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 Sujet du message : mythologie aztèque
Message Publié : 26 Oct 2010 19:45 
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Hérodote
Hérodote

Inscription : 26 Oct 2010 19:18
Message(s) : 5
Bonjour à tous. Je suis nouveau sur ce forum et je me propose de vous exposer le résultat de mes recherches , dans le cadre d'un devoir semestriel de première année d'histoire , sur la mythologie aztèque , religion méconnue mais néanmoins passionantes. Merci d'avance à ceux qui me lirons et j'espère que cela vous intéressera.

Les Aztèques étaient un peuple dont le vaste empire allait du centre du Mexique jusqu’à l’actuelle frontière du Guatemala et dont la capitale, fondée en 1356, était Tenochtitlan. La société aztèque était une société très hiérarchisée divisée en trois ordres : les esclaves, les roturiers et la noblesse. La classe régnante étant la noblesse, c'est-à-dire les prêtres et les chefs des guerriers. Les classes inférieures formaient des groupes basés sur la famille ou l'occupation appelés "calpulli". Les agriculteurs constituaient la classe la plus basse, bien que leur travail agricole fût à la base de l'empire. A la tête de cette hiérarchie trônait bien sur l’empereur .Au sein même de l’armée , car les aztèque étaient une civilisation guerrière entre autres , nous retrouvons également une division très stricte avec trois ordres supérieurs : les chevaliers jaguars , les chevaliers aigles et les chevaliers flêches , et en bas de l’échelle ,nous retrouvons les simples guerriers , ceux qui n’avaient pas encore capturé de prisonnier pour les sacrifices , et qui n’avaient donc pas encore fait leurs preuves. Nous retrouvons ici le lien étroit entre les guerriers et les prêtres car ce sont eux qui apportent aux prêtres les victimes pour les sacrifices. La religion aztèque se caractérise par un polythéisme illimité, les dieux des peuples vaincus venant constamment s’ajouter à leur panthéon.La religion imprégnait tout les domaines de la vie privée et publique des Aztèques et de leurs voisins et imposait un ordre cosmique auquel même les dieux doivent se plier. A la base de cette religion, nous retrouvons la pratique du sacrifice, pratique ayant une signification particulière chez les Aztèques car ils pensent être le peuple élu par Huitzilopochtli , le dieu Soleil, pour nourrir le dieu et ainsi faire vivre le monde. Cependant , ce vaste empire ne résista pas à l’arrivée des conquistadors espagnols avec à leur tête Hernan Cortès et en aout 1521 , Tenochtitlan tomba , le dernier empereur aztèque Cutemoc est exécuté et ce fût la fin de l’empire aztèque. Nous pouvons nous poser la question suivante : quelles sont les singularités de la religion aztèque ? Nous verrons dans un premier temps le panthéon aztèque, puis nous verrons les rites liés à cette religion et enfin nous verrons la réaction des espagnols face à cette religon.

