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Message Publié : 14 Mars 2017 13:57 
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Pierre de L'Estoile
Pierre de L'Estoile

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Libération publie une interview d'un historien de la chanson qui replace dans leur contexte historique les oeuvres de Claude François. : Un chanteur extrêmement populaire - et pourtant , malgré cela ou à cause de cela, détesté par la gauche intellectuelle.

C'est à lire ici :

http://next.liberation.fr/musique/2017/ ... es_1554725


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Message Publié : 14 Mars 2017 14:26 
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Jerôme a écrit :
malgré cela ou à cause de cela, détesté par la gauche intellectuelle.


Et la droite intellectuelle ? Ce ne serait pas plus juste de dire que pratiquement tous les intellectuels furent à certains moments en opposition avec ce qui était populaire ? Même si ce n'est pas politiquement correct de la dire ? Parce qu'en fait, ce sont tous les intellectuels qui n'écoutaient pas Claude François ... Puisqu'il était trop populaire à leurs yeux et que pour eux, le populaire c’était la facilité. Mais, comme a dit Dutronc père à son fils : "Si tu crois que c'est facile, essaye d'écrire un texte pour une chanson..."

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Message Publié : 14 Mars 2017 14:33 
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Pierre de L'Estoile
Pierre de L'Estoile

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Si je prends l'exemple de ma propre famille, nettement à droite et intellectuelle, il était clair que la musique populaire était tenue pour éminemment respectable. Certes elle n'était pas mise au niveau de la musique classique mais les goûts populaires n'étaient pas méprisés en eux-mêmes. Je parle là des années 1960/1970. C'était peut-être différent avant la guerre. Je pense que la hargne de la gauche intellectuelle contre Claude François ou contre Delon ou Belmondo est révélatrice d'un mal être plus profond qui mérite d'être analysé en détail. Le mépris pour le football était aussi un phénomène intéressant.

L'intérêt de l'article de Libération est qu'il ne blâme pas la droite comme le fait un peu vite Narduccio mais peut-être pense -t-il à la droite alsacienne uniquement?


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Message Publié : 14 Mars 2017 14:49 
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Trouvez-moi un philosophe de droite de l'époque qui aurait oser dire, à l'époque, qu'il adorait Claude François ... Brassens ou Brel, oui, on pouvait le dire. Le populaire Cloclo ... Une certaine droite intellectuelle n'appréciait pas plus les artistes trop populaires ... Mais, il fallait bien distraire le petit peuple avec des spectacles à sa portée...

Il ne faut pas politiser ce qui ne devrait pas l'être. De tout temps, il y a eu des élitistes pour ne pas aimer le populaire, même si parfois ils font semblant, et cela dépasse largement la rupture droite-gauche. J'ai vécu, adolescent, les années 60-70, et pourtant, j'ai bien le souvenir de cette césure entre ce qui était populaire et le reste. Claude François a-t-il été invité une seule fois Au Grand Échiquier ? ou Michel Delpech ?
Il y avait les émissions de variété populaires et il y avait les autres

Une excellente interview de claude François par Denise Glasser : http://www.ina.fr/video/I00010150

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Message Publié : 14 Mars 2017 14:59 
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Pierre de L'Estoile
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on pourrait parler de Giscard et de l'accordéon. il y avait un véritable snobisme à droite à aimer les manières du peuple ! d'ailleurs il fallait éviter que le peuple ne vote à gauche et de ce point de vue l'élitisme de la gauche était un point faible que la droite aurait eu bien tort de négliger !

Quant aux jeunes bourgeois ils préféraient les surprises parties aux soirées militantes contre la guerre du viet nam ! c'est bien décrit dans les "gendarmes de Saint Tropez".

le degré d'ennui et d'arrogance de la gauche de cette époque est inimaginable.


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Message Publié : 14 Mars 2017 15:22 
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Jerôme a écrit :
on pourrait parler de Giscard et de l'accordéon. il y avait un véritable snobisme à droite à aimer les manières du peuple ! d'ailleurs il fallait éviter que le peuple ne vote à gauche et de ce point de vue l'élitisme de la gauche était un point faible que la droite aurait eu bien tort de négliger !

Vous dites snobisme, je dis condescendance et mépris ... S'il suffisait de mettre un accordéon autour de son cou pour comprendre le peuple ... c'est qu'on prend les gens du peuple pour ce qu'ils ne sont pas ...

Jerôme a écrit :
Quant aux jeunes bourgeois ils préféraient les surprises parties aux soirées militantes contre la guerre du viet nam ! c'est bien décrit dans les "gendarmes de Saint Tropez".

Franchement, vous croyez que lLe gendarme de Saint-Tropez est une documentaire sociologique sérieux sur la jeunesse bourgeoise ? C'est une caricature destinée à faire rire. Comme dans toute caricature, il y a sûrement un fond de vérité. Mais, il ne faut pas tomber dans la caricature...

