A la une du Blog de l'histoire
Nous sommes actuellement le 16 Juil 2018 19:36

Le fuseau horaire est UTC+1 heure




Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 54 message(s) ]  Aller vers la page Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
Auteur Message
Message Publié : 14 Mars 2017 18:07 
Hors-ligne
Administrateur
Administrateur

Inscription : 15 Avr 2004 22:26
Message(s) : 15975
Localisation : Alsace, Colmar
Nico69 a écrit :
Dire que la variété française des années 80 est supérieure à celle des années 70 ça me paraît discutable.


Il y a au court des années 70 un drôle de phénomène : s'ils désirent avoir un succès, de nombreux chanteurs français vont reprendre des chansons des hit-parades américains et anglais qu'ils vont transposer en français. Parfois, c'est une simple traduction des paroles, musicalement, le reste est identique. Parfois, c'est une adaptation, dans le sens où les paroles ne veulent plus dire la même chose, et l'ambiance de la chanson est adaptée aux paroles en français, ne reste donc que la mélodie.

Michel Berger sera le premier à s'élever vraiment contre cela et à vouloir proposer des chansons françaises, sur des mélodies originales qui valent les standards américains sans être de pâles copies. En fait, la différence n'est pas tellement sur les textes, que sur la mélodie et les arrangements

_________________
Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable.
Appelez-moi Charlie


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Message Publié : 14 Mars 2017 18:11 
Hors-ligne
Pierre de L'Estoile
Pierre de L'Estoile

Inscription : 14 Avr 2005 10:11
Message(s) : 2261
Citer :
Quand elle a rencontré Michel Berger, France Gall envisageait sérieusement de quitter la chanson tant elle ne trouvait aucun créateur et en avait marre de la variétoche ringardoche... :mrgreen:
Faut dire que des textes de Gainsbourg... Même si ce qu'on lui a proposé au début des années 70 n'était pas manifestement bien terrible en effet.

Et puis attention de ne pas dénigrer une période pour cause de discussion PH : Françoise hardy y sort deux de ses plus beaux albums, Christophe, Dutronc, William Sheller décolle en 75 et en continu pour 20 par contre il avait composé Lux Aeterna en 1970 (une messe de mariage) qui avait été un four avant un sample génial de Deltron 3030...

Enfin Jean-Luc Lahaye avait à cette époque l'âge de ses conquêtes d’aujourd’hui et Juvet commence deux ans avant Souchon.

Après on peut jouer au jeu des goûts et des couleurs mais ce n'est plus de l'histoire.

Autrement dit attention à ne pas comparer les météores d'une époque avec les véritables artistes qui, eux, dureront bien souvent plus longtemps.

_________________
« Étudiez comme si vous deviez vivre toujours ; vivez comme si vous deviez mourir demain. » Isidore de Séville


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Message Publié : 14 Mars 2017 18:55 
Hors-ligne
Modérateur
Modérateur
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 10 Fév 2009 0:12
Message(s) : 6683
Isidore a écrit :
Et puis attention de ne pas dénigrer une période pour cause de discussion PH : Françoise hardy y sort deux de ses plus beaux albums, Christophe, Dutronc, [...]
Autrement dit attention à ne pas comparer les météores d'une époque avec les véritables artistes qui, eux, dureront bien souvent plus longtemps.

Vous avez raison, j'ai jeté pour une part le bébé avec l'eau du bain.

Mais il faut se souvenir du battage médiatique de l'époque, des "tops 50" radio et des émissions télévisées qui ne mettaient en avant que la variété "pure et dure", si j'ose dire. Dans ce contexte les véritables artistes (C'est le cas de Françoise Hardy) avaient le plus grand mal à se faire entendre.

_________________
Si l'avenir est multiple, le passé est unique. Malgré cela, la réalité historique est parfois difficile à découvrir.


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Message Publié : 14 Mars 2017 20:27 
Hors-ligne
Pierre de L'Estoile
Pierre de L'Estoile
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 22 Sep 2005 18:53
Message(s) : 2000
Bonjour

Narduccio a écrit :
Il y a au court des années 70 un drôle de phénomène : s'ils désirent avoir un succès, de nombreux chanteurs français vont reprendre des chansons des hit-parades américains et anglais qu'ils vont transposer en français. Parfois, c'est une simple traduction des paroles,


Heu ?? c'est pas plutôt dans les années 60 que commence ce phénomène et avec l'époque des "yéyés" dont Claude François fait partie.

Je pense à la chanson "si j'avais un marteau" par exemple.

