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Message Publié : 27 Juil 2004 13:28 
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Hérodote
Hérodote

Inscription : 27 Juil 2004 10:11
Message(s) : 3
Pardonnez d'avance, s'il vous plait, les fautes de langue.
Je suis un italien qui s’’interesse au “Risorgimento” et surtout aux rapports entre Napoleon III et l’Italie pendant la guerre de Crimée.
Moi aussi je cherche une reponse à cette question que je vois paraître sur ce forum, c’est-à-dire: Napoleon voulait VRAIMENT aider l’Italie pour qu’elle devienne un Etat indépendant ou il ne pouvait pas le faire TROP TOT pour éviter de se mettre contre le Pape, et donc, contre les sentiment “catholique” des Français?
Les attentats de Pianori en 1855 et de Orsini en 1858 sont là pour démontrer ques les “patrioti”italiens - surtout de la Romagne (région sous le Pape Pio IX et où Mazzini était très suivi!) – voulaient rappeler à l’ancien républicain, “carbonaro” , Louis Napoléon - de l’année 1831!- qu’ils le considéraient un traître en commençant du 1849.
A propos du premier (Giovanni Pianori, cordonnier de Faenza-Ravenne, né en 1823) j’aimerais, maintenant, mieux vérifier son identité.
Du moment que le 28 avril 1855 celui qui avait attenté à la vie de Napoleon III sur les Champs Elysées avait sur lui un faux-passeport au nom d' Antonio LIVERANI, le Ministre de la Justice de l’Impéreur ordonna qu’on lui fît une photo. Giovanni Pianori (alias Antonio Liverani) fut, donc, photographié par l’opticien LEREBOURS le 2 mai 1855. Le Ministère envoya des copies de cette photo un peu partout (à Londres, à Rome, à Marseille, à Bastia et à Châlon-sur Saone où Pianori avait travaillé quelques mois, en exil…).

J’ai cherché longtemps une copie de la photo chez les Archives des villes ci-dessus (Archivio Segreto Vaticano compris) mais sans aucun résultat.
A Paris les Archives ont été brulées dans l’incendie de La Commune en 1871, mais y avait-il d’autres endroits – Police? – où on pouvait adresser/conserver, à ce temps là, ce daguérrotype/photo?…
Selon moi, il serait important de réussir à en trouver un exemplaire pour ètre sûr de l’identité de celui qui a été guillottiné sur la Place de la Roquette à l’aube du 14 mai 1855.
Je pourrait, en effet , le comparer avec les nombreux signalements physiques qui existent sur Giovanni Pianori (la police du Pape les avait parce que Pianori avait combattu, avec Garibaldi, contre les “Français “ de Napoleon III, à Rome, en 1849; pour cela, après la défaite, on le cherchait partout pour l’arrêter).
Et, encore, il y avait une auttre raison: Napoléon III craignait la vengeance de quelques frères de Giovanni Pianori également persécutés.

Y a t-il quelqu’un qui puisse avoir une idée, me donner une indication , où adresser/continuer la “chasse” à cette image/photo?
Merci, dans tous les cas.
Giopi


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Message Publié : 06 Août 2004 14:07 
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Plutarque
Plutarque

Inscription : 27 Avr 2004 22:59
Message(s) : 163
Localisation : Paris
une toute petite indication : il est faux de dire que les archives aient brûlé à Paris. Celles de la municipalité, c'est exact, de même que celles de certains ministères (recentes, car la loi oblige à compiler année par année, et à renvoyer aux archives nationales, exception faite des affaires étrangères qui conservent leur lot propre)

Aussi il faudrait chercher dans les archives de la PREFECTURE de police, dans les "trombinoscopes" de la prefecture, que l'on commença à établir ici et là.

Si pour X ou Y raison cela ne se trouve pas, cherchez dans les archives des prefectures que vous citez, ou bien, possiblement aux affaires étrangères!!

Je ne puis vous aider que sur la technique, non point sur le sujet lui-même...


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Message Publié : 30 Déc 2011 18:44 
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Hérodote
Hérodote

Inscription : 27 Juil 2004 10:11
Message(s) : 3
Pas de reponse à la lettre (ci-dessou) envoyée - il y a quelques semaines - à Mr.Pierre Fournié (consérvateur général du patrimoine et responsable du département de l'action éducative aux Archives nationales) et à M.me.Agnès Magnien (directrice des Archives nationales) à propos de l'Exposition
"Fichés ? Photographie et identification du Second Empire aux années 1960”.

L'exposition est actuellement ouverte jusqu'au 23 janvier 2012 chez l’Hôtel de Soubise ( Paris, 60, rue des Francs-Bourgeois)

Alessio Pianori, "terroriste"?

