Nous sommes actuellement le 05 Juil 2020 14:48

Le fuseau horaire est UTC+1 heure




Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 353 message(s) ]  Aller vers la page Précédent  1 ... 19, 20, 21, 22, 23, 24  Suivant
Auteur Message
 Sujet du message : Re: La Russie contre Napoléon
Message Publié : 24 Oct 2012 19:54 
Hors-ligne
Jules Michelet
Jules Michelet
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 06 Fév 2004 7:08
Message(s) : 3404
Citer :
Gaete, la démarche de Sokolov est particulièrement pertinente, bien qu'elle n'ait pourtant rien de nouveau. Elle a consisté à critiquer les sources sur les réactions à l'assassinat du duc d'Enghien.


Pertinente ? Pas vraiment. De toutes les réactions, la plus importante du livre, au regard des objectifs de l'auteur, est quand même bien celle d'Alexandre.
Et que dit-il ?
"Alexandre se souciait du duc d'Enghien comme d'une guigne"

Sans source. Bien évidemment... :rool:
Question pertinence, j'ai déjà vu mieux.

A force de défendre certaines thèses fort difficilement défendables, Sokolov (j'en ai déjà parlé sur la manière dont il utilise la correspondance de Czartoryski, ou quand il nous parle encore d'irrationalité des réactions du Tsar en juin 1811) use de bien vilaines méthodes.

_________________
" Grâce aux prisonniers. Bonchamps le veut. Bonchamps l'ordonne ! " (d'Autichamp)


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message : Re: La campagne de Russie...
Message Publié : 25 Oct 2012 22:53 
Hors-ligne
Polybe
Polybe

Inscription : 19 Juil 2012 11:26
Message(s) : 76
Le 22 juin 1812, la France déclare la guerre à la Russie. L'Empereur donne l’ordre de marcher pour passer le Niémen. On fait mettre à l'ordre de l'armée la proclamation suivante :

" Soldats,

"La seconde guerre de Pologne est commencée. La première s'est terminée à Friedland et à Tilsitt. A Tilsitt, la Russie a juré éternelle alliance à la France, et guerre à l'Angleterre. Elle viole aujourd'hui ses serments. Elle ne veut donner aucune explication de son étrange conduite que les aigles français n'aient repassé le Rhin, laissant par-là nos alliés à sa discrétion. La Russie est entraînée par la fatalité ! Ses destins doivent s'accomplir. Nous croirait-elle donc dégénérée ? Ne serions-nous donc plus les soldats d'Austerlitz ? Elle nous place entre le déshonneur et la guerre. Le choix ne saurait être douteux, marchons donc en avant ! Passons le Niémen ! Portons la guerre sur son territoire. La seconde guerre de Pologne sera glorieuse aux armes françaises, comme la première ; mais la paix que nous conclurons portera avec elle sa garantie, et mettra un terme à cette orgueilleuse influence que la Russie a exercée depuis cinquante ans sur les affaires de l'Europe.

En notre quartier-général Wilkowiski, le 22 Juin 1812. "



Trois mois mois plus tard, l'Empereur fait son entrée dans Moscou. Il entre dans une ville presque déserte.

Le 18 octobre, Napoléon entame sa longue retraite. Siégeant dans une ville en ruines sans avoir reçu la capitulation russe, Napoléon a du se résoudre à quitter Moscou.

Le 5 décembre, Napoléon se trouve à Smorghoni. Il décide de rejoindre la France au plus tôt. Il abandonne son armée. Il prend le chemin de Paris.

Dans la nuit du 18 au 19 décembre 1812, une voiture s'arrêta à l'entrée des Tuileries après être passée sous l'arc du Carrousel, privilège réservé à l'empereur ; les sentinelles eurent du mal à reconnaitre l'homme mal rasé qui en descendit : c'était... Napoléon.


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message : Re: La Russie contre Napoléon
Message Publié : 27 Oct 2012 10:53 
Hors-ligne
Philippe de Commines
Philippe de Commines

Inscription : 17 Mars 2004 23:16
Message(s) : 1659
Cyril, il y a des choses qui ne peuvent pas être sourcées sur des écrits officiels. Et parfois une analyse logique sans source est beaucoup plus vraisemblable que la reprise de sources.

