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 Sujet du message : Re: La théorie de Copernic
Message Publié : 19 Avr 2008 21:45 
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Grégoire de Tours
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Tschussie a écrit :
Copernic dans le temps long n'est pas révolutionnaire, mais pour son époque oui.

Ben non, puisque les théories héliocentristes étaient parfaitement connues à l'époque. Elles n'étaient tout simplement pas mieux fondées scientifiquement, d'où l'éternelle dispute entre héliocentristes et géocentristes.

Quand à la sphéricité de la Terre, c'était connu depuis longtemps, cf viewtopic.php?t=10467


@Rémi : qu'entends-tu par "abolir le dogme religieux" ? Copernic était chanoine et Galilée on ne peut plus catholique, j'ai donc du mal à voir en quoi ils auraient voulu abolir le dogme religieux. :)
Si tu pensais à la volonté de dissocier la science de la foi alors je pense aussi qu'ils était pour cela, comme la plupart du monde.

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« Il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants. Si vous faisiez valoir comme moi une terre et si vous aviez des charrues, vous seriez bien de mon avis ; ce n'est pas le manœuvre qu'il faut instruire, c'est le bon bourgeois. »
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 Sujet du message : Re: La théorie de Copernic
Message Publié : 20 Avr 2008 9:12 
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Polybe
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Missmarion a écrit :
Bonjour, Pouvez-vous m'aidez pour cette question ?
Merci d'avance

En quoi la théorie de Copernic bouleverse-t-elle les connaissances antérieures à propos de l’Univers ?

"Il suppose que les étoiles fixes et le Soleil demeurent immobiles, que la Terre tourne suivant une circonférence de cercle autour du Soleil, qui est située au milieu de l'orbite de la Terre, et qu'enfin la grandeur de la sphère des étoiles fixes, disposée autour du même centre que celui du Soleil, est telle que le cercle à la circonférence duquel on suppose que la Terre évolue a le même rapport avec la distance des étoiles fixes que le centre d'une sphère avec sa surface."




Bonjour Missmarion, lol

Ça va sans doute te décevoir, mais dans la communauté astronomique, Nicolas Copernic, n'est pas considéré comme une figure majeure. Il a simplement fait paraître, au seuil de sa vie (puisque son ouvrage "De Revolutionibus Orbium Cœlestium" [des Révolutions des sphères célestes], achevé en 1530 n'a été publié par un imprimeur de Nuremberg que le 24 mai 1543, qui est le jour même de son décès, on peut donc dire que c'est un ouvrage posthume...) un ouvrage philosophique prônant plutôt "l'héliocentrisme" que le "géocentrisme", mais il n'a rien démontré du tout...

Son décès l'a protégé des autorités religieuses... Galileo Galilée a eu, lui, beaucoup plus de courage !... et il est, lui, beaucoup plus apprécié pour son courage, voire même sa témérité, par la communauté astronomique...

D'ailleurs, la théorie copernicienne était critiquée par les Astronomes sur un point bien précis : si c'était bien le Soleil, et non la Terre, qui était le point central autour duquel toutes les planètes tournaient, on devrait de temps en temps voir Vénus et même Mercure passer devant le Soleil, or personne n'avait jamais observé un tel phénomène à l'œil nu, et même depuis 1609 et le début de l'observation du ciel avec une lunette par Galilée.

Il a fallu attendre le maître incontesté des calculs astronomiques modernes, Johannes Kepler (1571 - 1630), pour oser s'attaquer et résoudre ce problème, jusqu'alors insoluble...

Pour ceux que cela peut intéresser je vais insister sur un point peu connu des travaux (très en avance sur leur époque) de l'astrologue / astronome Johannes Kepler (car il était les deux !...), qu'on peut traiter de tout, sauf de "charlatan" ou "d'escroc" !... Je précise (car il faut toujours citer ses sources) que ce que je vais indiquer s'inspire essentiellement de l'excellent article de Michel Toulmonde, (astronome à l'observatoire de Paris) paru dans le numéro de l'Astronomie (Bulletin de la Société Astronomique de France) de mars-avril 2003 (volume 117), pages 126 à 131.

Johannes Kepler (né le 27 décembre 1571 près de Stuttgart en Allemagne et mort le 15 novembre 1630 à Ratisbonne Bavière) avait donc 58 ans en 1629 lorsqu'il a fait paraître son ouvrage en latin “ Admonitio ad astronomos. De raris mirisque anni 1631. Phaenomenis, Veneris puta et Mercurii in Solem incursu ” (“ Avertissement aux astronomes. Au sujet de phénomènes rares et étonnants de l'an 1631 : l'incursion de Vénus et de Mercure sur le Soleil ”), Leipzig 1629.