A l’Hôtel de Soubise, siège des Archives Nationales, se tient jusqu'au 23 janvier 2012 l’ exposition "Fichés ? Photographie et identification du Second Empire aux années 1960”.
On aurait pu s’attendre à la plus grande rigueur historique.
Or, la biographie de celui qui ouvre la galerie des portraits, l'Italien Alessio Pianori, n'a manifestement pas été vérifiée. Et ce, alors que les documents existent, à Nantes comme à Rome. Sur le Site des Archives Nationales (http://www.archivesnationales.culture.g ... ation.html) on a qualifié de "TERRORISTE" un homme dont le tort est d'avoir été le frère de Giovanni Pianori qui, le 28 avril 1855, attenta à la vie de Napoléon III sur les Champs Elysées.
Cette tentative échoua - personne ne fut blessée - et pourtant, le 14 mai 1855, après un jugement expéditif, Giovanni Pianori fut guillotiné (son prénom est Giovanni et non Antonio comme mentionné dans l'exposition et le livre qui fait office de catalogue).
Au procés, devant la Cour d'Assises de la Seine, le 7 mai 1855, Giovanni Pianori avait déclaré avoir agi en conséquence de l'intervention de l'Empereur pour étouffer la République Romaine de Mazzini et Garibaldi.
Giovanni Pianori avait plusieurs frères dont un prénommé Alessio.
En 1855 (octobre), Alessio était en prison à Rome. Comme le Tribunal du Vatican devait le libérer faute de motif, la France obtint que sa détention soit prolongée à fin que des photos de lui soient prises et envoyées à Paris. En effet, le gouvernement de Napoléon III craignait la vengeance des nombreux frères Pianori.
Alessio se méfiait des autorités pontificales: il se refusa de rester immobile le temps nécessaire aux photographes romains pour impressionner les daguerréotypes. On ne parvint finalement à le faire céder que par la ruse: en lui promettant que, s'il ne bougeait pas devant l'objectif, il serait libéré avec un passeport pour l’étranger.
Alessio accepta, la photo fut prise et envoyée à Paris.
Au lieu de tenir sa promesse, le Cardinal Antonelli, Secretaire du Pape, livra Alessio aux Français qui l'embarquèrent sur le paquebot “L'éclaireur”, à destination de Toulon. De là, Alessio Pianori fut déporté à Cayenne.
En 1869, nous savons qu'il était encore dans l'enfer du bagne de Cayenne. Et parce qu'il n'eut pas de Zola pour défendre sa cause, il mourut dans l'oubli.
Aiujourd’hui, à Paris, Alessio Pianori sort de l'ombre. Sa photo est présentée dans une magistrale exposition à l'Hotel de Soubise, mais son nom a été lié à un vocable horrible: TERRORISTE.
Pensez-vous cela acceptable, compte tenu de la réalité des faits?

Enzio Strada (Cervia – Ravenne - Italie ); info@enziostrada.it
Je m'interesse au Risorgimento (150 années de l'Unité Italienne-1861-2011 - et aux rapports historiques franco-italiens)-(J'aimerais contacter Mr. Patrick Margerand dont j'ai perdu l'adresse email)


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 Sujet du message : Question "Pianori".
Message Publié : 16 Jan 2012 10:53 
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Hérodote
Hérodote

Inscription : 27 Juil 2004 10:11
Message(s) : 3
Le 4 janvier 2012 Mr. Pierre Fournié (Archives Nationales de France) a répondu à ma lettre sur la "question Alessio Pianori".
Il écrit: "...Nous n'avions pas connaissance de certaines précisions mentionnées dans votre courrier et qui sont du plus haut intérêt. Nous sommes bien évidemment désolés d'avoir attribué à Giovanni Pianori le prénom "Antonio".
Quant au mot "terroriste", Mr.Fournié écrit: "...Ce mot, qui revient à plusieurs reprises dans notre percours, l'est toujours à titre de citation....Loin de nous donc l'idée de porter quelque jugement que ce soit sur la personne d'Alessio Pianori...".
Je ne repondrai pas à Mr.Fournié, mais je pense vraiment qu'il y a encore beaucoup à découvrir sur le Risorgimento et sur les rapports franco-italiens.


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Message Publié : 16 Jan 2012 17:48 
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Eginhard
Eginhard
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Inscription : 10 Mars 2005 16:29
Message(s) : 832
Citer :
une toute petite indication : il est faux de dire que les archives aient brûlé à Paris. Celles de la municipalité, c'est exact, de même que celles de certains ministères (recentes, car la loi oblige à compiler année par année, et à renvoyer aux archives nationales, exception faite des affaires étrangères qui conservent leur lot propre)

Malheureusement une grande partie des archives de la préfecture de police de Paris a brûlé... Il existe des inventaires pour ce qui a échappé au grand massacre.


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Message Publié : 16 Jan 2012 19:23 
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Eginhard
Eginhard
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Inscription : 08 Nov 2010 17:01
Message(s) : 944
Localisation : sur le cardo d'une cité de la Gaulle romaine
J’ai trouvé quelques textes concernant Pianori :

Mémoires de Griscelli
CHAP XXIV
Pianori

Ce malheureux Pianori, cordonnier de profession arriva à Paris et se logea rue de la Galande. Ne parlant pas français et ne trouvant pas d’ouvrage, il tomba dans une misère complète. Dans le même hôtel que lui demeurait un de ces misérables que j’ai flétris au chapitre 21 sous le nom d agents provocateurs. L’espion commença par plaindre Pianori, lui donna de l’argent, lui paya à manger à boire surtout, et pendant qu’il était ivre, l’agent l’excita contre Napoléon.
L’employé de la préfecture prit un tel ascendant sur l’Italien que ce dernier, croyant avoir trouvé un Dieu bienfaisant, se serait jeté dans la Seine plutôt que de désobéir à son bienfaiteur qui le nourrissait et le logeait sans travailler.
Le jour de l’attentat Pianori, ivre d’absinthe, est conduit par l’agent aux Champs Elysées ; on lui met à la main un révolver et il tire trois coups sur Napoléon.
Arrêté, jugé, et condamné à mort. Le jour de son exécution, à six heures du matin, au moment où la tête de Pianori tombait dans le panier, le Moniteur annonçait à ses lecteurs que Hébert était fait chevalier de la Légion d honneur pour services exceptionnels.


Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture :
http://books.google.fr/books?id=6n54oLC ... ri&f=false

Histoire du Second Empire de Taxile Delord :
http://books.google.fr/books?id=3sVWAAA ... ri&f=false

_________________
Je n'ai pas cru que tes édits pussent l'emporter sur les lois non écrites et immuables des dieux. Sophocle


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