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Est-ce que Napoléon III peut être considéré comme partisan de l'unité italienne et comme un des ses fondateurs?
oui 71%  71%  [ 5 ]
abstention 14%  14%  [ 1 ]
non 14%  14%  [ 1 ]
Nombre total de votes : 7
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Message Publié : 05 Mars 2004 12:07 
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Inscription : 20 Juin 2003 22:56
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Localisation : Provinces illyriennes
Vous avez raison Fialin sur les soutiens de Napoléon III, mais parfois il faut savoir aller contre son peuple au nom de l'impérieuse raison d'Etat...
Je pense que Napoléon III a manqué le "coche", voilà tout. Mais il est vrai qu'avec un oncle comme le sien, il était difficile de faire mieux !
Je ne pense pas que si les gardes français avaient été enlevés, Napoléon III aurait perdu son trône. :roll:
Vous parlez du peuple, mais c'était surtout l'élite dirigeante qui était papiste, pas le peuple. Ce dernier comprend parfois mieux ce qui est bon pour lui que les notables, souvent enfermés dans un dogmatisme sclérosant.
En tout cas, il faut faire des choix clairs et Napoléon III est resté entre "deux chaises" : il a favorisé l'unité et après il a tout fait stopper. ( le fameux "Mentana tue Magenta" ).
Pour reparler de Napoléon Ier, il est vrai que le premier manifeste de l'unité italienne fut proclamé par Murat en 1815, avec la plume amicale du poète Manzoni. Biensûr, Murat avait besoin de soutiens face aux Autrichiens, mais je pense qu'il était imprégné par cette idée.
Bien à vous,

duc de Raguse.

_________________
Un peuple sans âme n'est qu'une vaste foule
Alphonse de Lamartine


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Message Publié : 05 Mars 2004 18:00 
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Inscription : 28 Oct 2003 21:45
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Je voulais répondre au message de Fialin plus tôt, et finalement le duc de Raguse m'a devancé.

Je suis entièrement d'accord sur les deux points suivants :

duc de Raguse a écrit :
Vous parlez du peuple, mais c'était surtout l'élite dirigeante qui était papiste, pas le peuple.


La France du Second Empire n'est plus celle d'il y a un siècle. La Révolution et la Révolution industrielle sont passées par là. Du reste, on n'a pas vu me semble-t-il de manifestations populaires pour protester contre l'annexion par le Piémont de la Romagne peu après la guerre de 1859, ni contre celle des Marches et de l'Ombrie après l'expédition des Mille. Les deux avaient pourtant été acceptées par l'empereur (cf. Le Pape et le Congrès en 1859 : "Plus le territoire sera petit, plus le souverain sera grand", et le "Fatta, ma fatta presto" de Chambéry en 1860).

Du reste, Napoléon III n'a parfois pas hésité à mener une politique qui n'était pas conforme aux vœux des cléricaux. C'est notamment vrai en matière scolaire, avec Victor Duruy.

duc de Raguse a écrit :
En tout cas, il faut faire des choix clairs et Napoléon III est resté entre "deux chaises" : il a favorisé l'unité et après il a tout fait stopper. ( le fameux "Mentana tue Magenta" ).


Pouvait-on effet penser que l'Italie se contenterait de Turin ou de Florence comme capitale ? L'annexion de Rome était dans la logique des choses et la politique menée par Napoléon III est incohérente : il fallait soit garantir l'intangibilité des États pontificaux - mais ça n'a pas été le cas, à deux reprises, soit laisser faire. La solution intérmédiaire devait nécessairement se révéler intenable.


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Message Publié : 05 Mars 2004 21:12 
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Eginhard
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Inscription : 07 Jan 2003 12:45
Message(s) : 799
Si ma mémoire est bonne, Persigny a fait publier une brochure (mais quand, sous son ministère de l'Intérieur, ou en tant que ministre sans portefeuille?) où il s'est exprimé contre l'État d'Église (je ne connais pas non plus les termes du texte). Apparemment cette brochure, publiée anonymement, fut l'objet d'une critique extrêmement violente, ce qui montre bien l'opposition, du moins de la classe dominante, de la bourgeoisie, à la politique que Napoléon III aurait dû suivre en Italie, donc laisser Rome à l'Italie. Je suis même d'avis que les autres classes sociales en France étaient propapales: aujourd'hui on ne se rend plus compte de l'effrayante emprise des organes de l'Église sur le peuple, emprise qui a perduré jusqu'à il y a 50 ans!
La faute de Napoléon III est peut-être d'avoir mené une excellent politique intérieure au détriment de la politique extérieure, lorsque les deux s'entrechoquaient... pour garder le pouvoir et pour faire ses réformes il avait besoin du soutien du peuple et non pas d'un allié. En 1870 ce sera malheureusement le contraire...

Bien à vous,

Fialin.


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Message Publié : 08 Mars 2004 1:28 
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Plutarque
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Inscription : 24 Fév 2004 1:02
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Localisation : PARIS
Pour en revenir au thème du forum;Malgré certains avis nuancés mais je le reconnais recevables, il n'en demeure pas moins que Napoléon III a grandement contribué à l'unité italienne en participant au "lancement" de cette idée , par ailleurs "l'Italie s'est faite d'elle même". Cette politique est a mettre à l'actif de Napoleon III puisque qu'elle a permit à la France de s'agrandir des Savoie et du Comté de Nice .avec l'assentiment massif des populations locales . En proposant à la Maison DE SAVOIE titulaire du nouveau trône d'Italie la Lombardie contre sa Savoie originelle ,Napoleon III à réalisé un coup de maitre . n'oubliant pas que la nécropole de la maison de Savoie se situe sur le lac du Bourget , et que la capitale des Savoie était Chambery depuis le Moyen-Age...Quel gouvernement à aggrandi la France metropolitaine autant depuis !!!!!?????
Ne rétorquez pas ...et l'Alsace-Lorraine ? je répondrai que c'est la IIIè Rép. qui l'a perdue et qui la récuperée en 1918 grace à une lettre que Napoleon III à exigé de Guillaume Ier qui stipulait que l'Alsace-Lorraine etait terre française. Clémenceau le reconnaissait lui-même en grommelant :" c'est grace à la vieille ( l'impératrice Eugenie) qu'on a pu récuperer l'Alsace-Lorraine..." - c'est elle qui avait fourni le document à Clémenceau mais c'est une autre histoire....

_________________
"Pour savoir où l'on est , et prévoir où l'on va ;il faut connaitre d'où l'on vient"


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Message Publié : 12 Mars 2004 20:37 
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Eginhard
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Inscription : 07 Jan 2003 12:45
Message(s) : 799
Apparemment Cavour a accepté du premier coup, déjà à Plombières, la concession de la Savoie et éventuellement de Nice (qui ne parlait pas le français comme langue maternelle), suivant les instructions de Victor-Emmanuel qui lui avait permis d'accepter n'importe quelle condition pour permettre l'unité italienne.

Fialin.


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