À titre d'exemple analogique, si Thucydide s'était interdit de travailler sur d'autres éléments que les paroles ou demandes officielles formulées par Sparte et Athènes avant le déclenchement de la guerre du Péloponnèse, il aurait raté l'essentiel et n'aurait pas écrit l'un de ses apports fondamentaux à l'avancement de la démarche historique : la recherche de la cause la plus vraie, qui a été en l'espèce le produit de son analyse logique.

La formulation de Sokolov est bien sûr outrancière. Néanmoins, elle touche quand même à quelque chose qui le semble évident : l'invocation d'Enghien était un pur prétexte de la part d'Alexandre et n'était pas du tout un vrai motif de rupture diplomatique. Ce n'était qu'un prétexte, usuel en diplomatie, invoqué pour accumuler les reproches sur la partie adverse dans le cadre d'une démarche conduisant au conflit armé.


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message : Re: La Russie contre Napoléon
Message Publié : 27 Oct 2012 12:47 
Hors-ligne
Jules Michelet
Jules Michelet
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 06 Fév 2004 7:08
Message(s) : 3404
Citer :
Cyril, il y a des choses qui ne peuvent pas être sourcées sur des écrits officiels. Et parfois une analyse logique sans source est beaucoup plus vraisemblable que la reprise de sources.


Le problème, outre encore une fois l'absence totale de sources, c'est que Sokolov ne construit aucune analyse logique aboutissant à son affirmation (doublement bancale) : "Alexandre se souciait du duc d'Enghien comme d'une guigne".

_________________
" Grâce aux prisonniers. Bonchamps le veut. Bonchamps l'ordonne ! " (d'Autichamp)


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message : Re: La campagne de Russie...
Message Publié : 27 Oct 2012 12:58 
En ligne
Philippe de Commines
Philippe de Commines

Inscription : 13 Mars 2010 20:44
Message(s) : 1782
Tivoli a écrit :
Dans la nuit du 18 au 19 décembre 1812 ... les sentinelles eurent du mal à reconnaitre l'homme mal rasé qui en descendit : c'était... Napoléon.

Oui, fameuse anecdote, je crois que c'est Daru qui dit à la sentinelle "mais c'est l'Empereur," et s'entend répondre : "tu te f... de moi, j'ai lu hier dans le Moniteur qu'il était à Smolensk"

_________________
il pleuvait, en cette Nuit de Noël 1914, où les Rois Mages apportaient des Minenwerfer


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message : Re: La campagne de Russie...
Message Publié : 27 Oct 2012 13:58 
Hors-ligne
Jules Michelet
Jules Michelet
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 06 Fév 2004 7:08
Message(s) : 3404
Pour le retour à Paris, on peut se référer aux Mémoires de Caulaincourt :

« Le postillon, toujours au grand galop, passa, sans qu'on le lui eût dit, sous l'Arc de triomphe et sans que les vedettes eussent le temps de l'en empêcher.
« C'est d'un bon augure », me dit l'Empereur.
Il descendit sain et sauf à l'entrée du milieu, dans le moment où l'horloge sonnait le dernier quart avant minuit. J'avais déboutonné ma redingote de manière à laisser voir la broderie de mon uniforme. Les factionnaires, nous prenant pour des officiers porteurs de dépêches, nous laissèrent passer et nous arrivâmes à l'entrée de la galerie ouverte sur le jardin. Le suisse, qui se couchait, vint, la lumière à la main et en chemise, pour voir qui frappait. Nos figures lui parurent si bizarres qu'il appela sa femme. Je dus me nommer plusieurs fois pour les persuader et les décider à ouvrir. Ce ne fut pas sans peine et sans s'être bien frotté les yeux, lui et sa femme, qui me tenait la lumière sous le nez, qu'ils me reconnurent. La femme ouvrit et, lui, fut appeler un des valets de pied de service. L'Impératrice venait seulement de se coucher. Je me fis conduire à l'appartement de ses femmes, soi-disant pour lui donner des nouvelles de l'Empereur qui me suivait, comme nous en étions convenus. Pendant tous ces colloques, le suisse et les gens toisaient l'Empereur de la tête aux pieds. Un d'eux s'écria : « C'est l'Empereur... »
On ne peut se faire une idée de leur joie. Ils ne pouvaient se contenir. Les deux femmes de service près de l'Impératrice sortaient de son appartement au moment où j'entrais dans le leur. Ma barbe de quinze jours, mon costume, mes bottes fourrées, ne les frappèrent pas, sans doute, plus agréablement que le suisse, car je dus décliner les bonnes nouvelles que j'apportais de l'Empereur pour qu'elles ne se sauvassent pas du spectre qu'elles croyaient voir devant elles. Le nom de l'Empereur les rassura enfin et les aida à me reconnaître. Une d'elles m'annonça à l'Impératrice.
Pendant ce temps, l'Empereur, qui avait peine à cacher son impatience, mit fin à mon ambassade en entrant chez l'Impératrice et en me disant :
« Bonsoir, Caulaincourt. Vous avez aussi besoin de repos ».