I]Le Panthéon aztèque
1]l’origine de la religion
Le monde méso-américain, c'est-à-dire la région de l’Amérique comprise entre l’isthme de Panama et le Nord de la vallée de Mexico où se développent plusieurs civilisations précolombienne, nait vers 1200 avant J-C avec la civilisation olmèque. Ce peuple est le fruit du mélange de plusieurs peuples sédentaires pratiquant l’agriculture ainsi que d’immigrants nomades qui ont une tradition de chasseurs cueilleurs. Ces nomades ont en commun l’usage d’une même langue, le nahua , alors que les autochtones sont pour la plupart divisés entre deux groupes principaux : les Otomis , Mixtèque et Zapotèque installés sur le plateau centrale mexicain , et les Maya du Yucatan, du Chiapas et du Guatemala. Nous remarquons que les croyances méso-américaine ont un double fondement : les populations agricoles et sédentaires ont apportés plusieurs figures divines tel que le dieu du feu (Le jaguar, qui devint ensuite le dieu Tezcatlipoca) et son épouse, déesse de la terre et de la fertilité ( la déesse Xochiquetzal). Ce panthéon accorde une place importante aux divinités animales telles que le serpent, le crapaud, les félins ( surtout le jaguar) ou les oiseaux. Ces animaux sont souvent anthropomorphisés ou ils ont transmis aux dieux humains certaines de leurs caractéristiques. La Lune fait également partie de ce panthéon , associé à la terre , la femme , la fécondité. D’autre part les peuples nomades ont apportés leurs dieux astraux, qui représentent d’avantage des forces immatérielles et conceptuelles. Par exemple, quand bien même ils vénéraient le Soleil , il rendait plutôt culte à la dynamique cosmique de l’énergie vitale qu’a l’astre en lui-même. Ces divinités sont adorées sous une forme symbolique, par des objets comme des boules de plume ou des lames de silex. Ces représentations divines sont conservées enveloppées dans des tissus et forment un paquet sacré que les prêtres emportent dans leurs migrations.
2]les mythes
a)la creation du monde
A l’origine, le monde était plongé dans le néant car il n’y avait pas de soleil. Alors les quatre dieux les plus puissants se réunirent pour en créer un. Comme ils ne réussirent pas à ce mettre d’accord, chacun décida de faire l’expérience de créer un soleil comme il l’entendait. Le premier fût créé par Tlaloc, le dieu de la pluie. Il créa un soleil bleu qu’il tira des eaux. Le monde entier fût éclairé d’une belle couleur bleu, mais il ne cessa pas de pleuvoir si bien que le soleil lui-même se noya. Seuls les poissons survécurent aux déluges. Le deuxième fût crée par le dieu du feu Xipe Totec. Il créa un soleil rouge-feu, mais sous ses rayons flamboyants, le monde se mit à brûler en une flamme immense qui monta si haut que le soleil lui-même se consuma. Cette fois seuls les oiseaux survécurent. Puis, ce fût Quetzalcóatl qui créa son soleil blanc, là il ne faisait ni trop chaud ni trop froid mais un vent terrible ce mit à souffler, balayant toute les créatures vivantes ainsi que le soleil lui-même qui disparu on ne sait où. Le quatrième soleil fût noir, crée par le dieu Tezcatlipoca, le dieu du septentrion, et comme ses rayons noirs baignèrent le monde, de nombreux jaguars apparurent. Ils massacrèrent toutes les créatures vivantes, pour finalement s’en prendre au soleil lui-même et le mirent en pièce.
Les ténèbres revinrent à nouveau. Les grands dieux se réunirent à Teotihuacan et convièrent les autres dieux de moindre importance à participer au débat. Finalement ils arrivèrent à une décision, l’un d’entre eux devait se jeter dans les flammes et devenir lui-même le soleil sous la forme d’un disque flamboyant. Deux dieux se proposèrent , Tecciztecatl ( un dieu riche et puissant) et Nanautzin ( un dieu faible et de peu d’importance). Quand vint le moment décisif , Tecciztecal pris peur et refusa de sauter dans le feu , tandis que Nanautzin sans l’ombre d’une hésitation s’y jeta. L’instant d’apres , Tecciztecal repris courage et s’y jeta à son tour. Ainsi Nanautzin s’éleva des flammes , et monta au ciel sous la forme d’un anneaux d’or parfait , dont la lumière éclairait le monde. Mais ensuite , un second soleil s’éleva , c’était Tecciztecal. Mais comme il ne pouvait y avoir qu’un soleil, et pour le punir de sa lâcheté , il devint la lune , d’un éclat moindre que le soleil , et arrivant toujours après lui.

