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 Sujet du message : Re: Les hommes de la Terreur
Message Publié : 03 Mai 2018 22:34 
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Philippe de Commines
Philippe de Commines
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Concernant ceux qui ont tendance à jeter l'opprobre sur Robespierre, j'ai souvent constaté qu'ils oublient le trio Barras/Fouché/Tallien, ces "belles crapules" à l'origine de Thermidor.
J'ai, des fois, l'impression que l'Incorruptible est une sorte de figure christique, censée porter sur ses seules épaules tous les défauts de la Révolution.

"Robespierre, tu es d'une probité révoltante" - "La Mort de Danton" (Büchner)

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 Sujet du message : Re: Les hommes de la Terreur
Message Publié : 03 Mai 2018 23:16 
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Jean Mabillon
Jean Mabillon

Inscription : 10 Fév 2014 7:38
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Robert Spierre a écrit :
Concernant ceux qui ont tendance à jeter l'opprobre sur Robespierre, j'ai souvent constaté qu'ils oublient le trio Barras/Fouché/Tallien, ces "belles crapules" à l'origine de Thermidor.
J'ai, des fois, l'impression que l'Incorruptible est une sorte de figure christique, censée porter sur ses seules épaules tous les défauts de la Révolution.

"Robespierre, tu es d'une probité révoltante" - "La Mort de Danton" (Büchner)


Ce point de vue n'est certes Pas faux mais pas absolument convainquant. En effet, si Robespierre fut remarqué pour son incorruptibilité c'est bien Parce qu'il était le seul, ou du moins l'un des rares, à échapper à la tentation de la corruption - à la différence d'un Danton ou d'un Barras.

On peut même penser que sous la Terreur beaucoup de suspects ont payé des dirigeants révolutionnaires pour acheter leur survie !

L'une des motivations du coup de Thermidor aurait justement été de protéger les prévaricateurs contre une volonté de purge de Robespierre.

Si on fait porter une large responsabilité à Robespierre c'est aussi et surtout parce que dès cette époque il est passé pour le vrai chef du CSP ! Ensuite son image s'est peut être confondue avec celle d'autres révolutionnaires extrémistes comme Lénine mais c'est une autre histoire !


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 Sujet du message : Re: Les hommes de la Terreur
Message Publié : 04 Mai 2018 12:29 
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Polybe
Polybe
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Inscription : 26 Fév 2017 12:19
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Drouet Cyril a écrit :
Dalgonar a écrit :
Jefferson a écrit :
pas directement ordonné les massacres en province


La lettre du général Westerman à la Convention au soir du massacre de Savenay le 23 décembre est-elle contestée chez les historiens?

Elle fait état d'ordres gênants: «Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui au moins pour celles-là n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas de prisonnier à me reprocher, j'ai tout exterminé».

Les mots "Suivant les ordres", et "à me reprocher" montrent effectivement qu'il est possible qu'il soit sous pression, et qu'il soit sommé d'exécuter des ordres précis, avec une peur pour lui-même. Aurait-il peur dans ce cas du gouvernement central?


Cette fameuse lettre a déjà été évoqué dans un autre fil.
Voici ce que j'avais écrit à ce sujet :

Cette lettre est sortie du grand chapeau de l’historien légitimiste Crétineau-Joly. Méfiance donc avec cet écrit dont on n’a retrouvé aucune trace et qui est depuis le milieu du 19e quasi systématiquement repris.
Si on veut lire du Westermann concernant Savenay on peut se référer à ce qu’il écrit dans « Campagne de la Vendée du général de brigade Westermann » :
« Bientôt [les brigands] se sauvèrent à toutes jambes en criant hautement à la trahison ; tout le monde court dessus et Savenay est à nous. Nous fîmes une boucherie horrible ; les dernières 6 pièces de canons, quelques caissons, équipages, trésor, etc. tout tomba en notre pouvoir. Marceau et les autres généraux avec les représentants du peuple Prieur et Tureau suivirent l'ennemi sur la droite, très peu leur échappèrent. Partout on ne voyait que des monceaux de morts ; moi, je me suis attaché à quelques pelotons de cavalerie et d’infanterie qui s'étaient sauvés sur la gauche ; tous furent noyés ou taillés en pièces.
Les brigands qui échappèrent cette journée à la mort furent traqués tués ou ramenés par les habitants des environs. Dans la banlieue de Savenay seule, plus de 6 000 ont été enterrés. C est ainsi qu'une armée forte, au Mans, le 29 frimaire, de 80 à 90 mille hommes, fut complètement détruite dans 12 jours, par le génie et le courage des soldats républicains, qui tous, pour ainsi dire, ont amassé des trésors des dépouilles des ennemis de la République. »

