se soutenir contre des violations multipliées est remplacée par un nouveau pacte destiné à affermir la liberté.
L'article 91 porte que les colonies françaises seront régies par des lois spéciales.
Cette disposition dérive de la nature des choses et de la différence des climats.
Les habitants des colonies françaises situées en Amérique, en Asie, en Afrique, ne peuvent être gouvernés par la même loi.
La différence des habitudes, des mœurs, des intérêts, la diversité du sol, des cultures, des productions, exigent des modifications diverses.
Un des premiers actes de la nouvelle législature sera la rédaction des lois destinées à vous régir. Loin qu'elles soient pour vous un sujet d'alarmes, vous y reconnaîtrez la sagesse et la profondeur des vues qui animent les législateurs de la France.
Les Consuls de la République, en vous annonçant le nouveau pacte social, vous déclarent que les principes sacrés de la liberté et de l'égalité des noirs n'éprouveront jamais parmi vous d'atteinte ni de modification.
S'il est dans la colonie de Saint-Domingue des hommes malintentionnés, s'il en est qui conservent des relations avec les puissances ennemies, braves noirs, souvenez-vous que le peuple français seul reconnaît votre liberté et l'égalité de vos droits. »

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