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Message Publié : 18 Juin 2017 15:01 
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La construction de la BNF sur.le bord de la Seine est une abération .
Elle est dans le lit majeur de la Seine .c'est une évidence que les documents stockés y sont en danger en cas de crue ,mais également par le simple fait des infiltrations souterraines.

Le lit majeur de la Seine s'étend à 250 m de part et d'autre de l'axe du fleuve.Mais c'est une spécialité parisienne de placer les musées près de la Seine .
En cas de crue , Le Louvre,Orsay et le Quai Branly sont menacés.


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Message Publié : 18 Juin 2017 15:33 
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Salluste
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bruyerois a écrit :
La construction de la BNF sur.le bord de la Seine est une abération .
Elle est dans le lit majeur de la Seine .c'est une évidence que les documents stockés y sont en danger en cas de crue ,mais également par le simple fait des infiltrations souterraines.

Le lit majeur de la Seine s'étend à 250 m de part et d'autre de l'axe du fleuve.Mais c'est une spécialité parisienne de placer les musées près de la Seine .
En cas de crue , Le Louvre,Orsay et le Quai Branly sont menacés.



Cette critique avait été formulée avant la construction des bâtiments, mais la volonté de François Mitterand pris sans surprise le dessus sur les considérations rationnelles.

Il est le premier responsable des dégâts.


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Message Publié : 18 Juin 2017 18:13 
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Comme si les architectes n'avaient rien appris en quelques siècles et qu'ils ignoraient comment se prémunir d'un risque ...

La naïveté des dernières interventions me laisse pantois. Oui, on sait prendre en compte de tels risques et y remédier. La seule contrainte est budgétaire. Le fait du prince permet de passer outre les blocages budgétaires. Dans le sens que si le pouvoir politique le désire, l'argent nécessaire sera débloqué. Bien entendu, cela suppose une surveillance. L'eau tente toujours de passer, donc il faut surveiller et intervenir dès les premiers suintements.

En fait, cela a entrainé des surcouts dans les frais de construction, mais aussi dans les frais de fonctionnement. Oui, nous payons le choix qui a été fait de payer à cet endroit-là. Peut-être que construire ailleurs aurait allégé les contraintes ... Peut-être pas, puisque pas mal de bâtiments anciens qui furent fonctionnel lors de leur construction ne le sont plus quelques dizaines d'années après car les conditions ont changé. Le bâtiment parfait n'existera jamais et les industriels du secteur savent tenir compte des contraintes imposées pour réaliser ce qu'on leur demande de faire

_________________
Une théorie n'est scientifique que si elle est réfutable.
Appelez-moi Charlie


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Message Publié : 18 Juin 2017 18:42 
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Salluste
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Inscription : 14 Sep 2014 20:36
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Narduccio a écrit :
Comme si les architectes n'avaient rien appris en quelques siècles et qu'ils ignoraient comment se prémunir d'un risque ...

La naïveté des dernières interventions me laisse pantois. Oui, on sait prendre en compte de tels risques et y remédier. La seule contrainte est budgétaire. Le fait du prince permet de passer outre les blocages budgétaires. Dans le sens que si le pouvoir politique le désire, l'argent nécessaire sera débloqué. Bien entendu, cela suppose une surveillance. L'eau tente toujours de passer, donc il faut surveiller et intervenir dès les premiers suintements.

En fait, cela a entrainé des surcouts dans les frais de construction, mais aussi dans les frais de fonctionnement. Oui, nous payons le choix qui a été fait de payer à cet endroit-là. Peut-être que construire ailleurs aurait allégé les contraintes ... Peut-être pas, puisque pas mal de bâtiments anciens qui furent fonctionnel lors de leur construction ne le sont plus quelques dizaines d'années après car les conditions ont changé. Le bâtiment parfait n'existera jamais et les industriels du secteur savent tenir compte des contraintes imposées pour réaliser ce qu'on leur demande de faire



Mais bien sûr que tout est possible quand on y met l'argent.

Mais choisir un des pires environnements possibles et des contraintes techniques très lourdes -pour s'aligner sur le geste architectural- très discutable - qui fut choisi - en faisant le pari que durant les

décennies qui suivront ce lieu ruineux sera entretenu rubis sur l'ongle n'était pas bien responsable.

Par exemple, malgré une baisse de sa consommation depuis 2007 les besoins en électricité de la BNF sont ceux d'une ville de 16 000 habitants.

Mitterand a joué là avec le patrimoine pour sa propre gloire.
Ces inondations et les dégâts irrémédiables qu'elles causent sont son héritage.


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Message Publié : 18 Juin 2017 18:48 
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Narduccio a écrit :
Comme si les architectes n'avaient rien appris en quelques siècles et qu'ils ignoraient comment se prémunir d'un risque ...

