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Message Publié : 12 Déc 2023 13:47 
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Polybe
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Bonjour à tous,

Est-ce que pendant l’occupation de la France de 1815 à 1818, des incidents entre la population et les troupes étrangères sont à signaler sans virer à l’anachronisme est-ce que des phénomènes de francs-tireurs ont eu lieu ?, je sais que certaines forces étrangères étaient particulières dures envers les populations civiles en multipliant les exactions mais qu’en est-il de la réponse de la population face à cela ?

Merci d’avance pour votre aide.


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Message Publié : 17 Déc 2023 1:07 
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Jean Froissart
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Bonjour

deux petites précisions, sémantique et chronologique

tout d'abord francs tireurs c'est un terme qui s'applique aux corps francs et partisans en 1814-1815 et qui n'a rien à voir avec l'acceptation façon 20e siècle du terme totalement dévoyée par le prisme allemand y compris aujourd'hui jusque dans la langue française d'origine de cette dénomination

les incidents n'ont pas manqué, et sans oublier que parmi cette population "civile" pas mal d'hommes vétérans de l'Armée Française, on devine ce que peut produire les rencontres cohabitations avec les envahisseurs puis occupants
des "cosaques" (terme généralisé à tous les occupants qu'elle que fut la nationalité, passé dans la langue française pour désigner un homme violent et pillard) ont même disparu ici et là

mais deuxième précision qui tempère ci-dessus, il faut opérer une nette distinction sur l'occupation de "1815-1818" entre deux périodes et emprises sur le territoire national
il y'a celle de 1815 qui est une invasion à la suite d'opérations militaires suivie d'une occupation massive des deux tiers des départements Français par 1 200 000 hommes de presque toute l'Europe jusqu'à la Suisse occupante en Franche-Comté, invasion-occupation qui n'a été dépassée en ampleur ni avant ni après que par l'occupation de novembre 1942
puis celle dite "de garantie" de 1816-1818 à l'issue du second traité de Paris du 20 novembre 1815 plus pacifiée et limitée à seulement quelques sept départements frontaliers du Nord et de l'Est des Flandres à l'Alsace autour de nos grandes Places Fortes à la Vauban
là encore même si des incidents subsistent, on parle d'une occupation beaucoup plus réduite dans le cadre de la France de la Restauration et de nos soi-disants "bons Alliés" qui ne sont plus représentés que par les 4 Grandes puissances victorieuses (je dirais les trois plus leur grand financier de la guerre par procuration) Autriche Russie Prusse Angleterre, 4 Etats Allemands, et le Danemark traditionnel allié de la France napoléonienne invité en 1816

les revues et archives locales regorgent de détails autour de ces occupations oubliées qui tournent surtout des réquisitions pillages rixes voire viols

Des alliés aux ennemis : le rôle des forces de la Tierce Allemagne dans les occupations du territoire français (1814 et 1815-1818)
https://journals.openedition.org/allemagne/472?lang=de

Armée Saxonne
dans un rapport sur Tourcoing établi en mars 1817, un commissaire régional de police regrette que, bien qu’il y ait au fond peu d’incidents sérieux entre les soldats saxons et les civils, « ils se montrent très exigeants sur toutes choses

