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Message Publié : 16 Mai 2017 22:40 
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Eginhard
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avec le "Georges Six" disponible sur Gallica on s'aperçoit que le cas du Général Daumesnil héroïque défenseur de Vincennes à la jambe de bois n'est pas isolé
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pour ceux qui échappent à la mort après l'amputation c'est la mise à la retraite mais certains retrouvent un commandement souvent territorial (Divisions Militaires et Places Fortes) ou mieux quelques fois

ce qui fait au moins 14 généraux maintenus en service actif durant le Premier Empire malgré l'amputation d'un membre

Généraux de Division
BELLAVENE (jambe) Inspecteur Général des Ecoles Militaires
GRANGE ET DE FOURILLES (bras) cdt la Place d'Anvers 1811, 3e Division de Réserve, 2e Division du 11e Corps, 31e Division d'Infanterie 1812-1813
MAISONNEUVE (bras gauche) Place de Bitche 1814
OLIVIER (jambe) 20e Division Militaire (Périgueux) en 1805 puis 16e Division Militaire (Lille) en 1809 et 1ère Division de Gardes Nationales au moment du débarquement Britannique de Walcheren
COMPERE (bras droit) retraité passe au service du Royaume de Naples commandant la 1ère Division Territoriale jusqu'en 1814
CLEMENT DE LA RONCIERE (bras gauche) cdt l'Ecole de Saumur 1809-1812 puis la 27e Division Militaire (Turin)

Généraux de Brigade
JOUAN (bras gauche) 1813 envoyé à la 7e Division Militaire - Dept du Léman commande la Brigade de Genève
DARNAUD (jambe gauche) cdt provisoire de la 14e Division Militaire (Cherbourg) 1810-1811
GEITHER (bras droit) né Bavarois, commande 2e Brigade à la défense de Strasbourg 1814, commandant supérieur de la même place en 1815 puis de Landau assiégé, tout comme Daumesnil refuse de rendre la place aux Alliés avant le 15 septembre 1815
ERBERLE (bras droit) commandant d'armes de la Place de Nice de 1802 jusqu'en 1814, commandant supérieur de Briançon et Hautes Alpes 1815
POURRAILY (bras gauche) Colonel du 8e léger il passe Général de Brigade cdt la Croatie militaire 1812 puis sert au 12e Corps d'Oudinot en 1813, 1ère Brigade de la 2e Division de Réserve de l'Armée des Pyrénées 1814
SIMON (bras droit) réactivé en 1812 commandant d'armes de Rome puis de la Côte d'Or en 1814-1815
MONTMARIE (jambe gauche) commandant supérieur de la Place du Havre 1815

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"A moi Auvergne"


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Message Publié : 17 Mai 2017 9:10 
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Philippe de Commines
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Latour-Maubourg ?
(mais je crois qu'il n'était que colonel !)

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il pleuvait, en cette Nuit de Noël 1914, où les Rois Mages apportaient des Minenwerfer


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Message Publié : 17 Mai 2017 13:35 
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Fustel de Coulanges
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bourbilly21 a écrit :
Latour-Maubourg ?
(mais je crois qu'il n'était que colonel !)



Il était général de division depuis le 14 mai 1807. Cependant, à ma connaissance, son amputation suite à sa blessure de Wachau, ne lui permit pas se servir ensuite véritablement sous l'Empire.

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" Grâce aux prisonniers. Bonchamps le veut. Bonchamps l'ordonne ! " (d'Autichamp)


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Message Publié : 17 Mai 2017 14:58 
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A la liste donnée plus haut sur les généraux ayant servi après la perte d’un membre, on pourrait ajouter Fugière (amputé du bras gauche à Aboukir), Buget (perte de la main droite à Königsberg), Dutaillis (bras droit emporté à Guttstadt), Schwiter (amputé de la jambe gauche après le combat de Villalba).