Ou encore à son discours prononcé à la Convention le 7 janvier 1794 :
« Citoyens représentants, une blessure qui m'interdit l'exercice du cheval est le sujet de mon voyage à Paris ; je viens offrir à la Convention un reste des dépouilles sacerdotales de l'évêque d'Agra, si fameux par le rôle qu'il a joué dans la ci-devant armée catholique et royale. Je viens aussi vous assurer sur ma tête que de cette année, forte encore au Mans de quatre-vingt-dix mille, hommes, avec une artillerie formidable, il n'existe plus un seul combattant; chefs, officiers, soldats, évêques, comtesses, princesses et marquises, tout a péri par le fer, les flammes et les flots ; cet exemple effrayant est unique dans l'histoire, et l'Europe étonnée verra bien qu'une république qui, comme le Père éternel, dicte ses lois du haut d'une sainte montagne, saura se maintenir et réduire comme la Vendée chaque pays qui aura l'imbécillité de former le projet de rétablir la royauté en France. »

On peut aussi citer les options qu’il préconisait au Comité de salut public début août 1793 :
« Dans cette position, il faut donc renoncer au plan de cerner et de marcher en lignes, il faut au contraire réunir toute la force et marcher en masse sur l'ennemi. Cette marche a un double avantage ; elle en impose à l'ennemi et elle est encourageante pour les poltrons qui se voyant réunis beaucoup ensemble, prendront courage et suivront les braves ; elle est encore imposante pour les paysans de la Vendée qui voyant une grande armée réunie, ne se rangerait plus sous le drapeau blanc, ils verront que leur perte serait certaine et ils ne craindront plus les menaces des chefs des rebelles.
L'élite de l'armée comprendra l'avant-garde qui ne sera éloignée du corps de l'armée que deux demie lieue pour être soutenue au premier coup de canon ; beaucoup de tirailleurs précéderont les colonnes et borderont les deux côtés des chemins ; pour éclairer la marche, deux pièces de canon et un escadron de cavalerie suivant chaque colonnes, l'artillerie aura ordre de tirer sur les fuyards, et la cavalerie de les charger, ces dispositions seront publiques et seront mises à l'ordre.
Comme le paysan de la Vendée est égaré, il faut le ramener et le faire retirer dans ses foyers par des procédés, il faut défendre le pillage sous peine de mort et de l'exécution à l'instant ; pour faire connaître aux habitants de la Vendée les intentions pures de la Convention, il faut faire afficher partout dans les villes et villages, hameaux et forêt des proclamations dans le sens de celles que j'ai faites à Châtillon et dont je joins un exemplaire (1).
Dans chaque commune où l'armée de la République passera, elle prendra des otages avec notification que si aucun habitant de cette commune s'avisait de se ranger sous le drapeau des ennemis, les otages en répondront sur leur tête, et qu'à l'instant, la commune sera livrée au pillage et au feu.
Les généraux d'armée seront autorisés à donner les exemples de terreur au peuple rebelle qu'ils croiront convenables pour dessiller les yeux du paysan, et le faire rentrer dans son devoir, soit en brûlant les chefs-lieux des rebelles, les possessions des chefs, soit en livrant à la mort les paysans les plus obstinés.
En commençant la marche, le tocsin sonnera partout et chaque commune fournira un petit contingent, moitié armé, et moitié pour servir de pionniers.
Dans chaque commune où les fonctions des corps administratifs auront cessées, ils seront réintégrés, ainsi que les ministres du culte.
Il sera proclamé un manifeste au nom des soldats composants l'armée de la République par lequel il sera déclaré à l'armée prétendue Catholique et Royale, que ne pouvant les regarder que comme des brigands dévastateurs rebelles aux lois divines et civiles, ils ne feront grâce à quiconque sera pris les armes à la main, ou qui, sera convaincu d'avoir marché contre l'armée de la République ; qu'aucun prisonnier ne sera fait ; et qu'en revanche, ils n'accepteront point grâce s'ils avaient le malheur de tomber entre leurs mains.
Comme cette guerre ne peut être que de peu de durée, il sera annoncé d'avance que, forcées par les circonstances, les fatigues du soldat seront incalculables, qu'il s'agit de brusquer la marche de l'armée que pour réussir dans l'exécution du plan d'attaque, il est essentiel que le soldat ne soit cantonné nulle part qu'il marche au contraire toujours en bivouaquant dans un pays où à chaque instant, il pourrait être surpris par l'ennemi dans les cantonnements. »


