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Message Publié : 13 Jan 2008 19:06 
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L’alimentation du soldat en campagne depuis 1942

L’alimentation du soldat a beaucoup évolué au cours des dernières décennies. La deuxième guerre mondiale a marqué un tournant décisif : les premières rations de combat mises au point par l’armée américaine (sous les appellations K, C, U) sont présentes sur tous les champs de bataille de 1942 à 1945.


Mais, il me semble que des essais avaient été faits avant. De plus, il serait intérresssant de savoir comment on en est arrivé là.


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Message Publié : 13 Jan 2008 19:11 
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Marc Bloch
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Nicolas-Clouet a écrit :
Désolé d'être insistant, mais je réitère ma question sur les 1ères rations militaires en conserve ...Elles sont apparues pour la première fois pendant la Guerre Civile américaine ou après?

Cordialement.


J'ai un lointain souvenir d'un documentaire un peu chauvin, sur diverses inventions américaines, où il était effectivement question de la viande en boîte, lors de la guerre de Sécession. Désolé de ne pas être plus précis.

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Message Publié : 13 Jan 2008 20:32 
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Grégoire de Tours
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Inscription : 30 Juin 2006 19:28
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Faget a écrit :
Nicolas-Clouet a écrit :
Désolé d'être insistant, mais je réitère ma question sur les 1ères rations militaires en conserve ...Elles sont apparues pour la première fois pendant la Guerre Civile américaine ou après?

Cordialement.


J'ai un lointain souvenir d'un documentaire un peu chauvin, sur diverses inventions américaines, où il était effectivement question de la viande en boîte, lors de la guerre de Sécession. Désolé de ne pas être plus précis.


Je me souvenais bien de l'anecdote aussi!!
Encore un autre aspect de la modernité de ce conflit alors..;
Cordialement.

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Message Publié : 13 Jan 2008 20:36 
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Grégoire de Tours
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Inscription : 30 Juin 2006 19:28
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M'est d'avis cependant que ce fut l'Union, avec tout son appareil chimico- industriel performant pour l'époque, qui a du être à l'origine de l'innovation et qui a du l'utiliser à grande échelle (comme pour la pratique des tailles standard des équipements et des uniformes d'ailleurs...).

Cordialement

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 Sujet du message : Re: Nourriture avant batailles
Message Publié : 27 Avr 2009 13:14 
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Grégoire de Tours
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Bonjour,
Voici ce que j'ai trouvé d'intéressant dans le Dictionnaire de la Grande Armée d'Alain Pigeard (rubriques "nourriture" et "vivres"...) :

1) Nourriture :Dès l'An XI, le directeur de l'Administration de la guerre s'adresse aux conseils d'administration des corps pour régler le problème des fournitures de pain et de viande. L'Etat se limite à cette époque à fournir le pain de guerre, le pain blanc pour la soupe, ainsi que la viande et les légumes, dans les conditions fixées par la circulaire du 15 ventôse an XI (6 mars 1803) : " La ration de viande devra être, autant que possible, de 366,859 grammes (douze onces anciennes), et ne pourra être moindre de 244,573 grammes (huit onces anciennes) en boeuf, veau ou mouton; cette denrée pourra être remplacée, selon les saisons et les localités, par 183,429 grammes (six onces) au plus, ou bien 122,286 grammes (quatre onces) au moins, de porc frais ou salé. Les légumes seront distribués dans les proportions communément reçues pour cette sorte de denrée."
En ce qui concerne le pain, base de la nourriture du soldat français, la circulaire du 16 ventôse an XI (7 mars 1803) indique : "Le munitionnaire général des vivres fera fournir le pain aux sous-officiers détachés au recrutement, dans tous les lieux où il existe des établissements de vivres pour le service sédentaire, ainsi que dans tous les gîtes d'étape ou ledit munitionnaire général est tenu de fournir le pain aux troupes en marche [...]."
La nourriture reste le souci majeur du soldat en campagne, tout autant que celui de l'Administration de la guerre et des commissaires des guerres. Au début de la campagne d'Allemagne de 1805, Napoléon donne l'ordre de faire préparer 500 000 rations de biscuit à Strasbourg et 200 000 à Mayence. En vue de la campagne de 1806, c'est le problème des fours de campagne et des boulangers qui sera à l'ordre du jour (C.N., tome 13, n° 10768). Mais c'est surtout pendant la campagne de Pologne en 1807 que se posera cruellement le problème de la nourriture; il suffit de parcourir la "Correspondance" de Napoléon à cette époque pour se rendre compte de l'importance du problème. Lors de la guerre d'Espagne et du Portugal, le problème de la nourriture prend une autre dimension pour le soldat; en effet, les régions sont pauvres, la population est hostile et souvent les armées espagnoles ou anglaises sont déjà passées par là; le soldat en est réduit à de maigres expédients et mange de l'âne, de la tortue, des glands da Portugal, etc...
Pendant la campagne de 1809 en Bavière et en Autriche, le soldat français souffre moins car les régions sont riches et la population plus docile; aussi un ordre du jour, daté du 14 mai 1809, prévoit-il que les traîneurs qui déroberaient de la nourriture seront arrêtés, jugés et éxécutés sur l'heure. Pour éviter tout débordement, la ration allouée aux sous-officiers et aux soldats, indépendamment de celle du pain, est de 750 grammes par jour : au déjeuner, de la soupe et de l'eau-de-vie; au dîner, de la soupe, dix onces de viande, des légumes et un demi-pot de bière; au souper, des légumes, accompagnés du demi-pot de bière ou de vin.
Mais c'est la campagne de Russie qui est sans conteste la plus pénible : l'éloignement des bases de ravitaillement, le manque de nourriture, l'importance des effectifs, l'attitude hostile des "moujiks" et le manque d'eau, entraînent d'immenses difficultés. Si l'armée trouve de la nourriture en abondance, et même à prufusion à Moscou, le manque de farine et de pain n'en demeure pas moins un handicap (pareillement pour la nourriture donnée aux chevaux et consistant principalement en avoine pas mûr une fois le Niémen franchi...Les pauvres bêtes mourraient alors de troubles intestinaux si je me souviens des "mémoires" du général Marbot... :oops: ).
Quant à la retraite de Russie, elle se fera dans les pires conditions, les soldats les plus prudents ayant prévu quelques réserves; quant aux autres...Les difficultés seront également grandes lors des campagnes de Saxe en 1813 et de France en 1814.