b)la mort
Pour les aztèques , la façon de mourir était très importante car c’est elle qui décidait quel monde rejoindra le mort. Il existait quatre mondes pour les morts. Le premier était « la maison du soleil » , destiné à tout les guerriers morts au combat ou capturés lors des guerres fleuries , pour servir de sacrifices aux dieux. Les femmes qui mortes en couche se convertissaient en « femmes valeureuses » , étaient chargées de guider le soleil lors de son parcours . Le deuxième monde était « Chichihuacuahco » destinés aux enfants morts, ceux çi se nourrissaient d’un bel et abondant arbre duquel coulaient des gouttes de lait. Ces enfans renaitront à la fin du cinquième soleil pour essayer le monde. En attendant, ils vivent heureux sans peine ni gloire. Le troisième monde était « Tlalocan » la demeure de la Lune, destiné aux morts de maladies épidémies, mais aussi les noyés ou ceux frappés par la foudre. C’est un lieu frais et agréable. Le dernier monde est le plus terrible, appelés « mictlàn » , destiné à ceux qui n’ont pas connu une mort lumineuse de guerrier , ni la mort attendrissante d’un enfant , ni la mort liée à l’eau. C’est un endroit terrible car il est associé au néant , destiné à ceux qui ont eu une vie stérile sans conséquence ni transcendance. Ce monde est décrit comme étant vaste et obscur Le mort devait là passer plusieurs épreuves , traverser un fleuve à fort débit, puis , nu, il devait passer au milieu de deux montagnes qui s’entrechoquaient à intervalles réguliers , ensuite il devait escalader un poteau parsemé de silex aiguisés pour traverser huit cols enneigés et huit plaines ou soufflent un blizzard glacial qui coupe comme un couteau ? Apres toute ces epreuves il reste encore à affronter un immense jaguar qui mangeait le cœur de ses victimes , afin de pouvoir tomber dans « l’Apanviayo » où se trouvait dans les eaux noires le lézard gardien du royaume des morts. A la fin de son long et douloureux voyage , il se présentait devant le dieu des morts Mictlantecutli , qui lui permettra de rejoindre le néant ou il disparaitra définitivement.
c) les grands dieux
La religion aztèque se caractérise par un polythéisme illimité. Les principaux dieux sont :
Huitzilopochtli c'est le jeune Soleil du printemps, le dieu de la guerre ; sa forme animale est l'aigle. Il est souvent représenté sous la forme d'un oiseau-mouche ou d'un guerrier portant armure et un casque à plumes de colibri. Durant le quinzième mois de l'année, de nombreuses cérémonies se déroulent en son honneur : les prisonniers de guerre et les esclaves qui lui sont consacrés étaient plongés dans un ruisseau sacré, puis immolés sur la pierre sacrificatoire du temple principal. Il a besoin d'une nourriture quotidienne, le sang et le cœur des humains. Son grand prêtre est, avec celui du dieu Tlaloc, le chef du clergé aztèque, ;Tezcatlipoca, le Soleil d'été, le mûrisseur des moissons, le dieu de la musique et de la danse. C'est l'ancienne divinité toltèque qui a chassé le prêtre-roi Quetzalcoatl de sa principauté de Tula. Sa forme animale est le jaguar. A l'époque aztèque, Tezcatlipoca est au faîte de la hiérarchie divine. Il est celui qui voit tout, qui sait tout. Il est souvent représenté avec un miroir à ses pieds ;laloc le dieu de la pluie. Ses traits ressemblent curieusement à ceux de Chac, dieu maya de la pluie. Tlaloc avait été la principale divinité des tribus agricoles du Mexique central, jusqu'aux invasions des tribus nomades du Nord. Le syncrétisme aztèque a placé Tlaloc au sommet du panthéon. Son temple est au même niveau que celui d'Huitzilopchtli, sur la grande pyramide de Technotitlan. Quant à son grand prêtre il possède une autorité, un titre et un rang égaux à ceux du grand prêtre du dieu Soleil. Il est fort redouté : il peut aussi bien envoyer la pluie que la sécheresse ou la famine ; c'est la divinité principale des premiers occupants et Quetzalcoatl qui désigne le Serpent à plumes, c’est le dieu de la végétation, la divinité de la terre et de l'eau. Il est souvent associé à Tlaloc. Avec l'émigration des tribus du Nord, le culte de Quetzalcoatl subit des changements fondamentaux : il devient le dieu de Vénus, l'étoile du matin. Son temple était le centre de la vie rituelle à Tula. A l'époque aztèque, il est le chef des prêtres, l'inventeur du calendrier et des livre. Il ne veut pas de vies humaines, mais des serpents, des oiseaux et des papillons.