(1) :
Je n’ai pas encore mis la main sur cette proclamation, mais Westermann l’a évoquée face à Jullien, qui au nom des comités de surveillance et de sûreté générale, rapporta à la Convention le 30 juillet 1793 les mots du général :
« J'ai fait imprimer une proclamation que j'ai fait afficher , où après les mêmes défenses [de piller et voler] et sous les mêmes peines [la mort], je déclare aux bons habitants des campagnes et aux tranquilles habitants des villes, que nous ne venons que pour les secourir, que nous n'en voulons ni à leur vie ni à leurs biens, que leurs chefs seuls doivent subir la vengeance des lois, et je les invite à reprendre tranquillement leurs travaux, sans crainte d'être troublés par nos troupes »

On retrouve de cela dans la lettre que Westermann écrivit à Biron le 2 juillet 1793 :
« Dans tous les villages où je passe, je fais arracher le drapeau blanc qui est au haut des clochers; partout je prêche aux habitants l'obéissance à la loi; je leur dis, en affichant vos proclamations, que je viens pour les protéger contre les rebelles, et non point les combattre. J'exige de chaque commune qu'elle me fournisse des contingents, et je leur déclare hautement que je brûlerai les villages qui fourniront des hommes à l'armée des rebelles. De cette manière je parviens à grossir ma petite armée de piques et de bâtons ; j'engage beaucoup les autres généraux sous vos ordres d'user des mêmes moyens, et bientôt vous verrez que les rebelles n'auront plus d'asile nulle part. »

Ou dans celle du même jour, également adressée à Biron :
« Au reste, l'exemple terrible d'Amailloux et du château de Lescure a semé la terreur parmi les habitants égarés; partout où je passe, je promets votre protection à ceux qui renoncent à donner des secours et du contingent à l'année soi-disant catholique; je leur annonce une armée de trente mille hommes pour les protéger contre les brigands.
Le malheureux paysan commence à déserter l'armée catholique; le nombre en diminue chaque jour, soit par la peur, soit par dégoût; les administrateurs, juges et ecclésiastiques qui marchent avec moi font beaucoup d'impression sur le peuple. Enfin, je crois que notre projet va être parfaitement accompli, de mettre les bons en insurrection contre les mauvais. »



Loin de moi cependant de faire passer Westermann pour un tendre : fort éloigné des directives citées plus haut, alors à Rennes, durant la campagne d’outre-Loire, il fit par exemple demander au Comité de salut public, fin novembre 1793, six litres d’arsenic « pour en finir avec les rebelles ».


Hors sujet, mais je rebondis sur votre intervention. Je lisais récemment La Révolution française, d'Albert Mathiez (qui a beaucoup vieilli, mais demeure un chef d'œuvre d'érudition, à la hauteur de la complexité des événements), et celui-ci évoque l'arrestation de Westermann. Ses acquointances avec le parti de Danton (qui a nié avoir eu affaire à lui), bien sur, mais le principal chef d'accusation aurait concerné 30 000 fusils qu'il aurait livré aux insurgés vendéens l'année précédente, contribuant à renforcer l'armée royaliste.

Vous sauriez quelque chose à ce sujet, Drouet Cyril ? J'ai pu constater votre érudition sur d'autres fils, en particulier sur la guerre en Vendée, et vous aurez peut-être la réponse à cette question.