Ce génial calculateur avait été frappé par le fait que DEUX passages de planètes inférieures allaient avoir lieu dans deux années (ça ne se reproduira plus avant des millénaires sans doute). Je pense que cetains d'entre vous savent déjà qu'il a correctement calculé le passage de Mercure devant le Soleil le 7 novembre 1631, effectivement observé à Paris par le chanoine Pierre Gassend (dit Gassendi) qui avait lu son ouvrage. Hélas, Johannes Kepler n'était plus là pour en recevoir la gloire car il est décédé l'année précédente, à presque 59 ans...

Cette observation, par le chanoine Gassendi donc un religieux (et donc un personnage au-dessus de tout soupçon vis-àvis de l'Inquisition) du premier passage de Mercure devant le Soleil a définitivement validé la théorie "héliocentrique" de Nicolas Copernic.

De plus, Johannes Kepler avait bien prédit le passage de Vénus devant le Soleil, observable selon ses calculs aux Amériques, pour le 6 décembre 1631 à 9 heures 41 minutes (comme la journée astronomique commençait alors à midi, cela corresponde à neuf heures quarante et une minutes du soir) en temps moyen d'Uraniborg au Danemark (comme quoi Kepler rendait hommage à son maître Tycho Brahé, même après le décès de ce dernier, le 24 octobre 1601). Seulement, même très perfectionnés par rapport à tout ce qui avait été publié jusqu'alors ses calculs étaient très légèrement inexacts et ce passage fut raté, Gassendi et d'autres en Europe de l'Ouest et surtout aux Amériques (d'où il serait visible d'après Kepler) tentèrent de l'observer mais en vain... La raison : « En réalité, le passage de Vénus aura lieu huit heures plus tard que prévu, le 7 décembre 1631, et ne sera visible qu'en Asie et en Afrique. On ne connaît pas d'observateurs éventuels » (Michel Toulemonde, article cité plus haut).

Johannes Kepler, pourtant au seuil de sa vie a lancé en 1629 un vibrant et pathétique appel pour que ce passage de Vénus devant le Soleil soit observé. Je suis toujours très ému lorsque je lis cet appel (très désintéressé puisqu'il sentait qu'il était au terme de sa vie). Je me fais un devoir (pour sa mémoire) de vous le retranscrire :

« J'exhorte tous et chacun, non seulement les patrons de navires qui vogueront sur l'océan, ou les savants qui habitent l'Amérique et les provinces voisines du Mexique, mais également les professeurs européens de mathématiques établis dans les académies, et aussi les Grands [de ce monde] à découvrir [grâce aux tubes célestes agrandissant qui divulguent très correctement] les tâches en vue. » (d'après l'ouvrage "Passage de Mercure devant le Soleil – avec la préface de Frisch" du traducteur Jean Peyroux ; paru en décembre 1995 à la librairie Blanchard à Paris, page 51).

Passez toutes et tous une bonne journée. lol

Roger le Cantalien. :rool:


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 Sujet du message : Re: La théorie de Copernic
Message Publié : 20 Avr 2008 19:18 
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Quel belle contribution ! Merci, Roger.

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...que vont charmant masques et bergamasques...


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 Sujet du message : Re: La théorie de Copernic
Message Publié : 21 Avr 2008 12:16 
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Roger15 a écrit :
D'ailleurs, la théorie copernicienne était critiquée par les Astronomes sur un point bien précis : si c'était bien le Soleil, et non la Terre, qui était le point central autour duquel toutes les planètes tournaient, on devrait de temps en temps voir Vénus et même Mercure passer devant le Soleil,
Citer :


Dans les sytèmes d'Aristote ou de Ptolémée le soleil est en troisième position derrière Mercure et vénus et rien n'interdit à ces astres de passer devant le soleil. Peux-tu nous donner des précisions sur ces critiques et en particulier sur le fait que, dans les deux précédents systèmes, Mercure et vénus ne pouvaient pas passer devant le soleil ?

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 Sujet du message : Re: La théorie de Copernic
Message Publié : 21 Avr 2008 14:57 
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Jean-ClaudeP a écrit :
Dans les sytèmes d'Aristote ou de Ptolémée le soleil est en troisième position derrière Mercure et vénus et rien n'interdit à ces astres de passer devant le soleil. Peux-tu nous donner des précisions sur ces critiques et en particulier sur le fait que, dans les deux précédents systèmes, Mercure et vénus ne pouvaient pas passer devant le soleil ?