II]Les rites
1)les raisons
Les sacrifices sont présent dans toute les fêtes et cérémonies publiques. Dédiés aux dieux et aux forces de la nature , ils font l’objet d’une importante mise en scène. Les aztèques pratiquaient le sacrifice , car selon eux , l’existence du monde et sa perpétuation requiert de l’énergie qu’il puise dans une réserve qui tend à s’épuiser , et c’est aux Aztèques , le peuple élu par Huitzilopochtli ( dieu Soleil et de la guerre) , d’entretenir cette réserve. On retrouve d’ailleurs constamment dans ce domaine la prééminence du Soleil , vu comme un prédateur et représenté soit comme un homme avec une langue qui serait un couteau sacrificiel , soit comme un monstre reptilien , ou encore sous forme d’animal comme l’aigle ou le jaguar).
La « nourriture » placée dans cette réserve et permettant au monde de se régénérer est le sang. Le sacrifice a donc pour but de capturer l’énergie vitale de la , ou les , victimes pour la transférer , par le biais de cérémonies , à toute la communauté. Ces sacrifices semblent avoir été acceptés par les futures victimes car le genre de vie qui les attendait dans l'autre monde dépendait de la manière dont ils avaient trépassé ; la mort la plus glorieuse était celle reçue au combat ou lors des sacrifices. Ils devenaient alors compagnons de l'Aigle, du Soleil.
Il ne faut toutefois pas confondre le sacrifice avec la peine de mort , qui existait et qui pouvait être prononcé par les tribunaux. Le condamné était alors lapidé, en cas d’adultère , exécutés par le garrot ou par un coup de gourdin sur la nuque.


2)les victimes
Comme nous l’avons précédemment ,pour le guerrier, l'honneur suprême était d'être tué au combat ou de se porter volontaire pour être sacrifié dans un grand rituel car grâce à une telle mise à mort, qui équivaut à une mort au combat, ils bénéficient d’une vie glorieuse dans l’autre monde. Tous les jours pendant quatre ans, ils aident le soleil dans sa course d’est en ouest. Puis, ils sont métamorphosés en papillons ou en colibris. Au contraire, celui qui ne meurt ni au combat ni dans un sacrifice disparaît dans les ténèbres éternelles.
Cependant les victimes étaient pour la plupart des prisonniers de guerre. Toutefois, ces guerres n ‘étaient pour la plupart pas des guerres de conquêtes, de conflits territoriaux ou des rebellions. C’était une forme de guerre particulière appelée « cochiyaoyotl » en nahuatl , langue des aztèques , ce qui peut se traduire par guerre fleurie ou guerre de jeu.
Cette guerre se déroule de la manière suivante : deux cités , ou alliés militaires , s’affrontent dans le but de capturer des prisonniers . Il ne s’agit pas de batailles rangées , mais ressemble à une multitude de duel. On ne tue pas sur le champ de bataille. L’objectif est de maîtriser son adversaire en l’empoignant par une touffe de cheveux à l’arrière de sa tête. Le perdant est ensuite ligoté et conduit dans la cité du vainqueur pour y être sacrifié.
Le sacrifice a donc une dimension à la fois militaire et religieuse , ce qui explique l’étroite relation entre les prêtres et les guerriers qui se partagent l’autorité.