Mais il est vrai que ça continue par après. J'ai trouvé quelques perles ( et même pour les années 80 que je ne connaissait pas)

Bonne écoute

--> http://yulbaba.com/jai-vu-jai-lu/quand- ... axons.html

Sur, concernant les chansons de Claude François et pour un amateur, comme moi, de Hard Rock (AC/DC), de New Wave (The Cure, Depeche Mode, U2, Simple Mind, XTC, ....) de Reggae (Bob Marley) et autre pop (The Police, Dire Strait, Queen, ....) écouter (ou même) danser sur du Claude François c'eût été "la honte" :P :P

Bien à tous.

_________________
Hugues de Hador.
Au service des Mongols de la "Horde d'Or" entre 1350 et 1360.


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Message Publié : 14 Mars 2017 22:54 
Hors-ligne
Administrateur
Administrateur

Inscription : 15 Avr 2004 22:26
Message(s) : 15975
Localisation : Alsace, Colmar
Hugues de Hador a écrit :
Narduccio a écrit :
Il y a au court des années 70 un drôle de phénomène : s'ils désirent avoir un succès, de nombreux chanteurs français vont reprendre des chansons des hit-parades américains et anglais qu'ils vont transposer en français. Parfois, c'est une simple traduction des paroles,


Heu ?? c'est pas plutôt dans les années 60 que commence ce phénomène et avec l'époque des "yéyés" dont Claude François fait partie.


Fin des années 60, début des années 70, c'est assez massif comme phénomène. Certains chanteurs s'en font une spécialité

_________________
Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable.
Appelez-moi Charlie


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Message Publié : 15 Mars 2017 0:02 
Hors-ligne
Modérateur
Modérateur
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 10 Fév 2009 0:12
Message(s) : 6683
Hugues de Hador a écrit :
Mais il est vrai que ça continue par après. J'ai trouvé quelques perles ( et même pour les années 80 que je ne connaissait pas)

Bonne écoute

--> http://yulbaba.com/jai-vu-jai-lu/quand- ... axons.html

Mention spéciale à Ringo (oui, celui de Sheila et Ringo) pour "dites-moi qui est ce grand corbeau noir" sur la mélodie de "Video killed the radio star." :mrgreen:

Rien à redire sur les paroles, c'était le niveau. Sorti en 79, ce qui placerait plus tard que je ne pensais l'extinction de cette génération, mais il ne lui restait pas longtemps à sévir.

Dans une interview réalisée il y a quelques années - installé à Marbella, où il dirigeait son restaurant - je l'ai entendu se marrer franchement, sans égards pour son ex-épouse, sur son mariage médiatique avec Sheila : "C'était une énorme foutaise, entièrement fabriquée pour des raisons commerciales." Pour sortir des chefs d'oeuvre comme "laisse les gondoles à Venise", ça me semble pourtant une riche idée créative. :mrgreen:

Au final, il tirait le même constat que Patrick Juvet - tiens, encore un grand nom : on a gagné plein de fric et on s'est bien marrés. :rool:

_________________
Si l'avenir est multiple, le passé est unique. Malgré cela, la réalité historique est parfois difficile à découvrir.


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Message Publié : 15 Mars 2017 7:08 
Hors-ligne
Jean Mabillon
Jean Mabillon

Inscription : 10 Fév 2014 7:38
Message(s) : 2665
Localisation : Versailles
Comme je ne suis pas certain que tout le monde ait pris le temps de lire l'article que je signalais ab initio, je crois utile d'en donner quelques extraits qui rappellent ce qu'était l'état d'esprit des rédacteurs et lecteurs de Liberation en 1978 - sans oublier de citer Deleuze.

"Le 11 mars 1978, il y a trente-neuf ans, Claude François mourrait électrocuté, à 39 ans, et Libération titrait : «A volté». Un registre grinçant qui montrait l’importance que la rédaction et ses lecteurs, dont l’auteur de ces lignes, accordaient au chanteur populaire."

"Libération, Claude François ; Claude François, Libération, on peut le prendre dans un sens ou dans l’autre, ça ne fonctionne pas. Le journal aimait les sports populaires et les chanteurs engagés, mais pas les chanteurs populaires. Lui aimait les journaux dégagés de toute préoccupation politique comme Podium qu’il avait racheté pour parler de lui-même est de la génération des chanteurs yé-yé. Et puis, on a découvert à la page 7 de la Chanson exactement. L’art difficile de Claude François, le livre que le philosophe Philippe Chevallier consacre à Cloclo l’exergue suivant : «"L’idole des moins de 10 ans", Libération, journal d’opinion». Il y avait là comme un vieux compte à régler."