Jerôme a écrit :
le degré d'ennui et d'arrogance de la gauche de cette époque est inimaginable.

Je ne pense pas, je ressentais cela de la part de tous les intellectuels, quelque soit leur couleur politique. C'est votre couleur politique qui vous empêche de voir la réalité en face ...

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Message Publié : 14 Mars 2017 15:27 
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Eginhard
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Puisque nous sommes sur un forum d'histoire, je suis curieux d'avoir des sources, éventuellement un mémoire sur le sujet, utilisant les méthodes quantitatives, pour savoir qui écoutait Claude François, et les parts respectives Droite/Gauche et fraction intellectuelle/populaire de la population française.

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"Le génie mériterait les chaînes s'il favorisait les crimes des tyrans"


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Message Publié : 14 Mars 2017 15:33 
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Jefferson a écrit :
Puisque nous sommes sur un forum d'histoire, je suis curieux d'avoir des sources, éventuellement un mémoire sur le sujet, utilisant les méthodes quantitatives, pour savoir qui écoutait Claude François, et les parts respectives Droite/Gauche et fraction intellectuelle/populaire de la population française.
poil au cul


Je pense que peu de chercheurs ont dû trouver que ce sujet méritait une étude sérieuse... Mais cela signifierait donc que ces chercheurs avaient quelle couleur politique ? :rool: lol

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Message Publié : 14 Mars 2017 15:35 
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Jerôme a écrit :
Libération publie une interview d'un historien de la chanson qui replace dans leur contexte historique les œuvres de Claude François. : Un chanteur extrêmement populaire - et pourtant , malgré cela ou à cause de cela, détesté par la gauche intellectuelle.

C'est à lire ici :

http://next.liberation.fr/musique/2017/ ... es_1554725


Ce qui me gène dans cette présentation, c'est que le sujet pourrait être très intéressant, mais une remarque à la c... plombe la discussion. Je pense qu'il vaudrait mieux la retirer et recommencer tout cela du début ...

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Message Publié : 14 Mars 2017 15:41 
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Musicalement, Claude François s'est aligné sur les standards de la Motown. La musique est donc un produit de qualité qui ne laisse aucune place à l'improvisation. Sa musique est formatée, mais dans le sens noble du terme. L'improvisation, la recherche est réservée aux phases de composition et d'enregistrement. Il y a des chanteurs qui livrent des versions différentes de leurs chansons au fil des spectacles. Pour ce que j'en sais, Claude François a toujours fait jouer ses musiques de la même manière par ses musiciens

Rien de comparable avec un Brassens qui jouait parfois avec des guitares ... assez désaccordées

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Message Publié : 14 Mars 2017 15:44 
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Jerôme a écrit :
le degré d'ennui et d'arrogance de la gauche de cette époque est inimaginable.

Là ça commence à faire. Giscard en roi de la distraction populaire, c'est risible.

Stone et Charden
Jean-Luc Lahaye
Patrick Juvet
Sheila et Ringo
Michel Delpech (Désolé, mais à part "Ma pauvre Cécile", qui m'a fait lever une oreille - "tiens, il a un cerveau, finalement ! " C'était intéressant ce chanteur à minettes qui soudain se chantait vieilli et passé de mode.) à l'époque il ne faisait que de la daube. "Ma famille habite dans le Loir et Cher" on la chantait à la guitare entre copains pour se marrer !)

et tous ceux qu'on a oubliés.

Jamais la chanson française n'est tombée aussi bas que dans les années 75. Toute cette génération a été ba-lay-ée en l'espace de deux ans par l'apparition soudaine d'une génération de talent : Goldman, Michel Berger, Alain Souchon, Laurent Voulzy, Francis Cabrel, Renaud - moins consensuel - etc...

Quand elle a rencontré Michel Berger, France Gall envisageait sérieusement de quitter la chanson tant elle ne trouvait aucun créateur et en avait marre de la variétoche ringardoche... :mrgreen:

Bon, si on veut creuser, on en trouve un ou deux qui relevaient un peu le niveau : Jo Dassin, Hugues Aufray...

Et donc en gros, autour de 78, exit tous les nullards. Seuls ont survécu quelques inoxydables comme Sardou ou Johnny. Le reste est oublié, leurs chansons poubellisées, et franchement ils le méritaient. Savoir si Claude François aurait résisté est une question qui reste ouverte...

En revanche, la génération suivante a tenu, et chante encore, ou est encore chantée. (L'archétype c'est Goldman, chanson populaire qu'il est permis de préférer à Claude François.)

Ce n'est pas parce que la chanson est populaire qu'elle doit être nulle. La génération "Podium" était en dessous de tout.

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Si l'avenir est multiple, le passé est unique. Malgré cela, la réalité historique est parfois difficile à découvrir.