2) Vivres : Sous le nom générique de vivres, on comprend les farines, le pain manutentionné, le biscuit, les viandes sur pied ou abattues, les salaisons, le riz, les légumes secs, le sel, le vin et l'eau-de-vie. Ces diverses denrées sont partagées en trois classes : vivres-pain, vivres-viande et liquides. Le soldat est mieux traité sous le rapport des vivres au camp qu'à la caserne; malheureusement, les distributions ne se feront pas toujours avec exactitude, car la célérité des marches et la difficulté des routes retardent l'arrivée des fourgons, d'où de grandes carences dans les approvisionnements et les dérives qui en découlent.
A partir de 1798, un pas vers la centralisation est réalisé en réunissant dans une seule administration les quatre grandes compagnies (lesquelles ???), plus une cinquième chargée des étapes. Mais après six mois, le système fait faillite et une seule entreprise gère l'ensemble. Commence alors une période de réorganisation qui repose cependant sur de mauvaises habitudes anciennes ; on débute par une régie interéssée qui donne des résultats peu satisfaisants et de ses ruines sort, en mars 1801, une entreprise générale, la compagnie Maurin.
A la date du 10 novembre 1805, la ration de vivres accordée par l'Etat à la troupe est déterminée comme suit (par jour et par homme) :
1,5 livres de pain; 0,5 livres de viande; quelquefois 1/16 de pinte d'eau-de-vie, ou 1/2 bouteille de vin ou 1 bouteille de bière; l'habitant doit, en outre, fournir 1 once de riz ou 2 onces de légumes secs, le sel, le feu et la lumière. La ration de fourrages, pour toutes les armes, est alors fixée à 15 livres de foin et 3/4 de boisseau d'avoine.
La chute de la comapgnie Maurin entraîne un changement de système. En octobre 1807, débute une régie dirigée par le comte Maret, conseiller d'Etat, tandis que la direction générale entre en exercice le 1er octobre 1807; le prix moyen des rations s'élève alors à 17,44 centimes par homme (contre 21,70 centimes à l'entreprise Maurin). En 1910, les récoltes sont mauvaises et le prix des grains augmente, le prix des rations monte à 20,50 centimes, et le mal s'accroît en 1811 pour atteindre 25,13 centimes; mais ce sera surtout en 1812 que les effets négatifs se feront ressentir, en faisant monter le prix à 32,12 centimes, puis retomber à 22,81 centimes en 1813.
Ainsi, la direction générale des Vivres supportera pendant deux années la cherté des vivres, à une époque où les effectifs de l'armée n'ont jamais été aussi nombreux. D'une manière générale, le service des vivres, mal organisé au niveau supérieur, mal coordonné au niveau de l'armée par les commissaires des guerres, et mal réparti au niveau du soldat, fonctionnera toujours de façon approximative, d'où les carences et les inévitables débordements. Roguet écrit d'ailleurs dans ses "Mémoires" (tome 2, page 257) : "Pas un seul jour l'Empereur n'oublia que c'est du ventre d'une armée qu'il faut d'abord s'occuper".


