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Message Publié : 15 Nov 2018 22:57 
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Jean Froissart
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makno a écrit :
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Pour Sergio Leone aussi, la fin du 19e siècle, c'est la fin des pistoleros, la civilisation qui transforme l'Ouest... Et aussi une violence qui change de forme. Les anciens brigands de jadis deviendront les gangsters du 20e siècle, autrement mieux organisés et bien plus dangereux.

En effet d'autant plus dangereux car désormais alliés au monde des affaires et de la politique.

Le western spaghettis mérite un fil à lui tous seul, c'est un négatif du western hollywoodien contemporain (qui était en déclin au moment de l'émergence du western spaghetti): les (anti)héros sont sales et mal rasés, les fonctionnaires en générale corrompus et les femmes sont de petite vertu (le bordel était-il montré dans les films hollywoodiens?).
Leone, par exemple, recycle le mythique Henry Fonda en un tueur d'enfant (blanc!)... tout un symbole.
Exactement !
Leone a dû batailler pour imposer aux producteurs le "bon"Henry Fonda dans un rôle de salaud.

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"To Be or not To Be" - Ernst Lubitsch (1942)


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Message Publié : 16 Nov 2018 10:11 
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Jean Mabillon
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Les Westerns sont avant tout des "spectacles" dans un cadre "spectaculaire". On peut remarquer que son introduction en Europe se fit à la même époque que les tournées du cirque de "Buffalo Bill".....Mon père dans ses très jeunes années avec sa famille avait été un spectateur assidu,fasciné,enthousiaste de cette fête éphémère de l'Ouest américain en Europe... la littérature populaire tente de poursuivre l'aventure avec les séries d' "Hopalong "Cassidy initialement un estropiè ou les aventures de Pinkerton un "privé" le cinéma avait su prendre le relai et surtout s'implanter dans un décor


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Message Publié : 16 Nov 2018 18:07 
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Jean Froissart
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Robert Spierre a écrit :
A propos de "Shane", quel terrible "méchant" que ce Jack Palance (et ce sourire sadique !) ; et cette incroyable scène de "tuerie" programmée (avec ce clin d'oeil à la guerre civile dans "Shane"), où le/les "tueurs" domine(nt)/surplombe(nt) sa/leur(s) future(s) victime(s), que l'on retrouve dans cette sorte de remake qu'est "Pale Rider" (réalisation/acteur : C. Eastwood) :

https://www.youtube.com/watch?v=u4qQtWjXPv4 ("Shane")

https://www.youtube.com/watch?v=54XT8_07Qk8 ("Pale Rider")

En fait, oui... Ayant revu les deux films récemment, à peu de temps d'intervalle, je me suis rendu compte à quel point les histoires de Shane (1953) et Pale Rider (1985) se ressemblent. Sans pour autant que le film de Clint Eastwood soit vraiment un remake.
Entre autres notables différences, le héros sans nom ( « Le Pasteur » - Preacher dans la V.O ) doit être pratiquement considéré comme un messager de la Mort elle-même. Il paraît que Clint Eastwood disait qu'il fallait considérer le personnage comme un « revenant »... Ce qui emmène son western aux frontières du fantastique.
Sa mission terminée, le Pasteur part apparemment vers les montagnes, sans se retourner, alors que la jeune Mélanie Wheeler l'appelle désespérément. Une fin qui est pratiquement la copie de celle de Shane.

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“La barbarie est l'état naturel de l'humanité, [...]. La civilisation n'est pas naturelle. Elle résulte simplement d'un concours de circonstances. Et la barbarie finira toujours par triompher.” ― Robert E. Howard


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Message Publié : 16 Nov 2018 18:47 
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Shane, est-ce le nom du film ? Pour moi ça évoque "l'homme des vallées perdues", dont le héros mystérieux s'appelle effectivement Shane.
https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Homme_des_vall%C3%A9es_perdues
(mythique pour moi : je l'ai lu étant gamin, avant de le voir en western.)

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Si l'avenir est multiple, le passé est unique. Malgré cela, la réalité historique est parfois difficile à découvrir.


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Message Publié : 16 Nov 2018 19:04 
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Jean Froissart
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Inscription : 25 Juil 2007 21:37
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Pierma a écrit :
Shane, est-ce le nom du film ? Pour moi ça évoque "l'homme des vallées perdues", dont le héros mystérieux s'appelle effectivement Shane.
https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Homme_des_vall%C3%A9es_perdues
(mythique pour moi : je l'ai lu étant gamin, avant de le voir en western.)
Oui !

ImageImage

PS : Van Heflin joua aussi dans un autre western "mythique", "3 h 10 pour Yuma" : https://www.youtube.com/watch?v=3UP6Myhvj2U

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Message Publié : 19 Nov 2018 14:18 
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Localisation : Loin
Peut-être une autre piste se profile-t-elle dans le fait que Iron Horse et Jesse James traitent tous deux de l'expansion du chemin de fer, donc de l'industrialisation après la guerre de sécession.

A ce titre, Jesse James montre la fin d'un monde, celui des pionniers, soudainement confrontés à l'arrivée de la corruption industrielle et du crime qui l'accompagne. Les auteurs, Zanuck et Johnson reprennent les thèmes de Ford. D'ailleurs il n'est pas innocent que le texte de prologue du film reprenne le titre de John Ford: l'ogre qu'est le Cheval de Fer, pour des petites communautés rurales de fermiers:

"L'avance des voies ferrées fut dans certains cas, prédatrice et peu scrupuleuse. Des communautés entières furent les victimes d'un ogre sans cesse grandissant: le Cheval de Fer"

Le film se situe juste après la guerre civile, et les industriels "peu scrupuleux" du chemin de fer représentent les nordistes, tandis que les petits fermiers victimes du chemin de fer, comme les frères Franck et Jesse James, étaient Confédérés pendant la guerre.

On retrouve l'un des thèmes éternels du cinéma et des débats américains dont les populistes ont toujours su jouer, jusqu'à Trump: le conflit entre un ogre fédéral jugé trop présent et envahissant (l'Union, Washington, les élites politiques et industrielles, le Nord) et les hors-la-loi idéalisés et libertaires voire anarchistes (rebelles/confédérés/Joe the Plumber).


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