Néanmoins, les troupes saxonnes n’étaient pas sans commettre quelques « excès ». En avril 1817, un détachement saxon qui rentrait au pays, via l’arrondissement de Toul (Meurthe), commit contre les habitants des « désordres qui s’étaient à peine vus dans les moments les plus difficiles de la première invasion ». Selon un rapport du sous-préfet, « plusieurs de ces malheureux avaient le visage ensanglanté par suite des mauvais traitements qu’ils venaient d’essuyer ; une femme fuyait précipitamment de sa maison pour se soustraire à la violence des soldats, qui exigeaient du vin, des liqueurs, du café ». À Tourcoing même, à l’automne 1816, après un vif échange entre quelques Saxons éméchés et des soldats français, un Saxon tua d’un coup de sabre un dénommé Dutertre. Il fut puni d’une peine d’emprisonnement, en France jusqu’en 1818, puis en Saxe. De plus, selon les sources locales, il y avait des tensions sur le plan religieux entre des occupants luthériens et une population catholique. Parfois, le comportement des troupes saxonnes était politiquement motivé, telle est du moins l’appréciation du commissaire général de police à Cambrai, ainsi qu’il le confie le 9 mars 1817 au ministre de la Police générale, Decazes : « Si on juge par les apparences, et le langage, les Saxons sont faiblement portés pour le gouvernement. Ils affectent souvent de regretter un homme [Napoléon] qui, sans doute, se rappelle Leypsick [Leipzig] et ne les paye pas d’un regret semblable ». « Vainqueur défait », ainsi que le nomme le spécialiste d’histoire locale Olivier Podevins, le Saxon était occupant à contrecœur. Moins brutal que le Prussien, il n’en montra pas moins un penchant revanchiste entre 1815 et 1818.

Armée Bavaroise
Début août 1815, en Bourgogne, plusieurs petites villes situées entre Dijon et Semur-en-Auxois furent « écrasées » par les demandes bavaroises, qui les mettaient en demeure de loger pas moins de deux ou trois régiments entiers. Selon le rapport d’un conducteur de diligence témoin des faits : « Semur est également encombré ; les soldats se livrent à toutes les horreurs possibles, ils pillent et violent partout ». À la même époque, à Bar-sur-Aube, un voyageur rapporta qu’un gros village, à peu de distance de la cité, avait été brûlé par les Bavarois et que les habitants qui avaient tenté de résister avaient été massacrés par un détachement spécialement envoyé par l’officier commandant. Selon le même témoin, un village avoisinant nommé Dieuville avait également été incendié, comme il l’avait été déjà en 1814

Armée Wurtembergeoise
Mais les pires excès furent sans doute commis par les troupes wurtembergeoises, qui occupaient le nord-est de l’Alsace*, juste du côté opposé de la frontière de leur patrie.

Les Wurtembergeois terrorisaient aussi la population locale. Près de Châlons-sur-Saône, en août 1815, un conducteur de diligence les avait déjà signalés, par opposition aux troupes autrichiennes, « assez modérés » : « Les Wurtembergeois continuent leurs excès à Autun ; ils accablent de coups de bâtons les particuliers ; on cite entre autres un homme de 75 ans, qui est mort, à la suite de ceux dont il a été frappé. À Saulieu, une femme est morte, et deux autres ont été laissées sans connaissance, à la suite des brutalités de ces mêmes soldats. Ils violent partout »

Dans ces environs de Wissembourg, les rapports entre les habitants et les troupes d’occupation allemandes furent parmi les pires de tous les secteurs répartis entre les Alliés. Jusqu’en 1818, il y eut sans cesse des conflits, dégénérant souvent en rixes, autour des réquisitions de nourriture, de matériel et de moyens de transport, mais aussi autour des dommages causés aux biens, des règles douanières, des impôts sur les boissons, des droits d’usage forestiers, et enfin autour de la religion et des femmes, sans parler des insultes verbales – bien réelles ou perçues comme telles. Au printemps 1816, près de la ville de Niederbronn, il y eut de nombreux affrontements entre les douaniers français et les soldats wurtembergeois, qui passaient des marchandises en contrebande, avec la complicité souvent de quelques habitants, principalement des femmes, plus familières avec ces interlocuteurs germanophones qu’avec les fonctionnaires bourboniens qui cherchaient à remettre en route la perception des impôts. Ces tensions firent au moins un mort, fin avril 1816
En janvier 1818, dans la commune voisine de Niederroeden, une vingtaine de soldats wurtembergeois quittèrent leur cantonnement de Seltz et marchèrent sur le village, entraînant derrière eux une centaine d’autres, stationnés aux alentours. Ils encerclèrent l’église et firent tant de bruit que les fidèles durent venir dehors les affronter. Ils les attaquèrent alors à coup d’épée, provoquant une mêlée où l’on releva au moins une femme et six hommes blessés, dont trois vieillards. Le maire se plaignit au sous-préfet : « Je ne saurais vous exprimer la terreur que cette action horrible a produit ; comme au milieu de la guerre la Consternation était générale ». De culture allemande commune mais le plus souvent d’affiliation religieuse différente, Wurtembergeois et Alsaciens se montrèrent donc particulièrement méfiants et violents les uns envers les autres.