"Je suis saturé de la pop philo, cette philosophie qui consiste à se pencher avec une certaine condescendance sur les arts mineurs, sur les arts populaires qui débouche bien souvent sur l’éloge de la médiocrité. Avec Claude François s’accomplit dans la culture francophone, ce que j’appelle «la forme moyenne». Moyen est évidemment proche de médiocre en français, mais Aristote l’a fait remarquer : le moyen terme, le meson en grec, n’est pas seulement un milieu, il est aussi un sommet. "

"C’est très exactement l’inverse de ce que l’on croit. Ce qu’on peut leur reprocher c’est d’être trop sérieuses. C’est d’ailleurs ce que reprochera Gilles Deleuze à une certaine chanson populaire. Les chansons de Claude François sont aussi sérieuses que nos vies."

"Claude François, chanteur de gauche ?
Non, évidemment non. Ce serait ridicule. Il n’a jamais joué la carte du chanteur engagé. En revanche, à sa manière, «he was black, he was proud», il s’engageait."


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Message Publié : 15 Mars 2017 9:30 
Hors-ligne
Pierre de L'Estoile
Pierre de L'Estoile

Inscription : 14 Avr 2005 10:11
Message(s) : 2261
Narduccio a écrit :
Fin des années 60, début des années 70, c'est assez massif comme phénomène. Certains chanteurs s'en font une spécialité


Dés la fin des années 50 : Dalida ou bien (déjàà) Richard Anthony... et le début des années 60 sera bien riche.
mais c'est aussi une période où même aux US tout le monde reprend tout le monde : Dionne Warwick reprend Dusty Springfield et elle sera suivie par Aretha Franklin... ("The son of the preacher man").

Mais on reprend aussi du Toto Cutugno... Et Elvis du Bécaud ou du Fugain aussi.

Enfin la France Gall des années 60 fut (et reste) une star au japon avec François Hardy ou Polnareff. Elles furent des références pour le style Shibuya (Pizzicato Five entre autres) dans les années 90.

_________________
« Étudiez comme si vous deviez vivre toujours ; vivez comme si vous deviez mourir demain. » Isidore de Séville


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Message Publié : 15 Mars 2017 10:09 
Hors-ligne
Administrateur
Administrateur

Inscription : 15 Avr 2004 22:26
Message(s) : 15975
Localisation : Alsace, Colmar
Jerôme a écrit :
Comme je ne suis pas certain que tout le monde ait pris le temps de lire l'article que je signalais ab initio, je crois utile d'en donner quelques extraits qui rappellent ce qu'était l'état d'esprit des rédacteurs et lecteurs de Liberation en 1978 - sans oublier de citer Deleuze.

"Le 11 mars 1978, il y a trente-neuf ans, Claude François mourrait électrocuté, à 39 ans, et Libération titrait : «A volté». Un registre grinçant qui montrait l’importance que la rédaction et ses lecteurs, dont l’auteur de ces lignes, accordaient au chanteur populaire."

"Libération, Claude François ; Claude François, Libération, on peut le prendre dans un sens ou dans l’autre, ça ne fonctionne pas. Le journal aimait les sports populaires et les chanteurs engagés, mais pas les chanteurs populaires. Lui aimait les journaux dégagés de toute préoccupation politique comme Podium qu’il avait racheté pour parler de lui-même est de la génération des chanteurs yé-yé. Et puis, on a découvert à la page 7 de la Chanson exactement. L’art difficile de Claude François, le livre que le philosophe Philippe Chevallier consacre à Cloclo l’exergue suivant : «"L’idole des moins de 10 ans", Libération, journal d’opinion». Il y avait là comme un vieux compte à régler."

"Je suis saturé de la pop philo, cette philosophie qui consiste à se pencher avec une certaine condescendance sur les arts mineurs, sur les arts populaires qui débouche bien souvent sur l’éloge de la médiocrité. Avec Claude François s’accomplit dans la culture francophone, ce que j’appelle «la forme moyenne». Moyen est évidemment proche de médiocre en français, mais Aristote l’a fait remarquer : le moyen terme, le meson en grec, n’est pas seulement un milieu, il est aussi un sommet. "

"C’est très exactement l’inverse de ce que l’on croit. Ce qu’on peut leur reprocher c’est d’être trop sérieuses. C’est d’ailleurs ce que reprochera Gilles Deleuze à une certaine chanson populaire. Les chansons de Claude François sont aussi sérieuses que nos vies."

"Claude François, chanteur de gauche ?
Non, évidemment non. Ce serait ridicule. Il n’a jamais joué la carte du chanteur engagé. En revanche, à sa manière, «he was black, he was proud», il s’engageait."