On pourrait aussi citer d’Aboville, mais il ne devint général de brigade que trois jours après avoir eu son bras emporté à Wagram, et dans le même genre : Marin, général de brigade un mois après son amputation de la jambe gauche à Essling, Pouget, général de brigade huit jours après avoir eu la moitié du pied gauche emporté à Essling, ou encore Rolland, général de brigade un mois après avoir perdu sa jambe gauche à Wachau.

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Message Publié : 17 Mai 2017 16:24 
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Bonjour

Petite question :

La majorité des blessures (bras et jambe) sont-elle due à :

-> boulet de canon ?
-> mitrailles ?
-> arme blanche ?
-> balle de fusil ?

Bien à tous.

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Hugues de Hador.
Au service des Mongols de la "Horde d'Or" entre 1350 et 1360.


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Message Publié : 17 Mai 2017 16:57 
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Drouet, n'est ce pas le colonel Sourd qui amputé en 1815 refuse la promotion au grade de général sur sa table d'opération ?
que le Grand Napoléon me pardonne...

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il pleuvait, en cette Nuit de Noël 1914, où les Rois Mages apportaient des Minenwerfer


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Message Publié : 17 Mai 2017 17:32 
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Hugues de Hador a écrit :
Bonjour

Petite question :

La majorité des blessures (bras et jambe) sont-elle due à :

-> boulet de canon ?
-> mitrailles ?
-> arme blanche ?
-> balle de fusil ?

Bien à tous.


Des 23 généraux jusque là cités, j'ai pu retrouver l'origine de la blessure pour 21 d'entre-eux : 14 par boulet, 5 par coup de feu, 1 par éclats d'obus, 1 par biscaïens.

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Message Publié : 17 Mai 2017 17:41 
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bourbilly21 a écrit :
Drouet, n'est ce pas le colonel Sourd qui amputé en 1815 refuse la promotion au grade de général sur sa table d'opération ?
que le Grand Napoléon me pardonne...


Voici la lettre qu'il écrivit :
« Sire,
Dans la charge que mon régiment vient de faire sur les Anglais, j'ai reçu six coups de sabre dont trois sur le bras droit, qui ont nécessité l'amputation de ce membre, que M. Larrey, chirurgien en chef de l'armée, m'a faite. Sire, je vous dois beaucoup, mais la plus grande faveur que vous puissiez me faire est celle de me laisser colonel de mon régiment de lanciers, que j'espère reconduire à la victoire. Le général Domon vient de me dire que je suis nommé général; je refuse ce grade : que le Grand Napoléon me pardonne ! le grade de colonel est tout pour moi.
Je suis, de Votre Majesté, le plus dévoué et le plus reconnaissant de ses fidèles serviteurs. »

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Message Publié : 17 Mai 2017 18:15 
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Loïc a écrit :
MONTMARIE (jambe gauche) commandant supérieur de la Place du Havre 1815


N'y aurait-il pas une confusion avec le général Schwiter ? Le général de brigade Aimé Sulpice Victor Pelletier de Montmarie eut bien le pied droit emporté par un boulet à Wachau, mais décéda deux semaines plus tard des suites de son amputation.

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Message Publié : 17 Mai 2017 18:56 
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Eginhard
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Localisation : Généralité de Riom & Bourbonnais
bonjour

bien vu
justement je reprenais le "Six" avec les 9 autres candidats à la liste
SCHWITER c'est bien la place du Havre, Montmarie (il y'en a deux) meurt après son amputation

Marin je l'avais vu mais pas retenu, recalé comme sous gouverneur des pages
la Tour-Maubourg (Marie-Victor) - recalé - pour raisons déjà exposées, pour sa seule remise en activité il fut chargé d'organiser les Volontaires Royaux en 1814
Roland - recalé - commande juste une succursale des Invalides à Avignon,
Fugière - recalé - même succursale d'Avignon