Bonjour à toutes, et bonjour à tous, lol

Pour répondre à Jean-Claude P. :

L'univers selon Aristote et Claude Ptolémée était géocentrique, c'est-à-dire qu'au centre il y avait la Terre, puis la Lune, puis Mercure, puis Vénus, puis le Soleil, puis Mars, puis "Jovis" (Jupiter), puis enfin "Chronos" (Saturne").

Or toutes ces "étoiles vagabondes" (par opposition aux "fixes", qui ne bougent pas dans le ciel) avaient toutes une particularité (sauf Mercure et Vénus) : elle pouvaient toutes passer à l'opposition, c'est à dire passer au méridien (l'endroit le plus haut dans le ciel) à minuit. Et le fait que Mercure et Vénus ne le puissent pas, était très troublant… Aussi, très vite les "géocentriciens" ont admis que Mercure et Vénus étaient peut-être des "satellites" du Soleil ?… Mais, dans ce cas pourquoi ne les voyait-on pas passer de temps devant le Soleil ?…

L'univers selon Nicolas Copernic était purement héliocentrique : toutes les planètes, y compris la Terre, tournaient autour du Soleil. De nouveau on s'est posé la question : pourquoi ne voit-on pas de temps en temps passer Mercure et Vénus devant le Soleil ? Et puis, n'oublions jamais que l'Inquisition a mis à l'Index l'ouvrage de Copernic en 1616 !… Il devenait très risqué d'oser y adhérer publiquement…

Et alors les opposants au système d'un univers géocentrique pur se sont raccrochés au système d'un "univers hybride" que l'astronome danois Tycho Brahé (le "Maître" de Johannes Kepler) avait publié en 1598 dans un esprit consensuel : univers géocentrique en ce que la Terre est bien au centre de l'univers, mais univers également héliocentrique en ce que toutes les autres planètes tournent autour du Soleil, qui lui tourne autour de la Terre. L'Inquisition ne trouva rien à redire car Tycho Brahé avait astucieusement continué à placer la Terre au centre de l'univers…

Restait toujours le problème des planètes Mercure et Vénus : pourquoi ne les voyait-on pas passer à l'opposition à minuit ? Et pourquoi ne les voyait-on pas passer devant le Soleil ?…

C'est donc, comme je l'ai dit plus haut,, Johannes Kepler qui a apporté en 1629 la confirmation mathématique que l'univers était bien héliocentrique ; les planètes Mercures et Vénus étaient bien des satellites du Soleil (comme la Terre et les autres planètes), la preuve : Mercure et Vénus passent bien de temps en temps devant le Soleil, d'ailleurs vous pourrez tous le vérifier car je vous communique les dates précises où elles vont le faire toutes les deux, dans deux ans, en novembre puis en décembre 1631 !…

Roger le Cantalien. :rool:

L'univers géocentrique selon Aristote et Claude Ptolémée :

Image


L'univers héliocentrique selon Copernic :

Image


L'univers "hybride" selon Tycho Brahé :

Image


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 Sujet du message : Re: La théorie de Copernic
Message Publié : 21 Avr 2008 21:20 
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je ne connaissais pas cette observation de Kepler et ce que vous nous rapportez est très intéressant. Je connaissais Kepler comme l'inventeur des trois lois de la Mécaniques Céleste et l'auteur des recherches aussi laborieuses que géniales sur l'orbite de Mars.
Néanmoins, quand vous dites que :
Johannes Kepler a apporté en 1629 la confirmation mathématique que l'univers était bien héliocentrique
Je ne vois pas en quoi il a apporté la confirmation que l'univers était bien héliocentrique puisque tant dans les systèmes d'Aristote, de Ptolémée que de Tycho-Brahé les planètes Vénus et Mercure peuvent passer devant le soleil. Donc le fait de confirmer cela n'infirme en rien aucun de ces systèmes.

D'ailleurs, je ne vois pas trop comment, à l'époque, on aurait pu faire des expériences qui infirment le géocentrisme alors qu'on ne pouvait faire référence à la Mécanique Céleste initiée par Newton (Principia, 1687) ou aux propriétés de la lumière (aberration des étoiles, Bradley 1728).