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 Sujet du message : Re: Les hommes de la Terreur
Message Publié : 05 Mai 2018 7:25 
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Marc Bloch
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Inscription : 06 Fév 2004 7:08
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Elzevir a écrit :
Hors sujet, mais je rebondis sur votre intervention. Je lisais récemment La Révolution française, d'Albert Mathiez (qui a beaucoup vieilli, mais demeure un chef d'œuvre d'érudition, à la hauteur de la complexité des événements), et celui-ci évoque l'arrestation de Westermann. Ses acquointances avec le parti de Danton (qui a nié avoir eu affaire à lui), bien sur, mais le principal chef d'accusation aurait concerné 30 000 fusils qu'il aurait livré aux insurgés vendéens l'année précédente, contribuant à renforcer l'armée royaliste.


Ce fut Couthon qui, au nom du Comité de salut public, dénonça le 6 février 1794 Westermann à la Convention :
« Citoyens, dans la dernière défaite des brigands de la Vendée il leur lut enlevé trente mille fusils. Que sont-ils devenus ? Croyez-vous qu'ils aient été distribués aux défenseurs de la patrie ? Point du tout : un général les a mis entre les mains des habitants des communes qui avaient été le théâtre de la guerre, et qui, pour la plupart, ne valent pas mieux que ceux qui ont été détruits.
Il résulte de cette mesure au moins imprudente qu'il semblerait se former un nouveau germe de guerre civile, et que les esprits voudraient résister à l'influence de la république. On n'a cependant aucune certitude à cet égard. »

Quand un député demanda à Couthon l’identité du général alors incriminé, celui-ci répondit ainsi :
« C'est Westermann; il peut se faire qu'il n'y ait eu de sa part que de l'imprudence. »
Goupilleau de Montaigu défendit alors Westermann en ces termes :
« Je dois dire un fait relatif à Westermann. Ce général, conformément au décret de la Convention, désarmait toutes les communes par où il passait; mais comme sa marche était rapide, il laissait les armes aux administrations, qui les ont distribuées aux habitants. Ce sont donc les administrateurs qui sont coupables. »