Cordialement.

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 Sujet du message : Re: Nourriture avant batailles
Message Publié : 27 Avr 2009 16:43 
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Eginhard
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Pour les conserves l'appérisation est une invention Française et si ma mémoire est bonne largement encouragé et financé par napoléon III pour ses troupes justement.
Ce n'est pas la premiére fois que les américains s'approprient une découverte européenne et tentent de faire oublier le fait


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 Sujet du message : Re: Nourriture avant batailles
Message Publié : 10 Déc 2009 12:19 
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Hérodote
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Oui c'est bien Nicolas APPERT 1750- 1841 qui invente un procédé de conservation des aliments (appertisation). Il utilise des bocaux en verre. Il faut attendre l'invention du boitage hermétique en fer blanc pour que ce procédé est du succès.

L'alimentation du soldat au repos ou en campagne s'identifie à travers des denrées quantifiées. C'est la ration homme/jour conditionnée en vrac ou en boitage.

Lorsque les Américains arrivent sur le théatre européen en 1917, ils découvrent le mode d'alimentation du soldat français suivant trois types de situations avec une ration correspondante: la ration normale, la ration forte, la ration de réserve.
C'est à partir de cette ration de réserve homme/jour conservée dans un boitage en fer blanc, portée par le soldat et consommée sur ordre, que le concept est repris par l' Armée U.S. au cours de la 2ème G.M.

D'autre part sous le Second Empire, dans ses aventures lointaines, il est proposé en complément de la ration des denrées de longue conservation comme de l'oseille confite, de la julienne de légumes ou du choux Déssechés.

Quant à la reprise dans le courriel du 27 avril 2009 du dictionnaire de la Grande Armée d'Alain PIGEARD. Il faut y mettre un bémol. Il ne suffit pas de collationner les textes officiels et les mémoires des chefs qui s'intéressent fort peu d'ailleur de ce sujet et le traite souvent par "le petit côté de la lorgnette". La réalité est parfois différente et souvent une faute de commandement, mais là ils ne s'en vantent pas!

Pierre EVENO


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 Sujet du message : Re:
Message Publié : 13 Déc 2009 22:52 
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Jean Froissart
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Inscription : 28 Mai 2009 21:52
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Clems a écrit :
Y a la double ration de gnole ou de pinard avant l'assaut...
Les soldats romains buvaient deja du vin d'ou implantation de vigne en Gaule pour les soldats du Rhin.

Un véritable œnologue vous expliquerait sûrement mieux que moi que le « vin », jadis, était généralement une véritable piquette ! :P
Le processus de vinification n'a absolument rien de naturel... Et, dans l'Antiquité, il est pratiquement sûr que c'était très loin d'être aussi bien maîtrisé qu'à l'heure actuelle ! Bref, ce que l'on appelait « vin » au temps des Légions romaines était probablement plus proche de ce que l'on appelle aujourd'hui... Du vinaigre !
Or, justement, on sait que l'eau couramment consommée par les légionnaires était coupée avec du vinaigre !
Rappelons d'ailleurs que dans la BD Asterix légionnaire , le héros affirme : Plus les armées sont puissantes, plus la nourriture est mauvaise. Ça maintient les guerriers de mauvaise humeur !
Puis, après avoir goûté au contenu de son assiette : Je ne pensais pas que l'armée romaine était si puissante ! lol

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 Sujet du message : Re: Nourriture avant batailles
Message Publié : 14 Déc 2009 7:34 
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Eginhard
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Pour de l'eau coupèe au vinaigre Ce ne serait pas une tentative àl'empisonement des puits pratique courante dans certaines règions . Comme le poisons utilisé à l'époque était assez souvent d'origine animal cadavres en décompositions Les romains prètaient peut être une vertue curative à cette pratique .


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 Sujet du message : Re: Nourriture avant batailles
Message Publié : 14 Déc 2009 22:57 
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Jean Froissart
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Inscription : 28 Mai 2009 21:52
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Mauser a écrit :
Pour de l'eau coupèe au vinaigre Ce ne serait pas une tentative àl'empisonement des puits pratique courante dans certaines règions . Comme le poisons utilisé à l'époque était assez souvent d'origine animal cadavres en décompositions Les romains prètaient peut être une vertue curative à cette pratique.