J'ai déjà lu tout cela. Libé fait son mea-culpa, et c'est très bien. Mais, là-dessus vous généralisez, à toute la gauche et vous postez un message éminemment politique. Qui comme, 99% des messages politiques est plutôt faux. Ayant vécu cette époque, et plutôt du coté populaire, je vous signale que le mépris envers le peuple était assez généralisé au niveau des intellectuels et des classes supérieures. On faisait semblant de s'y intéresser, mais c'était au mieux considéré comme une sous-culture. Ce mépris touchait même une partie de la profession, comme on voit cet échange entre Gainsbourg et Béart : http://www.ina.fr/video/I05057091/



Ce mépris envers le populaire on le retrouve aussi bien à droite qu'à gauche. En fait, si on prend les textes, il est vrai que les textes des plus grandes chansons semblent simples, certains pensent simplistes. Prenez les premiers vers de "La vie par procuration de Jean-Jacques Goldman :
Citer :
Elle met du vieux pain sur son balcon
Pour attirer les moineaux les pigeons

Elle vit sa vie par procuration
Devant son poste de télévision


Ce sont des mots simples, et pourtant, ils posent une ambiance. On voit des images dans sa tête et on sait de quoi il va parler. Et les 2 premiers vers, ceux que j'ai mis en gras, reviennent comme une espèce de refrain tout le long de la chanson. Ce n'est pas de la grande littérature et pourtant, çà raconte une vie
Et c'est un jeune homme d'une trentaine d'années qui raconte cela simplement. Écrire des chansons n'est pas un art mineur, il y a du travail là-dessous. Mais, il ne faut pas que l'on voit le travail, enfin pas tout, car il y a une sacrée part d’esbroufe. Quand on voit des guitaristes qui l'air inspiré se lancent dans un superbe solo ... Seulement, le gars qui fait 2 concerts se rend parfois compte que c'est tellement improvisés que le solo se reproduit de soirs en soirs à la note près ... On masque le travail de créer un superbe solo par l'illusion d'une inspiration provenant de l'intensité du moment (ce qui permet de remercier l'assistance car grâce à sa ferveur particulière de ce soir-là elle a permis de créer ce moment spécial ...)

Effectivement, à certains moments, mais je rassure Pierma, cela continue encore, il y a des gens qui profitent d'un effet de mode pour faire n'importe quoi et gagner de l'argent. cela permet de s'amuser et de se faire un max de fric, comme le signale Ringo. Mais, dans la masse, il y a aussi ceux qui font du travail d'artiste, puis il y a les stakhanovistes, ceux qui "pondent" du tube à tire-larigot, écrivant parfois pour toute une maison de disque et sautant d'un style à l'autre.

20, 30 ans après, qu'est-ce qu'il en reste ? Dans les grandes années du disco, il devait sortir environ 10 titres par semaines. Aujourd'hui, les meilleures compilations peinent à recueillir plus de 20 titres. Idem, pour le punk. Idem pour la plupart des courants musicaux. Les compils des années 80, idem : un peu de très bon, pas mal de bon ... et puis un tas de morceaux dont on se demande comment on fait fait pour les trouver admirables ... Enfin, assez admirables pour faire l'effort d'aller les acheter chez le disquaire

_________________
Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable.
Appelez-moi Charlie


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Message Publié : 15 Mars 2017 13:04 
Hors-ligne
Administrateur
Administrateur

Inscription : 15 Avr 2004 22:26
Message(s) : 15975
Localisation : Alsace, Colmar
Isidore a écrit :
Narduccio a écrit :
Fin des années 60, début des années 70, c'est assez massif comme phénomène. Certains chanteurs s'en font une spécialité


Dés la fin des années 50 : Dalida ou bien (déjàà) Richard Anthony... et le début des années 60 sera bien riche.
mais c'est aussi une période où même aux US tout le monde reprend tout le monde : Dionne Warwick reprend Dusty Springfield et elle sera suivie par Aretha Franklin... ("The son of the preacher man").

Mais on reprend aussi du Toto Cutugno... Et Elvis du Bécaud ou du Fugain aussi.

Enfin la France Gall des années 60 fut (et reste) une star au japon avec François Hardy ou Polnareff. Elles furent des références pour le style Shibuya (Pizzicato Five entre autres) dans les années 90.


Par exemple :

_________________
Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable.
Appelez-moi Charlie


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Message Publié : 15 Mars 2017 14:13 
Hors-ligne
Eginhard
Eginhard

Inscription : 18 Avr 2015 15:58
Message(s) : 767
Localisation : Kaamelott
Jerôme a écrit :
Quant aux jeunes bourgeois ils préféraient les surprises parties aux soirées militantes contre la guerre du viet nam ! c'est bien décrit dans les "gendarmes de Saint Tropez".