15 - Général de Brigade BUGET (une main) employé dans la division Morlot au corps d'observation des Côtes de l'Océan sous Moncey 1808; puis au 3e Corps de l'armée d'Espagne, commandant la 1ère brigade (14e et 44e de ligne) Division Matthieu puis Grandjean, commandant supérieur à Belle-Isle-en-Mer, employé sous le général Ambert à la défense de Paris en 1815

16 - Général de Brigade POUGET François-René (moitié du pied gauche) cdt les départements de la Marne, Vosges, puis 2e Brigade Division Verder 2e Corps d'Oudinot, prisonnier en Russie

17 - Général de Brigade d'ABBOVILLE Augustin Marie (un bras) Ecole d'Artillerie de La Fère puis l'Artillerie de la défense de Paris en 1814, Inspecteur Général d'Artillerie des côtes du Havre et Boulogne 1815

18 - Général de Division DUTAILLIS (bras droit) à disposition du major-général de l'Amée d'Allemage cdt à Munich 1809 Varsovie Torgau 1812

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Message Publié : 17 Mai 2017 19:38 
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Loïc a écrit :
Marin je l'avais vu mais pas retenu, recalé comme sous gouverneur des pages
Roland - recalé - commande juste une succursale des Invalides à Avignon,
Fugière - recalé - même succursale d'Avignon


J’avais ajouté Marin et Rolland puisqu’ils avaient été admis à la retraite respectivement le 15 novembre 1815 et le 26 janvier 1816.
Pour ce qui est de Fugière, outre le fait qu’il est mort en service, il commandait, en plus de la succursale d’invalides d’Avignon, le département du Vaucluse.

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Message Publié : 18 Mai 2017 7:45 
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Drouet Cyril a écrit :
Des 23 généraux jusque là cités, j'ai pu retrouver l'origine de la blessure pour 21 d'entre-eux : 14 par boulet, 5 par coup de feu, 1 par éclats d'obus, 1 par biscaïens.


Merci

C'est fou comme le boulet de canon (plein, je suppose) reste dangereux !!!

Bien à tous.

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Message Publié : 18 Mai 2017 15:54 
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Hugues de Hador a écrit :
le boulet de canon (plein, je suppose)


Oui, sinon on tombe dans la catégorie des obus. Le bras droit d'Eberlé au passage du Mincio en fit les frais.

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Message Publié : 18 Mai 2017 20:10 
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Le général Jacques-Casimir Jouan a été évoqué plus haut. Grièvement blessé par un boulet à Dresde, il fut amputé du bras gauche. Il conta l’opération en ces termes (Miscellanea Napoleonica) :

« Lorsque je fus parvenu à une petite place, en face d'une église, près de la porte de la véritable enceinte de la ville, où les officiers de santé des différents corps, avec leurs chevaux de bât portant les objets nécessaires pour les premiers pansements, s’étaient arrêtés pour laisser passer les régiments, je fus aperçu par M.r Jacob, chirurgien-major du 1er de voltigeurs, qui vint à moi en me disant :
« Venez, je connais un logement où vous serez bien et où nous feront tout de suite l’opération.
-Le plus tôt sera le mieux », répondis-je, et je le suivis.
Il me conduisit dans la maison d'un sellier carrossier, chez lequel il avait fait déjà différentes acquisitions, et s'y fit donner une chambre pour moi, et un cabinet, tout à côté, pour lui, puis, il me quitta pendant quelques instants pour aller vite chercher à sa petite ambulance sa caisse à amputation, du linge, de la charpie, etc. Il ramenait avec lui le chirurgien sous-aide, après avoir chargé l'aide-major de le remplacer, et lui avoir recommandé, s'il arrivait des officiers blessés du régiment, de les envoyer à la maison du sellier, qui était grande, et où il les panserait tous, ensuite, il se mit à faire les préparatifs nécessaires pour m'opérer. Nous étions cinq personnes dans la chambre : le chirurgien-major, son sous-aide, le sapeur Grandjean, mon domestique Oberlé et moi. Je ne souffrais pas beaucoup, ainsi que je l'ai dit, mais j'avais extrêmement soif. M.r Jacob fit apporter du vin et de l'eau; puis je m'assis auprès d’une table où étaient rangés les instruments devant servir à l’amputation. Le docteur m'exhortant à la résignation :
« Faites toujours, lui répondis-je, je suis prêt à tout événement »
Il voulut appeler du monde pour aider à me tenir :
« Ce n’est pas nécessaire, lui dis-je, quand on s’expose franchement à la guerre, comme je l’ai toujours fait, il faut en subir les conséquences. »
L'opération fut vite faite; elle fut douloureuse sans doute, mais pas assez pour me faire crier et blasphémer à la Tindal, un homme vraiment courageux ! J'avais toujours entendu dire que lorsqu'on sciait les os, c'était alors qu'on souffrait le plus : je ne me donne pas pour être autrement bâti que les autres hommes ; toujours est-il que l’amputation de l’os de mon bras ne fut pas du tout sensible en comparaison de celle des chairs. »