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Message Publié : 14 Mars 2017 16:03 
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Pierma a écrit :
Michel Delpech (Désolé, mais à part "Ma pauvre Cécile", qui m'a fait lever une oreille - "tiens, il a un cerveau, finalement ! " C'était intéressant ce chanteur à minettes qui soudain se chantait vieilli et passé de mode.) à l'époque il ne faisait que de la daube. "Ma famille habite dans le Loir et Cher" on la chantait à la guitare entre copains pour se marrer !)


Les divorcés, Que Marianne était jolie, Rimbaud chanterait, J'étais un ange ...

Quelques mots simples, ... et de bonnes chansons injustement méprisées

Un certain nombre de ces chanteurs ont eu du mal à faire valoir ces textes simples (et c'est un compliment de ma part) qui racontent en quelques mots une histoire et posent une ambiance

OK, tout n'est pas bon, mais, il faut écouter les paroles et aller au-delà des de la façade. Tout n'est pas à jeter

Et pour essayer d'en jouer très modestement dans une association de quartier, ce n'est pas toujours de la chanson "facile"

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Message Publié : 14 Mars 2017 17:05 
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Salluste
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Dire que la variété française des années 80 est supérieure à celle des années 70 ça me paraît discutable.

Le statut d'auteur-compositeur-interprète est survalorisé par opposition à la période qui précède et la chanson de variétés se prend alors au sérieux. Si on a eu le sentiment dans les années 80 qu'on avait plus de choix, que le show-biz s'ouvrait enfin un peu plus, les talents ne me paraissent pas tellement plus au rendez-vous (et ça ne s'est pas arrangé depuis...).

Au final la division du travail des années 60 avec les meilleurs mélodistes et les meilleurs paroliers (les meilleurs interprètes là c'est un peu plus discutable) qui chacun collaborent au meilleur résultat, c'était pas moins bon.
(Je ne parle même pas des 3 B (Brel, Brassens, Barbara), de Ferrat, de Nougaro etc puisqu'on parle de variétés.)

Moins de choix, mais plus de qualité ?


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Message Publié : 14 Mars 2017 17:44 
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Narduccio a écrit :
Les divorcés, Que Marianne était jolie, Rimbaud chanterait, J'étais un ange ...

Quelques mots simples, ... et de bonnes chansons injustement méprisées

D'accord sur le fond, encore qu'il a commis quelques belles scies. (je me souviens d'une ligne de Frédéric Dard, en mal d'un exemple, qui faisait dire au commissaire San Antonio :"J'écoute en sourdine au volant une chanson de Michel Delpoire, comme quoi il se promènerait dans les marais...")

Mais je vous concède le point, et de fait je l'ai rangé depuis dans ces chanteurs, obligés - pour être dans l'air du temps - de faire partie de toute cette chorale d'abrutis, de chanteurs à minettes idiots, qui tenait le haut du pavé. Alors que ces quelques chanteurs montraient un peu de talent dans leurs chansonnettes, et ont été injustement balayés en vrac par la génération suivante.

Le cas emblématique est William Sheller, qui a commencé sa carrière par une amusante ânerie bien rythmée ("Donnez moi madame s'il vous plait...") mais dont les chansons sortaient déjà du lot. (Les garçons de l'aurore, je cours tout seul...)
Le pauvre, écarté avec toute la bande, a mis 20 ans pour resortir un album et faire connaître un talent de fait au dessus de la moyenne. Pas de chance...

Pour en revenir à Claude François, je ne vois guère que "le lundi au soleil", que nous avions rangé dans notre répertoire de feux de camp, lorsque j'étais scout : le sujet de la chanson était amusant.

Mais lire, dans l'article indiqué par Jérôme, qu'il fait la leçon à une gamine ("écrire des chansons, ça demande des années de solfège et d'apprentissage du chant...") alors que lui-même n'en a jamais écrite une seule, là vraiment... !

(Guy Bedos :"Claude François est mort, nous avons perdu un grand vide.") :mrgreen:

Au passage, la disparition presque intégrale de cette génération a coïncidé avec celle de leurs faire-valoir télévisés (les Carpentier, Guy Lux...) au profit par exemple de Michel Drucker, plus ouvert aux nouveaux talents.

Et un bon point pour Johnny, qui a su se renouveler avec bonheur en faisant appel précisément au talent de la nouvelle génération pour sortir des tubes excellents. (Pas facile de composer pour Johnny, rocker à l'image inoxydable : Michel Berger et Goldman ont très bien réussi à s'adapter à son registre.)

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Message Publié : 14 Mars 2017 18:02 
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Claude François a participé à l'écriture d'au moins une chanson : Comme d'habitude

En fait, il est parfois difficile de savoir qui écrit vraiment une chanson. Par exemple, Alain Souchon est crédité de la musique d'un certain nombre de ses chansons. Mais, dans le milieu, il se dit qu'en fait, il chantonne ses paroles à son arrangeur qui fait tout le reste du boulot. Bref, d'une simple ligne mélodique approximative, ce dernier créé toute l'ambiance sonore

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Appelez-moi Charlie


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