Lire ceci me laisse encore sur le c... !
Ce brassage de grand flou.... "jeunes bourgeois" : c'est à dire ?
Depuis quand "Le gendarme de St...." est une analyse sociologique du moment qui vaille caution ?
Il existe aussi des jeunes dont les parents sont de sensibilité de droite à être contre la guerre du Vietnam et il existe aussi chez ces parents "vieux bourge" -j'imagine- certains à trouver que le conflit cité demande réflexion.
On peut avoir une sensibilité de "gauche" ou de "droite" et aimer réfléchir.

Citer :
Si je prends l'exemple de ma propre famille, nettement à droite et intellectuelle, il était clair que la musique populaire était tenue pour éminemment respectable...

Si j'analyse comme vous, le "nettement à droite" me fait un peu peur quant à "intellectuelle", ceci n'engage à rien de l'écrire. C'est un peu comme si j'avançais comme argument : "Chez moi, la sensibilité était au centre mais intellectuellement, on atomisait tous les plafonds !"... :rool:

Ce n'était pas la génération des parents qui achetait les 45 T. Ceci commençait déjà à l'âge de l'argent de poche "suffisant" donc la 4ème/3ème. A cet âge, il y avait un choix complété d'ailleurs par un choix de vêtements :

- Les mouvements de mode expliqués aux parents - H. Olbak/A. Soral/A. Pasche - Laffont - 1984

Pour "intellectuel de gauche" correspond un dessin (j'y reviendrai) et un petit résumé.

[Révolutionnaire marxiste (tendance althussérienne) ; fils de bonne famille (protestante ; universitaire de haut niveau (recherche en sociologie) ; père dans les affaires ("vieux c. réac.") ; peu porté sur les arts (c'est bourgeois) ; l'intellectuel de gauche déteste le rock. S'il lui arrive parfois d'écouter du middle jazz, de relire André Breton ou de boire un peu d'alcool, il ne se drogue jamais, fréquente peu les femmes et dispose de peu d'amis hormis ses interlocuteurs ou ses compagnons de combat.]
Détail de l'image :
[1) mèche rebelle sur le front. Au-dessus des contingences : ne se coiffe jamais. 2) Lunettes fines à l'ancienne, cerclées acier ou or, de forme ovale (l'intellectuel de gauche gai préfère les rondes). La forme rectangulaire apportera un petit "plus" de sérieux. 3) Visage tendu et lèvres minces. 4) - le "V" pacifique, geste préliminaire à toute communication oratoire. 5) Longue écharpe en coton blanc. Sert de refuge les jours de "flip" et de réchauffe les jours de froid. 6) Veste de charbonnier en coton noir très épais ou veste d'architecte en velours aux fines côtes. 7) Vieille chemise de cadre supérieur en coton élimé (provenance paternelle), portée sans cravate. 8) Sac artisanal français (Rouergue) contenant : l'indispensable cahier de brouillon Gibert, Le Monde, 1/2 douzaine de pétitions à faire signer, un vieux Nicos Poulantzas des éditions Maspero. 9) Pantalon de costume dépareillé de flanelle grise (provenance paternelle). 10) Ourlet défait. Au-dessus des contingences : ne coud jamais. 11) Vieux souliers anglais datant de l'entrée à la rue d'Ulm (cadeau paternel). Au-dessus des contingences : ne cire jamais. 12) Au-dessus des contingences : ne lace jamais.]

J'ai donc souvenir que la "société" se divisait en deux loin des contingences politiques : les minet(tes), leur look, leur choix musicaux et les "babas" idem, cependant pour être "baba" il fallait des parents à l'aise (la soie indienne, l'encens, la pâte d'ambre et autres produits odoriférants : c'était pas donné ! Pas plus que le Lewis 501, la "gratte", les inégalables sandales de capucins, la "clope" -tabac blond, roulé- et tout le toutim).
Il y avait aussi une notion d'âge : on était minet au collège (col pelle à tarte, jean extra moulé etc.). Après venait le lycée et là, on "pensait" et la langue la plus employée pour chanter était l'anglais avec retour aux sources (Simon & Garfunkel, Joan Baez etc.).

Cloclo faisait partie des chanteurs "à minettes". Comme beaucoup d'autres... Pas Delpech. Et Maxou (Le forestier) des chanteurs pour filles "babas". Il passait pour un chanteur "de gauche" : ce que nous retenions était le pékin avec sa gratte susurrant que "ce soir à la lune, nous irons ma Brune cueillir etc." ; il y avait aussi "Parachutiste" : c'était le top de la rébellion. Ceci était pour les ados de 75.