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Message Publié : 20 Mai 2017 15:28 
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La prothèse de Daumesnil :
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Autre jambe de bois célèbre : celle de Caffarelli du Falga, surnommé « le Père la béquille ».

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Il avait eu la jambe gauche emportée par un boulet de canon en 1795 à Staudernheim-sur-la-Nahe. En Egypte, les nostalgiques du pays s’amusaient à dire de lui : « Il se moque bien de cela, lui, il a un pied en France. »
Blessé au coude droit lors du siège d’Acre, il subit une seconde amputation qui, elle, lui fut fatale.
Napoléon, à Sainte-Hélène, conta cette anecdote (Guerre d’Orient, campagnes d’Egypte et de Syrie) :
« La marée montait, il y avait autant de danger à aller en avant qu'à reculer [Bonaparte revenait de sa visite des Fontaines de Moïse, face à Suez, le 28 décembre 1798]. La position devint assez critique pour que Napoléon dit :
« Serions-nous venus ici pour périr comme Pharaon ? Ce sera un beau texte pour les prédicateurs de Rome. »
Mais l'escorte était composée de soldats de huit à dix ans de service, fort intelligents. Ce furent les nommés Louis, maréchal-des-logis et Carbonel, brigadier, qui découvrirent le passage. Louis revint à la rencontre, il avait touché bord, mais il n'y avait pas un moment à perdre. L'eau montait à chaque moment. Du Falga était plus embarrassant que les autres à cause de sa jambe de bois; deux hommes de cinq pieds dix pouces, nageant parfaitement bien, se chargèrent de le sauver; c'étaient des hommes d'honneur, dignes de toute confiance. Rassuré sur ce point, le général en chef se hâta pour gagner la terre. Se trouvant sous le vent, il entendit derrière lui, une vive dispute et des cris. Il supposa que les deux sous-officiers avaient abandonné du Falga. Il retourna sur ses pas, c'était l'opposé, celui-ci ordonnait aux deux hommes de l'abandonner. « Je ne veux pas, leur disait-il, être la cause de la mort de deux braves; il est impossible que je m'en puisse tirer, vous êtes en arrière de tout le monde, puisque je dois mourir, je veux mourir seul. »
La présence du général en chef fit finir cette querelle. On se hâta, on toucha la terre, Caffarelli en fut quitte pour sa jambe de bois, ce qui lui arrivait au reste toutes les semaines. »


Autre jambe de bois perdue : celle de Brechtel. Alors lieutenant, il avait été amputé suite à la bataille d’Ocana, en 1809, mais avait continué à servir. Rapp (Mémoires) conte ceci à la Bérézina :
« [L’Empereur] fit presser l'établissement des ponts, mettre une vingtaine de pièces en batterie. Celles-ci étaient commandées par un brave officier à jambe de bois, nommé Brechtel; un boulet la lui emporta pendant l'action, et le renversa. « Cherche-moi, dit-il a un de ses canonniers, une autre jambe dans le fourgon n° 5. »
Il se l'ajusta, et continua son feu. »

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