Westermann lui-même répondit aux accusations de Couthon en faisant publier sa réponse du 8 février :
« Si je ne connaissais la pureté de tes sentiments, je croirais que tu as voulu, par ton rapport d'hier sur la Vendée, détruire l’opinion que la Convention a manifestée le 18 nivôse, sur ma conduite dans cette guerre.
Tu dis : « Quoique la Convention a décrété que les trente mille fusils tombés en notre pouvoir par la destruction des brigands, soient distribués aux défenseurs de la patrie, un général, moi, les a fait remettre aux communes de la Vendée ; qu'il résulte de cette mesure, qu'il semble se former un nouveau germe dans ce département. »
Qu'il me soit permis de m'expliquer sur ce fait, et tu seras convaincu que ma conduite est sans reproche.
Je n'ai pu contrevenir au décret de la Convention du 16 nivose que tu allègues, puisque les armes dont il s'agit ont été ramassées par les municipalités tous les jours du mois de frimaire, et qu'aucune loi ne peut avoir un effet rétroactif.
Poursuivant l'ennemi à outrance, avec quelques cents hommes de cavalerie, sans une seule voiture de transport, je le harcelai de si près, que, pour fuir plus vite, les brigands jetèrent leurs armes dans les eaux, les fossés, les forêts, dans les buissons, et en parsemèrent les grands chemins.
Que devais-je faire dans cette .circonstance ? M'amuser à fouiller les forêts, les rivières, les villages avec la cavalerie, pour ramasser des armes abandonnées, et donner le temps à l'ennemi de se reconnaître, de se rallier ?
Non : profiter de la victoire était mon unique devoir.
Traversant les campagnes, j'ai ordonné aux municipalités, épurées par les représentants du peuple, de faire la recherche de ces armes; d'armer les bons citoyens, et de traquer, avec des petits détachements que je laissais dans les principaux passages, les brigands dispersés et égarés dans les bois. Cette précaution a totalement purgé les campagnes ; les brigands ne trouvèrent pour asile que la mort de toute part. Le général en chef et les représentants du peuple, qui me suivaient avec l'armée à petite journée, et que j'avais instruits de cette mesure, avaient les moyens que je n'avais pas, pour s'emparer de ces armes, s'ils n'avaient pas trouvé bonne ma mesure de circonstance. En te rappelant d'ailleurs le décret de la Convention, qui ordonne aux municipalités les plus voisines des champs de batailles d'enterrer les morts, et d'y ramasser toutes les armes et effets, tu seras convaincu que ma conduite est conforme à la loi.
Tu es encore dans l'erreur, brave Couthon, lorsque tu dis, que c'est aux communes de la Vendée que j'ai fait remettre ces armes.
Donnes-toi la peine de lire les lettres officielles des représentants du peuple, du général en chef de l'armée de l'Ouest, ma campagne imprimée et les bulletins de la Convention, tu reconnaîtras ton erreur ; tu verras que les armes dont il s'agit n'ont été abandonnées et prises que sur les brigands, qui avaient passé la Loire à Beaupreau, et dévasté les départements voisins de la Vendée ; tu seras convaincu que ces armes sont toutes restées dans les communes des départements de Maine et Loire, et de la Sarthe, qui n'ont jamais été
insurgés étant séparés des rebelles par la Loire, et qui sont totalement délivrés de ces brigands. Ces armes n'ont donc pu passer dans la Vendée, à moins que tu ne veuilles croire aux prophéties de l'évêque d'Agra, qui persuadait à ces fanatiques, que, mourant dans les combats , ils ressusciteraient après trois jours de sommeil, et que ces martyrs des rois et de la religion détruits, ont ressuscité armés de l'autre côté de la Loire, dans la Vendée.
Tu veux le bien, Couthon : l'on t'a trompé ; cela n'ôte rien à l'estime que tu m'as toujours inspirée. Sois sûr que l'homme qui a eu le courage de marcher longtemps, sans crainte, entre l’échafaud et les combats sanglants, pour sauver son pays, ne crains ni l'intrigue, ni la calomnie; et éclairé, toi-même tu deviendras son plus chaud défenseur contre les vils intrigants, qui, par des menées sourdes, ne cherchent qu'une désorganisation totale et qui par la terreur, croient pouvoir fermer les yeux et la bouche à tout le monde.
Tant que je ne serai pas convaincu que, pour le bien de l'état, la politique exige qu'un général franc et loyal, couvert de blessures, qui a rendu des services signalés à sa patrie, doit périr par des persécutions injustes, je résisterai avec autant de courage à l'oppression, que j'ai mis d'ardeur à combattre les ennemis de la République. »


Je n’ai cependant pas souvenir que cette affaire est été reprise explicitement dans les accusations postérieures.

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 Sujet du message : Re: Les hommes de la Terreur
Message Publié : 14 Mai 2018 18:10 
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Jean Mabillon
Jean Mabillon

Inscription : 10 Fév 2014 7:38
Message(s) : 2812
Localisation : Versailles
Je ne sais si quelqu'un a repéré le numéro de l Histoire de mars 2017 consacré à la chute de Robespierre mais il apporte quelques éléments de réponse à la question "qui gouverne la France en 1794".

On pourrait développer largement mais je voudrais abréger en mettant en avant deux points : Le jeu trouble de Vadier, aggravant la répression pour discréditer Robespierre, est signalé par Jean Clement Martin.Le peuple parisien de son côté n'a pas défendu le comité - certains soutiennent même qu'il a été plus nombreux à défendre la majorité de la Convention qu'à protéger Robespierre !

J'en Retiens de mon côté que la Convention était un sacré panier de crabes dans lequel athées et corrompus travaillaient discrètement mais constamment à la chute de l'"incorruptible" et que celui ci en rompant avec Danton s'était coupé des modérés et en rompant avec Hébert s'était privé de l'appui des sans culottes.

C'est peut être une simplification mais cela me semble quand même assez cohérent !


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 Sujet du message : Re: Les hommes de la Terreur
Message Publié : 17 Mai 2018 11:16 
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Inscription : 27 Avr 2004 17:38
Message(s) : 10346
Localisation : Région Parisienne
Je ferme ce sujet qui manifestement part en vrille. Nous verrons s'il y a lieu de le réouvrir après nettoyage.

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Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer (Guillaume le Taciturne)


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