Les Berger, Goldman et autres Cabrel sont arrivés après 1981. Avant JJG avait tant bien que mal essayé de pointer : rien !

Pierma a écrit :
Mais il faut se souvenir du battage médiatique de l'époque, des "tops 50" radio et des émissions télévisées qui ne mettaient en avant que la variété "pure et dure", si j'ose dire. Dans ce contexte les véritables artistes (C'est le cas de Françoise Hardy) avaient le plus grand mal à se faire entendre.

Vous voyez ceci maintenant mais à l'époque ce n'était pas analysé ainsi. Ecouter le Top faisait que vous étiez "intéressé" par la musique et c'était déjà bien. Les émissions TV : nada ! Classe le lendemain. Hardy "véritable artiste", même elle se marrerait de le lire. Faut pas pousser tout de même : un tabac chez une "vieille" Mireille et puis .... Les meilleurs chansons sont des reprises de Gainsbourg (j'ai le double CD) ou une ou deux de Berger, susurrées.

Pas grand chose de "français" à se mettre sous la dent. Les meilleurs paroliers sont chantés par Dutronc ou Clerc, parfois on remontait à Moustaki et sa "liberté"... mais dans l'ensemble...
Je songe à la chanson de C. François : "comme d'habitude" qui je crois avait cette particularité de ne pas "rimer". OK, d'accord. Maintenant en reprenant les paroles de Paul Anka, ceci avait tout de même une autre dimension idem pour "Les moulins de mon coeur" de Legrand, chanté en anglais, c'était autre chose... Je pense que nous étions fatigués du français projeté dans certaines chansons, sans les classer en "pop ulaires" ou non. Tout semblait ringard et même Ferré dans ses délires à la mort de sa guenon.

Citer :
Au passage, la disparition presque intégrale de cette génération a coïncidé avec celle de leurs faire-valoir télévisés (les Carpentier, Guy Lux...) au profit par exemple de Michel Drucker, plus ouvert aux nouveaux talents.

Je ne vais pas me montrer aussi "réac.". Les Carpentier avaient du bon et ils ont ouvert justement la voie à Drucker. Demandez de nos jours à un jeune ce que Drucker veut dire... C'est d'ailleurs le premier à avoir son verbe "druckériser" et ce n'est pas un compliment. Quant à Bedos comme caution, il y aurait beaucoup à dire sur la fin de parcours...

De nos jours, une nouvelle génération reprend les "tubes" de JJG ou autres : est-ce là encore une caution ? Ou plutôt une facilité pour des jeunes sortis d'émissions, classés N°1 mais sans répertoire et manifestement pas d'anciens à vouloir les abonder en chansons. Ils sont donc dans l'impasse et on reprend les mêmes tubes et ceci fonctionne, sur quel style d'auditeurs ? Il faut du facile, pas trop de vocabulaire (en ceci les comptines de Grégoire sont "in") parce-qu'il faut s'adapter au nombre moyen de mots compris. C'est dire !
Je lisais, il y a peu que la chanson de JJG "né en 17 à Leidenstadt" était une chanson contre le nazisme : celui qui l'a écoutée a dû rater un épisode...

Que cherche-t-on dans une chanson ? Il faut croire qu'au-delà du politique -dans lequel le chanteur faisant ce sujet ne s'inscrivait pas- il a réussi à plaire, aussi bien à gauche qu'à droite. Je ne parle pas des microcosmes.
J'évoque les gens simples (ce n'est pas péjoratif) qui voulaient de la musique "gaie" après le boulot et c'était tout. Et des gens ainsi, il y en avait... beaucoup.
Etaient-ils idiots ? Alors il faut croire qu'il existait beaucoup d'idiots dans toutes les tranches vu le nombre d'albums vendus. Ces "idiots" se trouvant autant à gauche qu'à droite.
En poussant plus loin, on pourrait dire que la pauvreté d'un texte n'est l'apanage d'aucune sensibilité politique. Cependant il semble que l'on savait faire une différence : avec CF c'était un tout, il y avait une sorte de show, si l'on voulait du "lourd" c'était en général à écouter seul.

Citer :
Quand elle a rencontré Michel Berger, France Gall envisageait sérieusement de quitter la chanson tant elle ne trouvait aucun créateur et en avait marre de la variétoche ringardoche...