La naïveté des dernières interventions me laisse pantois. Oui, on sait prendre en compte de tels risques et y remédier. La seule contrainte est budgétaire. Le fait du prince permet de passer outre les blocages budgétaires. Dans le sens que si le pouvoir politique le désire, l'argent nécessaire sera débloqué. Bien entendu, cela suppose une surveillance. L'eau tente toujours de passer, donc il faut surveiller et intervenir dès les premiers suintements.

En fait, cela a entrainé des surcouts dans les frais de construction, mais aussi dans les frais de fonctionnement. Oui, nous payons le choix qui a été fait de payer à cet endroit-là. Peut-être que construire ailleurs aurait allégé les contraintes ... Peut-être pas, puisque pas mal de bâtiments anciens qui furent fonctionnel lors de leur construction ne le sont plus quelques dizaines d'années après car les conditions ont changé. Le bâtiment parfait n'existera jamais et les industriels du secteur savent tenir compte des contraintes imposées pour réaliser ce qu'on leur demande de faire


Apprendre du passé ne signifie pas nécessairement mettre en oeuvre ce que l'on a appris. De plus, notamment dans le domaine de la construction de bâtiments publics, la multiplicité des intervenants dilue les responsabilités, ce qui n'est jamais une bonne chose. Au-delà de la BNF, je connais des situations architecturales où le projet ne prend pas en compte les conditions environnementales environnantes, ou des situations où l'aspect esthétique voulu par l'architecte amène à négliger les aspects purement pratiques des choses. Quelques exemples :
- le MUCEM à Marseille. Un très beau bâtiment, avec une façade vitrée sur la Mer Méditerranée. Mais, à Marseille, il y a souvent du mistral. Et être face à la mer implique les vitres seront très fréquemment couvertes d'embruns salés, ce qui nécessite quasiment des nettoyages de vitres une à deux fois par mois. Sauf que personne ne l'a prévu. Donc, les vitres ne s'ouvrent pas. Le MUCEM est au pied d'une falaise donc on ne peut pas partir du bas. Conclusion : on passe par le toit, ce qui implique échafaudages pour faire descendre le plateau... et entraîne un surcoût de nettoyage d'environ 1 million par an...
- deux établissements scolaires : construire deux bâtiments cernant la cour, qui est ensuite couverte par un dôme vitré fixé aux deux bâtiments, pour permettre aux élèves d'en profiter même quand il pleut. C'est très beau, très moderne. Mais totalement inadapté dans le sud... ou l'espace est tel qu'il est absolument impossible de le chauffer en hiver et, en été, on rivalise avec les températures de la péninsule arabique vu que cela fait serre. Ou, en Seine-St-Denis, un projet de collège où l'architecte souhaitait un établissement en croix à 4 branches mais, comme les lignes droits, c'est moche, avait présenté un projet où les 4 grands couloirs étaient en petits segments formant une ligne brisée. Créant ainsi autant de recoin impossible à surveiller d'une extrémité ou de l'autre du couloir. Heureusement, le principal a immédiatement vu le problème et est monté au créneau pour s'opposer au projet tel quel. Et finalement, et heureusement, les longs couloirs sont droits (et donc moches) mais parfaitement opérationnels pour permettre au personnel de l'EN d'avoir une vue rapide sur l'ensemble des couloirs.
Et ce sont juste trois exemples parmi d'autres.

Donc, il y a les connaissances. Le budget. Mais il y aussi un minimum de réflexion ou de bon sens qui n'est pas forcément partagé par tous.


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Message Publié : 18 Juin 2017 18:59 
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Pierre de L'Estoile
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Je crois que pire que la proximité de la Seine, la BNF est handicapé par les baies vitrées qui imposent des surcoûts de Climatisation et le nombre de niveaux qui imposent aussi des surcharges liées aux ascenseurs.


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Message Publié : 18 Juin 2017 19:49 
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Message(s) : 2666
L'inondation de 2014 n'a rien à voir avec la Seine, c'était une rupture de canalisation.

La BNF, comme beaucoup de musées parisiens, a un plan de prévention des risques qui prévoit le déménagement de toutes les collections inondables en cas de crue de la Seine - Météo France pouvant prévoir le phénomène entre 24 et 48h à l'avance. C'est ce qui s'est passé de manière préventive cette année avec l'évacuation totale des salles d'expositions du département des arts de l'Islam du Louvre - lesdites salles ayant ensuite dû être fermées plusieurs semaines.

Le Louvre est en train, en réponse à ce problème de risque de crue centennale, de déménager ses réserves à Liévin, ce qui est catastrophique pour la vie régulière du musée et va entraîner des dépenses très importantes en transport/logement sur place. La gestion des collections de la BNF est extrêmement complexe, tant en raison de leur quantité que de leur vulnérabilité et des conditions de conservation précises qu'elles demandent.