_________________
" Grâce aux prisonniers. Bonchamps le veut. Bonchamps l'ordonne ! " (d'Autichamp)


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message : Re: La campagne de Russie...
Message Publié : 04 Nov 2012 9:06 
Hors-ligne
Polybe
Polybe

Inscription : 19 Juil 2012 11:26
Message(s) : 76
Le cannibalisme pendant la retraite de Russie : légende ou réalité ?


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message : Re: La campagne de Russie...
Message Publié : 04 Nov 2012 10:34 
Hors-ligne
Jules Michelet
Jules Michelet
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 06 Fév 2004 7:08
Message(s) : 3404
«Ah ! combien ma relation serait longue , s'il fallait raconter toutes les calamités qu'engendra cette guerre abominable; mais, si je voulais d'un seul trait faire juger de tous les autres, je parlerais de ces trois mille prisonniers amenés de Moscou. Pendant la marche, n'ayant rien a leur donner, on les parquait comme des bestiaux ; là, sous aucun prétexte, ils ne pouvaient s'éloigner de l'étroite enceinte qu'on leur avait assignée. Sans feu, et mourant de froid, ils couchaient sur la glace; et pour assouvir leur faim dévorante, ils se jetaient avec avidité sur la viande de cheval qu'on leur distribuait; faute de temps et de moyens pour la faire cuire , ils la mangeaient toute crue; on assure , mais je n'ose le croire , que lorsque ces distributions vinrent à manquer, plusieurs de ces prisonniers mangèrent la chair de leurs camarades qui venaient d'expirer à force de misère.
[…]
Beaucoup [de soldats de la Grande Armée], par excès de froid ou de faim, étaient réduits à un état de stupidité frénétique qui leur faisait rôtir des cadavres pour les dévorer, ou qui les poussait jusqu'à se ronger les mains et les bras »
(Labaume, Relation circonstanciée de la campagne de Russie en 1812)



« La lueur de ces incendies attira des malheureux que l'intensité du froid et de la douleur avait exaltés jusqu'au délire; ils accoururent en furieux, et, avec des grincements de dents et des rires infernaux, ils se précipitèrent dans ces brasiers, où ils périrent dans d'horribles convulsions. Leurs compagnons affamés les regardaient sans effroi ; il y en eut même qui attirèrent à eux ces corps défigurés et grillés par les flammes, et il est trop vrai qu'ils osèrent porter à leur bouche cette révoltante nourriture. »
(Ségur, Histoire de Napoléon et de la Grande Armée pendant l’année 1812)



« [Deux soldats] nous assurèrent qu'ils avaient vu des soldats étrangers (des Croates), faisant partie de notre armée, retirant du feu de la grange un cadavre tout rôti, en couper et en manger. Je crois que cela est arrivé plusieurs fois, dans le cours de cette fatale campagne, sans cependant jamais l'avoir vu.
[…]
« Un sous-officier portugais s'approcha de nous pour se chauffer ; je lui demandai où était son régiment ; il me répondit qu'il était dispersé, mais que lui, il était chargé, avec un détachement, d'escorter sept à huit cents prisonniers russes qui, n'ayant rien pour se nourrir, étaient réduits à se manger l'un l'autre, c'est-à-dire que, lorsqu'il y en avait un de mort, ils le coupaient par morceaux et se le partageaient pour le manger ensuite. Pour preuve de ce qu'il me disait, il s'offrit de me le faire voir ; je refusai. Cette scène se passait à cent pas de l'endroit où nous étions ; nous sûmes, quelques jours après, que l'on avait été obligé d'abandonner le reste, ne pouvant les nourrir.»
(Bourgogne, Mémoires)