Pour avoir eu les oreilles rincées lors de son retour, il semble que là n'ait pas été la raison de son éloignement. Personne ne voulait écrire pour elle. Elle ne correspondant plus à ce que l'on attendait d'une chanteuse. Tiens, elle aussi a eu sa période "très cloclo" comme quoi... De cloclo à Berger...
Cette propension très "gauche/prolo" consistant à finir les mots en "oche" ou en "oc" : plastoc etc. là encore, qu'y voir ?
La "droite" a toujours été considérée comme "ringarde" dans ses valeurs, la "gauche" n'est jamais "ringarde" mais parfois "vulgaire" et c'est dommage car la généralisation ou l'amalgame est vite fait : gauche = pauvre = pauvre en vocabulaire = pauvre en culture = vulgarité pour noyer le poisson etc.
On croyait avoir fait le tour avec cloclo, avoir sans doute atteint le fond : il semble que non et qu'indirectement il ait fait des adeptes, dans un autre style... La "gauche" ni rouge (ceci n'a plus lieu d'être) ni rose (idem) la gauche "minium" : ceci cache la rouille, mais bon il ne faut pas trop gratter et pour l'avenir ne pas s'attendre à ce que ce soit repeint : pas les moyens...
..

_________________
"L'histoire remplit le vide du présent et se transforme elle-même en espérance !"


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Message Publié : 15 Mars 2017 14:50 
Hors-ligne
Administrateur
Administrateur

Inscription : 15 Avr 2004 22:26
Message(s) : 15975
Localisation : Alsace, Colmar
ezio-auditore a écrit :
Je lisais, il y a peu que la chanson de JJG "né en 17 à Leidenstadt" était une chanson contre le nazisme : celui qui l'a écoutée a dû rater un épisode...


Si vous pensez que ce n'est pas une chanson contre le nazisme, c'est vous qui avez loupé un épisode, et un sacré ... Cette chanson demande de se mettre à la place de l'autre, pour comprendre son état d'esprit, si vous faites cet effort, jamais vous ne serez un nazi, et jamais vous ne vous embrigaderez pour un tas de mouvements en -isme, comme extrémisme ou terrorisme ... Quand on comprend l'autre, on ne peut pas vouloir le détruire. Pour détruire quelqu'un, la première condition est de le déshumaniser. Quand on fait l'effort de comprendre quelqu'un, pas de l'excuser, mais de le comprendre, on l'incorpore à notre humanité et il est donc impossible de le détruire. Donc, je "juif" Jean-Jacques Goldman, comprend que si on est né en 17 à Leibenstadt, on puisse devenir nationaliste ou nazi, mais si ce jeune "né en 17 à Leidenstadt avait fait l'effort de réfléchir et de comprendre l'autre, alors le nazisme n'aurait pas existé. Et le message, pour les jeunes qui écoutaient cette chanson en 1990, était simple : soyez plus intelligents que celui qui est né en 17 à Leidenstadt et qui a été nazi ...

Pour bien comprendre cette chanson, il faut avoir à l'esprit que celui qui la écrite a une famille d'origine juive-polonaise avec une mère allemande. Que Carole Fredericks qui chante l'un des couplets a souffert de la ségrégation raciale encore effective lors de son enfance aux USA et que le 3ème larron Mickael Jones est gallois. Dernier point Leidenstadt n'existe pas, mais ceux qui parlent allemands comprennent qu'en fait cela veut dire "ville des souffrances"

_________________
Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable.
Appelez-moi Charlie


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Message Publié : 15 Mars 2017 15:35 
Hors-ligne
Modérateur
Modérateur
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 10 Fév 2009 0:12
Message(s) : 6683
Narduccio a écrit :
ezio-auditore a écrit :
Je lisais, il y a peu que la chanson de JJG "né en 17 à Leidenstadt" était une chanson contre le nazisme : celui qui l'a écoutée a dû rater un épisode...


Si vous pensez que ce n'est pas une chanson contre le nazisme, c'est vous qui avez loupé un épisode, et un sacré ...

+1
Goldman se demande quelle aurait été son attitude, en se mettant à la place d'un jeune Allemand qui grandit dans l'ambiance allemande après la grande guerre, "chargé d'humiliation, de haine, et de souffrances / bercé de rêves de revanche" aurait-il comme les autres suivi le troupeau nazi ou bien "aurais-je été de ces improbables consciences / larmes au milieu d'un torrent ?"

_________________
Si l'avenir est multiple, le passé est unique. Malgré cela, la réalité historique est parfois difficile à découvrir.