Il reste certain que l'architecture de la plupart des grands édifices à fonction patrimoniale n'est pas pensée, le plus souvent, en fonction de leurs contraintes propres - gestion, conservation et présentation des oeuvres, mais davantage pour le geste architectural qu'ils représentent.


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Message Publié : 29 Oct 2017 7:21 
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Eginhard
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Inscription : 10 Mars 2005 16:29
Message(s) : 824
https://www.actualitte.com/article/mond ... inel/85538


Citer :
De l'avis de tous, l'histoire aurait pu très mal finir : dans la nuit du 7 au 8 octobre dernier, après la Nuit blanche parisienne, un individu s'est introduit dans le site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France pour y allumer un incendie criminel. L'homme a pu être appréhendé, et les dégâts sont limités à un bureau, mais cette effraction soulève des interrogations quant à la sécurité du site, en travaux jusqu'en 2020, au moins.


À l'occasion de la Nuit blanche, à Paris, l'Institut National d'Histoire de l'Art ouvrait les portes de la salle Labrouste, tout juste rénovée, au grand public, en proposant d'y découvrir une installation vidéo du duo italien Invernomuto. Au cours de la soirée, un individu est refoulé à l'entrée : quelques heures plus tard, il reviendra sur le site pour se « venger » de l'affront.

En effet, « au petit matin » selon une source proche du dossier, l'individu revient sur le site Richelieu de la BnF, attenant à l'INHA, et profite des travaux en cours pour s'introduire sur le chantier grâce aux échafaudages, qui n'étaient pas sous alarme, première faille de sécurité dans ce parcours.

Au cours de son périple, l'individu n'aura ainsi forcé aucune serrure : il pénètre dans le bâtiment par la porte d'un espace technique, avant d'entrer dans un bureau qu'il décide d'incendier. « Heureusement, les bâtiments sont équipés de détecteurs de mouvements et de fumée, ce qui a permis à la société privée qui gère la sécurité d'intervenir et d'appréhender l'individu. » Le bureau dans lequel le feu a été allumé, toutefois, est parti en fumée.

Si le pire a été évité, l'effraction soulève des inquiétudes vis-à-vis de la sécurité d'un chantier au long cours, voire de celle des bâtiments et des collections elles-mêmes. La première phase des travaux, commencée en 2011, a pris trois ans de retard, et la deuxième phase, tout juste commencée, doit finir en 2020, « mais il y aura aussi du retard » prédit-on.

L'autre faille de sécurité soulevée par cette effraction porte sur le système de fermeture et de serrures mis en place par l'Oppic, Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture : « Les personnels n'ont pas suffisamment de clés pour fermer et ouvrir les bureaux, et sont donc obligés de laisser certaines portes ouvertes, comme celle du bureau visité cette nuit-là », souligne une source.

Lecteurs de badges inopérants, ascenseurs trop permissifs dans l'accès à certains étages normalement réservés, voire un système général de sécurité qui plante, les failles de sécurité exposent le bâtiment. Et les collections qu'il abrite : certaines portes de magasins laissent des collections patrimoniales vulnérables, tandis qu'une température mal régulée et des fuites d'eau récurrentes achèvent d'inquiéter, sur place.

2017-2021 : les grands défis de la BnF, et comment elle compte les relever

« La BnF a récupéré trop vite un chantier qui avait fait du retard, sans prendre le temps d'effectuer des tests », déplore-t-on. « L'Oppic n'a pas donné un espace qui fonctionne, tout simplement. »

En 2013, déjà, un incendie avait attaqué 100 m2 de toiture, sur le site Richelieu, dans la zone en chantier. L'absence de détecteurs d'incendie avait été mise en cause, forçant l'Oppic à en installer dans les zones patrimoniales du site.

Contactés, l'INHA et la BnF n'ont pas souhaité répondre nos questions, tandis que l'Oppic restait injoignable.


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Message Publié : 29 Oct 2017 20:26 
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Salluste
Salluste

Inscription : 14 Sep 2014 20:36
Message(s) : 289
Merci pour ces informations Hélène.
C'est consternant.

Il y aurait à dire sur les fonds d'archives français aussi.
Etudiant en maîtrise en 93 j'allais à Paris au CARAN rue des Quatre-Fils pour travailler sur un fonds du 18ème siècle.
Passant un an là-bas j'avais sympathisé avec quelques uns de ses employés. L'un d'eux me racontait que quantités de liasses de documents étaient alors jetées en raison de l'humidité (un problème de toiture si je me souviens bien). Je crois que l'institution était sous dotée en personnel aussi.

Je pense que d'autres centres d'archives franciliens ont connu leur lot d'abberations également. Une documentaliste croisée à Paris dans un dîner il y a une douzaine d'années m'avait parlé d'un fonds concernant les activités de l'Union Soviétique en France (KGB si mes souvenirs sont bons) qui croupissait littéralement dans une salle avec de l'eau par terre...


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