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 Sujet du message : Re: La théorie de Copernic
Message Publié : 21 Avr 2008 22:36 
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Jean-ClaudeP a écrit :
D'ailleurs, je ne vois pas trop comment, à l'époque, on aurait pu faire des expériences qui infirment le géocentrisme alors qu'on ne pouvait faire référence à la Mécanique Céleste initiée par Newton (Principia, 1687) ou aux propriétés de la lumière (aberration des étoiles, Bradley 1728).


Bonsoir Jean-Claude, lol

Il y a une chose que vous ne semblez pas pouvoir appréhender : c'est que l'astronomie repose essentiellement sur des calculs mathématiques et des observations confirmées. Apparemment vous, ce qui vous intéresse c'est de pouvoir disserter sur les différents systèmes de l'univers, libre à vous, mais ça ne passionne que très peu d'amateurs d'astronomie comme moi...

Réussir des calculs très compliqués et des observations à la lunette, ce fut bien le cas de Johannes Kepler, mais absolument pas le cas de Nicolas Copernic. Un détail : jamais Copernic n'a réussi à observer, dans les brumes de sa Pologne natale, la planète Mercure à l'œil nu.

En revanche, Kepler, lorsqu'il a appris, courant 1610, la découverte des quatre satellites de Jupiter par Gallilée, a fait des pieds et des mains pour obtenir une lunette d'observation lui aussi. On lui en a prêté une, et il a tenu (vu qu'il avait une vue très médiocre) à faire confirmer par deux autres observateurs la position précise des quatre "étoiles de Médicis" (c'est ainsi qu'on a d'abord appelé les quatre gros satellites de Jupiter) pour voir si ce qu'il voyait était bien réel ou une vision dictée par son cerveau...

En revanche (je mets ça sur le compte de la distraction...) vous êtes très mal informé si vous considérez que c'est Isaac Newton le "père" de la mécanique céleste, en effet tous les astronomes sérieux vous le confirmeront c'est bien Johannes Kepler le père incontesté (avec ses trois fameuses "lois") de la mécanique céleste. Isaac Newton est quant à lui le "père" de la théorie de l'attraction universelle.

D'ailleurs Wikipédia indique bien ce que Newton doit à Kepler : « A partir des lois de Kepler, que celui-ci avait obtenues en observant les mouvements des planètes du système solaire, et de la loi de Christiaan Huygens sur la force centrifuge, Newton conclut que la force agissante entre deux corps s'exerce en ligne droite entre les deux corps et est proportionnelle à : , où d est la distance entre les deux corps. » ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Attraction_universelle ).

Pour ceux qui voudraient en savoir davantage sur Johannes Kepler, je conseille le site suivant de l'observatoire de Paris : http://media4.obspm.fr/public/FSU/masse ... ENDRE.html

Mais, tout cela n'est-il pas de plus en plus éloigné de ce que les Internautes d'un forum historique peuvent attendre ?

Roger le Cantalien. :rool:


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 Sujet du message : Re: La théorie de Copernic
Message Publié : 22 Avr 2008 6:23 
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Bonjour Jean-Claude, lol

Vous savez, je suis vraiment désolé d'avoir déjà par deux fois tenté, mais hélas vainement..., de vous faire comprendre que l'observation des passages de Mercure et de Vénus devant le Soleil était le seul moyen vérifiable par les yeux (à condition de se protéger la vue par des lunettes spéciales ou des verres colorés) de s'assurer par soi-même que ce n'est pas la Terre qui est au centre de l'univers mais que ce n'est qu'une apparence : la Terre n'est qu'un des nombreux satellites du Soleil, ce n'est qu'un caillou semblable à beaucoup d'autres cailloux dans l'espace... :wink:

Peut-être quelqu'un d'autre, un jour, arrivera à vous convaincre de ce que je n'ai apparemment pas réussi à vous faire comprendre... :oops:

Passez une bonne journée Jean-Claude. lol

Roger. :rool:


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 Sujet du message : Re: La théorie de Copernic
Message Publié : 22 Avr 2008 12:26 
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Permettez-moi de persister. Si vous regardez une représentation de l'univers comme le concevait Aristote vous verrez que Vénus ou Mercure ont des orbites situées entre celle du Soleil et la terre, par conséquent ces deux planètes peuvent passer régulièrement devant le soleil. Ainsi, le fait d'observer ce phénomène ne contredit pas ce système.
En revanche ce système ne leur permet pas de passer derrière, et ainsi, l'observation des phases presque pleines de Vénus par Galilée infirmèrent ce système, mais malheureusement pas celui de Tycho Brahé qui permettait à ces astres de passer derrière.