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Message Publié : 15 Mars 2017 19:15 
Hors-ligne
Pierre de L'Estoile
Pierre de L'Estoile
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 22 Sep 2005 18:53
Message(s) : 2000
ezio-auditore a écrit :
Cloclo faisait partie des chanteurs "à minettes". Comme beaucoup d'autres... Pas Delpech. Et Maxou (Le forestier) des chanteurs pour filles "babas". Il passait pour un chanteur "de gauche" : ce que nous retenions était le pékin avec sa gratte susurrant que "ce soir à la lune, nous irons ma Brune cueillir etc." ; il y avait aussi "Parachutiste" : c'était le top de la rébellion. Ceci était pour les ados de 75.

Les Berger, Goldman et autres Cabrel sont arrivés après 1981. Avant JJG avait tant bien que mal essayé de pointer : rien !


..


Ha bon ??????

Pour Maxime, dommage que vous ne retenez que ces deux titre là.
Berger fait déjà partie des "yéyés" des années 60 et pour les années 70, c'est Starmania
Cabrel sort son premier 33t en 1977 Il contient les chansons Petite Marie et Les Murs de poussière (déjà très prometteur)
Souchon en 1974 avec J'ai dix ans (premier album studio) -> Si tu m'crois pas hé / T'ar ta gueule à la récré.
Yves Simon en 1973 Au pays des merveilles de Juliette et en 1974 le titre "J'ai rêvé New York!" (que j'aime particulièrement)

Quand il pleut des cordes:
Roule en Ford!
Si tu veux faire mac:
Roule en Cadillac!
Si tu veux faire chic:
Roule en Buick!
Si tu Rockfeller:
Roule en Chrysler!
J'ai rêvé New York!
J'ai rêvé New York!
J'ai rêvé New York!
New York City sur Huston!
J'ai rêvé New York!
J'ai rêvé New York!
J'ai rêvé New York!
New York City sur Huston!


Philippe Chatel et Jean Michel Caradec (dont les carrières seront malheureusement interrompues)

Portsall - J-M Caradec :

Je suis un pêcheur de Portsall
Et mes poissons se font la malle
Je suis un pêcheur de Portsall
Et mes oiseaux crèvent tous sales
Ils ont du goudron sur les plumes
Pourtant ils trichent pas au poker
Y'a des fois des coups de pied au cul
Qu'on donne, qui sont des coups dans l'air


Michel Jonasz :

On allait au bord de la mer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
On regardait les autres gens
Comme ils dépensaient leur argent
Nous il fallait faire attention
Quand on avait payé le prix d'une location
Il ne nous restait pas grand-chose


William Sheller :

J'ai en-core per-du ton a-mour tu sais
J'peux pas m'souv'-nir de ce que j'en ai fait
Je l'ai pour-tant ran-gé comme il fal-lait
C'est pas croy-a-ble comme tout dis-pa-raît


Dans les chansons de Véronique Sanson , Claude Nougaro, Julien Clerc, Michel Polnareff : il y a aussi de très beaux textes


Et la liste est loin d'être exhaustive !!!

_________________
Hugues de Hador.
Au service des Mongols de la "Horde d'Or" entre 1350 et 1360.


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Message Publié : 15 Mars 2017 19:29 
Hors-ligne
Administrateur
Administrateur

Inscription : 15 Avr 2004 22:26
Message(s) : 15975
Localisation : Alsace, Colmar
Et l'Ode à Émile d'Ange :
A force de frapper l'enclume
De regarder passer les lunes
Tu sais parler de nos aïeux
Comme s'ils n'avaient jamais été vieux

La cheminée s'étonne encore
La charrue ne s'essouffle plus
Tu ressemble à ces chercheurs d'or
Qui auraient un secret de plus

Ta bouche est sucrée de légendes
Que l'on déguste comme un festin
Un festin qui n'est pas à vendre
Mais qui donne comme un matin

Et quand l'hiver trompe l'automne
Se prenant pour le printemps
Tu nous parle d'une anémone
Poussée au cœur de tes vingt ans

Puisse cette ôde rester à Émile
Au plus vieux maréchal ferrand
Puisse cette ôde rester à Émile
Au petit Vieux de tous les temps

Quand la machine ne tourne plus
Que l'heure du glas approche
On se chante un tout petit vin
On se boit un dernier refrain

Et puis tranquille
On peut partir torcher le cul
Au firmament.


Un texte très poétique, où des jeunots montrent qu'ils comprennent bien l'âme du vieux maréchal-ferrand

_________________
Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable.
Appelez-moi Charlie


Haut
 Profil  
Répondre en citant  
Afficher les messages publiés depuis :  Trier par  
Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 54 message(s) ]  Aller vers la page Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Le fuseau horaire est UTC+1 heure


Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité


Vous ne pouvez pas publier de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas insérer de pièces jointes dans ce forum

Recherche de :
Aller vers :  





Propulsé par phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction et support en françaisHébergement phpBB