Le temps ne fit pas baisser le nombre d’incidents. À mesure que le terme de leur présence approchait et qu’ils devenaient plus inquiets de leur propre avenir, en tant qu’armée et en tant qu’État, les Wurtembergeois semblaient de plus en plus provocateurs envers leurs hôtes français. À Soultz, à l’automne 1818, certains rentraient d’une revue passée par Wellington lorsqu’ils commirent quelques « excès » dans une auberge où se célébrait un mariage juif. Après en avoir forcé l’entrée,

« Ils ont mis le désordre dans l’assemblée en forçant les femmes à danser et le maître de l’hôtel, étant monté pour rétablir la tranquillité, a reçu un coup de sabre sur le nez. Les voisins éveillés par le bruit sont accourus et ont frappé à leur tour les soldats wurtembergeois dont six ont été grièvement blessés. Il paraît que les habitants de ce canton attendent avec une impatience extrême le moment où ils seront débarrassés de l’armée d’occupation »



*confirmant ces mauvais dispositions Wurtembergeoises avec leur zone d'occupation initiale en 1815 qui était l'origine la Nièvre et le tiers oriental de l'Allier, je n'ai pas encore trouvé beaucoup d'échos à part des réquisitions pour le tiers du Bourbonnais par contre le Nivernais semble avoir connu de notables incidents

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Message Publié : 17 Déc 2023 14:41 
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Jean Froissart
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Après les Allemands, passons à la singularité de l'Occupation Russe qui part d'un préjugé très défavorable pire que les Allemands, dont les troupes sont assimilées à des barbares des hordes mongoles des steppes d'Asie, image renforcée avec la venue de cavaliers Bashkirs musulmans et Kalmouks mongols bouddhistes armés d'arcs et de flèches, des fameux "cosaques" (terme comme précisé employé par les Français pour désigner les envahisseurs) à l'image d'un occupant modèle et exotique

Citer :
l'image des « cosaques» dévastant la Champagne, puis campant sur les Champs Élysées, fut une référence récurrente, un véritable topos de la vie politique française. Ce topos grandit très vite à la dimension du mythe. Les cosaques - et donc les Russes - devenaient la réincarnation des Huns: les barbares venus d'Asie pour ravager l'Occident

En 1814, les coalisés, en particulier en Champagne et près de Laon, avaient accompli toute une série d'atrocités. Les troupes russes y avaient pris une bonne part, moins toutefois que les
Prussiens. Si l'on y regarde de près, on découvre que ces horreurs furent le fait non pas des troupes régulières, mais des corps francs, en particulier des cosaques, des Bachkirs musulmans et des Kalmouks
De Mézières, début janvier 1816, le commandant de la gendarmerie des Ardennes écrit au ministre de la Guerre: «Si les Prussiens se sont rendus redoutables au peuple par leur conduite, les Russes le sont plus encore »
Ce que l'on devine là, derrière les Bachkirs russes, c'est Gengis Khan, c'est Batu, ce sont les hordes mongoles jetées sur la France.
Cette vision des barbares surgis du fond de l'Asie, grotesquement accoutrées de leurs trophées et du fruit de leurs rapines, réapparaît régulièrement sous la plume des historiens locaux. Alors même que les troupes irrégulières, parmi lesquelles les Bachkirs, furent rapidement rapatriées et que ne restèrent en France que des Russes et un corps de Courlandais, l'image des steppes asiatiques restera solidement attachée aux soldats russes. Pierrart, historien de Maubeuge, note ainsi, légèrement cocardier, qu'à la fin de l'occupation, les Russes emportèrent « au fond de leurs déserts une grande admiration pour nos mœurs et nos institutions, si différentes du despotisme et de la barbarie de leur sauvage patrie ».