Ma foi, il semble que - depuis très longtemps - on attribue des vertus médicinales au vinaigre. Et, du fait de ses qualités antiseptiques, il a été très tôt utilisé pour la conservation des aliments. De là à affirmer qu'il pourrait permettre de lutter contre certaines formes d'empoisonnement, heu...
En vadrouillant un peu sur le Net, je me suis aperçu que cette boisson rafraichissante (vinaigre allongé d'eau et parfois adouci au jaune d'œuf) portait le nom de posca...
Et que le sujet avait même été abordé sur ce Forum ! :arrow:
viewtopic.php?f=39&t=10470

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 Sujet du message : Re: Nourriture avant batailles
Message Publié : 16 Déc 2009 1:30 
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Eginhard
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Inscription : 03 Jan 2008 23:00
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La posca semble en effet avoir été un aliment - en l'espèce liquide - des légionnaires romains.

Détail intéressant, César, dans son bello gallico, évoque une période (les guerres belgiques) au cours de laquelle, le ravitaillement venant à manquer, il est question de se nourrir sur le pays. Les légions sont alors nourries exclusivement de viande, et, étrangement, cela déclenche une réaction violente de la part des légionnaires, pour qui cette nourriture carnée ne constitue apparemment pas l'alimentation normale de base.

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Yves Modéran


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 Sujet du message : Re: Nourriture avant batailles
Message Publié : 17 Déc 2009 22:25 
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Jean Froissart
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Inscription : 28 Mai 2009 21:52
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La Saussaye a écrit :
La posca semble en effet avoir été un aliment - en l'espèce liquide - des légionnaires romains.

Détail intéressant, César, dans son bello gallico, évoque une période (les guerres belgiques) au cours de laquelle, le ravitaillement venant à manquer, il est question de se nourrir sur le pays. Les légions sont alors nourries exclusivement de viande, et, étrangement, cela déclenche une réaction violente de la part des légionnaires, pour qui cette nourriture carnée ne constitue apparemment pas l'alimentation normale de base.

D'après mon vieux Guide Romain Antique (Librairie Hachette, 1952), j'aurai tendance à dire : « Du pain et des fayots » ! :P
Le blé était à la base de l'alimentation dans les légions... Mais je sais qu'ils emportaient également des rations de légumes secs (fèves, lentilles, pois...). Rien que des trucs qui devaient se conserver très facilement.
En ce qui concerne l'alimentation carnée, je ne sais pas... Peut-être qu'ils se baladaient en expédition avec leurs boeufs, mais il faudrait demander à quelqu'un qui s'y connait mieux que moi !

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 Sujet du message : Re: Nourriture avant batailles
Message Publié : 01 Avr 2010 11:12 
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Hérodote
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Inscription : 10 Déc 2009 10:56
Message(s) : 2
A propos du vinaigre,

L’usage du vinaigre (vin-aigre) est très ancien, exemple :

En voulant faire passer les soldats Romains pour des sadiques au pied de la croix du CHRIST expirant, avec un geste « de l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il remplit de vinaigre et l’ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire » MATHIEU, MARC. La version de JEAN est plus descriptive « J’ai soif. Il y avait un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplissent une éponge… ». Les « docteurs de l’Eglise » ont voulu volontairement faire oublier que la boisson habituelle de ces soldats est la Posca, une eau coupée de vinaigre. Le vinaigre était connu depuis l’Antiquité pour être un désinfectant.

Dans les Armée Française de l’Ancien Régime, le vinaigre était aussi utilisé pour corriger la mauvaise qualité de l’eau. Sa distribution réglementaire sera confirmée pendant la Révolution, sous le Directoire, à raison d’un litre par jour pour 20 hommes au titre des vivres de campagne.

Pierre EVENO


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 Sujet du message : Re: Nourriture avant batailles
Message Publié : 04 Avr 2010 15:50 
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Jean Froissart
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Inscription : 28 Mai 2009 21:52
Message(s) : 1249
Localisation : Belgique
Au fait, est-ce quelqu'un ici a déjà évoqué cette chanson qui était très populaire dans l'Armée napoléonienne, et intitulée J'aime l'oignon frît (à l'huile) ! :P :arrow:
http://www.youtube.com/watch?v=5nzRd1Il59w

J'aime l'oignon frit à l'huile
J'aime l'oignon quand il est bon.
lol

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 Sujet du message : Re: Nourriture avant batailles
Message Publié : 11 Avr 2010 9:11 
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Plutarque
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Inscription : 08 Sep 2008 4:56
Message(s) : 130
Je voudrais juste mettre mon grain de sel pour dire qu'il y a un passage intéressant dans "A l'ouest rien de nouveau".

Il y a une scène ou des compagnons de Baumer débatte des vertus de l'alimentation, tout comme vous :

"Faut-il manger bien avant l'assaut ? Au risque de prendre un mauvais coup mortel dans le ventre ? Ou manger légèr, au risque de se retrouver dépourvus de force pendant la bataille ?"

Cela note que les soldats (Les anciens, en tout cas.) on conscience de ce genre de problème.

Un autre passage note aussi l'attribution de fromage et de bonne nourriture avant tout "dur combat".


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