« A peine avais-je pris la première cuillère qu’un dégoût s’empara de moi, et je leur demandai si c’était du cheval qu’il avait employé pour la faire. Ils me répondirent froidement que c’était de la chair humaine, et que le foie, qui se trouvait encore dans la marmite, était fort bon à manger. »
(Soltyk, Mémoires)



« Quelques-uns de mes généraux m'ont assuré avoir vu deux malheureux qui grillaient sur le feu les membres de leur troisième camarade. Cela fait frémir l’humanité.»
(Koutozov à sa fille, la comtesse Tiezenhausen, le 10 novembre 1812)

_________________
" Grâce aux prisonniers. Bonchamps le veut. Bonchamps l'ordonne ! " (d'Autichamp)


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message : Re: La Russie contre Napoléon
Message Publié : 10 Nov 2012 16:44 
Hors-ligne
Jules Michelet
Jules Michelet
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 06 Fév 2004 7:08
Message(s) : 3404
Dans la même veine, cette phrase toute en nuance... :

"Toute la jeunesse française ne rêvait que de carrière militaire."

_________________
" Grâce aux prisonniers. Bonchamps le veut. Bonchamps l'ordonne ! " (d'Autichamp)


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message : Re: La Russie contre Napoléon
Message Publié : 10 Nov 2012 22:36 
Hors-ligne
Philippe de Commines
Philippe de Commines
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 05 Juil 2011 14:39
Message(s) : 1623
Localisation : Armorique
Caesar Scipio a écrit :
l'invocation d'Enghien était un pur prétexte de la part d'Alexandre et n'était pas du tout un vrai motif de rupture diplomatique. Ce n'était qu'un prétexte, usuel en diplomatie, invoqué pour accumuler les reproches sur la partie adverse dans le cadre d'une démarche conduisant au conflit armé.

Je ne crois pas qu'il y eut de rupture diplomatique. Ce fut envisagé à chaud puis vint le temps de la réflexion où Maria Féodorovna fut très présente pour calmer le jeu quoique très touchée. Il ne faut non plus oublier que Louise-Augusta est née princesse de Bade, j'imagine donc que son époux a quelque peu à coeur les incursions faites dans le margraviat. J'irais même jusqu'à penser que ceci, accolé au devenir d'un jeune prince fut le plus choquant pour le tsar qui d'ailleurs ne s'y trompe pas. On commence par une incursion...
Qui peut préjuger des sentiments du tsar ?
Vous parlez de ceci comme un "prétexte usuel en diplomatie", je serais curieuse de connaître des affaires similaires à cette époque aux fins de comparaison.
Pour arriver au conflit armé, il faut autre chose -j'ose croire- qu'une "accumulation de reproches [comprendre peccadilles :?: ] sur la partie adverse [pas encore tout à fait adverse, on le verra par la suite]. A ce moment Alexandre est plus préoccupé de sa politique intérieure et de renforcer ses alliances à l'Est.

_________________
"... Et si je te semble avoir agi follement, peut-être suis-je accusée de folie par un insensé." (Sophocle)


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message : Re: La campagne de Russie...
Message Publié : 11 Nov 2012 18:04 
Hors-ligne
Polybe
Polybe

Inscription : 19 Juil 2012 11:26
Message(s) : 76
UN SOLDAT ÉCRIT A SA MÈRE
En novembre 1812 les Russes interceptent une lettre écrite depuis Smolensk par le soldat Augustin Bonet.

« Smolensk, 10 novembre.
Ma chère maman, écris-moi souvent et longuement, c'est le seul plaisir, la seule consolation qui me reste dans ce pays sauvage que la guerre a rendu désert. Heureusement enfin, nous l'abandonnons. Nous voici déjà à 100 lieues de Moscou. Nous avons passé le plus mauvais et le plus stérile chemin. Les chevaux morts sur la route ont été aussitôt dévorés. La neige couvre déjà ces contrées ; la marche est pénible, mais à force de fatigues et de souffrances, l'armée se retire. Il paraît que nous irons passer l'hiver à Vilna, et quoiqu'à plus de 500 lieues de Paris, nous espérons rentrer dans notre patrie. Nous sommes déjà fort aises de nous trouver sur les anciennes limites de l'Europe. A quelques lieues d'ici sont les frontières de la Pologne ; et ce n'est pas un léger plaisir de laisser derrière nous cette infernale Russie, que nous serons peut-être bien aises d'avoir vue tout en nous désespérant de la voir. Les plus vieux militaires n'ont jamais fait une campagne pareille à celle-ci. Tout ce que je vois me confirme dans les idées de retraite que mon dernier séjour à Castres m'a inspirées. Adieu, ma chère maman ; je me porte bien, le séjour de Moscou ne m'a pas été favorable.
J'embrasse de tout coeur papa, mes soeurs. »