3)les sacrifices

La forme de sacrifice la plus fréquemment pratiquée étaient l’arrachement du cœur sur la pierre sacrificiel. Le sacrifice suivait un rituel bien précis
Dans un premier temps , une fête était organisé au cours de laquelle les victimes doivent endurer des stimulations extrêmes , telles que des danses interminables , des jeûnes , des tortures… Cela a pour but d’offrir l’énergie vitale de la victime qui participe à l’offrande , ainsi que , associé à la prise de drogues , de rendre les captifs hé hébétés et épuisés pour rendre possible une mise à mort sacrée des plus cruelles et des plus douloureuses .
Puis le sacrifié était conduit sur l’autel, où il était installé sur le dos sur une pierre de sacrifice , et maintenu par quatre officiants , et le prêtre opérait une cardiotomie , en incisant le sacrifié sur les côtés , puis en plongeant la main dans son corps , il sectionne l’aorte et la veine cave pour s’emparer du cœur qu’il place dans un récipient rituel et offert au Soleil , alors que le sang s’écoule au sol. Le corps est jeté au bas des marches du temple. Là, le corps subis une décapitation , la tête est embrochée sur une perche , installé sur un monument prévu à cet effet , et offerte à la communauté. Les quatre membres sont consommés, la cuisse gauche , la part divine , étant réservé au souverain. Toutefois cette consommation de viande humaine était très codifié, et il est interdit au guerrier ayant capturé le sacrifié d’en manger.
Les Aztèques sacrifiaient également les femmes et les enfants en bas âge, mais uniquement de manière ponctuelle : les femmes , qui incarnaient des déesses de la fertilité pouvaient être mise à mort. Les enfants quand à eux étaient immolés une fois par an en l’honneur du dieu de la pluie.
Le sacrifice aztèques était effrayant par sa dimension quantitative , des morts par dizaines voir par centaines pour les célébrations habituelles tout les vingt jours , auxquelles s’ajoute les célébrations exceptionnelles , comme l’inauguration d’un monument ( celui du Grand Temple de Mexico vis l’immolation de 20000 personnes , et durant les quatre jours de festivités qui ont suivi , près de 80000 personnes ont pût être sacrifié).

III)La réaction des espagnols devant cette religion.
1)l’éradication de la religion

Il faut tout d’abord savoir que les espagnols ne connaissaient jusque là , outre le christianisme , que deux autres religions différentes : l’islam et le judaïsme. De ce fait, ils assimilèrent dans un premier temps la religion aztèque à des pratiques provenant de ces deux religions , par exemple les temples aztèques sont appelés des mosquées. Mais rapidement , au vu du culte des idoles , des rites et des sacrifices auxquels les indiens s’adonnaient, ils se rendirent compte qu’ils se trouvaient en face d’une nouvelle religion. La pratique des sacrifices les répulsa lorsqu’ils virent des Indiens mis à mort , et d’autant plus lorsque ce fût des camarades conquistadors capturés qui furent à leur tour sacrifiés. La religion des Aztèques fût tout d’abord perçu comme étant démoniaque , mais Las Casas , l’auteur d’une Tres Breve Relation de la destrucation des Indes (1542) , présente le sacrifice humain comme étant une forme singulière de piété car les Aztèques ,pratiquaient ces sacrifices en sacrifiant la créature la plus précieuse sur Terre , l’Homme , pour permettre au monde de vivre.
C’est ainsi que les Espagnols vont interdirent les sacrifices humains , ce qui bouleversera les fondements même de la civilisation aztèque car cette pratique s’inscrivait dans des pratiques festives et des liturgies collectives fondamentales sur le plan social et politique , et d’un point de vue métaphysique le sacrifice humain garantissait la survie du monde.
Ils eurent également la volnté d’éradiquer le culte des idoles en détruisant les statues et les objets rattachés aux divinités. Mais l’idolâtrie ne se limitait pas au domaine religieux , elle englobait d’autres domaines tels que le domaine des maladies et des guérisseurs. Ainsi les Espagnols purent aisément détruirent temples et idoles , les formes physiques de cette idolâtrie. Ils eurent en revanche bien plus de mal à modifier les croyances liées au culte des idoles dont la population était fortement imprégnée.