Le Petit Larousse illustré,2002, définit la Mécanique Céleste
comme :
la branche de l'astronomie qui étudie le mouvement des astres sous l'action de la gravitation universelle.
Ainsi Newton à bien initié la mécanique céleste. C'est dans ces Principia, publiés en 1687 qu'il énonce les lois du mouvement qui constituèrent le fondement de la mécanique classique ainsi que la loi de l'attraction universelle. A partir de ces lois, prises comme postulats, il déduisit mathématiquement (géométriquement serait plus précis) les lois que Kepler avait obtenu empiriquement. Ce sont les lois de la mécanique qui permettent de montrer mathématiquement que notre univers est héliocentrique.

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 Sujet du message : Re: La théorie de Copernic
Message Publié : 22 Avr 2008 13:37 
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Bonjour Jean-Claude P.,

Si je vous comprends bien, c’est vous qui avez raison à 100 % et moi tort sur toute la ligne !…

Dans ce cas, c’est inutile de poursuivre cette polémique stérile… Je regrette d’ailleurs de vous avoir parlé de Kepler, je l’ai fait en pure perte !…

Roger.


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 Sujet du message : Re: La théorie de Copernic
Message Publié : 22 Avr 2008 17:01 
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Jean-ClaudeP a écrit :
Le Petit Larousse illustré,2002, définit la Mécanique Céleste
comme :
la branche de l'astronomie qui étudie le mouvement des astres sous l'action de la gravitation universelle.
Ainsi Newton à bien initié la mécanique céleste. C'est dans ces Principia, publiés en 1687 qu'il énonce les lois du mouvement qui constituèrent le fondement de la mécanique classique ainsi que la loi de l'attraction universelle. A partir de ces lois, prises comme postulats, il déduisit mathématiquement (géométriquement serait plus précis) les lois que Kepler avait obtenu empiriquement. Ce sont les lois de la mécanique qui permettent de montrer mathématiquement que notre univers est héliocentrique.


Vous avez là une interprétation toute littéraire. La Mécanique Céleste a été initié, il y a environ 13 milliards d'années. Les choses éxistent avant que nous ne découvrions les lois qui les mettent en mouvement. Ce n'est pas depuis que les astronomes ont découvert ces lois que les planètes se sont mises en mouvement.

De plus, une définition extraite du Petit Larousse pour contredire un spécialise de l'astronomie ... c'est un peu court. La définition n'est pas fausse, mais elle est bien incomplète. Si elle ne l'était pas, le chapitre aurait peut-être la taille complète du Petit Larousse ...
Newton propose une théorie pour expliquer les observations faites par ces prédécesseurs.

Wikipédia a écrit :
Après avoir terminé ses travaux en optique, il est contacté en 1684 par l’astronome britannique Edmund Halley (le découvreur de la célèbre comète éponyme) à propos des lois de Kepler sur les orbites elliptiques des planètes. Newton répond de manière convaincante et Halley le pousse à publier ses travaux.


Puisque vous prenez Le Petit Larousse comme référence, je pense que vous m'autoriserez Wikipédia.

Les lois de Keppler furent l'un des fondements de la théorie de Newton. Comme disait je ne me rappelle plus qui : "Nous sommes des nais perchés sur des épaules de géants". Ce qui veut dire que lorsque l'on découvre une nouvelle Loi scientifique, c'est rarement ex-nihilo. Il y a souvent des travaux, des observations antérieures qui permettent de poser un raisonnement. Pour les travaux astronomiques de Newton, les lois de Keppler furent le socle fondateur. Sans ce socle, il est possible que Newton aurait eu bien du mal a "initier" la Mécanique Céleste.

Maintenant, en tant que modérateur.
Une discussion devrait être un échange entre divers intervenants ou des arguments différents sont débattus pour trouver la réponse la plus juste à la question de départ.

Il serait dommage que les divers intervenants n'arrivent pas a échanger sans s'opposer aussi fermement.

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 Sujet du message : Re: La théorie de Copernic
Message Publié : 22 Avr 2008 20:33 
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Ce que j'appelle avec le Petit Larousse la Mécanique Céleste n'est pas comme vous semblez le comprendre l'ensemble de processus qui règles les trajectoires des astres mais une discipline intellectuelle: Dans son Introduction à la mécanique céleste
Jean-Kovalevski dit:
"La mécanique céleste est, essentiellement, l'application des lois de la mécaniques universelle à l'étude des mouvements et des équilibres des corps célestes qui subissent l'action de force dont l'origine est gravitationnelle. par conséquent, les principes de la mécanique céleste sont les principes de la mécanique générale, auxquel il faut adjoindre la loi de la gravitation universelle."
Cité par J. Pierre Verdet, une Histoire de l'Astronomie, p. 197.
C'est donc bien à partir de Newton qu'on pratique la Mécanique céleste.