puis
Citer :
Jusqu'en novembre 1815, les troupes russes cantonnées en Lorraine paraissent avoir été sévèrement encadrées. Roger André remarque que, dès 1815, «la façon d'agir [des Russes,-J.B.] est
correcte et sage; on préfère les Russes à des troupes d'autres nations ; on reconnaît que leurs chefs maintiennent la discipline [...].
C'est même seulement en faveur des officiers russes que des manifestations d'une sympathie indéniable ont été faites ». Dès cette date, les Russes semblent en effet être distingués parmi les autres coalisés. Eux seuls paraissent avoir bénéficié d'un préjugé favorable. Sans doute savait-on que le tsar s'était fermement opposé aux projets de démembrement de la France, ainsi qu'à la volonté du roi de Prusse de détruire les places fortes dont les alliés n'avaient pu déposséder la France. Un signe qui ne trompe pas est le vœu constant des conseils municipaux d'accueillir des Russes de préférence à des Prussiens


ce préjugé favorable sera dans un premier temps contrarié . Le 18 janvier 1816, les habitants de Landrecies « en sont à regretter les Prussiens ». Même regret chez le maire de Forest:
« Nous attendions le cantonnement des Russes dont on disait tant de bien avec une espèce d'impatience; mais depuis que nous avons ceux-ci, nous regretterions bientôt les premiers »


une reprise en main sévère de la discipline explique que les Russes partiront de France sous un jour beaucoup plus favorable qu'ils n'y sont rentrés
Citer :
En deux semaines, la situation change radicalement. La Correspondance générale des archives militaires montre qu'à partir de la mi-mars 1816 jusqu'à la fin de 1818, les troupes russes ne font pratiquement plus parler d'elles. Le fait est d'autant plus significatif qu'en regard, les troupes saxonnes et prussiennes rivalisent d'exactions extrêmement graves. La mise au pas des troupes russes fut rapide, résolue, définitive. Cela ne signifie pas que cessèrent les malentendus et les conflits pour les 32 mois restants. Il y en eut de nombreux. Mais les faits de violence physique commis par les Russes devinrent l'exception.

Les Russes en France 1814-1818
https://interfas.univ-tlse2.fr/slavicao ... 372&file=1

Aux Russes on pourra ajouter la spécificité de l'Occupation Danoise, pays allié de la France, ses troupes n'ont pas participé aux invasions de 1814 et 1815 et furent invitées sur notre sol en 1816
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... /f314.item

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Message Publié : 23 Déc 2023 0:02 
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Polybe
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Merci pour votre réponse, donc on a essentiellement un ensemble de saccages par les troupes alliées et de rixes mais concrètement pas vraiment d’acte de rébellion envers les troupes ?


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Message Publié : 25 Déc 2023 18:17 
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Jean Froissart
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Pour 1814 et 1815 NON
on est dans un contexte d'invasion massive du territoire et de soulèvements populaires face aux hordes d'envahisseurs, une situation interlope de changement de régime et de sorties de guerre, d'opérations militaires, levées de corps-francs et de violences de guerre etc...
Les prises d’armes de 1814-1815, signe et facteur de la politisation des ruraux
https://journals.openedition.org/abpo/2135

en 1816-1818 oui
c'est une occupation de garantie plus pacifiées de nos "Bons Amis les Alliés", selon quelque formule ironique, limitée géographiquement aux frontières et dans le temps et en nombre (150 000 occupants au lieu de 1 200 000 envahisseurs), le degré de violence n'a plus rien à voir,
il est d'ailleurs question d'une occupation pour 5 ans or dés 1817 les Puissances réduisent de 30 000 hommes les troupes d'occupation et évacuent la totalité restante à la fin de l'année suivante
la France comme après 1871 payant plus rapidement que prévu les indemnités de guerre, cette période a plus en commun avec l'occupation allemande de 1871-1873 que 1814-1815 ou 1870-1871 du point de vue des relations entre locaux et envahisseurs,