Augustin Bonet, écrivant à sa mère. Cité par l'Histoire n°373, mars 2012, p. 61


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message : Re: La Russie contre Napoléon
Message Publié : 11 Nov 2012 19:22 
Hors-ligne
Jules Michelet
Jules Michelet
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 06 Fév 2004 7:08
Message(s) : 3404
Citer :
Il ne faut non plus oublier que Louise-Augusta est née princesse de Bade


On peut à ce sujet se souvenir de la lettre qu’elle écrivit à sa mère Amélie de Hesse-Darmstadt à propos de l’exécution d’Enghien :
« Je vous parlais dans ma lettre de la juste indignation qu'a excitée son enlèvement ; une heure après, j'apprends qu'il a été fusillé. Je ne peux vous rendre l'effet que cela m'a fait et que cela a causé généralement. Cela m'a bouleversée toute la journée, et ce qui y contribue encore, c'est que j'ai reçu les gazettes dans la journée et que dans le journal de Paris, on ose dire que c'est de l'autorisation de mon grand-père qu'on a commis cette indignité dans son pays. Le chargé d'affaires de l'Empereur à Paris dit qu'on n'a averti mon grand-père qu'après que le beau coup avait été fait. Je voudrais cependant savoir la vérité de cela, si vous pouvez me la dire, chère maman. La supposition seule que le journal de Paris eût dit vrai me mettrait hors de moi ; je n'aurais pas pu supporter ce déshonneur pour notre famille. »

_________________
" Grâce aux prisonniers. Bonchamps le veut. Bonchamps l'ordonne ! " (d'Autichamp)


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message : Re: La campagne de Russie...
Message Publié : 13 Nov 2012 20:04 
En ligne
Philippe de Commines
Philippe de Commines

Inscription : 13 Mars 2010 20:44
Message(s) : 1782
Quand s'achève d'après vous la campagne de Russie ?
Pas au départ de Napoléon quand même... Il n'y a pas un fait d'armes célèbre du genre Ney tirant les derniers coups de feu avant de traverser un cours d'eau ? (Niemen ?)
Merci d'avance de vos éclairages !
cdt bourbilly

_________________
il pleuvait, en cette Nuit de Noël 1914, où les Rois Mages apportaient des Minenwerfer


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message : Re: La campagne de Russie...
Message Publié : 13 Nov 2012 20:31 
Hors-ligne
Jules Michelet
Jules Michelet
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 06 Fév 2004 7:08
Message(s) : 3404
Citer :
Quand s'achève d'après vous la campagne de Russie ?


Par le passage du Niémen par les derniers éléments de la Grande Armée.

_________________
" Grâce aux prisonniers. Bonchamps le veut. Bonchamps l'ordonne ! " (d'Autichamp)


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
 Sujet du message : Re: La campagne de Russie...
Message Publié : 13 Nov 2012 22:40 
En ligne
Philippe de Commines
Philippe de Commines

Inscription : 13 Mars 2010 20:44
Message(s) : 1782
Drouet Cyril a écrit :
Citer :
Quand s'achève d'après vous la campagne de Russie ?

Par le passage du Niémen par les derniers éléments de la Grande Armée.

quel symbole pour les survivants... et à quelle date svp ? (histoire de commémorer dans quelques semaines ! )

_________________
il pleuvait, en cette Nuit de Noël 1914, où les Rois Mages apportaient des Minenwerfer


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Afficher les messages publiés depuis :  Trier par  
Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 353 message(s) ]  Aller vers la page Précédent  1 ... 19, 20, 21, 22, 23, 24  Suivant

Le fuseau horaire est UTC+1 heure


Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 3 invité(s)


Vous ne pouvez pas publier de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas insérer de pièces jointes dans ce forum

Recherche de :
Aller vers :  





Propulsé par phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction et support en françaisHébergement phpBB