Contrairement, à ce que dit Roger, je n'ai jamais affirmé qu'il avait tort sur toute la ligne. Je lui ai fait une objection relativement à une affirmation qu'il avait dite et sur laquelle il ne m'a jamais opposé quelque argument valide.

Si mes propos et objections ont froissé Roger ou quelques autres personnes je m'en excuse auprès de celles-ci.

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 Sujet du message : Re: La théorie de Copernic
Message Publié : 22 Avr 2008 22:15 
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Jean-ClaudeP a écrit :
Ce que j'appelle avec le Petit Larousse la Mécanique Céleste n'est pas comme vous semblez le comprendre l'ensemble de processus qui règles les trajectoires des astres

Ça tombe bien, parce que j'avais bien compris que vous faisiez référence à ..
Jean-ClaudeP a écrit :
mais une discipline intellectuelle: Dans son Introduction à la mécanique céleste
Jean-Kovalevski dit:
"La mécanique céleste est, essentiellement, l'application des lois de la mécaniques universelle à l'étude des mouvements et des équilibres des corps célestes qui subissent l'action de force dont l'origine est gravitationnelle. par conséquent, les principes de la mécanique céleste sont les principes de la mécanique générale, auxquel il faut adjoindre la loi de la gravitation universelle."
Cité par J. Pierre Verdet, une Histoire de l'Astronomie, p. 197.
C'est donc bien à partir de Newton qu'on pratique la Mécanique céleste.

Mais cette science sert aussi à décrire la Mécanique (dans le sens ancien de mouvements) des Astres dans l'espace. Le problème, c'est que dans l'écrit, sur un forum, il faut faire attention à ce que l'on pense que l'autre pense. Je pense que certaines réactions entre Roger et vous viennent de là. C'est un réel problème. Il semblerait que dans notre société visuelle ont ait de plus en plus de mal avec l'écrit. Or, un forum, ce n'est que de l'écrit.

Jean-ClaudeP a écrit :
Contrairement, à ce que dit Roger, je n'ai jamais affirmé qu'il avait tort sur toute la ligne. Je lui ai fait une objection relativement à une affirmation qu'il avait dite et sur laquelle il ne m'a jamais opposé quelque argument valide.

Je pense qu'il y a une incompréhension entre vous. C'est dommage. Mais, tous les deux, je crois quevous restez sur des impressions.

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 Sujet du message : Re: La théorie de Copernic
Message Publié : 23 Avr 2008 11:56 
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Bonjour Monsieur Narduccio, modérateur général, de ce forum, et bonjour aux Internautes de ce forum "Passion-Histoire", lol

Je vous remercie, Monsieur Narduccio, pour ce que vous avez dit dans vos messages précédents. :P

Je voudrais, pour bien montrer la différence que la communauté astronomique accorde aux personnages respectifs de Newton et de Kepler, vous citer INTÉGRALEMENT ce que "Le petit dictionnaire des Astronomes" de André Masclet (Editions Burillier à Vannes, Morbihan, paru en septembre 1999) mentionne pour chacun des deux personnages :

« NEWTON Isaac sir (1642 - 1717) physicien anglais. Il mit au point le calcul infinitésimal, inventa le télescope qui porte son nom en 1671, formula les lois de la gravitation et fit des études sur le spectre de la lumière. Ses "principes mathématiques de philosophie naturelle" furent publiés en 1687 grâce à l'aide financière de HALLEY. Un cratère lunaire (79 km), un cratère martien et l'astéroïde 662 portent son nom. »