Russes et Français au temps des occupations étrangères, 1814 et 1815-1818. Un reflet des heurts et contacts à travers les sources judiciaires
https://books.openedition.org/psorbonne/86575?lang=fr

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Message Publié : 27 Déc 2023 0:03 
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Polybe
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Merci pour votre réponse, sur la période 1814-1815 je n’ai plus de doutes ou d’interrogations ; sur la 1815-1818 en revanche, je constate qu’il y a beaucoup de complots d’anciens militaires contre la Restauration et les troupes alliés mais sans aboutissement concret, il y a aussi un épisode qui retient mon attention celui d’une tentative de Corps-Francs (Les vautours de Bonaparte) dans la Sarthe en 1816, après avoir attaqués un particulier, ces individus semblaient vouloir mener des opérations contre les coalisés.

C’est pourquoi, je vous demande, si vous avez des informations sur un éventuel corps-francs ayant réussi à mener des actions contre les armées coalisées au-delà du simple complot et des faits-divers entre 1816-1818.


Merci d’avance pour votre aide.


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Message Publié : 27 Déc 2023 13:39 
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Jean Froissart
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Citer :
il y a aussi un épisode qui retient mon attention celui d’une tentative de Corps-Francs (Les vautours de Bonaparte) dans la Sarthe en 1816, après avoir attaqués un particulier, ces individus semblaient vouloir mener des opérations contre les coalisés.

sous-entendu, ce contexte est obligatoirement en 1815 quand il y'a encore des coalisés

aucun risque que cela se produise en "1816" pour la bonne et simple raison que la Sarthe faisait partie de la zone d'invasion et d'occupation prussienne qu'à l'été 1815 au moment de l'invasion maximum du territoire, mais en 1816 il y'a des mois que les Prussiens quitté le département pour se limiter et cantonner aux frontières dans des cantons des Ardennes et de Lorraine

le département de la Sarthe n'est occupé par l'Armée Prussienne qu'en août et septembre 1815
certains à commencer par le préfet sont alors arrêtés et envoyés en Prusse, ce dernier n'y fait qu'un aller-retour de quelques jours, mais les Prussiens enlevèrent plusieurs autres citoyens du Mans accusés de bonapartisme et de démagogie et les conduisent à Cologne

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Message Publié : 29 Déc 2023 12:10 
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Jean Froissart
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Inscription : 19 Fév 2011 17:03
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Je viens de rechercher dans la correspondance de mes arrières-arrières-grand-parents, pour voir ce qu'ils racontent de l'effondrement de 1814 à Paris
Franchement, pas grand-chose.
Ils parlent de leur beau-frère qui a pris un fusil de chasse pour aller se battre sur les barricades (sic) et sur les berges de la Seine. Qu'il est revenu quelques jours plus tard, la crosse du fusil était hachée de coups de sabre. (re-sic).
Je sens comme un parfum de condescendance à l'égard du beau-frère, pas vous? Cela ne semble pas très sérieux.

Moins sérieux encore mon arrière-arrière-grand-mère qui raconte avoir vu les chevaux des cosaques ronger les arbres des Champs-Elysées. Bof. Comme exaction, on a vu pire. Et surtout, son petit-fils qui rassemble sa correspondance six décennies plus tard observe que cette histoire d'écorces mangées par les chevaux cosaques est aussi racontée dans un poème d'Auguste Barbier. Peut-être une légende urbaine?
En revanche, la même grand-mère faisait partie de la foule au bord de la route de Saint-Ouen pour acclamer Louis XVIII. On y était tous allé en famille.


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Message Publié : 31 Déc 2023 2:02 
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Polybe
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Merci pour vos réponses :)


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