2)la résistance indienne

Au début de la domination espagnoles se développèrent des mouvements de résistance , avec pour leaders des chefs indigènes , des « hommes-dieux », qui luttaient contre la conversion et la domination coloniale. Ces mouvements de résistances sont d’autant plus facilement étouffés que les classes dirigeantes indiennes se sont rapidement et massivement convertis au christianisme et ont collaborés avec les occupants. A cette raison s’ajoute l’importante chute démographique. En effet , au moment de la conquête , on compte environ 20 millions d’Indiens , nombre qui passera à 750 000 un siècle plus tard . A partir de la seconde moitié du XVII eme siècle , la croissance démographique reprendra , mais cette nouvelle génération n’aura plus du tout les mêmes liens avec le passé. Donc le recul des traditions et des croyances indiennes ne sont pas que le fruit de la christianisation et des conquêtes espagnoles, mais cela tient également du fait qu’elles ont disparu progressivement des esprits et de leur vie quotidienne.
Ainsi , du fait de la christianisation des classes dirigeantes , le sacrifice humain disparu , car c’était l’aristocratie, la noblesse qui le pratiquait pour raisons religieuses mais également politiques , on sacrifiaient volontiers les dirigeants des populations que l’on souhaitaient écraser.



3) le christianisme et les aztèques.

Les missionnaires eurent la difficulté d’expliquer aux indigènes ce qu’était le christianisme , si différent de leur religion , dans les langues indigènes qu’ils maîtrisaient mal. Ainsi , les Indiens interprétèrent le culte des saints comme la vénération du saint qui passe par l’image , ce qui se rapproche donc du culte des idoles. Le christianisme leur semblait s’inscrire dans la continuité de leurs propres croyances , avec pour seule différence que l’on remplace leurs dieux dieux ou qu’on leur donnent de nouveaux noms. Ainsi les Indiens ont dans un premier temps cannibalisé et indianisé le christianisme.
L’Eglise pour permettre une meilleure conversion, a indianisé les rites et les croyances. Nous pouvons prendre pour exemple le culte de la Vierge de Guadalupe qui a remplacé au même endroit ce qui fût auparavant le culte à une déesse mère. Une chapelle fût édifié en lien et place du temple païen , et les Indiens n’y voient non pas un remplacement mais une sorte de continuité et ils continuèrent donc a y venir en pèlerinage.
Entre le sacrifice chrétien par excellence , celui du Christ , et les sacrifices humains pratiqués par les Indiens , des rapprochement ont existé sur lesquels les deux sociétés se sont appuyés. Ainsi , on peut voir dans certaines représentations du Christ lors de la crucifixion une manière de peindre le sang qui ressemble à celle dont on représentait le sang des sacrifices humains. On retrouve également des statues du Christ dont les plaies laissent apparaître de véritables vertèbres humaines .


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 Sujet du message : Re: mythologie aztèque
Message Publié : 08 Jan 2013 9:56 
Hors-ligne
Thucydide
Thucydide

Inscription : 07 Jan 2013 17:20
Message(s) : 31
Bonjour,
très intéressé par votre article.
Comment réagissez-vous à:
"Les peuples opprimés par les Aztèques ont dénoncé aux Espagnols des faits qui ne peuvent être universellement condamnés que comme ignominieux, mêlant bêtise, lâcheté, sadisme, provocation et cruauté (par exemple, leur immonde déclaration de guerre aux Culheucan rapportées dans Perspectives économiques & stratégiques - La réalité du monde 1992 (de Beaufort & de Zélicourt, Editions Loysel, 468). C'est l'infamie des dirigeants aztèques qui ligua contre eux la haine de tous les peuples du Mexique aux côtés des Espagnols." sur viewtopic.php?f=82&t=33219&p=430633#p430633

Ces violences aztèques "universellement condamnées" sont-elles pour l'essentiel d'ordre rituel, religieux?


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