« KEPLER Johannes (1571 - 1630) astronome allemand, né à Weil. Professeur de mathématiques à Graz, il en fut chassé par les persécutions religieuses. Il s'établit à Prague où il succéda à TYCHO BRAHE en 1601 comme astronome impérial. Il a consacré la majeure partie de sa vie à donner une explication mathématique du mouvement des planètes. Dès 1594, il publia un essai "Prodomus mysterium cosmographicum" où il imagina un système de sphères où s'emboîtaient des polyèdres circonscrits. Ce système, rapidement abandonné, contenait cependant une découverte. Contrairement à COPERNIC, il faisait passer tous les plans des orbites planétaires par le Soleil. Ayant récupéré les observations de TYCHO BRAHE sur Mars, il en déduisit la forme des orbites de la Terre et de Mars : une ellipse. En 1609, il publia dans "Astronomica Nova" ses 1ères lois : les planètes décrivent des ellipses dont le Soleil occupe un des foyers et le rayon vecteur reliant une planète au Soleil balaie des aires égales en des temps égaux. En 1619, il publia sa 3ème loi dans son "Harmonices mundi" : le rapport du carré des périodes de révolution au cube de leur distance moyenne au Soleil est constant. Il observa la supernova du Serpentaire en 1604 et les comètes de 1618. Il publia en 1621 "Epitome de l'astronomie copernicienne". Il publia les tables dites "Rudolphines" en 1627, employant pour la premières fois les logarithmes. Son "somnium" fut publié après sa mort en 1634. Il plaçait le Soleil à 3 438 rayons terrestres. Il étudia également l'optique et décrivit une lunette astronomique meilleure que celle de GALILEE. Un cratère lunaire (32 km), un cratère martien, une formation de PHOBOS et l'astéroïde 1 134 portent son nom. »

Enfin, je voudrais terminer par une citation de Philippe de La Cotardière (ce n'est pas n'importe qui, puisqu'il a été Président de la Société astronomique de France entre 1987 et 1993) publiée dans un ouvrage des éditions Larousse (justement !...) en octobre 1989 "Astronomie", aux pages 28 et 30 :

« Lorsqu'il meurt en 1601, Tycho Brahe laisse à son élève Kepler ses précieux registres d'observations et le soin de poursuivre son œuvre. Kepler est un partisan convaincu du système de Copernic, et, dans un premier ouvrage, le Prodomus... mysterium cosmographicum, publié en 1596, il a déjà expliqué pourquoi le système de Ptolémée doit céder la place à la représentation copernicienne du monde. Mais, doté d'une imagination fertile inspirée par les pythagoriciens, il croit l'Univers construit selon une architecture géométrique. Aussi a-t-il élaboré un ingénieux modèle géométrique du système de Copernic dans lequel l'orbe de chaque planète occupe une sphère circonscrite à un polyèdre régulier et inscrite dans un autre. Dans cette construction, apparaît pour la première fois l'idée féconde d'une dépendance entre les distances successives des planètes au Soleil. En fait, Kepler a la conviction que le nombre de planètes, leurs distances au Soleil et leur vitesse de révolution ne sont pas le fruit du hasard. Il se fixe pour objectif de trouver les lois de leur mouvement ainsi que celles qui régissent la distribution et la dimension de leurs orbites.

C'est en se livrant à une étude systématique du mouvement de la planète Mars (dont la trajectoire reste mal interprétée par Ptolémée et par Copernic), après de laborieux calculs qu'il contrôle grâce aux observations précises de son maître Tycho Brahe, que Kepler découvre les deux premières lois qui vont immortaliser son nom. Celles-ci, publiées en 1609 dans son Astronomia nova, énoncent l'une que le mouvement des planètes s'effectue suivant des ellipses dont le Soleil occupe un des foyers, l'autre que le rayon vecteur d'une planète, c'est-à-dire le segment de droite joignant la planète au Soleil, balaie des aires égales de l'ellipse en des temps égaux. Ces lois marquent donc une rupture définitive avec la tradition grecque de la circularité des mouvements.

Toujours hanté par les idées pythagoriciennes, Kepler s'efforce ensuite de démontrer l'existence d'un rapport harmonique (au sens musical du terme) entre la plus grande et la plus petite vitesse des planètes. A cette fin, il étudie les rapports numériques existant dans le système solaire. Au terme de laborieux calculs, il découvre ainsi la troisième loi fondamentale du mouvement des planètes, qui établit une relation entre les dimensions des orbites planétaires et les temps mis à les parcourir : les carrés des périodes de révolution sont proportionnels aux cubes des grands axes des orbites. Ce résultat capital est publié en 1619 dans l'Harmonices mundi, où Kepler décrit sa vision quelque peu mystique de l'Univers, illustrée par ses recherches de géométrie, de musique et d'astronomie.

Dès lors, le système solaire est, du point de vue cinématique, décrit tel qu'on le conçoit de nos jours. Il reste à en faire l'étude dynamique, à découvrir quelle est la cause physique du mouvement des planètes. Ce sera l'œuvre d'Isaac Newton au siècle suivant. Déjà, Kepler se doute que le mouvement des planètes est contrôlé par une force centrale, et il en attribue l'origine à une « âme motrice » émanant du Soleil. Mais, s'il a saisi l'existence de ce principe directeur, il ne parvient pas à en discerner la nature et les propriétés exactes.

Dans les dernières années de sa vie, Kepler se consacre à l'établissement de tables des positions des astres du système solaire fondées sur les lois qu'il a mises en évidence et sur les observations de Tycho Brahe : les tables Rudolphines, qu'il publie en 1627. Beaucoup plus précises que celles qui les ont précédées, celle-ci vont assurer le triomphe définitif, au moins parmi les astronomes, du système de Copernic. »

Voilà, j'espère, Monsieur Narduccio, modérateur général de ce forum, ainsi que tous les Internautes de ce forum "Passion-Histoire" qui se donneront la peine de lire mes deux citations, vous avoir convaincu du rôle capital de Johannes Kepler dans la validation de la théorie héliocentrique élaborée par Nicolas Copernic.

Roger le Cantalien. :rool:



PS : pour savoir qui est Philippe de la Cotardière voir : http://www.cnrs.fr/cw/fr/nomi/prix/pcst97.html : « Depuis plus de vingt ans Philippe de la Cotardière poursuit une carrière d'écrivain et de journaliste scientifique dans les domaines de l'astronomie et de l'astronautique (Le Figaro, Ca m'intéresse, Sciences et Avenir, Ciel et Espace). Il a publié une quinzaine d'ouvrages de vulgarisation dont en 1997 "Le guide du ciel" (Bordas) et "Les comètes et les astéroïdes" (Le Seuil). Il a présidé de 1987 à 1993 la Société astronomique de France et a fondé et présidé jusqu'en 1985 l'association astronomique de l'Ain. »


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 Sujet du message : Re: La théorie de Copernic
Message Publié : 24 Avr 2008 10:29 
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Grégoire de Tours
Grégoire de Tours
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Inscription : 13 Jan 2007 20:12
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C'est vraiment intéressant de voir les démarches intellectuelles pas seulement raisonnées, mais faites aussi d'intuitions géniales, de savants comme Kepler, à une époque où la Raison se veut triomphante ! merci pour ces posts éclairants, mais j'ajoute que je comprends parfaitement l'objection soulevée par Jean-ClaudeP et que j'ai du mal à comprendre les crispations qu'elle a suscitées :

Jean-ClaudeP a écrit :

Je ne vois pas en quoi il a apporté la confirmation que l'univers était bien héliocentrique puisque tant dans les systèmes d'Aristote, de Ptolémée que de Tycho-Brahé les planètes Vénus et Mercure peuvent passer devant le soleil. Donc le fait de confirmer cela n'infirme en rien aucun de ces systèmes.

Roger15 a écrit :
Vous savez, je suis vraiment désolé d'avoir déjà par deux fois tenté, mais hélas vainement..., de vous faire comprendre que l'observation des passages de Mercure et de Vénus devant le Soleil était le seul moyen vérifiable par les yeux (à condition de se protéger la vue par des lunettes spéciales ou des verres colorés) de s'assurer par soi-même que ce n'est pas la Terre qui est au centre de l'univers mais que ce n'est qu'une apparence : la Terre n'est qu'un des nombreux satellites du Soleil, ce n'est qu'un caillou semblable à beaucoup d'autres cailloux dans l'espace...


L'observation du passage des planètes Venus et Mercure devant le soleil, de fait, ne permet pas de valider à elle-seule la thèse de l'héliocentrisme à l'exclusion des autres, puisqu'elle valide aussi celle du géocentrisme. Il faut y ajouter au moins l'observation du passage de ces planètes derrière le soleil, si possible.
Et à lire votre dernier post, c'est bien surtout par les mathématiques que Kepler a démontré la théorie de l'héliocentrisme.

Sur la construction harmonique de l'univers, c'est une idée qui vient de très loin, héritée (pour la Modernité) des auteurs antiques, dont un des textes de référence est l'extrait d'un dialogue de Cicéron qu'on connait sous l'appellation du "Songe de Scipion" : chaque planète émet un son en se mouvant, et l'addition de ces sons est censée créer une harmonie parfaite. De quelle nature est cette harmonie, on n'en sait rien (elle relève de l'imaginaire), mais au Moyen-Age, c'est sur cette idée que des savants comme Guido d'Arrezzo fondent leurs calculs mathématiques pour déterminer la gammme de notes, les rapports entre elles et les accords parfaits ou non qui régissent encore maintenant nos règles musicales occidentales et notre oreille !
Mais bon, je m'éloigne de Copernic et de l'héliocentrisme :wink:

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